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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 09:33

STOP A  LA CREVE GENERALE



En attendant, comme dans tous les cortèges en France, à Montargis des membres du Rassemblement Europe écologie , des Verts et des écocitoyens étaient présents le 19 mars. Cette mobilisation collective et massive est un message très clair à un gouvernement et au chef de l'Etat que la politique d'inégalités et de lutte des classes qu'il mène contre les catégories modestes et moyennes fragilise non seulement les personnes, les familles, sans oublier les retraités, et finalement l'ensemble du corps social du pays. En s'attaquant systématiquement et avec acharnement par idéologie à tout ce qui est service public il détruit la solidarité collective organisée et qui fut très longtemps une exception française (éducation, santé, sécurité sociale, retraites, énergie, poste, rail, justice, etc...). En sept années et particulièrement les deux dernières, l'UMP mène bien une lutte des classes sans merci. Ainsi les milliards publics ne sont pas perdus pour tout le monde, ce qui pour autant n'empêche pas les licenciements massifs malgré les engagements personnels d'un certain Sarkozy. Ainsi se trouvent totalement démunis des pans entiers de la population.


Si les écolos étaient présents c'est qu'ils sont comme les autres, touchés par les conséquences de la politique de l'état UMP. C'était aussi et surtout au-delà de cette protestation du jour de témoigner et de dire que la sortie de crise devra obligatoirement être différente dans nos comportements, dans nos modes de production industrielle et agricole et de consommation . Différentes également dans nos rapports sociaux d'un point de vue économique, social et environnemental. Le changement climatique n'est pas une vue de l'esprit, il s'impose brutalement à nous en plus de la crise financière économique et sociale et fatalement aura lui aussi un coût. A elle seule, la France ne peut pas tout, aussi c'est dans le cadre de l'Europe où se décident tant de directives et de lois nationales  qu'il est grand temps d'exiger "un Bruxellles de l'emploi" autour de la conversion écologique de l'économie... C'est pourquoi toutes les familles écolos (Verts compris) ont décidé de se rassembler à l'occasion des élections européennnes de juin prochain. Il faudra de très nombreux écolos au parlement européen pour infléchir les politiques de l'Europe durablement et d'apporter des réponses pertinentes aux crises nombreuses symptômes d'un grand corps malade que sont devenus notre planète et ses habitants. (à suivre bien sûr...).



Le cortège passe devant la statue d'un certain comte de Mirabeau qui fut emprisonné plusieurs fois par lettres de cachet. En 1789, lors des États Généraux, rejetés par la noblesse, il sera élu par le Tiers État, puis à l'Assemblée nationale constituante. En 1791, alors qu'il est président de l'Assemblée nationale, il meurt brutalement mais sans perdre sa tête.

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Publié par Burgunder - dans Politique
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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 15:22

MEMOIRE INDUSTRIELLE :
SAUVONS LETRANGE !


En laissant détruire les bâtiments du site de l’usine des Etablissements Létrange, la ville de Montargis et l’Agglomération (l’AME) passent à côté d’une formidable opportunité et  sur du patrimoine historique de cette dimension, elles se font extrêmement rares.



Opportunité en terme de patrimoine : ces bâtiments industriels de la fin du 19ème et début 20ème sont les derniers de cette ampleur et de cette qualité. Ils  témoignent encore du passé industriel de notre ville . On ne peut limiter le patrimoine aux seuls bâtiments publics (église, musée, château, l’hôtel de ville, salle des fêtes, etc…) et à quelques maisons qui ont traversé le temps sans trop de dommage. Cette notion de patrimoine doit prendre en compte le bâti de ce qui fut l’activité industrielle d’un territoire afin qu’il témoigne aux générations à venir…


Opportunité  de ce patrimoine en terme d’utilisation, qui au-delà du bâtiment, se ferait en direction des habitants. Un lieu industriel est un lieu de labeur, mais c’est d’abord un lieu de vie. Une entreprise est en perpétuel mouvement, et elle contribue à animer le territoire sur lequel elle est implantée. Aujourd’hui, en conservant et en réhabilitant son bâti, le projet qui pourrait voir le jour ne figerait pas ce lieu dans le souvenir, mais resterait un lieu de vie.Après la fermeture des Etablissements Létrange, cet espace ouvert à tout public deviendrait "L'Etrange", ainsi ce site serait le lien entre la mémoire industrielle de la ville dont il ne reste plus de trace et une projection dans le futur, tout en conservant le nom. Il  serait dévolu à l’animation et au mouvement de notre ville et de l’agglomération. Ce serait un espace polyvalent dédié à la pratique des arts et métiers et des modes de vie contemporains. Un lieu ressource, d’échanges, de sensibilisation et d’initiation à des pratiques de vie en pleine évolution. Il serait complémentaire avec ce qui existe déjà en devenant un moteur de recherches et de pratiques, ouvert à toutes les générations de la population (mixité sociale par l’activité), ouvert sept jours sur sept. De plus, au-delà de la pratique de découverte, un tel lieu serait facteur de formations et de création d’emplois. 


L’opportunité de ne pas casser ce lieu d’histoire est de ne pas avoir à reconstruire un jour un nouvel équipement. Un tel projet mériterait que le permis de démolition signé par le député-maire, Jean-Pierre Door, et éxécutoire dés le 12 avril prochain soit différé, et cela ne coûterait rien. Ce sursis permettrait à la commune d’étudier et d’évaluer sous tous ses aspects le projet de réhabilitation et d’animation que pourrait devenir cet espace de mémoire industrielle de la ville. Au regard des enjeux, il serait opportun que notre commune se donne du temps pour étudier ce dossier qui est d'une rare opportunité. Pourquoi Montargis s'en priverait alors que tant de villes réussissent de multiples réalisations de ce genre qui dynamisent réellement leurs territoires et ses habitants ?

 

 

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13 mars 2009 5 13 /03 /mars /2009 14:57

LE MOT D'UN JOUR!

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 23:07



DIMANCHE 22 MARS  2009

PARRAINAGE  REPUBLICAIN
D'UNE FAMILLE
"SANS PAPIERS"
15h mairie de Nesploy, proche de Bellegarde (Loiret)
en présence d'élus locaux et d'associations







La famille Dzidzigouri vivait en Géorgie jusqu’à l’année 2000. Après avoir découvert et dénoncé une fraude électorale une partie de la famille est  arrêtée, assassinée, l’autre partie a disparu. Leurs biens ont été détruits dans un incendie. Ils choisissent la  France comme terre  d'accueil et "pays des Droits de l'Homme".                                

C’est à Bellegarde qu’ils sont logés. Les grands parents:  Zakro, 70 ans et Nelly, 64 ans, les parents,  Nickolose, 36 ans et Katuna, 33 ans, leurs deux petits garçons, Zakro,10 ans  et  Irakli, 8 ans, qui est né en France, comme  la petite  Lizi, née en juillet 2006. Ils apprennent tous le français. Les deux garçons suivent une scolarité normale à Quiers et Bellegarde. Le père est entraineur bénévole de l’équipe des poussins du club de foot Bellegarde -Ladon. Il est lui-même joueur dans l’équipe des vétérans. Depuis huit ans, ils demandent le statut de réfugié politique. Malgré les preuves de la torture et de l’assassinat du frère et de la grand-mère de  Nickolose, malgré un contrat de travail, La France les rejette!  (voir sur ce blog: identités sans frontières).

 Sans la solidarité de tout un village et alentours pour leur venir en aide, ils auraient déjà été expulsés de France en 2007. Aujourd’hui, ils sont sous la menace d’une nouvelle expulsion.

A l’initiative de RESF (Réseau éducation sans frontière) et l’association Partage, soyons nombreux, avec les nouveaux amis(es) de cette famille pour les soutenir.

Pour cette occasion nous  offrons un goûté. Si vous le souhaitez vous pouvez apporter un gâteau de votre confection.



SOUTIENS: RESF 45, Partage, Les Verts, Cimade, PS, PC, MRAP, ASTI, FSU 45, Sud Education 45, Artisans du Monde de l'Orléanais et du Montargois, Les Amis du Monde Diplomatique du Gâtinais, Mouvement pour une Alternative Non-Violente d'Orléans, Droit Devant!!, Collectif Immigrés du Montargois, Groupe Gaston Couté...

 

                                              

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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 09:40



AVEC TOUT LE RESTE...

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4 mars 2009 3 04 /03 /mars /2009 16:19
département du Cher,
salut à tous et toutes
 
La préfète a signé
LA FLAQUE S'ELARGIT 
 
restons unis
et retrouvons-nous 
 
le samedi 7 mars
à 10 H
à Sainte Montaine!
Avec marche vers "La Belle Fontaine"
2 Km Aller retour
Apporter un gilet fluo
N'oubliez pas votre plus belle pancarte et votre plus beau sourire de militant,
 un photographe
du Monde 2 (hebdo) sera là !!!
défi : que chacun amène une nouvelle personne
 
Les APPELS: Les Amis de La Borne. Le RESPA., Ensemble et   Nature 18.
 
pour plus d'information: http://www.gilblog.fr/ (cliquer sur "non aux boues")
pour tout contact: respa@aliceadsl.fr
 
A diffuser largement!
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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 16:15


DECENTRALISATION
OU TRANSFERT
 DE CHARGES

Décembre 2008, salle du congrès de l'Association des Régions de France (ARF) à Caen

C'est fait, comme prévu, jeudi dernier le Comité pour la réforme des collectivités locales (comité Balladur) a rendu ses conclusions sur 132 pages et 20 propositions. Pas plus que je ne l'avais fait jusqu'alors, je ne ferai pas de commentaires. Non pas que le sujet soit mineur, il m'interesse au plus haut point car cette réforme est éminemment politique. Mais comme pour le reste, le seul qui décidera n'est autre que le chef de l'Etat français. Je l'ai déjà écrit, alors, j'attends le 5 mars pour m'exprimer. Jusqu'alors, j'ai beaucoup lu et écouté les commentaires et supputations des uns et des autres. Début décembre 2008, j'ai assisté à Caen au congrès de l'Association des régions de France qui avait alors consacré une matinée d'assemblée plénière à propos de cette réforme. J'avais trouvé que pendant les discours de clôture, le Président de l'ARF , Alain Rousset, était resté trop politiquement correct, alors que durant son intervention, Alain Marleix, le Secrétaire d'Etat aux collectivités locales, parlait de "concertation" (d'ailleurs assez mal), alors que justement cette concertation n'était que dans son discours puisque concrêtement inexistante. Devant un tel mensonge d'Etat, Alain Rousset aurait dû poliment, mais fermement interrompre Monsieur Marleix tout en le reconduisant à la sortie. Il ne faut pas se foutre du monde... Décomplexé peut-être, mais encore faut-il poser des limites à la provocation et se faire respecter.


Alain Rousset, Président de l'Arf à Caen en décembre 2008

Si j'attends les seuls propos qui compteront, c'est que je suis persuadé depuis le début que les dés sont pipés. L'écrasante victoire de la "Gauche réunie" aux élections régionales de 2004, à laquelle s'est ajoutée (plus discrète) celle des départements (depuis majoritairement à gauche), est insupportable au pouvoir actuel et qu'il lui  faut d'une manière ou d'une autre modifier les règles du jeu pour "normaliser" à son avantage le suffrage universel. On est bien loin de l'intérêt général et d'une réforme sereine des collectivités territoriales, Balladur ou pas.

En attendant de connaître le verdict et d'organiser la réplique adaptée,  je vous propose de poursuivre ce que furent les débats sur la décentralisation menés par les mêmes. Déjà, tout était en germe. Je vous propose mon intervention de 2004 en assemblée plénière au Conseil régional au nom des Verts. J'ai délibérément retiré des passages qui étaient déjà dans l'intervention précédente (voir sur ce blog: "réformes en trompe-l'oeil(1). A remarquer qu'entre ces deux interventions, les régionales de 2004 avaient eu lieu et que la punition du suffrage universel était déjà en germe

 

Monsieur le Président,  

Cher(e)s Collègues, Citoyens, Citoyennes,

 

Rappelez-vous, c’était il y a tout juste 2 ans, le Gouvernement Raffarin lançait pompeusement « les Assises des libertés locales » dont l’objet était d’ouvrir un « vaste débat public » afin de faire « remonter des propositions concrètes » concernant « une organisation décentralisée de la République ». durant trois mois les ministres Sarkosy et Devedjian ont battu les estrades laissant à penser aux plus candides que l’acte II de la décentralisation serait le fruit d’une vaste concertation si chère au Président de la République sous le vocable de « démocratie participative ».

 

Partisans convaincus depuis 30 ans de la régionalisation, les Verts se sont exprimés là où s’était possible, dans cet hémicycle par exemple, (voir sur ce blog:réformes en trompe-l'oeil (1))

Pour les Verts il convenait de simplifier les structures administratives et désigner clairement les rôles, les places et les responsabilités des différentes structures administratives françaises (il faut arrêter d’empiler). Ainsi les Régions pourraient regrouper les compétences des actuelles régions et des départements. (...)  Le Sénat serait réformé en Chambre de représentation des régions et des intercommunalités (...). 

Réformer l’organisation territoriale et décentraliser oblige à réformer l’Etat et touche à la Constitution et de passer de la 5ème à une 6ème République plus parlementaire et plus participative (voir sur ce blog: réformes en trompe l'oeil(1) (...)

  

Mais que pouvions-nous attendre d’une Droite qui avait congédiée De Gaulle en 1969 en repoussant le projet de régions de plein exercice et en refusant toute réforme du Sénat. Il est vrai que pour être réformé le Sénat bénéficie d’un privilège acquis de longue date puisque toute réforme le concernant doit être entérinée par le Sénat lui-même… Conservatisme institutionnel total alors qu’il représente 80% du monde rural et que ce dernier représente 20% de la population française.

 

Pour les Verts se posait alors une question sur ce « vaste débat public » Où était la « France d’en bas « si chère à Monsieur Raffarin dans l’acte II de la décentralisation » ? Où sont les espaces d’information et de dialogue pour que chaque citoyen puisse se forger un jugement et en débattre avec d’autres ?




 

Où ont été les délais indispensables pour mûrir une co-décision ? Quels ont été le calendrier des rendez-vous entre élus et citoyens ? Nulle part citoyens puisque la démocratie participative s’est échouée lamentablement avec une loi passée en force avec un 49-3 en plein été.

 

Ce passage en force et imposé est aussi lamentable que la loi de décentralisation elle-même. Où sont les « libertés locales » entérinées qu’elles sont, car la vraie question qui se pose à propos des compétences transférées, le sont-elles dans l’intérêt de l’Etat, des collectivités locales ou de la population ?

Il y a 2 ans, nous avions une interrogation. Cette décentralisation ne cachait-elle pas la volonté du Président de la République et de son Premier Ministre de faire porter par les collectivités locales l’éclatement du service public ? Et encore par l’élargissement de leurs compétences, faire peser sur l’ensemble de nos collectivités des transferts de charges sans dotations suffisantes de l’Etat, ce qui obligerait à augmenter les impôts locaux, histoire de « tenir » les promesses électorales d’un certain Chirac rattrapé par la réduction du déficit budgétaire imposé par l’Union européenne ?

 

Si nous avions un doute, aujourd’hui nous sommes sûrs de la réponse. Cette nouvelle loi de décentralisation adoptée autoritairement grâce à l’usage du 49-3 est celle d’un Gouvernement ultra libéral dont l’objectif est de réduire le déficit budgétaire en transférant des charges vers les budgets locaux et en éliminant le plus possible de fonctionnaires.

 

A ce propos permettez-moi d’introduire ici l’Accord Général sur le Commerce et les services (AGCS) contre lequel les Verts avaient présenté ici même un vœu qui avait été adopté en mars 2003. Accord négocié entre l’OMC et l’Union européenne sans concertation ni avec les élus et encore moins avec la population. Et bien accord ou pas, avec la décentralisation imposée nous sommes déjà et concrètement dans l’esprit AGCS. Nous le sommes dans le transfert des TOS aux collectivités locales et dont certaines d’entre elles – pas la nôtre – vont concéder ces fonctions à des sociétés privées de services. Ainsi s’éclate la communauté éducative, même problème pour les services de l’Equipement, sur la politique nationale du Logement, etc… La liste est longue et sans compter ce qui se fait hors décentralisation (la Poste par exemple, EDF-GDF, le Rail, etc…). Nous sommes entrés dans l’AGCS. Mais le citoyen a-t-il  à gagner à une telle disposition de l’Etat ?

 

En réduisant les moyens techniques publics n’est-ce pas jeter les collectivités dans les bras et sous la coupe de grands groupes financiers privés qui déjà dans tous les domaines postulent à la relève 

Et la Région dans tout cela ? L’acte II de la décentralisation devait consolider l’échelon régional. Objectif oublié en cours de réforme dans un contexte politique instable, où le choix entre Région et Département n’a pas encore une fois été clairement tranché, si bien que la réforme n’aborde pas les principaux points noirs : confusion des pouvoirs, profusion des niveaux d’action publique, faible lisibilité politique.

 

Le Gouvernement a cédé au lobby départementaliste par Sénat interposé si bien que ce sont les départements qui récupèrent les compétences les plus lourdes en terme financier et en terme de personnel (action sociale, routes nationales). La réforme a subi les effets collatéraux de l’actualité politique comme le dossier des retraites en 2003 ou encore la défaite cuisante de la majorité de Droite aux élections régionales et cantonales de mars 2004.

 

Ainsi le suffrage universel a été sanctionné dans la réforme, l’esprit partisan de la majorité, par le Sénat sur divers points concernant les régions (pas de décentralisation sur la politique de l’accueil, l’information et le conseil à l’orientation des jeunes et des adultes ni l’emploi ne sont transférés alors que ses compétences sont renforcées sur la Formation Professionnelle ; ou l’amoindrissement sur la compétence économique en conséquence de quoi, la Région est dépossédée d’une compétence majeure qu’elle avait progressivement conquis depuis 1982 pour la confiner dans un rôle passif et a priori de synthèse.

 

Par ailleurs certains blocs de compétence sont explosés et peu cohérents. C’est le cas des activités de l’AFPA (seules les subventions de formation vont aux régions), des formations artistiques (en partie transférées aux départements, en parie aux Régions), ou des domaines sanitaires et sociaux (la formation initiale est transférée à la Région, mais pas la formation continue).

 

Tout n’est pas dit mais cette réforme n’est pas celle annoncée pour les régions françaises lors des « assises » des libertés locales ». Reste le problème majeur du financement des compétences transférées. Il fait l’objet d’une loi séparée que le Gouvernement avait promis de faire voter avant le texte concernant les transferts de compétences. Au dernier moment, ce texte a été reporté à plus tard c'est-à-dire que la majorité a voté la décentralisation à l’aveugle. Si ce n’est pas de l’improvisation, qu’est-ce donc alors ?

 

 


Monsieur le Président, sachez que les Verts sont en accord avec vous sur la nécessité d’une phase II de la décentralisation. Mais passer à une phase opérationnelle n’est pas synonyme de bazar ou chacun au gré de ses envies pourrait par un jeu de jackpot expérimenter un bout de décentralisation et faire "son marché".
 

 

Monsieur le Président, même si les Verts ne se reconnaissent pas dans cette décentralisation et s’engageront à vos côtés pour faire face positivement à ce qui s’est voté au 49-3, nous serons fortement investis dans le Plan Régional de Développement des Formations Professionnelles (PRDFP), dans le domaine sanitaire et social, et sur le développement économique pour un équilibre durable de nos territoires, et partout où cela semble nécessaire.

 

Les enjeux sont trop importants à la fois pour les hommes et les femmes de France et de la Région Centre en particulier, pour que les Verts soient absents de l’action. Pour nous il s’agit de ne pas laisser seuls les citoyens face à des agressions ultra-libérales sous couvert de décentralisation. A nous de trouver les bonnes formules pour amoindrir les méfaits de cette loi ou de porter fortement quelques points apparemment positifs et qu’il faudra un jour évaluer.

 

Je vous remercie.

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Publié par Burgunder - dans Politique
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 22:08

VOYAGE
EN MAGOUILLELAND

 

Après des mois de désinformation et d'intoxication savamment orchestrées par le chef de l'Etat Français à propos de la réforme territoriale, je ne résiste pas à publier l'intervention que j'ai faite au Conseil régional à la fin 2002 à propos de ... décentralisation. Néanmoins, à y regarder de plus près, presque tous les ingrédients des débats d'aujourd'hui étaient déjà présents (y compris les modes de scrutin des élections régionales).

 

Aujourd'hui, mercredi 25 février sera le jour de la réunion ultime des arbitrages au sein du Comité pour la réforme des collectivités locales présidé par Edouard Balladur. La commande a été faite à l'ancien premier ministre au troisième trimestre 2008 par Nicolas Sarkosy. Il s'agit de "clarifier" (j'ai déjà entendu cela) les compétences et les responsabilités des différentes collectivités territoriales ce que d'aucun appelle "le millefeuille". Le Comité va dire une chose, mais Sarkosy dispose. La question n'est pas finie d'être posée que le chef de l'Etat possède déjà la réponse... alors Balladur peut toujours proposer. A ce propos, n'est-il pas étrange que lors de son  entretien télévisé du 5 février, il ait annoncé pour 2010 la suppression de la taxe professionnelle sans attendre Balladur?

Ces histoires de découpage, de dépecage, de décomposition et autres recompositions ne sont pas franchement nouvelles. En septembre 2002, un certain Sarkozy, ministre de l'intérieur, et Devedjian, ministre délégué aux libertés locales !, sont chargés par le gouvernement d'alors d'animer dans les 26 régions de métropole et d'outre- mer d'organiser et d'animer des assises des libertés locales. J'ai fait partie des élus qui se sont exprimés publiquement au Zénith à Orléans, parmi les 442 interventions nationales sur scène en présence du ministre Devedjian. De façon générale, les propos étaient convenus, institutionnels et surtout pas franchement novateurs. Tant qu'à la population, je ne sais pas où elle était, un peu comme aujourd'hui, et puis les histoires de territoires et de compétences ne sont-elles pas affaires d'experts ? La population a d'autres priorités, dommage! En 2004, nous avons vu sur quelle décentralisation le gouvernement a statué.


Au mois d’août 1788, la crise économique et financière avait décidé Louis XVI à convoquer les Etats Généraux. Lors de cette convocation, le roi invita les électeurs à exposer leurs revendications dans des cahiers de doléances qui devaient porter leurs vœux. A cette occasion beaucoup d’idées communes comme par exemple : mettre fin à l’absolutisme royal (on dirait aujourd’hui à l’Etat centralisateur) ; à l’octroi d’une Constitution (à ce jour on parle  de modification de la constitution) ; une refonte de la fiscalité (déjà) ; la garantie des libertés individuelles ou encore l’égalité civile (toujours d’actualité).

 

Bien sûr il faut transposer. Je vous invite à relire les années 80 du XVIIIème siècle. On sait aujourd’hui qu’il ne suffit pas de consulter pour que les bons choix soient faits et on sait ce qu’il advint alors.

 

Il ne vous aura  pas échappé que le Gouvernement Raffarin a décidé une « organisation décentralisée » de la République. L’enjeu est fort car il s’agit bien d’une nouvelle vague de décentralisation inscrite dans la constitution par un projet de loi constitutionnelle déposé à la mi-octobre, un projet de loi visant à modifier les textes des lois d’orientation et d’aménagement durable du territoire (loi Voynet), celles relatives à la Solidarité et au Renouvellement Urbain, à l’intercommunalité et à la démocratie de proximité du 27 février 2002, et un projet de loi organique en janvier 2003 pour encadrer le droit à l’expérimentation, plusieurs projets de loi ordinaire au cours du deuxième trimestre 2003 organisant les transferts de compétences,

Parallèlement à ce déploiement législatif le gouvernement lance les grandes manœuvres de concertation à travers les Assises régionales des libertés locales qui se déroulent dans les 26 régions du 18 octobre au 18 janvier. L’objectif est d’ouvrir un « vaste débat public ».

De quel débat s’agit-il ?


 


Les élus Verts sont perplexes et inquiets de la méthode utilisée pour accompagner ces réformes. Ainsi, si les « Assises des Libertés locales » ont pour objet d’ouvrir un « vaste débat public » et faire « remonter des propositions concrètes », où est la population ? Organisé par les préfets (l’Etat), ces Assises regroupent essentiellement les acteurs institutionnels habituels (élus, partenaires sociaux, CESR, services déconcentré de l’Etat, etc…) auxquels on ajoute à dose homéopathique quelques représentants de la société civile. Où est la « France d’en bas » si chère à Monsieur Raffarin?  Comme d’habitude, ce sont les « experts » de l’institutionnel qui se concertent. Pourtant, il sera dit par les ministres que la démocratie participative et la concertation auront été le moteur "du bouleversement qui nous attend "!…

L’enjeu est si fort qu’il mérite mieux que des Assises « d’experts», eux-mêmes juges et partis. Convenons que la forme augure mal du fond et que le Gouvernement ne s’embarrasse même pas d’un faire semblant. C’est clair.

 

De plus, à l’absence d’un vrai débat en profondeur s’ajoute l’inégalité de temps à ce qui sert de « concertation ». Certaines Régions ont jusqu’à quatre mois pour s’y préparer. D’autres comme la Région Centre auront eu tout juste un tout petit mois… Pourquoi pas toutes les Régions dans le même temps ? Parce que ces Assises sont un alibi de « démocratie participative » à un dossier déjà bouclé au plus haut niveau de l’Etat (présenté en conseil des ministres le 16 octobre 2002 ! ! !).

 

Vingt ans après les premières lois de décentralisation du Gouvernement Mauroy auxquelles s’opposait la Droite, c’est aujourd’hui cette même Droite qui lève le couvercle d’une nouvelle vague de  décentralisation au cœur de laquelle doit s’imposer la régionalisation chère aux écologistes et aux Verts depuis les années 70.

 

Sur le fond, que signifie le revirement de Mr Raffarin et de sa majorité jusque là historiquement hostiles à la décentralisation ? En 1969 en repoussant le projet de régions de plein exercice, c’est la Droite qui a congédié De Gaulle. Depuis elle n’a eu de cesse de freiner voire stopper tout ce qui touchait de près ou de loin à la décentralisation. Qu’est ce qui fait courir Mr Raffarin et que cache-t-il derrière « la proximité » en confiant le dossier à deux ministres très urbains et très parisiens : Messieurs Sarkosy et Devedjian ? Ainsi cette décentralisation serait une réponse institutionnelle à une crise politique ouverte le 21 avril dernier ? A moins qu’elle ne cache une autre volonté du président et de son premier ministre qui serait de faire porter par les collectivités territoriales (Régions, Départements) l’éclatement du service public ? Ou encore par l’élargissement de leur compétence, faire peser sur nos collectivités des transferts de charges financières sans dotations suffisantes de l’Etat, ce qui obligerait à augmenter les impôts locaux alors que nationalement le Gouvernement afficherait une baisse de l’impôt ?

 

Au delà de la réforme institutionnelle et des lois organiques et ordinaires qui encadreront ces nouvelles dispositions, il y a la réforme des modes de scrutins des élections de 2004 (régionales et européennes). Les changer si proche du scrutin ne se fait habituellement pas, sauf à être un élément d’un grand ensemble. Le prétexte de ces modifications serait lié au vote FN comme si la réponse à la progression des idées d’extrême droite dépendait d’un mode de scrutin. Seule une réponse politique serait pertinente.

 

 

 

De plus la tendance à une bipolarisation de la vie politique, c’est-à-dire à vouloir écraser les partis émergents au profit des grandes formations, est tentante pour elles. Qu’elles se méfient de ne pas réduire l’expression citoyenne en augmentant encore plus l’abstention, en creusant toujours plus le désamour de la population vis à vis du politique. Attention, en politique, faute de merles on ne mange pas toujours des grives.

 

Partisans convaincus depuis 30 ans de la régionalisation, les Verts ne souhaitent pas se laisser enfermer dans un débat techno imposé par le gouvernement et inaudible par la population exclue et éloignée de ce débat. Nous plaçons notre participation en réaffirmant nos grands principes sur la régionalisation, la réforme de l’Etat, le changement de  Constitution. Autant de passages obligés pour une décentralisation conséquente, réelle et cohérente. Les enjeux sont trop importants à la fois pour les hommes et les territoires de notre Pays, et de notre Région pour que les Verts soient absents de la restructuration annoncée.

 

Les élus régionaux Verts de la Région Centre réaffirment leur engagement à la construction d’une France des Régions dans une Europe fédérale elle-même dotée d’une Constitution. Aux côtés et en complément d’un Etat régulateur, garant des droits et des libertés fondamentales et de l’équité territoriale, les Régions doivent être des contrepoids au pouvoir de l’Union Européenne, aux excès du nationalisme de l’Etat, tout en responsabilisant les citoyens dans la proximité. En conséquence les régions françaises doivent être élevées au même niveau des autres régions européennes et être dotées de compétences réglementaires dans un premier temps, puis législatives sur un plus long terme en fonction de l’évolution de l’Union Européenne.

 

Pour que la population se sente à nouveau concernée par la citoyenneté et la politique, il convient de simplifier les structures administratives et désigner clairement les rôles, les places et les responsabilités des différentes structures administratives françaises (il faut arrêter d’empiler). Ainsi les Régions pourraient regrouper les compétences des actuelles régions et des départements. Serait maintenu un certain maillage des actuels services départementaux au bénéfice des citoyens. Le Sénat serait réformé en Chambre de représentation des régions et des intercommunalités. Il n’interviendrait dans le processus législatif que pour les lois relatives à l’organisation des collectivités locales ainsi qu’à l’aménagement et au développement durable du territoire.

 

Réformer l’organisation territoriale et décentraliser oblige à réformer l’Etat et touche à la Constitution. A force de la modifier en permanence il conviendrait de la réécrire totalement et de passer de la 5ème à une 6ème République plus parlementaire et plus participative.

 

Il s’agira alors de : rééquilibrer les relations entre le Parlement et le Gouvernement ; modifier en profondeur les pouvoirs et le statut du président de la République ; améliorer le processus d’élaboration de la loi ; réformer le Sénat ; renforcer le contrôle parlementaire de l’exécutif ; transformer le Conseil Constitutionnel en une véritable cour constitutionnelle ; consacrer le droit de vote et l’éligibilité de l’ensemble des résidents étrangers aux élections locales ; limiter le cumul des mandats ; instaurer un statut de l’élu, renforcer sa formation et faciliter celle des citoyens demandeurs ; introduire un scrutin proportionnel qui reflète réellement la représentation de la société, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui (voir le modèle allemand). Il s’agirait encore d’encourager et développer l’expression de la démocratie directe en permettant mais aussi et surtout par le referendum d’initiative populaire initié par la population et non par les seuls élus ; par un droit d’initiative législative ; et mettre en place les conditions de la démocratie locale, ce qui aurait pour avantage d’introduire le chapitre 28 de l’agenda 21 intégrant les principes du développement durable à partir d’un « mécanisme de consultation de la population » (somment de la terre de Rio 1992 signé par la France).


 

Enfin, la fiscalité devra subir une vraie réforme pour la rendre plus juste, compréhensible par les redevables et dans un sens qui permette aux citoyens de comprendre qui fixe le niveau des contributions qui leur sont demandées et pour quel usage. Une réforme de la fiscalité locale doit permettre plus de transparence sur qui fait quoi et doit être guidée par plus d’équité, de solidarité des territoires et de développement durable.
 

 

Voilà la proposition des élus régionaux Verts de la Région Centre aux cahiers de doléances des assises régionales des libertés locales de Monsieur Raffarin.

 

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 14:16


En mai 2008 (voir sur ce blog), j'avais été interpellé et avais suivi la situation d'Alexandre Dzidzikashvili, sa compagne et leur enfant également réfugiés georgiens et habitant à Montargis. A ce jour, il est toujours en France en attente du verdict de la Cour de justice européenne...
Aujourd'hui, c'est la famille Dzidzigouri également georgienne habitant à Nesploy qui est en grande difficulté. Le dimanche 22 mars à 15h, à la mairie de Nesploy (Loiret), est organisé un après midi de parrainage pour  la famille avec des élus en priorité. Seront également présents l'équipe de foot, plusieurs associations, et bien évidemment la presse locale.
La France n'a pas de politique d'intégration et durant des années elle se joue du destin d'hommes, de femmes et d'enfants car derrière les quotas imposés par la politique du gouvernement se trouvent des êtres humains qui ont dû fuir leur pays d'origine et ont choisi notre pays comme nouvelle patrie. Le penseur de cette chasse à l'homme n'est autre qu'un fils d'immigrés qui aujourd'hui par la politique qui est la sienne ne permettrait pas à son père de reconstruire sa vie en France alors qu'il ne pouvait pas rester en Hongrie, menacé dans sa vie qu'il était...


PERSONNE NE POURRA DIRE:
"ON NE SAVAIT PAS"

Depuis l'effondrement de l'Union soviétique en 1992, la Georgie n'est pas un pays tranquille. Des régions se déclarent autonomes vis à vis de TBILISSI et les affrontements armés sont nombreux. Qui dit affrontement dit armée et population. Nikolose D, bien qu'originaire d'une des régions en sécession, comme citoyen georgien il fait partie de l'armée georgienne et participe à des opérations militaires contre les sécessions. Il quitte l'armée pour se consacrer à son imprimerie et son épicerie, et adhère à un parti politique. C'est comme militant qu'il est désigné par celui-ci pour surveiller le bon déroulement d'un scrutin national. C'est  qu'en  2000, en Georgie, c'est une année électorale. Il constate de nombreuses fraudes et produit des vidéos cassettes afin d'en témoigner. Pas de chance, elles dénoncent le parti qui sort victorieux de l'élection. Sa vie bascule... Son beau frère ,le premier est arrêté et assassiné, de plus, sa soeur  a disparu  depuis ! .La chasse à l'homme est ouverte, l'objet étant de récupérer les cassettes compromettantes. L'imprimerie et l'épicerie de Nikolose sont incendiées et détruites. Il est arrêté et torturé, sa femme Katuna originaire d'une autre région en sécession est violée et perd le second enfant qu'elle porte. Totalement démunis, sur le trottoir et dans une insécurité absolue, il leur faut sauver leur peau à tous les trois. La seule solution c'est la fuite et l'exil. L'exil n'est jamais anodin pour personne, ni simple à vivre. La petite famille georgienne accompagnée de la mère de Nikolose choisit la France compte tenu de sa "réputation" de pays des droits de l'homme et de terre d'accueil. La réalité est beaucoup plus nuancée pour ne pas dire surfaite. La France est capricieuse à propos de l'accueil des réfugiés. Beaucoup l'ont appris à leurs dépends et l'ont, pour certains, payé de leur vie. N'a-t-elle pas non seulement livré massivement des réfugiés à des destins fatals, n'a-t-elle pas déchu de leur nationalité des citoyens français pour cause d'origine! A ce sujet, sa parole est versatile et peu fiable. Tout récemment, ne voulait-t-elle pas renvoyer en Italie d'ex-brigadistes rouges qu'elle avait accepté d'accueillilr dans les années 80 ? Qu'en sera-t-il demain pour les  Farcs colombiens aujourd'hui accueillis sur notre territoire ?



A leur arrivée en France, ils sont pris en charge par un organisme de soutien aux réfugiés. La petite famille obtient un logement à Bellegarde dans le Loiret. Le couple suit des cours de français à Montargis, et en 2001 naît un second garçon. Tout va bien, ou presque...

Nationalement, sous l'impulsion du  ministre de l'Intérieur de l'époque, un certain Sarkozy, le gouvernement ne cesse de durcir sa politique à propos des étrangers. Ce fils d'immigré ne peut accepter que d'autres puissent s'inscrire dans une paisible intégration. Une première demande de carte de séjour se trouve rejetée sans motif. Côté Géorgie, non seulement la grand-mère de Nikolose a été tuée, mais en 2003 son père est battu et laissé pour mort dans un fossé. Recueilli par une infirmière qui passait par là, il est soigné clandestinement par elle et un médecin. Rétabli, comme son fils, il choisit l'exil et fuit pour la France (où il se trouve actuellement) en passant  par la Turquie.

Le temps passe, de trois mois en trois mois, des titres provisoires de séjour mais avec une interdiction formelle du préfet de travailler alors qu'un employeur est prêt à embaucher Nickolose avec un contrat de travail (!).  Une seconde demande d' un titre de séjour est à nouveau rejetée sans explication en aout 2006 ,soit un mois après la naissance de la petite dernière, LIZI. De leur côté, les deux garçons suivent une scolarité normale à Bellegarde et Quiers. Ils jouent au foot au club local avec leurs petits camarades d'école.  Qui est l'entraineur  bénévole de l'équipe poussins du club Bellegarde-Ladon? Et qui joue dans l'équipe vétérans du même club?  Nikolose bien-sûr. L'intégration est naturelle et  tranquille et ne pose pas de problèmes. C'est en avril 2007, soit plus de six ans après le arrivée que la petite famille est frappée d'un avis d'expulsion de leur logement de Bellegarde. L'ordonnance de reconduite à la frontière les frappe et c'est le 23 octobre qu'à 7h30, la gendarmerie exécute et rafle toute la famille et les conduit au centre de rétention de ...Toulouse. A ne pas perdre de vue qu'un centre de rétention existe à Cercotte (à côté d'Orléans) dans le Loiret. Non, c'est à Toulouse qu'on les envoie, sans doute histoire de les séparer de leurs soutiens que sont les 150 personnes de Bellegarde et des environs qui refusent qu'ils soient ainsi traités. Le 26 octobre, le Tribunal administratif de Toulouse rejette la demande de reconduite à la frontière. C'est donc munie d'un nouveau titre de séjour provisoire que la famille Dzidzigouri est libre mais totalement démunie sur les trottoirs de Toulouse. A remarquer que le père Nikolose était du voyage, seule sa mère, absente, avait échappée à la rafle du 23 octobre.

De retour à Bellegarde, les nouvelles de Georgie ne sont pas bonnes. Nikolose apprend que son frère jumeau a été arrêté, et est mort en 2006 sous la torture, à 33 ans. Malgré cette "liberté" retrouvée, la menace d'expulsion est toujours présente. Plus vigilant que jamais, le comité de soutien reste mobilisé, totalement révolté d'une telle situation. Un couple d'agriculteurs en retraite habitant Nesploy (Loiret) décide de loger la famille Dzidzigouri. Yves et Thérèse Martin viennent d'achever l'aménagement d'un gîte rural, qu'importe, ils le mettent à, disposition. Ainsi sont logés les trois enfants : Zakro, Irakli et Lizi, leurs parents Nikolose et Katuna, ainsi que le père et la mère de Nikolose. Les services de la préfecture font bien  pression par des recommandation pressantes du genre : "de ne pas politiser et ébruiter l'affaire". Résultat, le couple et le Comité de soutien avertissent la presse locale qui réagit favorablement.


Le futur passeport de Nikolose


Le 27 janvier 2009, soit presque neuf ans après leur arrivée en France, la Cour administrative d'appel de Bordeaux a statué en confirmant  la demande de reconduite à la frontière d'octobre 2007 pourtant annulée par le Tribunal administratif de Toulouse . Désormais au jour d'aujourd'hui, tout est possible, allant jusqu'au retour en Georgie où il est clair que leur vie est en danger. Dans mon courrier au Préfet, du 18 de ce mois, je lui ai posé cette question "en cas de mort des personnes expulsées, qui serait responsable devant le Tribunal pénal international ?(voir sur ce blog)" .
Ne sommes-nous pas dans le cas présent devant une attitude qui en cas de reconduite à la frontière relève de  la non-assistance à personnes en danger ? En tous cas, jamais personne ne pourra dire "qu'on ne savait pas", alors, il faudra bien que certains assument leurs responsabilités. Je ne souhaite pas en arriver à ce stade. La famille Dzidzigouri doit rester parmi nous. Ils nous ont choisis.

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 17:03

 

 

Pourquoi?
La Famille Dzidzidgouri (trois enfants), bien intégrée depuis 2001 à Bellegarde et Nesploy dans le Loiret est à nouveau menacée de reconduite à la frontière. Aujourd'hui, en tant qu'élu-citoyen, j'ai écrit à Monsieur Bernard Fragneau et j'invite tous ceux qui le peuvent à en faire autant. De plus, signez la pétition très rapidement (voir sur ce blog).
                                                                                        
                                               Montargis le 18 Février 2009

 Monsieur le Préfet,

 

Je me permets d’attirer votre attention sur la situation particulièrement difficile de la famille Dzidzigouri, habitant à Nesploy dans le Loiret et de nationalité géorgienne.

 

Je n’interviens pas sur les méandres judiciaires qui donnent un contour légal à sa possible expulsion de France. Je m’étonne cependant qu’habitants du Loiret ils se retrouvent au Centre de rétention de Toulouse et que ce sont les tribunaux de Toulouse et de Bordeaux qui sont saisis de leur affaire, ce qui pour le moins ne facilite pas leurs démarches.

 

Suite à la décision de la Cour Administrative d’Appel de Bordeaux du 27 janvier 2009, qui confirme la demande de reconduite à la frontière émise en 2007, pourtant annulée par le Tribunal Administratif de Toulouse le 23 octobre 2007, aujourd’hui cette décision fait l’objet d’un pourvoi devant le Conseil d’Etat, mais en attendant la famille risque la reconduite à la frontière dans des délais courts ( !!!).

 

Ce qui m’interpelle le plus dans le cas de cette famille, c’est que l’Etat français dont vous êtes le représentant n’ignore absolument pas la situation actuelle qui est celle de la Géorgie. Vous n’ignorez pas que certaines communautés sont persécutées par l’actuel gouvernement géorgien. La crise de l’été dernier, avec l’intervention de la Russie, a clairement mis en évidence la situation réelle de ce pays.

 

En 2000, la situation de famille de Monsieur Nikolose Dzidzigouri s’est brutalement et violemment détériorée. Arrestations, tortures, et ses biens incendiés et détruits. Des membres de sa famille sont assassinés ou meurent sous la torture, et sa femme est violée et perd le second enfant qu’elle portait. Cette famille aux abois a choisi la France comme terre d’accueil et a bénéficié durant quelques années d’un calme relatif. Ainsi ils ont obtenu un logement à Bellegarde, d’où ils ont été expulsés en octobre 2007, suite à leur internement au Centre de rétention de Toulouse.

Depuis 2001, deux enfants sont nés sur le sol français, et cette famille - enfants compris - est parfaitement intégrée là où ils vivent, d’où un soutien fort de la population locale. Il est clair que reconduire à la frontière et à les rapatrier en Géorgie, revient à briser cette famille, en toute connaissance de cause avec des risques évidents pour leur vie.

 

A ce propos, de toutes les personnes ainsi expulsées, l’Etat français a-t-il un suivi sur les conditions de leur « retour » dans leur pays d’origine ? Que savez-vous de ces personnes après leur expulsion ? Et disposez-vous de statistiques (derrières lesquelles se cachent des humains) ? De plus, en cas de mort des personnes expulsées, qui serait responsable devant le Tribunal Pénal International ?

 

De grâce, que l’application d’une logique purement administrative et comptable d’expulsions ne brise pas des familles. Introduisez de l’humanité dans cette froide mécanique. Il serait important de mesurer les risques pour leurs vies que court cette famille (les trois enfants compris) en cas de reconduite à la frontière et d’un retour forcé sur le territoire géorgien. Ne perdons pas de vue la famille décimée de Monsieur Nikolose Dzidzigouri et les maltraitances qu’il a lui-même et sa femme vécues, et subies. Circonstances qui les ont portés sur notre territoire. Monsieur le Préfet, vous avez la capacité et l’autorité d’intervenir au cas par cas. Je vous demande en tant qu’élu et citoyen de conserver parmi nous cette famille. Je vous demande une solution humaine dans la mesure où l’avenir de cette famille dépend de vous.

 

Par avance, je vous remercie de l’attention que vous porterez à ma requête. J’ai l’espoir que vous saurez prendre en conscience une décision juste, équitable et humaine, et qui donne à cette famille déjà intégrée parmi nous une véritable perspective de vie. Il ne lui manque que votre autorisation de travail pour ce faire.

 

Dans l’attente de vos réponses et décisions, recevez, Monsieur le préfet, l’expression de mes salutations distinguées. Si besoin est, je suis à votre disposition.

 

 

 

 

Jean-Luc BURGUNDER

   

 

Monsieur Bernard FRAGNEAU

Préfet de la région Centre, Préfet du Loiret

 
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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