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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 13:33

NOS ENFANTS NOUS

ACCUSERONT

 

Réalisé par Jean-Paul JAUD

Documentaire - 1h47

 

À l’initiative du maire de la municipalité de Barjac, dans le Gard, la cantine scolaire introduit de la nourriture bio à ses élèves dans un souci de santé publique. Jean-Paul Jaud choisit de suivre le parcours de ce petit village pendant l’année qui suit la décision. En s’aidant de statistiques diverses et de témoignages poignants des victimes de produits chimiques déversés dans les champs, le réalisateur dresse un bilan tragique de ces pratiques à bases d’engrais et de désherbants, et vante ainsi les mérites d’une agriculture biologique et durable.

   

La courageuse initiative d'une municipalité du Gard, Barjac, qui décide d'introduire le bio dans la cantine scolaire du village. Le réalisateur brosse un portrait dans concession sur la tragédie environnementale qui guette la jeune génération : l'empoissonnement de nos campagnes par la chimie agricole (76000 tonnes de pesticides déversées chaque année sur notre pays) et les dégâts occasionnés sur la santé publique. Un seul mot d'ordre :

Ne pas seulement constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d'agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas.

 

Jean-Paul Jaud pose son regard optimiste sur les enfants qui découvrent le vrai goût de la nature (...) En sortant de la salle, on a envie de ne plus jurer que par le bio ! (Metro).

 

 

 . Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur les dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer les profits et ses intérêts avant la santé de la population. Un film au service de la vérité qui dérange et qui blesse, un film qui tire la sonnette d’alarme sur l’usage intensif des produits chimiques et leurs conséquences sur la santé.

 

Chaque année en Europe 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. On constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants, chaque année.

70 % des cancers sont liés à l’environnement dont 30 % à la pollution et 40 % à l’alimentation. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93 % en 25 ans chez l’homme.

 

L’alimentation de nos enfants est une cause urgente et précieuse. Jean-Paul JAUD fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants. Un seul mot d’ordre : Non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que, demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés.


 

HERBE
Vous savez ce que mangent les vaches ?
En êtes-vous vraiment sûr(e)
…?


HERBE (www.herbe-lefilm.com)

Au c
œur de la Bretagne paysanne, deux visions du métier d’éleveur laitier se confrontent.
Alors que des Hommes se sont engagés depuis plusieurs années dans une agriculture autonome, durable et performante, le courant majoritaire de la profession reste inscrit dans un modèle de production industriel, fortement dépendant des groupes agricoles et agro-alimentaires

Les objectifs du film sont multiples. Si les questions relatives aux dérives de la PAC (choix politiques et répartition des aides) sont centrales, il est aussi question des dérives des systèmes coopératifs agricoles. HERBE met alors en lumière les alternatives au modèle productiviste dominant. HERBE désire interroger de manière globale le monde dans lequel nous vivons par l'intermédiaire de l'élevage laitier breton.

En effet, la question agricole devient centrale dans les problématiques politiques actuelles. Alors que l'alimentation d'une partie de la population mondiale est remise en cause, et qu'apparaît toujours plus pressante la nécessité de repenser nos modèles de production et d'approvisionnement, la crise énergétique semble nous pousser à agir vite quant à développer des moyens autonomes de subsistances.
HERBE n'est pas seulement le constat de la fin d'un temps, il rend visible le possible d'un autre moyen de vivre et de construire le monde, un monde autre...


La date de sortie nationale du film est le 18 Février prochain, à 3 jours de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture de Paris. Pour connaitre  les salles qui le programmeront, voir le contact ci-joint. Enfin, chaque collectif peut demander à sa salle de cinéma (en France, en Belgique, en Suisse et en Andorre) d'organiser une projection, ou bien encore organiser soi-même une projection avec ses propres moyens de diffusion.


Contact : Parasite Distribution - Jean-Jacques Rue - 06 16 55 28 57 - jjrue@hotmail.fr

 



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Publié par Burgunder - dans Coup de coeur
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:18




La médiathèque dont le projet n'avait pas été voté par jean-Pierre Door en février 2001 avant son élection

 

ENDETTEMENT ET ENTETEMENT

LES DEUX MON CAPITAINE!

 


Mes interventions ne se limitent pas à la seule ville de Montargis, disons qu'ellles servent d'exercice et m'inspirent un papier à venir : "Et ton maire il est comment ?". Alors suivez l'histoire, ça peut toujours servir...

Vendredi soir 13 février, réunion du conseil municipal pour le vote du budget. Je vous rappelle les épisodes précédents : le 19 décembre 2008, présentation du rapport de la Chambre régionale des comptes sur les finances municipales de 2002 à 2006 (voir sur ce blog, Montargis-cours des comptes), suivi le 15 janvier par ma lettre ouverte au député-maire parue dans la presse (voir sur ce blog, finances municipales), puis (non) réponse du député-maire par voie de presse que je joins ici dans mon intervention de vendredi dernier. Vous pouvez lire l'ensemble en musique en écoutant un morceau de choix de Graeme Allwright qui restitue bien l'ambiance, bonne lecture...

 


Même si pour beaucoup, le budget est un exercice ingrat, c’est néanmoins l’acte politique d’un exécutif et c’est sur son exécution et son bon équilibre qu’il devrait être jugé. Je dis cela pas tout à fait par hasard tellement j’entends ou lis de votre par beaucoup d’autosatisfaction sur votre action alors que vous devriez être beaucoup plus modeste. Je fais référence, bien évidemment, au rapport de la Chambre Régionale des Comptes du Centre qui en ces temps difficiles doit rester d’actualité. Chambre Régionale qui pourrait disparaitre si j’entends bien des membres du gouvernement que vous soutenez. Donc, avec le budget nous sommes dans un débat politique et non technique


 

Le développement durable et la sécurité des cyclistes...


A propos de ce budget, le 15 janvier dernier au nom des Verts, j’ai rendu publique une lettre que je vous ai adressée. Lettre non polémique mais dans laquelle j’ai exprimé la nécessité d’une réunion extraordinaire du Conseil municipal en vue d’analyser la situation de Montargis compte tenu du rapport de la Chambre Régionale des Comptes qui pose le contexte de la situation financière de la commune auquel s'ajoute la crise financière et sociale générale avec la récession en prime. A l'évidence, la situation à bien changée depuis l'élection municipale. C'est un fait.Sincèrement, je pense que cet exercice aurait été nécessaire pour l’ensemble des membres du Conseil municipal, y compris à, ceux nombreux de votre majorité afin de mieux appréhender non seulement l’élaboration de ce budget mais encore d’ébaucher une maquette des budgets 2010-2011 (voir 2012) sur plusieurs scénarios. Je ne pense pas que cette proposition soit déraisonnable.

 

De la même façon, je souhaite que nos élus(es) et habitants(es) aient une bonne visibilité avec les financements venant de l’agglomération, de la Région, du Conseil Général et bien évidemment de l’Etat afin que chacun et chacune sache qui finance quoi et qui paie quoi.

 

L'Eclaireur du Gatinais du 22-01-2008


Vous ne m’avez pas répondu, ou plutôt par un leurre pas tout à fait politiquement correct. Exemple : sur le travail en commission, quelle vision transversale existe-t-il entre elles ? Aucune. Ensuite, vous me renvoyez à ma vice-présidence régionale et  à mon information de la situation économique. Mais il ne s’agit pas de moi, mais celle d’une véritable maitrise des sujets par les conseillers grâce à une transparence et une circulation de l’information, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Ensuite vous me demandez mon soutien pour défendre les dossiers montargois à la Région, soutien que vous-même ne pratiquiez pas lorsque Conseiller régional et ici à ma place comme conseiller  dans la minorité, vous ne votiez pas en février 2001 ce qui allait devenir le contrat d’Agglomération (c’était alors le District) alors que vous le revendiquez aujourd'hui. Moi-même, je m’étais alors abstenu pour des raisons différentes et quelque peu toujours d’actualité. N’empêche, que mon soutien et celui de la Région, vous l’avez puisque en passant par diverses subventions en deux ans et un mois, c’est un total de 18 634 731,17 millions d’€ du budget régional qui ont bénéficié à toutes sortes d’opérations à Montargis - Ville. Je ne dis pas à la Ville de Montargis, mais sur le territoire de la commune. J'en ferais le calcul et le rendrais public à compter de 2001. Dans cette enveloppe sont compris: l’entrée Nord de Montargis, la médiathèque, la restauration de la salle des fêtes et de l’Eglise Ste Magdeleine, la rénovation du Pâtis, etc…et j'en oublie... Le tout voté avant votre élection.  la liste est longue, et je ne parle pas des autres financeurs comme le Conseil Général et l’Etat. Alors sur « inventer aujourd’hui la ville de demain » un peu de modestie ne nuirait pas. Il faut arrêter d’enfumer les citoyens sur une réalité qui n’est pas idyllique à Montargis, nous l’avons vu ce matin ensemble dans la même réunion à propos de la démarche expérimentale de notre bassin d’emploi, qui s’inscrit dans le cadre de la convention Région-Département signée hier à Orléans. Les chiffres de l’emploi et de la précarité font très mal ici… Modestie encore, lorsque vous vous attribuez par votre politique la progréssion démographique avec 800 habitants nouveaux. Mais que je sache, vous n’êtes pas Maire du Gâtinais, puisqu’à y regarder, commune par commune, presque toutes y gagnent de la population, tout simplement par la pression démographique des plus modestes de l’Ile-de-France.

 

Pour ma part, il ne sert à rien d’entrer dans les lignes du budget puisque de toutes les manières les jeux sont faits. Néanmoins quand je lis les trois petits paragraphes du document présentant le budget à la Commission Générale, au chapitre 911, je relève à priori une nouvelle augmentation de l’emprunt (le groupe scolaire Jean Moulin ou quoi ?). A la page 7 du même document, je relève votre contradiction majeure. Qui a voté la Loi de Finances à l’Assemblée Nationale ? Vous, et cette année avec 2,5% d’augmentation de la revalorisation forfaitaire des bases d’imposition vous avez ainsi battu des records d’augmentation. Ainsi ,sur les recettes fiscales vous pouvez afficher crânement une augmentation significative de celles-ci, mais qui payent? Par ailleurs, je trouve très confus de votre part de produire un budget sans avoir voté les taux des trois taxes concernées (habitation, foncière et professionnelle). Avouez au moins que cela manque de clarté. A propos d’anticipation, lorsque je parlais plus haut de maquette budgétaire. Qu’en sera-t-il en 2010 avec la suppression de la taxe professionnelle annoncée par le chef de l’Etat.

 

Comme partout à Montargis des choses se font, reste que notre situation financière communale est à l’image de notre population, c'est-à-dire précaire, c'est-à-dire encore préoccupante.


 

La dette...


 

Vous qui avez installé un Conseil municipal jeune, ce n’est pas un cadeau que vous leur faite pour l'avenir en leur transmettant un endettement qui est celui de notre ville. C’est même tout à fait contraire au concept du Développement Durable que vous prétendez défendre. Et dans ce concept de Développement Durable ne perdez pas de vue la Gouvernance qui est son 4ème pilier après l'économie, le social et l'environnement. Monsieur le député-maire, volonté n’est pas entêtement et sauf mon respect,une chanson de Graeme Allwright s'impose à moi « Jusqu’à la ceinture ». Ecoutez -la bien, elle devrait vous alerter sur votre gouvernance ici et à Paris.

 

Je voterai contre ce budget.

Je vous remercie.




Pour écouter la chanson de Graeme Allwright, cliquez ici, 

http://www.dailymotion.com/search/jusqu%252527%2525C3%2525A0%252Bla%252Bceinture/video/x1kgz4_jusqua-la-ceinture_animals


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Publié par Burgunder - dans Politique
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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 14:16


PETITION

 

LA FAMILLE DZIDZIGOURI est à nouveau en difficulté ; la Cour Administrative d’Appel de BORDEAUX a  statué le 27 janvier 2009 ; elle confirme la demande de reconduite à la frontière émise en octobre 2007 (pourtant annulée par le tribunal administratif de Toulouse le 23/10/2007).

 

Cette décision fait l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’Etat mais la famille risque la reconduite à la frontière ; nous voulons éviter une nouvelle rafle comme celle réalisée en octobre 2007, aussi MOBILISONS NOUS.

 

Zacro et Irakli sont scolarisés avec vos enfants à BELLEGARDE et QUIERS ; ils font du foot  avec eux, ne les oubliez pas.

 

Si vous êtes sensibles au sort des familles sans papiers, si vous connaissez les Dzidzigouri, signez cette pétition.

 

Toutes les signatures recueillies permettront de démontrer que cette famille est intégrée dans notre canton et qu’elle mérite d’être régularisée depuis 8 ans qu’elle est chez nous.


A RETOURNER DE TOUTE URGENCE:

à Myriam PRAT, Nioville 45270 Ouzouer sous Bellegarde


Nom de famille

commune

signature

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié par Burgunder - dans Société
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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 16:35


RIEN N'EST JOUE !

Le 23 octobre 2008, sous le titre "l'indésirable poulailler", j' ai mis en ligne sur ce blog l'intervention des Verts Est -Loiret que j'ai fait parvenir au commissaire enquêteur à propos de l'enquête d'utilité publique concernant l'extension importante d'un élevage de poulets à Beauchamps-sur-Huillards (Loiret) afin de répondre aux besoins de la Société Doux qui par ailleurs a fermé en 2008 des sites du groupe dans le Cher et en Bretagne. Le Commissaire enquêteur a rendu au Préfet ses conclusions le 10 novembre dernier en émettant un avis défavorable. Néanmoins, au regard de la décision toute récente de la Préfète du Cher autour de l'épandage des boues (voir ce blog en date du 11 février 2009), il convient de rester très mobilisés...

                       

Le Préfet en réponse à un courrier au sénateur Jean Pierre Sueur qui a fait suivre,  indique qu'il envoie "l'ensemble du dossier à l'Inspectrice des installations classées de la Direction Départementale des Services Vétérinaires qui sera rapporteur du dossier devant le Conseil Départemental de l'Environnement et des Risques Sanitaires et Technologiques" et de préciser qu'il se prononcera après cette consultation. Il précise encore que les réclamations dont il a été saisi seront prises en considération, même si l'élevage en question n'a jusqu'alors pas fait l'objet de plaintes de voisinage (pour cause, puisque l'extension n'est pas réalisée  ndlr). Il annonce encore que l'Inspectrice compte se rendre sur place afin d'appréhender l'importance des impacts de cette démarche d'extension". L'incertitude est de mise.

Revenons au rapport du Commissaire enquêteur qui écrit : "j'ai pris acte d'une bonne participation du public et des élus ainsi que de la pertinence des observations portées sur les registres d'enquête et les courriers annexés". Il remarque : "que cette enquête s'est déroulée dans un bon climat, le public a bénéficié de l'information règlementaire par voie de presse et d'affichage". Voici l'essentiel de la rédaction de ses conclusions.


Au cours de cette enquête, j’ai pu constater les points suivants :

 

Le dossier soumis à l’enquête est conforme à la réglementation. Très généraliste, il analyse les risques et les dangers mais ne tient pas compte des gênes occasionnées aux riverains, ce qui a conduit certaines observations à mettre en doute sa sincérité. L’étude d’impact reste assez superficielle sur les effets directs ou indirects liés à l’environnement.

 

Les observations du public, relativement nombreuses, sont unanimes pour craindre, de façon parfois excessive, une aggravation des risques de pollution, de détérioration de l’environnement et du cadre de vie. Toutefois, bien que ces craintes soient généralement avérées, le projet, tel que présenté dans le dossier d’enquête, respecte la réglementation sur les installations classées pour la protection de l’environnement.

 

Les nombreux courriers et la pétition joints aux registres d’enquête, les courriers adressés à Monsieur le Préfet, aux conseils municipaux de plusieurs communes, l’avis défavorable émis par le conseil municipal de BEAUCHAMP SUR HUILLARD et le Maire de CHATENOY, les différents articles publiés dans la presse témoignent de ces craintes.
 

Compte tenu de ce que j’ai constaté je considère :

 

- que l’élevage avicole exploité par le GAEC COPPOOLSE depuis 2005, mais dont l’autorisation au nom de l’ancien exploitant remonte à 1981 sur un site où sont élevées des volailles depuis 40 ans, est « supporté » dans sa configuration actuelle.

 

Son extension serait socialement mal acceptée et serait source de troubles de voisinage.

 

En effet, l’augmentation de la production de volailles ne pourra qu’accroître les gênes actuellement plus ou moins bien acceptées par les riverains en matière de bruits, d’odeurs et de risques sanitaires, malgré les propos rassurants de l’exploitant.

 

- que sur le plan environnemental, ce projet est surdimensionné, inadapté à son environnement et peu compatible avec les principes de développement durable prôné notamment par « le Grenelle de l’environnement ». En effet, la présence de ZNIEFF, ZPS et SIC même à « distance réglementaire », les projets en cours de réalisation pour l’amélioration de la qualité des eaux du bassin Loire-Bretagne et en particulier les eaux du canal d’Orléans, du Loing et du Huillard créent les conditions d’un regard particulier sur l’environnement de ce projet.

- que le bilan de cette extension ne profitera pas à la collectivité, qui y est opposée, car non créatrice d’emploi sur le site, ne générant pas de taxes professionnelles et susceptible d’avoir un impact négatif sur le patrimoine foncier et touristique environnant.

 

Toutefois, et malgré un débat philosophique pas forcément anodin sur l’élevage intensif et la qualité des volailles produites, qui n’est pas l’objet de cette enquête, ces considérations de remettent pas en cause la bonne volonté de l’exploitant, sa capacité et son besoin d’effectuer son métier le mieux possible.

 

Ainsi, compte tenu de ce qui précède, j’émets

 

UN AVIS DEFAVORABLE

 

à la demande présentée par le GAEC COPPOOLSE en vue d’obtenir l’autorisation de procéder à l’extension de l’élevage avicole qu’il exploite au lieudit « La Charpenterie » sur la commune de BEAUCHAMPS SUR HUILLARD.

 

A OLIVET, le 10 novembre 2008

Le commissaire-enquêteur

Jean BERNARD



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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 10:30
Histoire de tous les jours


La passion c'est l'averse
             Qui traverse !
Mais la femme n'est qu'un grain:
Grain de beauté, de folie
             Ou de pluie....
Grain d'orage -ou de serein.-

Tristan Corbière: "après la pluie"
            

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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 18:57



LA LUTTE CONTRE
L' EPANDAGE
DES BOUES CONTINUE

 
Suite à la decision du CODERST (organe consultatif de la préfecture) d'épandre les boues d'Achères ( Yveline) sur 5000 ha dans le Cher nord,

alors qu'il  s'avère que ces déchets sont particulièrement chargés en métaux lourds :cadmium, nickel, plomb, mercur,  hydrocarbures, pyralène dioxine,
 tous cancérigènes.

Malgré l'opposition des communes, des habitants, du commissaire enquêteur,
malgré le risque sanitaire...
Pour défendre la démocratie et l'environnement:
Pour continuer et  accentuer notre lutte contre l'épandage des boues d'Achères( 78) rendez-vous:
 
Samedi 14 fevrier à 10h
à Soulangis
Avec marche au captage
 
défi : que chacun amène une nouvelle personne 
Les APPEL: Les Amis de La Borne. Le RESPA., Ensemble et   Nature 18.
 
pour plus d'information: http://www.gilblog.fr/ (cliquer sur "non aux boues")
   
A l'adresse suivante vous trouverez le film passé sur FR3 jeudi dernier en relation avec le rassemblement devant la préfecture du cher mercredi 4 fevrier
 


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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 15:53

LE BLOG
http://saintemarthefermebio.unblog.fr
Vous étiez présents (ou pas) à la ferme de Sainte-Marthe lundi dernier.
Le ciel n'était pas avec nous, mais les étoiles… Oui !!!

Nous commençons à nous organiser. Le comité de pilotage du Comité de soutien s'est réunit pour la première fois aujourd'hui lundi.

 


Eric Grelet, dessinateur, créateur et administrateur du blog

Comme nous l'avions évoqué, Eric Grelet (1)  a créé le blog officiel du comité de soutien à la ferme de Sainte-Marthe dont il est l'administrateur 


du matériel avant la vente
Je vous invite à le consulter, à y laisser un témoignage de solidarité et à le faire connaître dans vos réseaux.

 

un intervant avant la vente
Ce blog sera "la courroie de transmission" entre le comité de pilotage du Comité de soutien et l'ensemble des sympathisants de notre (noble) cause.
Le blog se veut un outil de communication intéractif, où chacun peut exprimer ses idées, faire des propositions, des remarques, poser des questions.
On y trouve déjà des photos et articles de presse, des liens et des informations sur les pétitions, dons et soutiens reçus, et bientôt des vidéos.

Il est complémentaire du site officiel de la ferme, www.intelligenceverte.org


durant la vente

Rendez-vous sur le blog (et partout ailleurs !)
Amitiés écologiques et citoyennes,

(1) Éric Grelet dessinateur "en direct" et graphiste

 

http://ericdessins.unblog.fr
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 15:34

 

... DE LA LUTTE

POUR  LE POUVOIR...


 

Le samedi 31 janvier, à 20h30, j’ai eu le grand plaisir d’assister à Champignelles dans l’Yonne (à un jet de pierre du Loiret) à la présentation d’une super pièce de théâtre : Marat-Sade, jouée par la troupe « de Ferme à Rêve ».

 

Il se trouve que le personnage de Jean-Paul Marat est tenu par un certain Philippe Vermée des Verts Est-Loiret, dont il est membre actif. Actif, il l’est aussi sur scène, tant il la tient bien et ne la lâche pas. Il l’occupe de toute sa personne et de toute sa voix. Il parle de cette pièce formidablement bien, alors je lui laisse la parole… pour tout (ou presque) vous dire.

 

Si un jour, vous croisez la pièce au détour de Paris (où elle va être présentée) ou dans nos campagnes, n’hésitez pas, entrez dans l’asile et dans la comédie grinçante d’un réalisme foudroyant dont il est préférable de rire sinon gare… !!!

 

Bravo à toute la petite troupe et à toi Philippe, de cette belle soirée ainsi qu'à toi Ali.

 
MARAT-SADE  

(La persécution et l’assassinat de Jean-Paul Marat, représenté par le groupe théâtral de l’hospice de Charenton sous la direction de Monsieur Alphonse de Sade).

 

D’après Peter WEISS et mise en scène par Ali Amin

de Ferme à Rêve.

 

  Le sentiment de l’exil est tenace. Quand il prend un homme, il ne le lâche plus jamais. La migration est une expérience traumatique. Peter Weiss, le dramaturge, et Ali Amin, le metteur en scène, ont connu ce traumatisme. Ils ont connu ces moments où il vaut mieux s’en aller loin de chez soi.

Pour Peter Weiss l’auteur de cette pièce,  il  faut fuir l’Allemagne nazie. Il deviendra suédois en 1946.

Pour Ali Amin le metteur en scène, il faut fuir l’Irak de Sadam Hussein . Il deviendra français en 1983.

  Cet exil n’est pas leur seul point commun ;  ils partagent tous deux la passion de la  révolte, ils nous invitent dans leur travail à la vigilance contre tous les gouvernements, contre nos peurs, nos certitudes et nos ignorances. Dans cette pièce, ils soulèvent la question de la soumission à l’autorité, aux pouvoirs, aux idéologies…

 

Cette pièce, Marat-Sade, constituée d’une série de  tableaux  écrits par Peter Weiss,  est adaptée et mise en scène ici par Ali Amin ; elle est inspirée d’un séjour de Sade à l’hospice de Charenton où il fut interné pour des délits de mœurs durant la période de la Révolution française de 1789 et jusqu’au règne de Napoléon. Lors de ce séjour, Sade crée des pièces et les fait jouer par des malades ; le tout surveillé par le Directeur de l’établissement qui tente de limiter les débordements des comédiens.

Sade met ainsi en scène les derniers jours de Marat. L’action se déroule en 1808 dans la salle des bains de l’hospice. Des fous (ou des détenus politiques ?) mis en scène par le divin Marquis, racontent l’histoire de Jean Paul Marat. Si le comédien qui joue  Marat est un paranoïaque, celui qui joue Charlotte Corday est au cœur d’une dépression léthargique….

 

 Philippe Vermee assis dans sa baignoire dans le rôle de Marat


Ali Amin
ne se contente pas ici d’une critique sociale.  Il veut nous faire réfléchir sur notre propre place dans les processus de lutte pour le pouvoir.  Il a pris conscience que l’absurdité nous guette. L’absurde, la vanité, le « Moi » prennent ici le visage de Marat le Révolutionnaire, mais ils auraient pu aussi prendre le visage de Robespierre ou de Napoléon pour ne rester qu’à la période révolutionnaire et ne pas citer de personnage actuel… Toute ressemblance avec un personnage connu serait….


Même si l’on rit dans cette pièce, puisque qu’Ali Amin a décidé d’utiliser ce parti pris, le rire est un peu aigre. Ce spectacle n’est-il seulement que d’un profond pessimisme ? …

 

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Publié par Burgunder - dans Coup de coeur
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 13:40


DES MOTS POUR LE DIRE

 

Suite à l’appel lancé autour de la journée particulière du 2 février, les messages de soutien à la Ferme Sainte Marthe et à l’action de Philippe Desbrosses ne cessent d’arriver à Millançay.

 

Je ne peux évidement pas les publier tous. En voici quelques-uns : Coline Serreau, Edgard Morin, le Directeur du Haut Comité de la Croix-Rouge en Afghanistan. D’autres arrivent tous les jours, comme les Verts, France Nature Environnement (FNE), Yann Arthus-Bertrand, etc… Et il en vient du monde entier…




Cher Philippe,

 

Je suis avec toi de tout cœur et te soutiens dans ton combat contre les forces rétrogrades qui veulent étouffer ton œuvre, ton entreprise et les gens merveilleux qui y travaillent, contre ces voleurs qui veulent ruiner le travail de toute une vie pour le bien de cette planète et de l'humanité.

 

Et c'est précisément au moment où leurs malversations se révèlent au grand jour, où leur criminel mépris des gens soulève l'indignation et la colère d'une part grandissante du peuple français que leur peur les pousse aux actions les plus basses.

 

Ils sentent le danger arriver car leur fin est programmée, le monde ne veut plus de leur système qui affame le tiers-monde et rend malade les soit-disant pays riches dont la majorité de la population peine à joindre les deux bouts et s'empoisonne dans les rayons des hyper-marchés.

 

Tes combats pour la formation de milliers de jeunes futurs agriculteurs en bio, pour la revalorisation de la paysannerie et du patrimoine qu'elle nous a donné, pour une nourriture vivante et saine, pour une autonomie alimentaire et pour la juste ré appropriation des semences libres et variées, cette richesse dont la nature nous a généreusement fait cadeau depuis des millénaires, qui nous nourrit, qui nous appartient comme un droit de l'humain et que les marchands nous ont volé pour leur profits crapuleux, tous ces combats nous sont précieux comme la prunelle de nos yeux.

 

Personne n'a le droit de toucher à un cheveu de la ferme de Sainte Marthe, ce lieu de tous les espoirs dont nous avons besoin comme d'un radeau dans cette société à la dérive.

Je t'embrasse et te dis à très vite pour d'autres combats,

 

Coline Serreau






Cher Philippe je viens de trouver votre appel à Sitges Esagne où je me suis retiré pour faire un livre à la mémoire d’Edwige; Si j’étais à paris je vous aurai rejoint, et de toute façon comptez sur mon soutien et ma solidarité

 

Edgar Morin






Philippe,

 

Je ne pourrai être des vôtres lors de cet ultime appel à la raison. J'en suis navré. Je ne peux pas croire qu'on en soit là et qu'une fois encore l'essentiel, la sagesse et le bon sens soit anéanti parle court terme, le profit immédiat et la vanité.

 

Mon cœur est à tes côtés.

Fidèlement

 

Nicolas Hulot




 

Chers amis,

 

J'ai lu hier votre message qui m'est parvenu par les voies mystérieuses d'Internet concernant le domaine de Philippe. J'ai été très touché de lire cela et toutes mes bonnes pensées sont avec vous.

 

J'ai été d'autant plus sensible à cette situation, que je suis en ce moment en Afghanistan, en mission professionnelle, et que je vois chaque jour les conséquences les plus extrêmes de la logique du système d'exploitation effrénée des personnes et des ressources qui prévaut aujourd’hui. Le pays est en ruine après plus de 30 ans de conflits incessants, la communauté internationale a déversé des milliards mais il y a deux fois 3 heures d'électricité par semaine à Kaboul, pas d'eau courante, pas de tout à l'égout, la sécurité est désastreuse et la seule ressource agricole qui a vraiment progressée est la culture du pavot.

 

A première vue, quelle rapport entre l'Afghanistan et un domaine d'agriculture biologique en Sologne ?

 

Selon moi, ce sont les deux faces d'une même réalité, d'un même système. La crise financière indique la même chose, mais il me semble que cela ne suffise pas encore pour que nous prenions conscience de l'urgence de la situation. Ce système basé sur l'ignorance et l'avidité insatiable a fait faillite, sommes-nous prêt à une remise en question radicale, à une véritable révolution intérieure, non pas par les armes et la violence, mais par un éveil de la conscience ?

 

La prise de conscience de l'interdépendance, de l'interêtre est pour moi le premier pas. Donc, Kaboul et la Sologne sont plus proche que l'on ne s'imagine, il y va de la survie de notre planète !

 

Bien amicalement

 


Tho

 

Directeur du Haut Comité de la Croix Rouge en Afghanistan




Cher Philippe,

 

Je découvre ton mail (hallucinant) la veille de mon départ pour l'Egypte. Même prévenue plus tôt, je n'aurais pas pu être présente physiquement ce 2 février.

 

Mais j'espère que le soutien moral et affectif de tous les amis qui ne seront pas présents contribuera à te sortir de ce mauvais pas. J'ai lu un peu rapidement l'attaché (c'est compliqué!) mais je suppose qu'il s'agit, une fois encore, d'une solide magouille.

 

Avec tout mon soutien et mon affection

 

Simone Denaeyer.

Université de Louvain




Sauvons un site pilote de l'agriculture biologique en France

La Ferme de Sainte-Marthe, menacée par une saisie-vente de la part du groupe agricole Agralys, doit être pérennisée et devenir un lieu collectif pilote pour l'agriculture biologique.

Les Verts s'associent au mouvement de soutien de la Ferme de Sainte-Marthe, site majeur d'expérimentation et de promotion de l'agriculture biologique en France depuis 1970. Fondée par Philippe Desbrosses, cette ferme a développé des activités de conservation et de diffusion de variétés potagères et fruitières anciennes, et sert de support à de nombreuses activités pour le développement de l'agriculture biologique.

Par son histoire et ses actions, la Ferme de Sainte-Marthe est aujourd'hui de fait un « bien collectif » de l'agriculture biologique française.

Elle est aujourd'hui menacée par une procédure financière engagée par le groupe coopératif Agralys, au motif qu'un programme européen souscrit en commun en 1993 n'a pas été complètement réalisé. Mis en cause par l'UE dans d'autres montages financiers, le groupe Agralys semble avoir préféré rembourser l'ensemble du projet pour limiter ses contentieux européens, et se retourne contre la Ferme de Sainte-Marthe en exigeant 267.000 euros que la Ferme ne peut évidemment pas payer.

Pour que l'agriculture biologique dispose de moyens pour son développement, et devienne l'affaire de tous, Les Verts appellent les citoyens à en soutenir le sauvetage de la ferme et à en faire une structure collective et citoyenne sur le modèle des installations assurées par l'association Terre de Liens. La mobilisation doit permettre de sauvegarder le site, de le pérenniser par une implication collective dans son financement et son statut juridique, de permettre à Philippe Desbrosses de poursuivre son activité de pédagogie et de recherche autour de l'agriculture biologique, et de maintenir la totalité des 24 emplois salariés liés à l'activité de la ferme.

Communiqué de presse des Verts du 3 février 2009


 



Philippe Desbrosses, Jeanny Lorgeoux et moi-même



Et énormément de soutiens, dont des personnes connues et reconnues (à suivre...)

 


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4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 14:30

  SOUTIEN

ET SOLIDARITE


La météo du dimanche soir 1er février n’est pas favorable. Neige et verglas s’invitent au rendez-vous , au rendez-vous sur 27 départements déclarés en zone orange (dont les nôtres) pour le Lundi 2 février. Peu importe, ma décision est prise, j’irai à Millançay. Avec Valérie Queralt, adhérente verte de l’est-Loiret (vous savez celle qui avec Pierre et quelques autres construisent depuis un an et demi une maison bois et paille pour leur tribu) nous avons décidé de faire du covoiturage. Sur les petites routes de campagne un peu de neige et à partir d’Orléans de la pluie.


 

Ambiance…le temps est gris, bouché et humide. Nous arrivons à Millançay à midi juste et c’est les pieds dans la boue que nous nous mêlons aux personnes qui s’agglutinent tant bien que mal autour et dans la ferme (environ 150). Sans doute nous aurions pu être plus nombreux, mais un lundi beaucoup travaillent. De plus, l’alerte a été lancée trop peu de temps avant et n’a pas permis à beaucoup de s’organiser pour faire le déplacement, sans compter la météo.


le matériel à vendre était exposé dans la cour de la ferme

 

Le matériel saisi et destiné à la vente est exposé dans l’une des cours de la ferme : divers engins agricoles, véhicules utilitaires, tracteurs, remorques et petits matériels. Sous la pluie, on fait le tour de cet étalage qui n’est pas de première jeunesse mais qui fonctionne toujours et donc reste utile à l’exploitation. Le matériel des salles du centre de formation est lui aussi à vendre mais est resté en situation bien à l’abri.

 

France 3, presse écrite et radio locale sont présents. Avant le repas Philippe Desbrosses fait le point de la situation. La salle est bondée et tous ne peuvent entrer. Toute la partie immobilière (bâtiments et dépendances) et les terres ne sont pas concernées par cette histoire et donc pas menacées de vente. Seuls les outils de travail sont saisis et mis en vente à l’exception du matériel en leasing bien évidemment. Autre précision, la procédure judiciaire n’est pas terminée sur le fond. Finalement cette saisie-vente est un « accroc» de plus dans la vie mouvementée de la Ferme Sainte Marthe.


 

                             mise en commun des victuailles, dans la bonne humeur


Quand je parle d’accroc, c’est qu’avec l’expérience et l’observation de cas similaires, j’ai constaté que toute démarche alternative forte qui engage plus qu’une simple production n’a pas une vie économique linéaire. La prise de risque est amplifiée par le caractère expérimental, donc par définition peu ou pas codée. Cela ne permet pas d’être dans le risque zéro, je dirais même, nous en sommes très loin. Dans la normalité chaque entrepreneur sait déjà cela, mais quand vous avancez dans l’expérimentation (je ne parle pas de production de légumes ou autres) mais dans la construction de stratégies de développement d’idées matérialisées par une production concrète et commerciale, la volatilité du risque est explosive. Dès qu’on sort du concept intellectuel et fantasmé, la réalité du passage à l’acte peut devenir redoutable. Aujourd’hui, ce n’est pas le sujet de mes impressions de cette journée particulière, mais à partir de ce qui se joue autour de la Ferme Sainte Marthe, je serai amené à aller plus loin et affiner la réflexion afin que ceux qui veulent bien s’en donner la peine réfléchissent au-delà des a priori de toutes sortes et des « y’avait qu’à ».

 

Chacun et chacune avait amené son panier. C’est réparti dans différents pièces de la ferme que la mise en commun des victuailles s'est naturellement faite. Ainsi, nous nous sommes restaurés collectivement dans une convivialité chaleureuse, grave, déterminée et combattive compte tenu des circonstances.

 

Vers 13h30, les premiers acheteurs (pour l’essentiel des agriculteurs) sont arrivés et soupesaient du regard le matériel mis en vente. Un petit mot d’accueil leur a été remis pour les informer de la situation et du contexte particulier mais plus encore pour les inviter à ne pas rentrer dans le jeu de la vente par la surrenchère.


 

                                            les premiers acheteurs potentiels

A vrai dire, ils le savaient tous. Pour s'en persuader il suffisait de laisser traîner ses oreilles pour surprendre quelques commentaires du genre : "normal ce qui arrive, la bio ça ne peut pas marcher ni nourrir son homme..." et quelques autres remarques du même jus.

 

Sous un hangard donnant sur la cour, une estrade avec sono a été dressée. Coline Serrault et sa troupe devaient être du pique -nique. C'était sans compter avec la neige qui dans la région parisienne, le matin, a désorganisé le trafic ferroviaire, bloquant Coline et les siens à la gare d'Austerlizt (voir son message de soutien - par mail- qui fut lu par Philippe Desbrosses). Petit discours : celui de Philippe, de Bienvenue Assyi du Sénégal, de Jeanny Lorgeoux Maire de Romorantin et de moi-même. La pluie ne cesse pas...

 

L'heure de la vente est arrivée. Le commissaire priseur un peu à la manière d'un arbitre sportif, prend la parole et fixe les règles du déroulement des enchères. Il fixe également l'esprit dans lequel il espère voir la vente se dérouler et souhaite qu'entre les acheteurs et le "comité de soutien" ne s'installe pas une rivalité agressive, voire violente. Cela tombe bien, puisque nous sommes tout à fait dans cet état d'esprit.


                                   le commissaire-priseur

Les enchères débutent : 300 euros, 350... qui dit mieux ? 360, non 400 dit le commissaire, non, adjugé à 350, et ainsi de suite. Revue de détail et descriptif du matériel et les mises à prix se succèdent : 600 euros... 650...700 etc, adjugé. Engin après engin, tracteur après tracteur, remorque et ainsi de suite la vente se poursuit toujours sous la pluie.


Mais ici, la solidarité n'est pas un vain mot, ni un concept intellectuel. On passe à l'acte. Les personnels et les comités de soutien au fil de la vente ont racheté l'essentiel du matériel ce qui va permettre de poursuivre l'exploitation de la ferme. Les personnels dans un lieu expérimental et alternatif ne sont pas là par hasard. Ce sont aussi des militants engagés. Ils défendent une philosophie, un projet de société qui dans le cas présent passe par une confrontation entre deux types d'agriculture, je dis bien agriculture et non pas d'une confrontation entre agriculteurs. Les agriculteurs du conventionnel sont déjà morts, mais ils ne le savent pas, trompés qu'ils sont par les multinationales de tous poils. En attendant, lors de cette vente, intimidés et paralysés par notre présence et celle des caméras et appareils photo et quelques acheteurs potentiels n'ont pas surenchéri. Et le peu qu'ils ont emporté, c'est tout simplement ce que le "comité de soutien" ne voyait plus utile du matériel concerné. Depuis quatre jours, les messages de soutien arrivent de partout, de France et de la terre entière. L'affaire n'est pas terminée, un jugement doit intervenir en juin prochain. C'est pourquoi une résistance active et concrête se met en place pour défendre un lieu et son activité qui est un bien commun et une référence pour ceux qui à travers l'agriculture biologique défendent des valeurs écologistes et universelles.


Philippe Desbrosses, durant les enchères

Au ret
our, il pleuvait toujours, mais il nous paraissait  nécessaire d'avoir fait le voyage car au-delà des faits objectifs, en politique les symboles sont tout aussi importants. A suivre...


sous la pluie, les pieds dans la glaise...

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  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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