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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 21:46

Objection de conscience

Au commencement, la question était : « politiser l’écologie ou écologiser la politique ? ». De suite j’ai opté pour la première formule estimant que l’écologisation de la politique passait par l’existence d’un mouvement écologiste politique autonome. Durant une décennie l’écologie politique s’est nourrie d’une importante diversité de pratiques de terrain qui toutes partageaient l’idée qu’elles participaient à un projet commun. L’écologie politique était alors enracinée dans un militantisme concret, extrêmement actif et inventif sur l’ensemble des sujets de société. L’écologie politique était alors porteuse d’une utopie réaliste. Même si la vie n’était pas facile nous étions fiers autour de quelques valeurs dont le respect de la différence, d’avoir créé cette écologie politique là.

Et, ce furent les Verts. Mouvement qui parmi nous leva beaucoup d’espoir. A l’origine, le parti n’était qu’un outil afin de porter publiquement les propositions d’une écologie politique enfin rassemblée. L’espoir était grand de gagner une majorité culturelle à nos idées et dans les urnes. Mais les structures sont structurantes et imposent si l’on n’y prend garde leur logique de fonctionnement. Une forme d’organisation n’est pas neutre et peut dénaturer totalement les objectifs de départ. Insidieusement, les règles de fonctionnement modifient les comportements, si bien qu’aujourd’hui ce n’est plus la structure des Verts qui fonctionne, mais un « système » qui la domine, et dysfonctionne. Nous sommes dans la multiplication des cellules, si bien que, si un bouleversement des comportements n’intervient pas rapidement, sincèrement je crains que les Verts ne laissent échapper tout l’acquis d’une belle aventure. Par son « système » clanique, le parti est bouffé de l’intérieur par des pratiques qui n’ont plus rien à voir avec ses principes fondateurs. Il y a quelque chose de vain et de dérisoire si l’action débutée n’est pas amplifiée quotidiennement, sinon on est condamné à réapprendre sans cesse à ses dépends. On fait du sur place et finalement on régresse.

La politique reste toujours à réinventer, voilà pourquoi je pense que les Verts doivent redonner concrètement du sens à leur engagement en brisant ce conformisme morbide.

J’ai donc décidé, par optimisme sur un autre devenir possible de notre organisation, de ne pas pérenniser ce « système » qui nous détruit. En conséquence, dans une posture d’objection de conscience active, je ne participerais pas à la signature et au vote d’aucune motion lors des Assemblées Générales des Verts du Dimanche 16 novembre.

A l’instant où nous devons renouveler les instances régionales de notre parti, la vraie question que je me pose et qui devrait se poser à bien des Verts dans la Région Centre, est : à quoi sert le CAR (Conseil d’Administration Régional) ?

La question n’est pas nouvelle. Elle est récurrente. J’y ai siégé durant des années et en fut même le président un mandat. Plus que jamais la question s’impose. Son rôle est-il de gérer de l’intendance (il y en a forcément) ou de faire véritablement de la politique d’une façon citoyenne ? Depuis des années, quand je lis les ordres du jour du CAR je suis consterné et cela m’interpelle. L’absence même de hiérarchisation des sujets abordés en dit long sur la confusion dans laquelle nous évoluons. Confusion, qui ne nous permet pas de développer structurellement et politiquement les Verts en tant que parti. J’en veux pour preuve que déjà pour un grand nombre d’adhérents des Verts Centre, le CAR n’existe pas. Que savent-ils de son activité et de ses décisions puisque l’information n’arrive pas jusqu’à eux ? De la même façon, lors d’assemblées générales de renouvellement, l’absence de tout rapport politique et d’activité faitpreuve au sein d’un parti d’une grande légèreté, d’une absence de rigueur et d’une démocratie toute relative. De leur côté, les listes de discussion découragent plus qu’elles ne mobilisent si bien que l’on reste entre soi. Les nouveaux adhérents à quelques exceptions près ne font que passer. Ils fuient silencieusement et plus ou moins rapidement avec la désagréable impression de s’être trompés d’adresse. C’est contre productif pour le développement des Verts. Pour s’en convaincre il suffit d’observer la courbe des adhésions…

Pourtant à première vue tout n’est pas négatif. Les dernières élections municipales nous ont permis de gagner selon les départements un nombre significatif de nouveaux élus, et, fait rarissime (ils sont 18 Conseillers généraux Verts en France), de gagner une élection cantonale dans le Loiret. Mais, dans cette progression d’élus, le CAR n’y est pour rien. La réalité c’est que ce sont les groupes locaux, voire les départements et les élus (gare au syndrome PSU) qui de façon inégale occupent le terrain et font exister les Verts.

Retour au CAR. Déjà son nom me pose problème. Conseil d’Administration, pour le moins c’est connoté. Cela pourrait être « Collège Exécutif Régional » (CER), avec un porte parole en guise de président. Nous sommes là sur la forme, mais parlons du fond, à savoir son rôle. Pour moi, cette instance régionale devrait avoir pour fonction d’organiser politiquement l’expression du mouvement, non seulement en direction des citoyens mais également avec l’ensemble des corps intermédiaires de la société (qu’ils plaisent ou non) afin de nourrir nos fondamentaux des réalités du moment, d’apprécier la raison des blocages rencontrés et de mettre nos idées à l’épreuve des autres. De la même façon ce CER devrait s’entretenir et échanger régulièrement avec les instances des partis démocratiques et celles de toutes les institutions du territoire régional. Ces contacts et ces échanges seraient publics et en toute transparence. C’est à ce prix que chaque citoyen aura à un moment ou à un autre le sentiment et la certitude que sa situation, personnelle, professionnelle et sociale intéresse les Verts et que ceux-ci la prennent en compte concrètement dans leurs propositions. Cette posture citoyenne et politique en direction des autres donnerait de l’épaisseur et de la crédibilité aux Verts Centre. Pour exister et être entendu, il faut d’abord être à l’écoute et ouvert aux autres. Pour moi il est clair qu’on ne rallie pas à sa cause sur des monologues pétris d’auto certitudes et d’un entre soi réducteur.

A propos de confusion, je pense encore à l’expertise technique. Le militant ou l’élu Vert n’ont pas vocation à devenir des super experts en tout. Sans doute, les uns et les autres doivent s’imprégner du sujet et en être curieux pour en comprendre la logique, la complexité, le langage, histoire de bien en mesurer les enjeux. Le rôle des militants et des élus, est, pour les premiers d’organiser et mettre en place de façon citoyenne des postures politiques concernant les répliques locales des enjeux de société qui sont nos défis ; les seconds (les élus) ont pour mission de participer à bâtir des politiques publiques dans l’institution en intégrant le plus possible des mesures écologistes concrètes et applicables dans les collectivités dans lesquelles ils sont présents. Ne perdons pas de vue qu’ils sont rarement, pour ne pas dire jamais, majoritaires… Le CAR, en tant que tel, n’a donc pas vocation à s’instituer en permanence en administration et services techniques et à réinventer l’expertise. C’est un organe politique.
Son rôle devrait l’amener à saisir l’expertise qui existe (syndicale, associative, professionnelle ou autre) afin d’éclairer sa compréhension et de clarifier les choix politiques à faire (aide à la décision). Ainsi en s’improvisant expert comme il le fait couramment, le CAR se donne l’illusion d’exister politiquement alors qu’à l’évidence il mélange les domaines et les champs de compétence. Cette absence de discernement et de méthode ne lui permet pas d’avoir une vision politique stratégique.

Pourquoi ces dysfonctionnements ? Même si régionalement le CAR ne fut jamais un organe politique fort, depuis plusieurs années il est l’otage de manœuvres et d’intrigues qui n’épargnent personne… L’idée d’un certain pouvoir, à gagner ou à conserver est bien relative voire illusoire, mais est au cœur des « enjeux ». Par des votes de circonstances et des arguties statutaires certains se trouvent placés en responsabilité alors qu’ils n’ont jamais acquis une légitimité personnelle par un réel engagement militant ou une activité d’élu. Dans ce cas de figure, il devient difficile pour le CAR de ne pas être dans la confusion.

Le pire du CAR, c’est son climat et les retombées qu’il génère sur son activité. La confiance n’y règne pas, et son fonctionnement n’est pas sincère. Mensonges, non-dits, a priori, jugements arbitraires, rumeurs et chantages sont de règle. Ce harcèlement moral et psychologique créé un climat délétère qui plombe l’intérêt général bien compris des Verts Centre au « profit » de quelques égos calculateurs et manipulateurs. Si la politique est entre autre un rapport de force, il est clair que celui-ci est d’abord utilisé entre Verts et non pas en priorité en direction de l’environnement politique (concurrents et adversaires). En Région Centre, les mauvais coups sont d’abord destinés aux Verts. Ainsi, l’ensemble des animateurs, cadres et élus du mouvement - quelque soit leur posture - sont prisonniers de ces pratiques couvertes par l’omerta. Pour certains, se taire c’est histoire de ne pas rajouter de la difficulté à la difficulté à des Verts déjà réputés pour leurs querelles internes (comme si les autres n’en avaient pas) et ne pas décourager les nouveaux adhérents et ceux déjà adhérents qui sont à la limite du supportable.

Seulement, l’autocensure (consciente ou inconsciente) ou le silence complice font que ce ne sont pas des querelles qui dominent (elles en sont le symptôme), mais un « système ». « Système » qui s’est substitué et se confond à l’instance régionale. « Système » qui s’est imposé par la violence des mots, par le dénigrement de personnes pouvant parfois aller jusqu’à les attaquer dans leur intégrité personnelle et publique. Comment dans ces conditions, le CAR peut-il ainsi assumer sa vocation de créer les conditions de gagner culturellement et politiquement l’adhésion de la population autour des Verts ? On ne gagne pas en détruisant les conditions pour rassembler les siens.

Au sein d’un parti qui dit faire de la politique « autrement », c’est digne de pratiques d’un autre siècle. Cette façon d’être ne fait pas partie des valeurs fondatrices de l’écologie politique, basées entre autre, sur le respect des individus dans leur différence.

Quel gâchis, et que d’énergie perdue à cette autodestruction rampante. Quelle déchéance morale et politique face aux enjeux de société et planétaires qui sont les nôtres. Il y a tellement plus et mieux à faire.

Ainsi le 16 novembre prochain nous sommes convoqués pour renouveler le CAR. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait s’assurer d’une majorité stable et respectueuse des minorités pour mieux penser et gérer les Verts Centre. C’était sans compter avec une immaturité d’ordre social qui ne respecte rien, ni les individus, ni les règles collectives et pas plus celles implicites de vie en société. Cette absence de limites du collectif me rappelle assez d’anciennes expériences vécues « d’autogestion ». C’est qu’avant de gérer collectivement, il faut être déjà en capacité de s’assumer soi-même. Aujourd’hui, même avec la présence de deux listes, chacune pleine de bonnes intentions, je n’ai vu nulle part un début d’analyse qui ferait une introspection collective nous permettant d’aller plus avant dans le comportement. Pour moi, d’une manière ou d’une autre il nous faut briser ce cercle vicieux. Aujourd’hui, je pense que l’évolution de notre instance régionale ne passe plus par un vote. Un jour peut-être, mais au présent l’enjeu est ailleurs. Pour moi, participer à ce scrutin, c’est pérenniser et donner une légitimité à un « système » qui dysfonctionne grave humainement, moralement, intellectuellement, politiquement, qui travestit nos engagements originels et n’apporte rien aux adhérents Verts. Je n’ai plus confiance en lui et je considère que ce n’est plus à moi de faire la preuve de ma loyauté, mais au « système » de faire la sienne. C’est pourquoi je ne souhaite pas prolonger une fuite en avant qui n’a pas de sens, sans pour autant quitter les Verts.

En ne soutenant aucune des motions en présence, en n’assistant pas à l’Assemblée Générale et en ne participant pas au vote, j’ai décidé de prendre ma distance d’avec ce « système » qui dévore les siens, au lieu d’engager toute son énergie dans la construction collective d’un outil au service de TOUS(TES) ceux(celles) qui dans la société défendent les idées vertes et écologistes. Après un long temps de réflexion, dans le calme et la sérénité, j’ai décidé d’adopter une posture d’objection de conscience active et résolue au sein des Verts. Je dis bien objection de conscience active et résolue, ce qui n’est pas symbolique. C’est une posture politique claire qui ne surgit pas de nulle part. A quoi auraient bien pu servir l’expérience acquise dans mon engagement militant de longue date, mes responsabilités successives au sein de l’écologie politique et des Verts et mes mandats électifs si ce n’est pour refuser en conscience ce « système » que certains dénonceraient avec beaucoup de véhémence si il n’était pas Vert. Accepter et laisser faire, c’est subir cette déchéance comme une fatalité. Mais où est la dignité ? Je ne suis pas résigné aux manipulations multiples et pour moi, la démocratie commence par le respect de soi-même. Alors, il faut bien prendre le risque de formuler tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il est grand temps d’arrêter de jouer à ce jeu de cons et de trottiner indéfiniment tels des hamsters dans la roue. Là, je suis dans ma responsabilité de citoyen, de militant et d’élu, de ne plus donner une légitimité par mes votes à ce « système » qui s’est substitué en catimini et se confond avec l’instance régionale.

Collectivement nous avons tellement mieux à faire. Rendre publiques les difficultés internes que nous rencontrons au sein de notre parti, c’est mettre des mots sur notre réalité difficile, que la population perçoit confusément. C’est sortir de la cage en se donnant des marges de liberté d’être. C’est sortir de ce huis-clos malsain où prolifèrent des états de dépendance manipulatoires et nauséabonds.

Avec quelques autres qui partagent ma posture d’objection de conscience, en levant l’omerta, même si le propos est difficile à entendre, nous sommes dans une démarche de clarté. Quoiqu’on en pense, l’activité politique ne doit laisser personne indifférent, parce que de toute façon la politique s’occupe de vous. Chaque citoyen est concerné par ce qui se passe dans les partis tant la démocratie est fragile.

Pour des militants politiques, c’est une épreuve de vérité que d’exprimer les difficultés qu’ils rencontrent. C’est salutaire pour que l’action politique soit sincère. Il s’agit de parler vrai afin de trouver au sein de notre organisation les chemins de l’émancipation : celle des adhérents actuels ou de ceux à venir.

Il serait grand temps pour les Verts Centre de devenir adultes, en trouvant les chemins de l’ouverture, de l’écoute, de la tolérance, du courage, de la loyauté et de l’honnêteté intellectuelle. Ne serait-ce pas le rôle de notre instance régionale (CAR) qui dans un esprit de complémentarité devrait améliorer les performances individuelles et collectives dans le respect des individus et de leur différence ? Un jour peut-être, en attendant les actes ne sont pas à la hauteur des intentions affichées, d’où mon objection de conscience active.
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Publié par Burgunder - dans Politique
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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 21:44
AGGLOMERATION:
OÙ EST LA POPULATION ?

La vie de clocher a la vie dure, j’en veux pour preuve la gestion du contrat d’Agglomération Montargois et Rives du Loing. Voici l’essentiel de mon intervention sur le rapport annuel qui a été communiqué sur l’activité 2007, au dernier Conseil municipal de Montargis.

Le Code Général des collectivités territoriales oblige le Président de la Communauté d'Agglomération d'adresser aux maires des communes qui la constituent, un rapport retraçant l'activité de l'année précédente de l'établissement de coopération intercommunale. Ce rapport doit faire l'objet d'une communication dans les conseils municipaux de la collectivité à laquelle ils adhèrent. Aujourd’hui, je suis persuadé qu'en l'absence de ce Code, nous ne disposerions pas de ce rapport annuel, tant la gestion, mais surtout l'animation de notre Agglomération est parfaitement opaque. Elles se font, très loin de la population, y compris des conseillers municipaux majoritaires des communes concernées qui ne siègent pas au Conseil Communautaire de l'AME (Agglomération Montargoise et Rives du Loing). Les conseillers municipaux minoritaires, eux , sont tout simplement interdits de gestion communautaire,

Ainsi il est normal que sur 237 délibérations, 236 soient prises à l'unanimité, puisque nous sommes dans des petits arrangements entre soi. Chaque clocher de l'Agglo y trouve son compte, tout est bien, ni vu, ni connu. Le problème, c'est que cette gestion de guichet, ne permet pas d'élaborer un projet dans toutes ses dimensions en participation avec la population,

Au 21ème siècle, rien ne nous interdit de faire participer les habitants, ce serait le signe d’une démocratie mature. Pour les Verts, la participation n'est pas une aimable conversation, c'est une construction collective, ou, élus et population jouent leur rôle en toute transparence et complémentarité. Combien de collectivités françaises et européennes sont déjà et depuis longtemps dans ce type de gouvernance. Ici, depuis 2002, le Conseil de développement n'ayant pas alors été créé et n’étant pas en place, il n'a pas pu émettre un avis sur le programme d'action du nouveau Contrat signé en Février dernier ( !!!).

Le fonctionnement de l'AME est sans imagination et ne répond pas aux enjeux à venir. Pour nous l'action politique n'est pas qu'institutionnelle, elle doit-être aussi relationnelle. Nous pouvons faire tellement mieux, à condition de faire preuve d'audace en mettant en mouvement et dans l'action une population qui a des idées et des ressources. La rénovation urbaine devrait être l'occasion de tenter de construire des éco-quartiers, en capitalisant les acquis d'expériences qui en d'autres lieux, existent, plaisent et se développent. Pourquoi se priver de cette ambition ici dans notre Agglomération ? Pourquoi pas nous ?

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Publié par Burgunder - dans Politique
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10 novembre 2008 1 10 /11 /novembre /2008 19:33

LA HONTE POUR L'EUROPE

Décidément, la relation de l'homme avec le monde animal est bien difficile. Comment en serait-il autrement quand on observe que le prédateur de l'homme, c'est lui-même, voir l'actualité dans bien des régions du monde. Pour autant, il y a des massacres aussi bêtes que méchants comme celui de ces "Calderons", dauphins surper intelligents, mais qui ont le défaut majeur de s'approcher des humains par simple curiosité. Mal leur en a pris d'aller au Danemark. Que je sache ces européens ne meurent pas de faim... Honte au Danemark et aux danois actifs et passifs. Faites circuler ces images à tous vos contacts dans l'espoir de... et protester auprès de l'ambassade de ce si charmant pays

paramb@um.dk

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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 10:29


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Publié par Burgunder - dans Coup de coeur
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23 octobre 2008 4 23 /10 /octobre /2008 18:36


Environnement :
Doux n’est pas doux.

Durant l’été dernier le groupe Doux (volailles) pour des raisons de compétitivité a décidé la fermeture de trois abattoirs dont un dans le Cher et deux dans le Morbihan. Ce sont 647 personnes qui ont été concernées, auxquelles s’ajoutent les emplois induits (éleveurs, ramasseurs, transporteurs, etc…). Aujourd’hui ce même groupe envisage l’installation d’un abattoir à Boisne (près de Pithiviers) dans le Loiret. Ce projet émoustille quelques éleveurs en recherche d’idées pour se développer. C’est ainsi que l’un d’entre eux à Beauchamps sur Huillard a déposé un projet d’extension de son élevage actuel qui ferait de celui-ci la plus grande unité du Loiret (600 000 volailles par an).

La vraie question : cet éleveur pense-t-il véritablement, que dans ce contexte de compétitivité extrême et sans valeur ajoutée, pouvoir gagner sa vie ? Tôt ou tard, il sera écrasé comme d’autres avant lui, par une économie et un système qui utilisent et jettent les hommes et leurs moyens au gré des besoins.

L’autre question est que les communes concernées sont en zone sensible. Pourtant la qualité de l’environnement est source non seulement de bien-être des populations, mais se trouve être un facteur d’activité économique et touristique doux.

L’enquête d’utilité publique s’est close le 16 octobre. Au nom des Verts Est-Loiret et en ma qualité d’élu, j’ai déposé nos remarques sur cette extension auprès du Commissaire Enquêteur… (à suivre).




Objet : projet d’extension du poulailler situé à la Charpenterie
A l’attention du Commissaire Enquêteur, en Mairie de Beauchamps sur Huillard
Copie aux Maires de Beauchamps sur Huillard et Châtenoy


Monsieur le Commissaire Enquêteur,

Vice-Président du Conseil régional, Conseiller municipal de Montargis et animateur des Verts Est-Loiret, j’ai été interpellé par des élus et des habitants des communes de Beauchamps sur Huillard et Châtenoy (Loiret) à propos du projet d’extension de l’élevage avicole du GAEC COPPOOLSE, au lieu dit la Charpenterie, qu’il exploite déjà.

Ce projet d’extension à l’évidence pose de vraies questions inhérentes à ce type d’activité d’un point de vue économique, social et environnemental, et ce d’autant plus que d’ores et déjà d’importantes nuisances sont subies par les riverains du fait de l’élevage avicole actuel.

Ce qui nous pose question, c’est que ce projet d’extension ne prend pas en compte la déclaration des communes concernées en zone vulnérable prévue d’ici à quelques mois ( !).

N’est pas pris en compte non plus le Contrat Global Loing en Gâtinais, actuellement en cours d’élaboration et qui sera signé à la fin 2008 ou début 2009 entre trois structures intercommunales du Loiret (Pays Gâtinais, Pays Beauce Gâtinais et Pithiverais, Agglomération Montargoise) et trois communes de Seine-et-Marne (Bransles, Beaumont-du-Gâtinais, Château-Landon) qui sont associées dans le but d’avoir un périmètre hydrographique le plus cohérent possible. Au total ce sont 111 communes concernées. Le Huillard est concerné et par conséquent les deux communes Beauchamps sur Huillard et Châtenoy.

Signé le 8 mars 2008, le Contrat de Projet Etat-Région (CPER 2007-2013), intègre un volet territorial concrétisant la volonté de s’engager dans une démarche de partenariat avec les différents territoires de projets de la Région.

De plus, une convention spécifique de partenariat pour la période 2007-2013 a été signée le 1er février 2008 avec les deux agences de l’eau, Loire-Bretagne et Seine-Normandie, pour définir les modalités de financement des projets et traduire la volonté des parties à s’engager conjointement afin de mener des actions pour atteindre l’objectif de bon état des eaux en 2015.

La convention est bâtie autour de quatre axes d’interventions : dont la mise en place des programmes pluriannuels opérationnels de travaux de restauration de la qualité des eaux, le développement sur le territoire régional des programmes d’économie d’eau et d’utilisation des techniques alternatives à l’usage de produits phytosanitaires.

Le Conseil général du Loiret intervient également sous forme de soutien financier et technique.

Ce Contrat Global Loing en Gâtinais est passé entre les différents partenaires institutionnels et avec l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Compte tenu de l’installation actuelle du GAEC et de l’extension proposée, il est à remarquer la présence de tas de fumier, régulièrement entreposés à moins de six mètres de la rivière, ainsi qu’un bâtiment d’élevage à moins de dix mètres d’une mare, alors que la distance réglementaire est de cinquante mètres. L’installation du plus grand poulailler réalisé dans le Loiret sur un terrain en pente à quelques mètres de la rivière affecterait à coup sûr et de manière constante la qualité de l’eau de celle-ci. En acceptant l’extension proposée, il y aurait là une contradiction majeure entre la volonté affichée de la Puissance publique d’améliorer la qualité de l’eau alors que de manière concomitante on permettrait de fait de polluer à coup sûr avec l’extension de élevage industriel privé.

Il est à remarquer que le rapport de l’enquête d’utilité publique n’intègre pas la présence d’une source proche du chemin de Blézine, situé en limite de la rivière l’Huillard, et qui se trouve à moins de cent mètres des premiers bâtiments. La nappe de cette source, pour des raisons de proximité, se trouvera immanquablement en contact avec les effluents des volailles (curages ou épandage sur les terres, etc…). A noter, que La nappe de cette source alimente également les puits des riverains.

Sur les communes de Beauchamps sur Huillard et Châtenoy, des habitants se sont engagés dans une politique de valorisation de leur commune et de leur territoire par la création de nombreux gîtes ruraux et de chambres d’hôtes. Ces nombreuses créations se sont adossées sur des sites d’intérêt environnementaux élevés qui attirent de nombreux touristes, amateurs de randonnée et de nature, ou de simples promeneurs.

A noter encore : que l’extension proposée est proche de la forêt d’Orléans (500 mètres) et que plusieurs zones de protection environnementales sont à proximité des zones d’épandage des fumiers :

ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique) de type 1 et 2, notamment en forêt d’Orléans et en forêt de Saint-Brisson (commune de Poilly lez Giens).
ZPS (Zone de Protection Spéciale) ou site Natura 2000 « oiseaux » (commune de Châtenoy et Sury aux Bois).
SIC (Site d’Importance Communautaire) ou site Natura 2000 « habitat » en forêt d’Orléans (sur la commune de Châtenoy et la commune de Poilly lez Giens).

Ces sites sont protégés et même s’ils ne sont pas directement touchés par l’épandage, ils sont en limite. Ce qui n’est pas une plus value touristique. Le chemin de randonnée de Blézine en est un parfait exemple.

On ne peut évidemment passer sous silence les nuisances olfactives survenant à n’importe quel moment de la journée et de l’année. Il n’est pas exact de noter que les personnes concernées sont très éloignées. Les riverains les plus proches sont aux alentours de 150 mètres, sachant que odeurs nauséabondes se déplacent au gré de la direction et de la puissance des vents et non de la distance. De surcroît, il est évident que les touristes et locataires des nombreux gîtes concernés et qui font partie de l’économie locale sont bien évidemment concernés par ces nuisances qui ne peuvent que s’aggraver et donc s’avérer un frein au développement touristique.

Les nuisances auditives seront obligatoirement aggravées par les manœuvres supplémentaires qui auront lieu dans les poulaillers, ainsi que les bruits produits par les souffleries et ventilateurs permanents supplémentaires.

La circulation des camions passera de 179 à 320 (par an, uniquement pour le poulailler) par l’extension de l’élevage, dont 144 de nuit. En sera affectée la sécurité des habitants, puisque la circulation de ces camions se fera d’abord à travers le village de Châtenoy, puis par une route inadaptée à un tel trafic le long du canal d’Orléans (deux voitures ne peuvent se croiser sans rouler sur l’accotement) et emprunter un pont étroit à l’accès en angle droit aujourd’hui interdit aux transports scolaires. Dans ces conditions, la sécurité publique des riverains est donc bien remise en cause par un trafic sur une voie inadaptée et qui met en danger la population des deux communes concernées.

Le futur bâtiment d’élevage prévu sur 124 mètres de long et sur 16 mètres de large aura nécessairement un impact visuel important. La nuit ce bâtiment comme les autres bâtiments de l’élevage restera éclairé et produira des émissions lumineuses qui sont prévues en principe par l’étude d’impact du code de l’environnement. Cette pollution visuelle nuit à la reproduction des espèces sauvages vivant à proximité et nous sommes bien là dans le cas présent dans une zone sensible.

Avec cette demande d’extension, nous sommes en présence d’un choix de type de développement. Soit un développement territorial par une économie douce et harmonieuse à forte valeur ajoutée qui correspond aux localités concernées (un agriculteur en culture biologique vient de s’installer face à ce qui serait l’extension demandée), soit d’une logique de production industrielle et financière peu respectueuse des hommes et de l’environnement. Dans le cas présent, il s’agit d’une production d’animaux de consommation de batterie, d’une qualité nutritive médiocre pour l’homme, compte tenu des conditions concentrationnaires d’élevage, et de leur durée de vie avant l’abattage, et de leur alimentation qui n’exclut pas la présence d’Organisme Génétiquement Modifiés (OGM). Ce type d’économie est peu respectueuse des conditions sociales et économiques des individus. La société Doux cet été 2008 a licencié 647 personnes sur 3 sites, dont 150 au Châtelet dans le Cher, mais en réalité 300 personnes puisqu’il faut compter les emplois induits : éleveurs, ramasseurs, transporteurs.

Pour toutes ces raisons, vous comprendrez Monsieur le Commissaire Enquêteur, que moi-même et les Verts souhaitent que l’ensemble de ce projet et l’enquête qui en découle, s’inscrivent clairement et se conforment aux exigences de l’article R 122-3-2 du Code de l’environnement : « 2° - une analyse des effets directs et indirects, temporaires et permanents du projet sur l’environnement, et en particulier sur la faune et la flore, les sites et paysages, le sol, l’eau, l’air, le climat, les milieux naturels et les équilibres biologiques, sur la protection des biens et du patrimoine culturel, et , le cas échéant, sur la commodité du voisinage (bruits, vibrations, odeurs, émissions lumineuses), ou sur l’hygiène, la santé, la sécurité et la salubrité publique ; ».

Il est clair que ce projet n’est pas satisfaisant au regard de cette analyse et que nous souhaitons, en l’état du dossier présenté, que l’extension ne soit pas autorisée. Si tel était le cas, il est évident que la valeur des biens immobiliers des riverains s’en trouverait dépréciée et que la qualité de la vie locale serait durablement affectée à Beauchamps sur Huillard et Châtenoy. Pour nous en aucun cas, un intérêt particulier ne peut l’emporter et s’imposer à l’intérêt collectif au sens large.

Je vous prie, Monsieur le Commissaire Enquêteur, de bien vouloir recevoir mes salutations distinguées.



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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 17:44

Merci à toi Toutoune


C’était à la fin des années cinquante début soixante, que j’ai rencontré Georges Thouvenot. C’était au collège Gambetta (l’actuelle mairie). Pour les potaches que nous étions c’était Toutoune, le prof de dessin. A l’époque on ne parlait pas de professeur d’arts plastiques. Scolairement, au grand désespoir de mes parents, je ne brillais pas particulièrement dans des disciplines comme les maths ou encore les langues et ne parlons pas de l’orthographe... Mais, j’étais souvent le premier en dessin, et j’aimais ce prof qui me permettait d’être bon quelque part et qui me rassurait. Il savait libérer le meilleur de moi-même en me permettant d’exprimer graphiquement mes émotions. Sa classe n’était pas vraiment silencieuse, comme c’était la règle à l’époque, mais bruissait d’une activité fébrile autour de cet homme attentif et disponible à chacun.

Mais, Georges Thouvenot dit Toutoune était plus qu’un prof de dessin. C’était un artiste confirmé et reconnu qui aimait sa ville et son Gâtinais d’adoption. Durant des décennies, il sillonna l’une et l’autre pour en croquer les moindres détails, il a réussi cet exploit de se confondre avec le patrimoine lui-même. A 99 ans, il nous a physiquement quittés, mais son œuvre si riche et dense est désormais partie intégrante de notre patrimoine et par conséquent de nous-mêmes. Sa modestie en souffrirait et pourtant c’est dans la discrétion que son œuvre s’est élaborée et s’impose à tous comme une référence incontournable.

Lorsqu’après les élections de 2001, désigné par le Maire j’ai présidé le 13ème bureau de vote de Montargis (Mandela), j’avais le plaisir de le compter avec sa femme parmi les électeurs de ce bureau. Et à chaque scrutin, il me disait : « Alors « Burgonder », fidèle au poste. »… et en quelques mots de revenir en des temps anciens riches de transmission et de plaisirs partagés. Cette année, lors du dernier scrutin, il n’était pas venu voter. A mon interrogation, il m’avait été répondu qu’il était très fatigué.

Aujourd’hui, Georges Thouvenot a rejoint un autre Georges, qui lui chantait, et je ne doute pas que ces deux compères ne fassent bon ménage.

Toutoune, bravo et Merci pour tout, bon repos et amitiés à tous les tiens.

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7 octobre 2008 2 07 /10 /octobre /2008 17:37
Images du Gâtinais et autres inédits…

Le travail de compilation de l’ouvrage qui lui est consacré a débuté au printemps 2007. Georges Thouvenot en toute lucidité quelques jours avant sa disparition a bien vu les épreuves du livre dont la parution est prévue cette semaine (le 10 octobre je crois). La fête aurait pu être complète si Toutoune avait été présent, mais c’était sans compter avec sa discrétion légendaire. Il a décidé de nous offrir cette compilation afin de matérialiser son départ tout en nous laissant ce magnifique cadeau d’au revoir : celui d’une vie artistique, riche de lui-même et du monde dans lequel il évolua durant les soixante-dix années passées. Comme c’est étrange ce croisement entre la disparition de Georges et la parution de son œuvre rassemblée…ainsi va la vie dans sa continuité.

Un hommage et une rétrospective de l’œuvre de Georges Thouvenot présenté par Daniel Plaisance (Responsable de l’édition) et Gilbert Baumgartner (Président de la Société d’Émulation de l’Arrondissement de Montargis), avec la collaboration (pour les textes) de Catherine Leclerc (Conservateur de la Bibliothèque municipale Durzy) et de Sylvain Bellenger (Conservateur en chef du patrimoine, détaché à l’Institut National d’Histoire de l’Art).

Un choix de 170 dessins inédits répartis sur 70 ans... traces d’une vie et d’une évolution artistique. Si comme dans les albums précédents une partie non négligeable concerne Montargis, les canaux, les châteaux, la campagne et les villages gâtinais, ces dessins révèlent à quel point  l’artiste pénètre la vie de notre terroir, appliquant sa sensibilité au frémissement de l’eau et de la forêt, sa sagesse à l’aspect majestueux des arbres, sa sagacité à l’observation des animaux. Les fauves du Zoo de Vincennes, les modèles nus correspondant à la période parisienne et à la jeunesse de Georges Thouvenot, les oeuvres effectuées à Montluçon de 1939 à 1943, tous ces motifs complètent la palette de l’artiste, toujours attentif à l’expression de la vie…


Format 24 x 31 cm, broché
216 pages
170 dessins inédits (noir et blanc et couleur)
Date de parution : octobre 2008
Prix : 45.00 €
Editions de l’Ecluse
B.P. 24
45230 Châtillon-Coligny
Téléphone : 02 38 96 05 96
email :  contact@edtions-de-lecluse.com

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 18:09
« Eclaireur du Gâtinais. Edition du 11/09/08 »


Permis de conduire
propositions des Verts
.


Lors du Conseil municipal de Montargis du 2 septembre 2008, une délibération a été présentée par la majorité sur la mise en place d’une bourse pour des permis de conduire destinés à 10 jeunes Montargois. Sujet intéressant. Conformément à ma déclaration lors de ma présentation de ma candidature comme Maire, j’avais précisé que dans l’opposition, je suis force de proposition et que « je siège au Conseil municipal, pour l’intérêt bien compris de mes concitoyens et de mes concitoyennes, au service de ma Ville » (voir sur ce Blog : « Opposition municipale »). Durant ce Conseil, j’ai donc fait des propositions permettant, je le pense, de préciser et d’améliorer un dispositif intéressant. Mon expérience au Conseil régional m’ayant permis de connaître quelque peu le sujet. En tant que Groupe Vert, j’avais préparé un amendement au texte proposé, sachant que le droit d’amendement y compris en séance, et même à la suite du débat et avant le vote de la délibération, est un droit pour les conseillers municipaux. J’ai pu intervenir mais je n’ai pas pu proposer l’amendement. Voici mon intervention et l’amendement. Voici mon intervention…



Je suis tout à fait convaincu qu’aujourd’hui le permis de conduire est un atout incontournable pour la formation et l’insertion dans l’emploi pour les jeunes. J’en veux pour preuve qu’en tant que Vice-Président en charge de la formation professionnelle au Conseil régional, j’avais initié en juillet 2001 une action intitulée « un volant pour l’insertion » dont la maîtrise d’œuvre était confiée aux Missions Locales et PAIO et l’outil pédagogique d’accompagnement au permis à l’Union Régionale des Foyers et Services pour Jeunes Travailleurs. Les auto-écoles étant naturellement en charge de la formation théorique (code de la route) et de la formation pratique (formation à la conduite). Ce dispositif s’est poursuivi en 2002 et 2003.

Au nom des Verts, je considère que la délibération qui est présentée ce soir à l’Assemblée municipale s’inscrit dans une démarche positive. Néanmoins permettez chers collègues quelques remarques et surtout des propositions permettant à ce dispositif autour des permis de conduire, d’atteindre pour les jeunes concernés toute l’amplitude que nécessite et mérite une telle démarche.

D’abord nous sommes bien en accord avec vous sur l’emploi et l’insertion. Sur le principe que vous affichez de la lutte pour la sécurité routière vous avez naturellement notre accord, mais plutôt à la marge au regard des deux millions et demi de français qui roulent sans permis. Nous n’estimons pas que l’ouverture de ces 10 bourses sont la réponse appropriée à cette réalité, qui dépend d’après-nous d’autres mesures. La mortalité routière des jeunes a des causes beaucoup plus liées à la fatigue, à l’imprudence et à l’absorption d’alcool et de produits stupéfiants. Donc l’enjeu de ces permis est bien pour faciliter la poursuite de parcours d’insertion professionnelle et sociale de nos jeunes. Je dis sociale car sauf à destiner ces bourses à des jeunes en possession des connaissances requises et sans problème particulier pour obtenir le permis et que seuls des problèmes économiques empêcheraient d’obtenir, nous allons être confrontés à des jeunes qui rencontrent dans leur cursus familial, scolaire et social des difficultés d’intégration. Je parle par expérience, voilà pourquoi je suis convaincu que nous devons muscler notre dispositif non pas pour réaliser une aide pure et simple au passage du permis, ce que j’appelle des permis secs, mais d’utiliser ce permis comme une plus-value d’un point de vue pédagogique. Ainsi nous devons faire en sorte que l’outil d’insertion que constitue le permis de conduire soit accompagné d’un outil pédagogique permettant de réduire la peur de l’échec, de limiter les abandons, facteurs d’une nouvelle exclusion.

Dans le cadre de la formation au code de la route, cet outil devrait être destiné à proposer une large sensibilisation (intégration des règles, partage de l’espace public, respect de soi et des autres) et un parcours de formation et d’insertion (reprise des savoirs de base, parler, écouter, lire, écrire, calculer, se repérer dans l’espace et le temps, à travers différents thèmes : santé, géographie, démarches administratives, entretien d’un véhicule, vie professionnelle, budget nécessaire à l’acquisition d’un véhicule, assurance.

Ainsi, il s’agit d’introduire dans la formation théorique des modules pédagogiques particuliers de sensibilisation que les jeunes ne font pas d’habitude et qui ne font pas partie de la pédagogie habituelle. Je vous rassure des outils existent et sont à notre disposition mais encore faut-il qu’ils soient animés par des professionnels de l’insertion, Montargis dispose de quelques organismes susceptibles de suivre cette opération (il suffit de les interpeller) sachant que ce n’est pas le Comité de suivi qui pourrait le faire, ni l’auto-école, ni même la Mission Locale dont ce n’est pas le rôle en tant que réalisation. Néanmoins nous pensons qu’en tant que partenaire de l’action la Mission Locale est dans sa fonction de nous proposer un acteur de l’insertion du Montargois pour ces modules de sensibilisation dont le financement pourrait être le Fond d’Insertion pour les Jeunes.

Voilà pourquoi le groupe Vert propose un amendement à la présente délibération, qui introduit la sensibilisation à la citoyenneté. Son approbation serait une plus-value pour le cursus des jeunes dans cette mise en place de ces bourses pour l’obtention du permis de conduire.

Il n’est pas précisé dans la délibération si cette mise en place de bourses est une expérimentation, ou si celle-ci s’arrêtera avec les 10 bourses proposées. Qu’en sera-t-il à l’avenir ? A mon avis, plus de 10 jeunes Montargois sont dans l’attente d’un permis de conduire pour leur formation ou leur insertion.


Il est indiqué dans la délibération la mise en place d’un Comité de suivi qui sera composé entre autre d’élus de la « Commission emploi, insertion, environnement et Agenda 21 ». Je ne vous cache pas tout l’intérêt en tant que membre de cette Commission, de pouvoir participer à ce Comité de suivi.







Conseil municipal du Mardi 2 septembre 2008

Groupe Vert

Amendement à la délibération n°13 : « Mise en place d’une bourse pour permis de conduire pour dix jeunes Montargois ».


Dans le paragraphe 3 : « Les jeunes de la Ville », à la fin du paragraphe, ajouter : « Il est demandé à la Mission Locale de désigner un prestataire d’insertion afin d’organiser et de réaliser pour les boursiers des modules de sensibilisation à la citoyenneté ».

Dans le paragraphe 4 :« Ce dossier sera étudié par un comité de suivi », ajouter : « Un représentant du prestataire d’insertion et un représentant de l’auto-école ».

Dans le paragraphe 6 :« En cas d’obtention », ajouter après « à suivre régulièrement » : « les modules de sensibilisation à la citoyenneté, ».

Dans le paragraphe 13 :« Il est demandé au Conseil municipal », ajouter : « Approuver la mise en place de modules de sensibilisation à la citoyenneté par un prestataire d’insertion. ».
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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:59

Permis de conduire.

Amendement : la faute du Maire


Sans aucun doute, d’aucun peuvent trouver ces débats municipaux entre majorité et minorité sans intérêt, voire dérisoires. Pourtant, ces bisbilles ne sont pas sans incidence sur la vie quotidienne des gens dans leur proximité. Nous ne sommes pas a priori dans des enjeux géopolitiques, ni dans une démarche philosophique et intellectuelle, ni dans une recherche sociétale, ni encore dans l’élaboration d’un idéal de vie. Pourtant, ces débats ne sont pas à mépriser tout simplement parce que mine de rien, à leur échelle, ils sont la déclinaison locale de tout cela et donnent du sens (ou pas) à l’action municipale au quotidien. Cependant entre l’idéal espéré et la réalité vécue, il y a bien des obstacles et des étapes qui toutes ont leur importance et qu’on ne peut bien évidemment pas négliger. Dans tous les cas, de mon point de vue, rien n’est insignifiant.

A défaut de participer activement et directement à la construction des politiques locales, chacun(e) devrait au minimum se tenir informé(e) et relayer si possible l’information afin que l’engagement d’élus minoritaires ne soit pas clandestin et par conséquent inutile. Au-delà de leur vote, les citoyens ont un rôle de vigilance et de suivi tout au long d’un mandat. La citoyenneté peut s’exprimer sous des formes diverses d’actions. Néanmoins, pour éviter le cloisonnement, elle implique un regard transversal sur les différents engagements parce qu’ils sont complémentair
es. Et même si l’on doit hiérarchiser les sujets, tous ont leur importance.

D’un point de vue municipal, je parle de Montargis parce que j’y suis. Mais ce qui s’y passe peut résonner ailleurs par des similitudes de problématiques, de situations, de comportements, etc… c’est pourquoi je m’applique à poursuivre de publier sur ce Blog ces interventions que je porte au nom des Verts et des Ecocitoyens au sein du Conseil municipal dans la minorité.



A Montargis, le 14 mars dernier, lors du premier Conseil municipal de l’après élection, bien qu’élu de la minorité, j’avais présenté symboliquement ma candidature à la fonction de maire. Dans ma déclaration (voir sur ce Blog : « Opposition municipale ») j’avais précisé que dans l’opposition je serais force de proposition en précisant : « que dans l’opposition, je siège au Conseil municipal pour l’intérêt bien compris de mes concitoyens(nes) et au service de ma ville ». J’avais également fait un vœu : celui du respect c'est-à-dire d’en finir avec les ricanements, les invectives de certains conseillers de la majorité, alors que le maire les laisse faire. De plus, la conclusion des débats ne se résume souvent non pas à des échanges sur le fond des délibérations mais par l’argument sans cesse répété que « la population a voté ». Oui, la population a voté, et personne ne le remet en cause, mais la minorité municipale représente 43,72%. Les représentants de ces électeurs méritent de pouvoir s’exprimer librement dans la sérénité et le respect de la majorité pour la minorité ; sinon autant fermer le Conseil municipal. Depuis mars dernier, je suis au nom des Verts dans une posture positive c'est-à-dire, comme annoncé, « force de proposition » et je n’ai pas l’intention d’en changer tout simplement parce que je crois à l’intelligence collective pour le service des habitants ce qui n’empêche qu’il peut y avoir et il y en a, de véritables oppositions d’ordre idéologique. L’idéologie n’étant pas réservée à la minorité et l’action à la seule majorité comme le dit Jean-Pierre Door et de plus, l’action peut tout à fait être adossée à une posture idéologique et elle l’est souvent. Posture que la majorité se doit d’assumer elle aussi.

Lors du Conseil municipal de Montargis du 2 septembre 2008, une délibération a été présentée par la majorité sur la mise en place d’une bourse pour les permis de conduire destinée à 10 jeunes Montargois. Sujet intéressant et consensuel sans aucun doute. Durant le débat je suis intervenu non pas pour réécrire ni le projet, ni la délibération mais pour apporter mon expérience sur ce sujet (lire mon intervention). De plus, pour être concret je proposais un amendement en quatre points. Pour moi, il s’agissait que le Conseil municipal acte par son vote sur cette délibération la plus-value d’insertion qui est incontournable et nécessaire pour le plus grand bénéfice des jeunes. Pourquoi se priver d’une exigence de qualité alors que les principes de réalité vont s’imposer de toute façon ?

En effet, dès l’instant où les candidats au permis seront proposés à la Commission de suivi par la Mission Locale (ce qui est bien), nous aurons des candidats qui seront de différentes manières en difficulté. Même si les candidats retenus ne seront pas les plus « cassés », la quasi majorité d’entre eux auront des besoins de soutien de façon très individualisée. Besoins auxquels ne peut répondre ni la Mission Locale, ni l’auto-école, ni le Comité de suivi mais un organisme d’insertion dont c’est le métier et la compétence (des protocoles existent). Pour moi, il n’est pas question non plus que parallèlement à la formation théorique de l’auto-école de faire un autre cursus de formation ce qui peut alourdir la formation pour certains jeunes. C’est pourquoi j’avais bien précisé dans mon intervention qu’il s’agit d’introduire lors de la période de formation théorique de l’auto-école des modules pédagogiques particuliers de sensibilisation (un, deux ou trois selon les besoins individuels repérés ou demandés) qui ne font pas partie de la pédagogie habituelle du permis. De plus, dans ce cas particulier j’entends par citoyenneté : l’intégration des règles, le partage de l’espace public, le respect de soi et des autres, etc… (voir mon intervention).

Voilà en quoi, pour chacun des candidats, ce passage du permis doit être une opportunité d’intégrer des réponses à des difficultés ou des manques individuels. C’est ce que j’appelle une plus-value pédagogique par rapport au permis sec. Tant qu’à aider les jeunes en difficulté, autant acter de suite la qualité de l’aide supplémentaire que nous serions susceptibles de leur proposer. Ce n’est pas un moins, c’est un plus mais encore aurait-il fallu que l’amendement puisse être présenté devant le Conseil municipal…

Tous les conseillers ont un droit d’amendement y compris en séance, et même à la suite du débat et avant le vote de la délibération. Dans le cas présent ce ne fut pas le cas. Jean-Pierre Door le Maire a conclu les échanges et n’a pas permis de présenter l’amendement si bien que le vote s’est déroulé sans que personne ne sache concrètement ce que je proposais…

C’est une faute du Maire que d’interdire le droit d’amendement à un conseiller. Je crois sincèrement qu’il aurait été intéressant sur le fond qu’un vote du Conseil eut lieu sur l’amendement. A remarquer que dans les quatre propositions, celle concernant le Comité de suivi qui de par la délibération est composé : d’élus de la commission ‘emploi, insertion, environnement et agenda 21, d’un représentant de la Mission Locale et du Directeur Général des Services de la Ville de Montargis, je souhaitais que soient intégrés un représentant de l’auto-école et un représentant du prestataire d’insertion qu’il faudra tôt ou tard associer à ce dispositif. Je reste convaincu que les acteurs les plus proches des jeunes soient aux côtés de la Mission Locale dans le Comité de suivi. Cet amendement ne retardait en rien le démarrage du dispositif, d’autant et je l’ai su après le Conseil municipal, que la quasi-totalité des jeunes concernés étaient déjà sélectionnés (ce qui ne change rien sur le fond du débat de l’amendement).

Conclusion provisoire : même une opposition constructive faite par la minorité municipale ne semble pas acceptable par la majorité à Montargis. Pourtant l’expérience m’a appris qu’on ne fait rien seul, ce qui est valable pour les individus l’est aussi pour une collectivité… du moins pour un nombre de projets qui n’engagent pas des orientations et des arbitrages idéologiques forts de la majorité et de la minorité.

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:48
L’urgence d’une charte locale


Comme je l’ai déjà écrit sur ce Blog et dans la presse, pour moi il ne s’agit pas de renoncer à la téléphonie mobile et aux antennes relais, mais d’en encadrer leur développement et d’être réactif si besoin est. La principale difficulté à laquelle la société est confrontée, c’est que ces technologies se sont massivement et très rapidement répandues, qu’elles ne cessent d’évoluer, et ce beaucoup plus vite que les recherches sur leur innocuité. De la même façon, la législation et tout ce qui régie de façon réglementaire ce type d’équipement, ne répondent pas à l’heure actuelle à cette évolution. Voilà pourquoi les Verts proposent et souhaitent voir l’Agglomération se doter d’un outil qui permette d’encadrer et de suivre cette activité pour une bonne visibilité de son évolution par les élus et la population…



Au Conseil municipal du 11 avril dernier, j’avais interpellé Jean-Pierre Door député-maire et président de l’Agglomération de Montargis (AME) à propos des antennes relais concernant la téléphonie (voir sur ce Blog : téléphonie mobile). A la fin du Conseil du 20 juin dernier, le maire m’a transmis plusieurs documents (implantations, mesures des stations et liste des opérateurs concernés) sur les antennes relais uniquement implantées sur le patrimoine du bailleur Hamoval (l’ex société anonyme d’HLM de Montargis) à Montargis et à Châlette sur Loing. C’est un début, mais il est clair que ces quelques informations ne répondent pas aux questions du 11 avril.

Le 2 septembre lors du Conseil municipal je suis intervenu sur ce sujet. L’idée des Verts est d’élaborer au niveau de l’agglomération une charte locale de téléphonie mobile afin que les habitants des dix communes concernées disposent des informations dans leur totalité et en toute transparence.

Jean-Pierre Door, a répondu que dans ce domaine il n’est pas expert et qu’à l’Agglomération, Frank Supplisson l’un de ses adjoints à Montargis et Franck Demeaumont maire de Châlette-sur-Loing seraient en charge des TIC (technologies de l’Information et de la Communication). La question qui me vient immédiatement à l’esprit : un élu doit-il être expert pour bâtir une politique publique ? Bien sûr que non. Faut-il être expert pour décider et faire établir la carte des implantations des antennes ? Non. Faut-il être expert pour décider du cadencement des mesures à effectuer ? Non. Ou encore pour décider d’élaborer une charte locale ? Non. Il en va de ce domaine comme de tous les autres. Justement les experts mondiaux actuellement planchent sur un rapport qu’ils doivent rendre public au mois d’octobre ou durant l’automne. De ce que l’on sait, c’est qu’ils ne sont pas tous d’accord. Il y a débat et beaucoup d’argent à la clé. Précédemment l’amiante a posé les mêmes problématiques en terme de santé publique durant un siècle, alors prudence. Aujourd’hui pour les Verts il s’agit tout simplement d’encadrer localement une technologie en pleine évolution et en pleine expansion économique. Faire de la politique c’est anticiper. Tant mieux si rien ne se passe. De son côté Benoît Digeon premier adjoint de Montargis (l’homme des Pralines Mazet), du haut de son estrade, a considéré que mes propos n’étaient pas intéressants ( !). C’est vrai qu’en 2001 peu après son élection, il tenait à peu près les mêmes propos dans une commission…justement sur l’amiante. C’est ce que l’on appelle avoir du flair.

Pourquoi une charte locale de téléphonie mobile sur l’Agglomération ? Par exemple, en avril dernier nous avons été contacté par des habitants du quartier de Montrasier à Pannes, commune de l’Agglomération de Montargis. Dominique Laurent, maire de Pannes a donné à SFR son accord pour l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile de 25 mètres contiguë au terrain de sports de la commune. Les habitants l’apprennent le 21 février dernier au hasard d’une promenade. Une pétition a circulé, si bien que le maire a décidé d’organiser une réunion publique le Jeudi 15 mai à la mairie de Pannes en présence notamment de la responsable environnement de la société SFR pour la région Ouest. Je me suis rendu à cette réunion accompagné d’une élue Verte d’une commune proche. Très professionnelle, notre agent SFR nous a déversé ses informations. Je ne doute pas de la véracité d’une partie importante de celles-ci, mais sur toutes les questions sensibles il est évident qu’un opérateur reste dans son rôle et évacue à sa manière toutes questions dérangeantes. Toutes interrogations trouvent leurs réponses dans l’application stricte des réglementations actuelles ce qui ne permet pas d’aller plus loin dans le débat, par exemple sur l’actuelle proposition de loi à propos de la téléphonie mobile, qui interroge et pose question, sur les disparités des réglementations dans les différents pays européens et sur l’étude internationale. Pour nous Verts, ce qui nous a gêné le plus lors de cette réunion, c’est que l’information et l’animation ont été principalement menées par l’opérateur lui-même (SFR), alors qu’il est à la fois juge et partie. Ce qui aurait été intéressant c’est que cette rencontre fut animée par des experts véritablement indépendants.

A la sortie de la réunion, la petite quarantaine de présents n’étaient pas franchement convaincus et étaient quelque peu désabusés. Pour eux, l’affaire était pliée et cette réunion convoquée par le maire ne n’était tenue qu’après la pétition des habitants. Pour ma part, durant cette soirée, j’ai appris de la bouche d’un représentant d’un service de l’Etat (mais non identifié) que le principe de précaution, inscrit dans la Constitution n’était pas applicable sur es ondes électromagnétiques. Elles ne font pas partie de l’environnement ( !!!). Alors que leur densité et leur puissance ne cessent de se multiplier et que nous vivons dedans. Je fais le pari qu’il en est de même pour la radioactivité. A vérifier. Dominique Laurent, le maire de Pannes, m’a fait parvenir le 30 juillet dernier, les résultats de mesures de champ électromagnétique qui ont été effectuées à proximité du relais SFR actuellement sur le château d’eau situé rue de la Petite Ronce et qui doit être remplacé par le relais qui pose question à la population. Avant la loi, dans l’ordre actuel de la graduation des mesures, tout semble normal… Néanmoins je suis convaincu que la signature d’une Charte locale sur l’Agglomération montargoise serait un excellent outil de suivi de la téléphonie mobile pour les élus et la population.

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  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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