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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:11
Ne pas séparer les familles...


Voici les deux lettres que j'ai fait parvenir les 21 et 24 avril derniers à Monsieur Jean-Michel BERARD, préfet de la région Centre et préfet du loiret. Je suis intervenu en tant que vice-président du Conseil régional et élu municipal de Montargis.

Montargis, le 21 avril 2008

Monsieur le Préfet,

Je me permets d'attirer votre attention sur la situation particulièrement difficile de Monsieur Alexandre DZIDZIKASHVILI, habitant à Montargis, de nationalité géorgienne et aujourd'hui retenu au centre de rétention de Vincennes. Je n'interviens pas sur la forme du dossier et de ses méandres judiciaires qui semblent finalement donner un contour légal à  son expulsion de France.

Ce qui m'interpelle dans le cas de Monsieur DZIDZIKASHVILI c'est la mise en évidence de l'absence d'un minimum d'humanité qu'en tant que citoyen français j'attends du pays de Droits de l'Homme, dont vous êtes l'autorité légale départementale et régionale. Je ne comprends pas que l'on casse une famille en attribuant à une femme un statut de réfugiée politique de dix ans tout en expulsant du territoire le père de son enfant avec qui elle vit.

Ainsi expulsé, Monsieur DZIDZIKASHVILI ne verra pas grandir son garçon, et ce fils n'aura pas à ses côtés la précieuse présence de son père pourtant si indispensable à son développement. Argument dérisoire me répondrez-vous, mais très sincèrement je ne comprends pas la cohérence de telles décisions. Pour moi, de deux choses l'une, ou l'on renvoie dans son pays d'origine la famille au complet, ou elle reste ici unie.

De grâce, que l'application d'une logique administrative, et comptable d'expulsion, ne brise pas des individus en les séparant. Introduisons de l'humanité dans cette froide mécanique. On ne peut se réclamer publiquement d'une société évoluée et avoir humainement au quotidien de telles pratiques.

Voilà pourquoi, Monsieur le Préfet, puisque vous avez la capacité et l'autorité d'intervenir au cas par cas, je vous demande de conserver parmi nous cette famille réunie. Je vous demande de trouver une solution humaine au désarroi de ces personnes dont la vie et l'avenir dépendent à ce jour de vous.

Par avance, je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma requête. J'ai l'espoir que vous saurez prendre en conscience une décision juste, équitable et humaine, qui ne brise pas ces trois personnes et leur donne une perspective de vie.

Dans l'attente de vos réponse et décision, recevez, Monsieur le préfet, l'expression de mes salutations distinguées. Si besoin est, je suis à votre disposition.

Montargis, le 24 avril 2008

Monsieur le Préfet,

J'espère que vous avez bien été destinataire du mail que je vous ai fais parvenir Lundi 21 avril. Je vous ai écrit à propos de Monsieur Alexandre DZIDZIKASHVILI et de l'éclatement possible de sa famille.

Vous seul pouvez agir en urgence puisque celui-ci doit être embarqué aujourd'hui à 16h pour la Géorgie, actant ainsi la séparation redoutée. Il reste quelques minutes, quelques heures pour agir, alors n'hésitez pas, même si vous posez des conditions, mais ne séparez pas ce gens.

Par avance, je vous remercie de votre réponse. Recevez, Monsieur le préfet, l'expression de mes salutations distinguées. Si besoin est, je suis à votre disposition.


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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 11:58

Afin de décrypter...

Un jour peut-être votre voisin le plus proche, sera interpellé par la police, jugé, placé en centre de rétention et finalement expulsé du territoire français. Peut-être que sa femme restera en France avec les enfants (ou pas, puisque tous les cas sont possibles). Vous n'aviez jamais pensé une seconde qu'il était sans papier. Par sympathie ou amitié ou encore simplement par une réaction citoyenne vous décidez de tout faire pour qu'il soit reconnu et trouve un statut légal dans la communauté nationale. Alors pour vous retrouver dans le dédalle des sigles, je vous soumets un petit lexique pour vous aider à décrypter. Trouver également quelques adresses toujours utiles pour intervenir.

OQTF : Obligation à Quitter le Territoire Français

ITF : interdiction de Territoire Français

APRF : Arrêté préfectoral de Reconduite à la frontière

APS : Autorisation Provisoire de Séjour

CRR : Commission de Recours des Réfugiés

OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

DDSP : Direction Départementale de la Sécurité publique

GREDEF : Fichier National des Etrangers sur le Sol Français

Ministère de l'Immigration : Monsieur Brice HORTEFEUX
Tél standard : 01 77 72 61 00        Fax : 01 77 72 61 30

Conseiller du Ministère : Monsieur Patrick STEFANINI
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de Cabinet : Monsieur Thierry COUDERT
thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur Adjoint : Monsieur Guillaume LARRIVE
Guillaume.larive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : Madame Sabrina BELKHIRI et Monsieur Geoffroy DIDIER
sabrina.belkhiri@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

Conseiller Immigration à l'Elysée : Monsieur Maxime TANDONNET
maxime.tandonnet@elysee.fr

Cabinet de Brice HORTEFEUX au Conseil régional d'Auvergne
Tel : 04 73 31 85 85        Fax : 04 73 36 73 45

Site du Premier Ministre à Matignon :
www.premier-ministre.gouv.fr

Site de l'Elysée :
www.elysee.fr


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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 21:32

Vigilance et principe de précaution


Lors de la campagne électorale pour les municipales, plusieurs personnes ont attiré mon attention sur les antennes de la téléphonie mobile, qui se multiplient. Les locataires des immeubles concernés se posent des questions. En tant qu’écolo et Vert, voici mon intervention au Conseil municipal du 11 avril dernier, où j’ai « relayé » ces questionnements de la population. Cette intervention est le départ d’une action de vigilance sur ce sujet. A suivre pour les réponses…

Mon intervention concerne l’exposition du public aux champs électromagnétiques émis par les antennes relais de radiotéléphonie mobile utilisées dans les réseaux de télécommunication à Montargis et dans l’Agglomération.

Ce domaine, et j’en suis convaincu, touche à la santé publique ou pour le moins aux risques sanitaires et comme vous êtes président du groupe d’études santé de l’Assemblée nationale (le député-maire de Montargis), je ne doute pas que ce sujet vous interpelle.

La principale difficulté à laquelle nous sommes confrontés, c’est que ces technologies se sont massivement et rapidement répandues, qu’elles ne cessent d’évoluer, et ce beaucoup plus vite que les recherches sur leur innocuité. De la même façon, la législation et tout ce qui régie de façon réglementaire ce type d’équipement, ne répondent pas à l’heure actuelle à cette évolution.

Il faut que l’amiante nous serve de leçon. Dès 1906, nous connaissions ses effets dangereux et cancérigènes sur les personnes, pourtant pour des raisons évidentes économiques et de profits, la classe politique a attendu 1997 pour définitivement l’interdire. En attendant, que de souffrances, hier, aujourd’hui et encore demain…

Anticipons, la santé publique doit être, je le pense, un souci prioritaire de la ville.
Nous sommes donc en position de développer des stratégies d’amélioration de la santé, notamment de prévention et d’application du principe de précaution. Il ne s’agit pas de renoncer à la téléphonie mobile et aux antennes relais mais d’en encadrer leur développement et d’être réactif si besoin est.

« La réglementation sur les antennes relais repose sur la directive européenne dite « RTTE » de mars 1999 et du décret du 3 mai 2002 qui définit également les valeurs limites à respecter dans les sites comprenant des antennes appartenant à plusieurs opérateurs (les Closiers ?)(1). A ce jour, cette réglementation ne s’avère pas assez contraignante, et mène trop souvent à des interprétations permissives. Il s’avère donc impératif d’encadrer de façon plus stricte l’implantation des antennes relais, tout en se concentrant sur le suivi de leur activité ». Je viens de citer un extrait de l’exposé des motifs de la proposition de loi relative à la réglementation de l’implantation des antennes relais de téléphonie mobile du 27 décembre 2007.


Pour rappel, les normes d’exposition tolérées diffèrent d’un pays à l’autre. Ainsi le périmètre de sécurité à respecter pour implanter des antennes est presque dix fois plus grand en Belgique, Italie et d’autres pays encore. Par ailleurs, nombre de pays européens ont baissé considérablement les taux d’exposition. En Autriche, il est 1000 fois moins (mille fois) que dans notre pays. Il faut dire qu’en France les opérateurs peuvent planter une antenne sans contrainte majeure… et, ce qui est assez rare, quand il y a débat contradictoire, les experts auxquels on fait appel ont tous partie liée aux opérateurs, si bien qu’ils sont juges et parties…

Dans ces conditions, il n’est pas surprenant qu’à propos des stations de base et des réseaux sans fil, pour la santé, des rapports officiels ne relèvent pas d’éléments scientifiques probants confirmant d’éventuels effets nocifs. D’autres, comme le programme de recherche européen REFLEX montrent le risque d’incidence des ondes sur l’ADN, et des scientifiques américains suspectent que l’exposition de cellules humaines aux micro-ondes de téléphonie mobile induisent une modification dans l’expression de nombreux gènes et de cycles cellulaires, etc… De la même façon, des études européennes démontrent que sur des zones de 1200 mètres apparaissent : migraines, troubles du sommeil, pathologie du cerveau et même cancers dont les risques augmentent considérablement plus on est proches, comme à 200 mètres par exemple.

De plus, il est prévu de passer en peu d’années de 35 000 stations de bases antennes relais GSM, réseau standard (majoritaire aujourd’hui), à 100 000 antennes UMTS de type troisième génération, déjà dans le commerce. A titre indicatif, en terme d’onde de fréquence le téléphone mobile GSM c’est : 890 à 960 Mhz, le troisième génération UMTS : de 1900 à 2100 Mhz et la Wi-Fi : 2400 Mhz.

Sachant que le principe de précaution a valeur constitutionnelle puisque introduit par la loi du 2 février 1995 relative à la protection de l’environnement, il est plus que jamais urgent de l’appliquer à Montargis.

Alors, parce que je crois le sujet important, je pourrais poursuivre encore longtemps, mais il est grand temps que je vous pose ces questions auxquelles il faudra répondre, peut-être pas ce soir, mais le plus rapidement possible :

Combien avons-nous d’antennes relais à Montargis et dans l’Agglomération ? Disposons-nous d’un plan de situation ? Disposons-nous d’un tableau de synthèse de champs électrique ? Quels opérateurs sont concernés ? Qui a donné l’autorisation de leur mise en place ? La ville ou le bailleur lorsqu’il s’agit d’immeubles publics ou privés ? Je pense aux Closiers et à deux immeubles en particulier. Quelle information a été donnée par les opérateurs à la population et plus particulièrement aux populations sensibles puisque c’est obligatoire ? Quand et comment ? Quelle expertise si il y en a eu ? Celle proposée par les opérateurs ou des organismes indépendants proposés par la ville ? Mais, et surtout, quel est le taux d’exposition maximum actuel des antennes, sachant que celui-ci doit être de 0,6 volt/m ? etc…Toute une population est concernée.

Je vous propose de mettre en place, c’est ce qui existe dans une cinquantaine de villes en France, une Charte locale de téléphonie mobile, qui se négocie en toute transparence entre la municipalité, les opérateurs, les bailleurs (je vous rappelle que dans la région lyonnaise, sur certains bâtiments l’OPAC a demandé à Bouygues de démonter ses antennes) et la population bien évidemment.

Un mot sur la Wi-Fi : la Bibliothèque Nationale de France (BNF) a décidé de couper l’accès à Internet sans fil au nom du principe de précaution.

Certaines études ont mis en avant la dangerosité des ondes radio à la fréquence 2,4 GHz alors que d’autres (dont celles de l’Afsset, l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail) estiment que les puissances utilisées ne sont rien à côté des téléphones portables ou fours à micro-ondes. L’agence doit rendre une nouvelle étude fin 2008.



On se souvient que la Ville de Paris avait déjà débranché le Wi-Fi entre octobre et novembre 2007 dans six bibliothèques parisiennes suite aux plaintes d’employés victimes de divers symptômes (maux de tête, vertiges, …).

Comme nous devons ouvrir à la fin de cette année la médiathèque tête de réseau de l’Agglomération, qu’en sera-t-il de son équipement informatique ? Avec ou sans Wi-Fi ? Nous avons encore du temps pour anticiper, afin de garantir la meilleure sécurité sanitaire aux agents qui travailleront sur place. Dans l’attente de vos réponses…

(1) Les Closiers est le nom d’un quartier de Montargis qui représente à lui seul un bon tiers de la population de la ville.
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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 23:05

Des mots pour le plaisir


Il était temps, mais le 22 mars nous n’étions plus depuis deux jours en hiver. En attendant dans notre petite ville de la campagne gâtinaise une petite vingtaine de personnes étaient invitées, ce samedi soir, chez des amis pour passer un bon moment autour de la lecture. Des invités de tous âges et qui ne se connaissaient pas tous.

En réalité les amis invitants se sont saisis d’un dispositif créé par la région Centre et l’Etat, et qui est assuré par « Livre au Centre » de l’Agence régionale du Centre pour le livre.

L’idée est simple. Elle se déroule en hiver (entre les 6 décembre 2007 et le 31 mars 2008, pour sa seconde édition). Vous, moi, que nous appellerons « accueillant » ont décidé d’inviter, des relations, des amis, la famille, des collègues (de 15 à 30 maximum). Le lieu est libre : chez soi (maison, appartement), lieu public (bibliothèque, hôpital, salle de classe ou communale, etc…), librairie bien sûr, ou encore un café sympa, ou… ? L’accueillant se doit aussi de prévoir l’après lecture, je veux dire une collation avec buffet ou un repas selon, histoire de pouvoir dans un moment de convivialité échanger sur la lecture et plus si affinité…

Dernier détail et pas des moindres, il doit prévoir le gîte et le couvert (petit déjeuner compris) au lecteur. Le lecteur ? En effet ce n’est ni l’accueillant, ni vous, ni moi qui faisons la lecture.

Ce sont un ou parfois deux comédiens professionnels qui donnent leurs voix, le ton et le souffle aux mots et aux textes qu’ils choisissent eux-mêmes. Ce sont toujours des textes d’auteurs vivants, français ou étrangers et bien évidemment édités. Le lecteur arrive entre une heure et une heure trente avant la lecture chez l’accueillant et la lecture elle-même dure entre 45 et 75 minutes. « Détails » importants, les salaires et frais de transport des lecteurs ainsi que les droits d’auteurs sont pris en charge par « Livre au Centre », sachant qu’ils sont désignés pour la lecture, par cette organisation.

Ce samedi soir 22 mars à Douchy, c’est Ghislaine Agnez du Théâtre de l’Antidote, d’Orléans qui nous proposa la lecture autour de la poésie. Celle-ci s’exerça en deux séquences très différentes mais du même auteur : Jean-Pierre Siméon. La première, un texte introductif sur la poésie elle-même dont l’objectif de l’auteur est de tordre le cou aux idées reçues et aux a priori de beaucoup d’entre nous sur la poésie et qui tend à mettre à l’aise et permettre une écoute libre et tranquille de ce style d’écriture. La seconde, la plus longue, fut « lettre à la femme aimée au sujet de la mort ».

Une fois terminée la lecture, il fallut quelques minutes à l’auditoire pour se réapproprier la parole. Ensuite, chacun y est allé de son commentaire. Comme dans le Gâtinais beaucoup en milieu rural font leur cidre, les langues se sont déliées autour des verres, aux cidres différents en couleur et en goût, le tout autour d’un buffet ou chacun avait apporté sa contribution. Bref, tout était bien, je vous souhaite pour l’hiver prochain de vous retrouver un soir autour de la 3ème édition des milles lectures d’hiver… Que du bonheur… simple et convivial, autour de l’écoute, de la rencontre et de l’échange…















"La lectrice Ghislaine Agnez du Théatre de l'Antidote"

Pour contact: Livre au Centre  +33 (0)2 54 72 27 49

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 11:54

Dormir avec les yeux ouverts


Au pays des droits de l’homme, ce vœu relatif au Tibet, pour les Verts tombait sous le sens. C’était sans compter avec la « real politique » et les petits arrangements avec la conscience des groupes politiques du Conseil régional. Surprise, surprise, nous avons subi toutes sortes de pressions durant 24 heures, soit pour vider de sens le texte du vœu, soit pour trouver une solution de rechange, en échange du retrait du voeu, qui consistait à écrire au Président de l’Association des Régions de France (ARF) pour que celle-ci, dans sa grande unité, prenne le relais de notre collectivité, sur l’engagement concernant le Tibet. Il y a un côté « patate chaude », de renvoyer aux unes et aux autres la condamnation du grand partenaire économique d’aujourd’hui et de demain qu’est la Chine. Finalement, c’est la trouille des représailles de cette dernière qui l’a emporté puisque le vœu n’a pas été adopté. Le vœu des Verts a été seulement voté par le Front National (qui a tenté d’instrumentaliser le vœu en présentant des amendements sur le texte, qui le dénaturaient. Amendements qui furent rejetés). Ont voté contre le vœux les groupes PS-PRG, PC, Modem et UMP, une belle unanimité. Le Président s’est engagé à écrire à l’ARF. Heureusement qu’en France d’autres collectivités n’ont pas le même comportement. Y aurait-il un lien entre le voyage en chine du Président dès Samedi 5 avril ? Certainement pas… Il nous l’aurait dit. A méditer…


Vœu relatif au Tibet et aux Droits
de l’Homme en Chine


Groupe des élus Verts

Session des 27 et 28 mars 2008


La brutale répression par les autorités chinoises de manifestations non seulement au Tibet mais dans plusieurs provinces chinoises, qui a fait au bas mot une centaine de morts, suscite horreur et indignation !

De telles manifestations démontrent que l’annexion, la répression, la déculturation et la colonisation par les autorités chinoises n’ont pu venir à bout de l’aspiration à la liberté du peuple tibétain, ni de sa capacité de résistance.

La communauté internationale doit réagir avec la plus grande fermeté contre la répression du peuple tibétain, qui constitue une illustration particulièrement dramatique de la situation des Droits de l’Homme et de la liberté en Chine : arrestations systématiques et camps de travail pour les opposants, exécutions par milliers chaque année, censure de la presse, monopartisme, soutien aux régimes criminels de Birmanie ou du Soudan…

Lors du dernier déplacement en Chine du Président de la République, en novembre 2007, le silence des autorités françaises sur ces questions a été assourdissant. Que pèsent-elles face à la vente de centrales nucléaires ? Rien, apparemment !

Au moment où le peuple tibétain réveille les consciences, notre assemblée se doit d’affirmer son soutien au droit à l’autodétermination du peuple tibétain. Le groupe des élus Verts propose que chaque année, à la date anniversaire du soulèvement de Lhassa (10 mars 1959), le Conseil régional du Centre hisse le drapeau tibétain, à l’image de ce qui se fait dans de nombreuses autres collectivités territoriales en France.

A l’occasion des Jeux olympiques de Pékin, en août prochain, il conviendra que chacun fasse entendre sa voix en faveur des Droits de l’Homme, de la démocratie et du peuple tibétain. Toutes les initiatives en ce sens seront les bienvenues, qu’elles viennent des athlètes où des Gouvernements.

En conséquence, le Conseil régional du Centre, réuni les 27 et 28 mars 2008 à Orléans,

Décide :
que soit arboré tous les 10 mars par l’Hôtel de Région le drapeau du Tibet, jusqu’à ce que les autorités de Pékin et le gouvernement tibétain en exil aient conclu un accord de pleine autonomie pour le Tibet ;
d'apporter son soutien à la demande de libération de divers prisonniers politiques tibétains, à partir de la liste fournie par les associations de soutien au peuple tibétain ;
de faire des propositions par l'intermédiaire de la commission « Relations internationales » du Conseil régional, afin de redéfinir le cadre de l’intervention régionale en Chine et, notamment, d’entamer un dialogue avec ses partenaires chinois sur les conditions d’évolution de leur pays vers la démocratie, la paix et la responsabilité écologique ;
Mandate le Président de la Région Centre :
pour informer le Gouvernement et le Parlement de la République Française :
du souhait des élus du Conseil régional que la France contribue à la conclusion d’un accord garantissant la pleine autonomie des Tibétains,
de leur condamnation d’une éventuelle participation de la délégation française à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Pékin ;
pour transmettre ledit vœu au Président et au Premier Ministre de la République Populaire de Chine, au Dalaï-lama, au Gouvernement et au Parlement tibétains en exil et au Secrétaire Général des Nations-Unies.



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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 11:48


Partenariat n’est pas soumission


Les élections municipales sont derrière nous et n’intéressent plus personne. Compte tenu de ce que nous avons vécu à Montargis, il me parait nécessaire voire incontournable de faire l’inventaire et l’état des lieux d’une gauche locale à l’évidence désunie. Ce devoir d’inventaire passe par une nécessaire clarification entre les positions et les manières d’être des différentes composantes de la gauche locale. Ce n’est pas sale, ni négligeable, ni du temps de perdu, que de vouloir comprendre les difficultés dans lesquelles on se trouve. Au contraire, il est sain de réaliser un travail d’introspection, qui peut être parfois douloureux, mais nécessaire pour fonder l’avenir. Il s’agit de sortir de cercles vicieux afin de ne pas revivre indéfiniment des situations perdantes. Il s’agit de donner du sens aux mots et aux actes. Il s’agit encore de trouver les bases saines d’une démarche collective respectueuse des différences pour déboucher sur une complémentarité positive. Les réussites de demain se construisent dès aujourd’hui. On ne « rassemble » pas par nécessité à six ou trois mois d’une échéance. Il faut du temps pour établir une confiance, créer un climat et élaborer un projet partagé par une majorité de nos concitoyens. Voilà le sens de mon intervention.

Les 9 et 16 mars sont derrière nous. Les conseils municipaux ont élu leurs maires, les conseils généraux leurs présidents. Les écharpes tricolores des adjoints barrent les poitrines. Au travail, la vie continue…

Passés la fièvre et le tumulte de la campagne, il est temps pour moi d’atterrir. Je veux dire de tirer des enseignements de cette période d’intense activité. C’est important de le faire, afin d’utiliser les observations faites dans l’action, et de les mettre à plat pour mieux se projeter dans l’avenir.

Alors que ces deux tours marquent nationalement incontestablement une poussée de la Gauche, dans le montargois c’est l’inverse. Cela me renvoie à la plus grande vague rose que la France ait connue, lors des législatives de 1981. Ici à l’époque, c’est le député RPR d’alors qui l’emporta dès le premier tour ( !), ambiance... Le dimanche 9 mars 2008, c’est le député maire UMP de Montargis, qui a fait élire sa liste avec 56,74% des votes exprimés, score indiscutable et sans appel. Egalement indiscutable est celui de la réélection ou l’élection (dans la filiation des sortants) des 9 autres maires de l’Agglomération, dont seuls deux sont à gauche, Châlette (PCF) et Paucourt (PS).

Je le répète souvent, dans le Gâtinais, et plus largement sur la 4ème circonscription du Loiret, pour la Gauche, ce n’est pas une terre de mission, mais une terre de punition. Avec ces municipales, une fois de plus cette dure réalité se confirme.

Pourtant durant les trois décennies écoulées, Montargis a connu trois mandatures à gauche (PC-PS), ce qui laisse à penser qu’un électorat de gauche existe. Cependant depuis 2001, on a le sentiment que tout profite au RPR puis à l’UMP et à ses représentants au point qu’ils seraient devenus « indéboulonnables ». C’est le sentiment qui prévalait avant et durant la campagne. Un sentiment diffus et un fatalisme ambiant qui se résumait, y compris dans l’électorat traditionnellement de gauche, à ce que maintes fois j’ai entendu avant même d’entrer en campagne : « à quoi bon, puisque tout est plié » ( !!!).

Dans ce climat, il a fallu un certain courage, pour ne pas dire un courage certain, pour se lancer dans la campagne municipale. Courage qui a manqué à la Droite de Châlette (commune limitrophe de Montargis, de 12 000 habitants), puisqu’elle n’a pas tenté de présenter une liste contre le maire sortant (PCF), qui dans ces conditions a été réélu avec 100% des suffrages exprimés. Ce n’est pas stimulant pour l’équipe en place. La présence d’une opposition oblige à la vigilance. Faire vivre la démocratie créé des obligations. Obligations, qui passent immanquablement par la pluralité électorale. Aussi, même si tout semblait « joué d’avance », il nous fallait absolument défendre à la fois nos idées et un projet municipal auprès des citoyens(nes). De plus, en terme électoral, tout est toujours possible. Et puis, j’enfonce des portes ouvertes, trop de peuples dans le monde espèrent encore aujourd’hui voter librement. Alors ici gardons toute notre vigilance et faisons vivre nos droits civiques si chèrement acquis. C’est un luxe…

En 2007, les Verts étaient ressortis éreintés des présidentielles et des législatives. Il nous fallait impérativement rebondir sur des élections de proximité. Au-delà de mes idéaux, à titre personnel, même si les résultats sont ce qu’ils sont, et pas à la hauteur de mes espérances, je ne regrette absolument pas de m’être investi dans cette campagne. D’abord cela oblige, lors de l’élaboration du programme, de rapprocher l’idéal que l’on porte, des réalités concrètes de la vie quotidienne de tout à chacun. Ensuite cela permet de réviser ses connaissances sur sa ville et revisiter les solutions concrètes que l’on a à proposer en alternative. Enfin, c’est un moment exceptionnel de rencontres et d’échanges avec les autres, tous les autres.

Avec les 13,5% de plus en faveur de l’équipe du député-maire UMP sortant sur les deux listes de gauche, il est grand temps de comprendre et d’analyser le pourquoi du comment d’une telle raclée. La prime au sortant n’explique pas tout. Nationalement bien des résultats se posent en contre-exemples, alors ?

Absence d’unité dès le premier tour ? Refus de reconnaître et d’intégrer que depuis 7 ans (2001) Montargis a changé et sa sociologie aussi ? A cela, même si c’est vrai, peut-on répéter à l’envie que les grands projets du maire sortant n’ont été pour l’essentiel que la réalisation de programmes déjà inscrits ou débutés avant 2001 (et dont personne ne se souvient), alors ?

Alors, il est clair qu’au sein de la gauche traditionnelle depuis trois décennies, l’histoire locale pèse lourd. A Montargis le leader charismatique, populaire et populiste était communiste. Vainqueur en 1977, battu en 1983, vainqueur en 1989 et 1995, président du District, il domine la Gauche montargoise. Lorsqu’en 1997, au prétexte de raisons de santé, il se retire de son poste de maire tout en conservant la présidence du District. Il désigne son successeur qui au final ne sera élu que par 15 conseillers municipaux communistes ou apparentés. Les deux hommes ne sont pas les mêmes. Toujours est-il qu’en pratiquant ainsi, le maire partant ne transmet pas sa légitimité à son successeur. Loin s’en faut, il l’amoindrit. Pire, dans la compétition PC-PS, il ravive les antagonismes et ouvre la boîte à claques entre les partenaires de la gauche locale. Avec de telles pratiques, on est bien loin de la population et de la démocratie participative défendue aujourd’hui par l’héritier. Cerise sur le gâteau, l’ancien maire en 1999, fringuant, se présente et est élu sur le canton de Montargis dont le périmètre est celui de la ville.

Aujourd’hui, tout le monde se réclame de l’écologie et du Développement Durable. Tout est écolo et durable alors qu’au-delà des mots la réalité est beaucoup moins verte. N’en déplaise à beaucoup, plus que jamais la présence des Verts en politique est justifiée. Alors, sauf à disparaître du paysage montargois, l’attitude des deux principaux protagonistes au soir de la Convention municipale du 12 janvier (voir sur ce Blog) les a « sommés » à faire le choix d’un partenaire. Après avoir écarté l’autonomie pour des raisons de politique locale, il a été décidé de signer un protocole de partenariat (et non de ralliement) avec la liste PS-PRG. La Convention n’y est pas étrangère et les échanges alors tenus nous avaient rassuré sur la capacité de nos interlocuteurs de nous permettre de défendre les idées et le projet municipal que nous portons depuis 2001, alors que nous étions en liste autonome Verts-PRG.

Dont acte, pour 2008 deux listes à gauche se présenteront contre celle du maire UMP sortant. Même si on le regrette, pourquoi pas ? Alors, que chacun mobilise ses électeurs pour faire le meilleur score pour le 9 mars et soit attentif sur le ton mené durant cette campagne de premier tour. Il faut garantir un regroupement « rassembleur » et porteur de second tour. Il n’y aura pas de second tour…En aurait-il eu un, qu’il n’est pas certain que les conditions étaient réunies pour véritablement faire gagner la gauche.

La liste « Avec vous, réunir la Ville » (PS, Verts, PRG) a mené essentiellement une campagne programmatique faite de propositions concrètes. Tous les documents et article de presse de la campagne l’attestent. Les Verts ont ardemment souhaité que leurs partenaires PS ne fassent pas d’écho aux déclarations publiques sur l’absence d’union faite par la tête de liste de « Montargis pour tous ». C’est qu’à force de mettre toujours en avant cette absence d’union, objectivement on créé les conditions de la désunion ce qui en pleine campagne électorale plombe la capacité de construire et de faire émerger les conditions d’un rassemblement dynamique et porteur de succès au second tour.




Des trois listes en présence, seule celle d’« Avec vous, réunir la Ville » annonce clairement les couleurs : PS, Verts et PRG apposent leurs logos sur tous les documents de campagne afin que nul n’ignore qui est qui, qui propose quoi, ce qui n’empêche nullement sur la liste la présence citoyenne de nombreuses personnes non encartées. Les deux autres listes n’ont pas été sincères et n’ont pas clairement joué cartes sur table, ce qui forcément a abusé sans conteste un pourcentage d’électeurs. Ainsi à gauche, le PC n’a pas affiché sa couleur, tout en revendiquant le soutien du MDC de Jean-Pierre Chevènement. N’empêche qu’au soir du 9 mars, la tête de liste « Montargis pour tous » de déclarer : « Le PCF existe toujours à Montargis... », oui mais masqué !

Je laisse au député-maire UMP sa schizophrénie politique. A Montargis il ne fait pas de politique ( !!!)… c’est réservé à Paris. Par contre ce qui interpelle c’est la campagne menée par la liste « Montargis pour tous » par son leader et la galaxie PC de l’agglomération.

Dans leur volonté à se compter sans dire qui ils étaient, ils en ont oublié le respect des autres, à savoir que tout est bon pour laisser entendre que la vraie gauche ce sont eux et eux seuls. Non seulement dans les tracts de campagne, on fait parler des « socialisants », ce qui va bien sûr dans le sens de l’union ( !), mais on efface d’autres sensibilités du « large rassemblement » proposé. Je parle des Verts bien sûr…

Pire, c’est le fiel de la rumeur bien orchestrée. Un bouche à oreille ou les a priori sur des professions, des loisirs, des opinions, qui sont colportés comme autant de discrédit contre des personnes de l’autre liste de gauche suspectée bien sûr de « droitisation ».

Ainsi, il y aurait les bien nés de la gauche incarnée et les autres. Il y aurait les grands prêtres du « dogme », ceux qui savent et qui distribuent des prix d’honneur et d’excellence… et les autres (tous suspects forcément). Il y a ceux qui utilisent le curseur de gauche au gré de leurs besoins.

Mais qui détient la vérité ? Où est-il, le respect des sensibilités que l’on voudrait à tout prix « rassemblées » ? Nulle part, ce qui n’empêche pourtant de verser publiquement des larmes de crocodile sur une « union » de gauche qui finalement n’était pas d’actualité et surtout pas véritablement souhaitée, par ceux-là même qui l’appellent de leurs vœux, ou alors à la condition de dominer « l’union ». Cette conception de l’union n’est pas sincère, et globalement négative. La légitimité des uns ou des autres ne se décrète pas, ni ne s’impose. Elle se gagne. Pas plus qu’elle ne dépend d’une logique comptable de boutiquier qui d’élections en élections exécute sur son ardoise de savantes opérations (additions-soustractions) sur les résultats des différents bureaux de vote, histoire de justifier la position dominante que l’on « revendique ». A ce propos, remarquons que l’absence du vote des quartiers populaires n’est pas réservée qu’à Montargis. C’est un phénomène national.

Durant cette campagne les Verts au-delà des étiquettes formelles ont pris la mesure de la place de chacun. La jeune gauche qu’ils sont, n’accepte pas d’être l’otage d’une histoire locale qui n’est pas la sienne et qui n’intéresse plus personne excepté les adeptes du repli sur soi. Il faut tourner la page. Les résultats de cette municipale nous signifient qu’il y a urgence de sortir sur le fond et la forme de l’histoire locale difficile des partis traditionnels. Il nous faut la dépasser et fonder l’avenir sur l’image positive d’un projet partagé inscrit dans la durée. Il serait intelligent de parler vrai et de reconnaître et d’accepter les différences des uns et des autres, différences que l’on retrouve au sein de l’électorat. C’est à partir de ces différences reconnues et acceptées par tous, dans un respect mutuel que pourront à l’avenir s’opérer des rassemblements gagnants.
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 19:22

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:29
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Merci aux électeurs et électrices.

Les Verts en partenariat avec le PS et le PRG ont participé à la liste « Avec vous, réunir la Ville » conduite par Albert Mimoun. Ensemble, nous avons fait une campagne de propositions qui toutes concernaient la vie quotidienne des gens dans l’idée d’une ville réunie, habitants et quartiers compris.

Sincèrement, je tiens à remercier les 1092 personnes (22,4%) qui nous ont fait confiance. Leur vote n’a pas suffi pour que nous puissions mettre en œuvre notre programme de faire de Montargis une éco-ville dans ses dimensions économiques, sociales et environnementales, avec une participation active des citoyens.

Siégeant dans l’opposition, je défendrai avec toute ma conviction, ce qui touche au Développement Durable et la mise en œuvre d’un Agenda 21. Je le ferai en toute liberté d’esprit, sachant qu’en 2001 avec la liste « Rêver une autre ville » j’étais alors le premier à proposer que Montargis s’engage en actions sur ces sujets. Aujourd’hui avec la liste « Avec vous, réunir la ville » nous avons poursuivi dans nos propositions. Inévitablement, le changement climatique nous impose de nouveaux comportements dans la vie quotidienne et dans nos activités.

Je tiens à dire à tous les Montargois(es) que même dans l’opposition je reste disponible avec l’expérience acquise comme Vice-Président délégué à la formation professionnelle et à l’apprentissage à la Région Centre depuis 1998.

En ces lendemains d’élections je me félicite de la forte poussée de la Gauche et de l’arrivée de nombreux élus(es) Verts y compris dans le Loiret. A ce propos, je salue avec bonheur l’élection de Thierry Soler dans le canton de Chécy avec 61,5%. Ainsi, il est le premier Vert à entrer au Conseil Général de notre département. Et pourquoi pas un jour à Montargis, tout est possible….
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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 19:19
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Une candidature symbolique

Le 9 mars dès le premier tour, la liste du député maire Jean-Pierre Door a obtenu 2762 voix, soit 56,7% des votes exprimés. La liste PS-PRG-Verts a obtenu 1092 voix, soit 22,4% et la liste du PCF a obtenu 1014 voix soit 20,8%. Le score est sans appel, je reviendrai plus largement sur une analyse de la campagne d’ici quelques jours. Le premier Conseil municipal pour l’élection du maire et des adjoints, s’est tenu le vendredi 14 mars. Réélu dans l’opposition, j’ai présenté symboliquement ma candidature au poste de maire et je suis intervenu lors de ce Conseil, dans les termes suivants :


Chers(es) collègues,

A l’instant où notre Conseil doit voter pour désigner son maire, permettez-moi de présenter ma candidature. Je le fais par devoir et de façon symbolique pour signifier et matérialiser la présence d’une opposition dans cette assemblée.

Une fois posé cet acte, je m’adresse au législateur, à savoir au député qui est parmi nous. Je fais le constat que les règles de ce type de scrutin (ici comme ailleurs) sont particulièrement inéquitables. Bien évidemment, sans remettre en cause les résultats du vote des Montargois et des Montargoises de dimanche dernier, je constate que 43,2% des votes exprimés pour les deux listes d’opposition se traduit par 6 élus(es) alors que votre liste avec 13,5% de votes en plus, dispose de 27 sièges. Objectivement et sans esprit partisan (il bénéficie tantôt aux uns tantôt aux autres), je trouve que ce type de scrutin et son calcul de répartition de sièges est profondément disproportionné, même si je pense qu’il est nécessaire qu’un vote dégage une vraie majorité à celui qui arrive en tête, ce qui est le cas ici. Mais a-t-elle besoin d’être numériquement si éloignée des scores ? Je ne le pense pas, tout simplement parce qu’elle déforme la réalité objective du scrutin. C’est un trompe l’œil vis-à-vis de la population, un trompe l’œil également pour les élus(es) de la majorité elle-même, si bien que tout en étant majoritaire, elle se trompe sur son véritable périmètre de représentativité au sein de notre assemblée.

Je ne dis pas cela par hasard. Nouvel élu en 2001, j’ai été stupéfait - et je m’en étais alors exprimé - par l’attitude, le ton et les invectives affichés et proférés par des membres de la majorité municipale d’alors. Personnellement je suis convaincu que ces manifestations et comportements de toute puissance sont favorisés par cette surreprésentation de la Majorité.

Alors, ce soir je fais un vœu. Celui du respect. On peut s’opposer y compris rudement sur des orientations politiques et leur traduction en actions, sans pour autant recevoir en retour des ricanements, interruptions de nos prises de parole ou des conclusions qui laisseraient à penser que décidemment on ne comprend rien à rien. Ces jeux de rôle ne sont pas dignes d’une expression démocratique tranquille.
Je sais, la population ne voit rien puisqu’elle n’est pas présente et n’assiste pas au Conseils municipaux. Mais pour autant, être majoritaire créé des devoirs et tout particulièrement celui de l’écoute et dans le cas présent celui des 43,2% de Montargois sous-représentés ici, je ne parle évidemment pas des abstentionnistes (43,72%) qui faute de vote n’ont pas droit au chapitre. Néanmoins ils existent bel et bien.

Mon autre vœu, c’est d’être utile. Utile quand je m’oppose fermement à des propositions qui heurtent mes convictions et mes orientations, mais utile aussi, c'est-à-dire reconnu et respecté pour ce que je suis et représente (les Verts) quand dans l’opposition je suis force de propositions.

Parce que de culture politique participative et respectueuse de la diversité, je ne suis pas pour une opposition systématique et frontale, sans pour autant être courtisan. Dans l’opposition je siège au Conseil municipal pour l’intérêt bien compris de mes concitoyens et concitoyennes et au service de ma Ville.

Voilà au sein de ce Conseil mes droits et mes devoirs.
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 23:19


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Avec une énorme pensée
pour Ingrid Betancourt
Femme prisonnière depuis plus de six ans


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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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