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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 22:50

STOP A 60 ANS
DE GUERRE



LA PAIX MAINTENANT
ISRAEL-PALESTINE


pour deux  pays libres et indépendants
aux frontières garanties et reconnues
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12 janvier 2009 1 12 /01 /janvier /2009 18:17
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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 15:53
Elections européennes
7 juin 2009


Comme vous devez le savoir, pour les élections europénnes du 7 juin 2009, en France les écologistes toutes familles confondues ont décidé de se rassembler autour de l'initiative de Daniel Cohn Bendit.

Pour avoir été l'un des initiateur et candidat à la première élection européenne au suffrage universel en juin 1979, sous l'intitulé EUROPE ECOLOGIE, je ne résiste pas au plaisir de vous transmettre la carte de voeux du rassemblement des écologistes de 2009. Démarche que je soutiens sans réticence, sachant que les Verts (1984) sont issus du rassemblement qui s'était opéré autour d'EUROPE ECOLOGIE en 1979. Bien évidemment, nous en reparlerons.

Ce rassemblement pourrait être à l'initiative d'élargissement au sein de l'écologie politique.




Lien vers vers le site : http://www.europeecologie.fr/

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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 10:47

 


Crise, vous avez dit crise!



En 2008, la crise financière internationale a tapé fort. Des empires financiers et industriels se sont écroulés, d'autres sont nés. D'une certaine manière, personne n'y échappe et ce sont les moins favorisés qui payent la note. Si faire de la politique c'est prévoir, au vote de leur budget, les collectivités ne peuvent pas faire l'économie d'un état des lieux sur leurs compétences et leur territoire et d'une analyse des retombées visibles ou à avenir. Ne pas se laisser submerger  c'est rester lucide et bien mesurer et comprendre dans quel contexte nous évoluons. Lors de la session plénière des 18 et 19 décembre 2008 au Conseil régional du centre, s'est tenu un débat sur la crise financière, avec un avis du Conseil économique et social régional (CESR) ; voici mon intervention... 



Crise financière ! Bonne question Monsieur le Président, à l’instant où la globalisation de l’économie est devenue folle. Mais peut-on se contenter de cette seule question ? Ne sommes-nous pas aujourd’hui au carrefour de multiples crises : crise financière, crise économique, crise sociale, crise énergétique, crise alimentaire et sanitaire, crise environnementale et climatique, crise sociétale et une autre et pas des moindre, crise idéologique. Parler de la seule crise financière sans avoir les autres en perspective serait à notre sens une faute grave qui prendrait à revers votre volonté affichée d’anticipation. C’est d’autant plus nécessaire qu’à l’évidence on ne peut trouver l’issue crise par crise tant elles sont imbriquées et que toutes nous concernent à titre individuel et collectif. Nous sommes au coeur de la tranversalité.

 

Ces crises sont les symptômes invalidants de la crise idéologique. Crise qui ne sévit pas qu’en France, mais globalement dans tous les endroits stratégiques de la planète : USA, Europe, Russie, sans oublier la Chine. Cette absence d’idéologie a fait place au dogme du libre échange économique qui désormais est la seule vérité possible des élites économico-politico-médiatiques. Nous sommes au cœur du conformisme de la pensée unique des classes pensantes et dirigeantes.

 

Il n’est pas besoin de faire partie des élites pour constater que le libre échange est devenu une nuisance sociale, environnementale et sociétale majeure, qui pourrait aller jusqu’à mettre en cause les fondements des démocraties existantes, c’est un vrai danger. Autour du libre échange et de ses crises, les enjeux sont majeurs pour le devenir de nos sociétés. Aujourd’hui, autour de la crise financière, la question du libre échange ne devrait même plus se poser tant ses effets négatifs s’affichent tous les jours : moins d’Etat, moins de social, baisse des revenus pour le plus grand nombre (actifs et retraités), émergence de travailleurs et étudiants pauvres, liquidation accélérée de l’appareil productif français et européen, manque cruel de logements sociaux, une fonction publique sous pression du marché de la globalisation, etc…

 

La liste n’est pas exhaustive loin s’en faut. Même, si comme le remarquait le CESR (Conseil Economique et Social Régional) fin septembre de cette année (2008) la région Centre maintient comme en 2007 un excédent de 880 millions d’€ du commerce extérieur, dans le même temps la France enregistre un déficit de 54 milliards d’€, alors… tout est très relatif.

 

Les habitants de notre région souffrent, les entreprises souffrent, notre institution souffre. Les effets de cette croyance quasi religieuse dans le libre échange sont dévastateurs et perçus comme tels par une très large majorité de la population. L’obsession du profit à court terme n’affecte pas seulement les marchés financiers. Elle est la loi d’un monde sans perspective qui met en compétition les salaires et l’ensemble des coûts de production, y compris ceux des services, voire ceux de la recherche,  au moins disant des pays aux travailleurs à très bas coûts.

 

La globalisation est le monde de l’inégalité qui ne se développe pas seulement en Orient ou en Afrique mais ici en Europe, en France et en région Centre.

 

Quand on encourage les entreprises moyennes et petites à s’engager dans la compétitivité internationale, elles doivent s’adapter à des règles du jeu qui viennent d’ailleurs et qu’elles ne maitrisent pas, pas plus que nous ici au Conseil régional. Quel sens donne-t-on à cette compétitivité et quels risques faisons-nous courir aux salariés qui d’un jour à l’autre peuvent être jetés comme des kleenex et pour quel projet de société ? Ne serait-ce pas la question à se poser pour la future sortie de crise, mais quand ?

 

Les Verts n’imaginent pas que l’on poursuive à l’avenir de développer les mêmes causes qui fatalement entraineront les mêmes effets en crescendo et peut-être jusqu’à la guerre tant la compétition internationale est rude et sans merci. Les solutions ne sont plus dans les baisses des taux d’intérêt alors que pour nous, elles passent par la reconquête de la maitrise de l’économie.

 

Citoyen du monde je suis, mais pas n’importe quel monde ,et en tant que citoyen élu je me dois de porter assistance à la population en difficulté ou en danger de paupérisation sans cesse grandissante, nous le voyons bien dans les publics stagiaires de la formation professionnelle. Je ne suis pas partisan d’une économie planifiée à la soviétique. Je suis pour une économie de marché, mais régulée. Je crois que le commerce international a toujours existé. Souvenons-nous de la Route de la soie ou  celle des épices, mais, dans l’histoire économique, des phases de protection peuvent s’avérer nécessaires et nous y sommes. Pour redonner du sens et un projet de société à l’Europe nous serions bien inspirés de développer un protectionnisme à l’échelle européenne. Ce protectionnisme européen est une attente d’une majorité de français à la tête desquels on retrouve 67% des femmes favorables, de 18 à 24 ans (contre : 18%). Les plus de 65 ans sont contre le protectionnisme à 48%  (pour : 29%). Les ouvriers sont à 63% pour (contre : 19%), les salariés du secteur privé sont pour à 58% (contre : 29%), le secteur public est plus réservé parce que se sentant encore protégé, néanmoins 48% pour (contre : 38%), la seule catégorie professionnelle qui est hostile mais de peu sont les cadres et professions intellectuelles supérieures, 45% contre (43% : pour le protectionnisme).

 


Ce protectionnisme européen ne serait ni honteux, ni peureux, ni populiste mais populaire parce qu’il rapprocherait les élus de la population. Ce protectionnisme serait audacieux, actif et inventif avec pour objet de redonner confiance et espoir aux peuples européens et de réinventer un vivre ensemble plus juste et plus harmonieux, ce que ne permet pas l’actuel libre échange.

 

A propos de cette crise, Monsieur le Président, devant une autre assemblée, vous nous avez encouragé à trouver des modalités et postures d’intervention innovantes et en rupture pour répondre socialement aux besoins de la population. Qu’on se le dise, la globalisation du libre échange ne sera jamais sociale. En soi, le protectionnisme n’est pas nouveau, mais au vu des crises précitées, c’est son périmètre, sa forme autour du Développement Durable et ses modalités d’échange avec les pays du sud qui pourraient le devenir. Sans doute durant une période intermédiaire il nous faudra accompagner notre territoire, son économie et socialement sa population, vous l’avez dit. La Région n’a pas la capacité à décider pour l’Europe, mais rien ne lui interdit de s’engager tel un laboratoire de recherche dans les expérimentations de relocalisation  de l’activité économique. Désormais, c’est idéologiquement et concrètement que le débat est ouvert autour de la future sortie de crise. 

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 13:12



Le pire est arrivé.




C'est le lundi 8 décembre 2008, lors de la signature de l'accord cadre sur la Formation professionnelle tout au long de la vie avec les partenaires sociaux, à l'hôtel de région, que j'ai vu Bernard pour la dernière fois. A son départ, je l'ai raccompagné dans le hall. L'oeil vif et malicieux, le sourire au coin des lèvres, il se réjouissait à l'avance de son départ en Allemagne le surlendemain...


Il s'agissait pour lui d'accompagner  deux de ses apprentis zingueurs qui avait été lauréats du prix national Artibat à Nantes, ainsi que deux formateurs pour visiter les mines d'ardoises de Coblence. C'était à la fois un acte de reconnaissance des compétences des personnes, mais aussi, comme savait le faire Bernard, une ouverture de l'horizon de chacun. Et puis, en grand amateur de la langue de Goethe, il allait être l'interprête du voyage. Et pour lui, il n'y avait pas de petit plaisir. C'est le jeudi en fin de matinée à 400m sous terre que le rendez-vous fatal l'a surpris. Bernard est décédé le mardi 16 décembre sans avoir repris connaissance.


Bernard aux épeuves internationales des Olypiades des Métiers au Japon en novembre 2007


Bernard Darada était directeur du CFA du bâtiment de Blois depuis 1997. En 1998, je l'ai découvert en prenant ma délégation à l'apprentissage. J'avais face à moi un acteur respectueux du partenariat. Un acteur, attentif, actif et réactif dans sa relation avec le Conseil. C'était un grand professionnel qui aimait son boulot à savoir transmettre aux jeunes non seulement le bon geste professionnel mais aussi de développer leurs dimensions personnelles et citoyennes. Il était exigeant, rigoureux mais pas rigide, attentif, curieux, disponible. Il était dans un engagement total et sans compter. Pour lui, l'apprentissage était une aventure humaine ce qui l'engagea fortement dans la mobilité européenne de ses jeunes.


A propos de mobilité, je peux témoigner de la qualité du réseau d'entreprises et d'organismes de formation qu'il a développé en Autriche autour de la plâtrerie et du bois. Une palette diversifiée qui permettait aux jeunes durant six mois et dans d'excellentes conditions de vie professionnelle et personnelle de découvrir des méthodes et pratiques de leur métier différentes des nôtres, tout en développant l'apprentissage et la connaissance d'une langue étrangère. Bien évidemment, Bernard avait développé avec les différents partenaires autrichiens des relations professionnelles certes, mais aussi chaleureuses et amicales. C'était lui.

 


Bernard avec deux de "ses" apprentis en stage dans l'entreprise Pagitsch en Autriche (Mai 2007)


C'est en travaillant que l'on découvre les individus, et je dois dire que durant ces 11 années, au delà de nos postures officielles différentes, notre relation personnelle n'a eu de cesse d'évoluer. Par délà nos différences individuelles, nous avons développé ce qui nous rapprochait.


Ce grand ch'ti, amoureux de la mer et de Saint-Malo était un pédagogue tout en finesse, alternant le sérieux-sérieux d'avec une espièglerie affûtée. Il était jovial, convivial, et aussi franchement drôle. Il était trop, lorsqu'il nous disait sur le ton de la confidence "attends, je vais t'en raconter une" et c'était multiplié par dix lorsque l'histoire se déclinait en ch'ti. Il nous faisait alors pleurer de rire avec sa mine qui épousait les mots, l'accent et le phrasé. Un vrai, je dis bien un véritable acteur qui aurait eu toute sa place auprès de Dany Boon, tant il était plus ch'ti que nature. Il était aussi sensible, lors de la visite du camp de Mauthausen, je me souviens de cette larme qui coulait sur sa joue et qu'avec beaucoup de pudeur il écrasa discrètement.


Mardi 23 décembre, il fait froid et gris avec un petit vent qui juste accentue la fraicheur. Petits individus de sombre vêtus nous piétinons devant la cathédrale de Blois. Dis Bernard, que fais tu là dans la boite vernie, dans le fourgon devant nous. Hébétés, les uns et les autres nous nous saluons. Il y a dans cet instant de l'incompréhension et un immense chagrin d'être là, silencieux à tes côtés. Il y a même tes amis autrichiens qui ont fait le voyage. Dans de tels moments, on mesure la pauvreté des mots et du vocabulaire.

Tu es encore là parmi nous. A ta manière tu nous signifies et nous rappelles notre fragilité. Aujourd'hui tu provoques une immense peine aux tiens et à tes amis. Mais un jour, chacun de nous est appelé à commettre ce qui tu nous fais aujourd'hui. Ainsi va cette vie si forte mais aussi si fragile.


Bernard, tel un acteur, tu es parti en situation et dans ton rôle. Finalement c'est bien toi. On te remercie pour tout et pour l'homme de bien que tu es et qui restera toujours très vivant dans nos coeurs et notre souvenir. Merci pour tout.


Bernard Darada


 

Au mois de septembre 2008 Bernard et Bernadette sa femme nous avaient envoyé cette petite vidéo avec ce

message:

Aux amoureux des phares,

Aux amoureux de la Bretagne,

A vous qui avez l'humilité de vous dire que nous sommes bien petits mais parfois malfaisants...

Les phares sont désormais automatiques. Pensez à ceux qui, de garde, il y a quelques années, étaient au travail un tel jour

 


Partageons ce spectacle en souvenir de Bernard.

 

 

 


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5 janvier 2009 1 05 /01 /janvier /2009 22:28
TOUT VA BIEN
SI... SI... 

même que tous les jours de l'année, nous arrivent à un rythme soutenu et dans tous les domaines rien que des bonnes nouvelles. Afin de les bien recevoir, je vous souhaite, un solide optimisme et une capacité de réaction à la hauteur des nécessités de l'heure pour cette année 2009

 
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 10:06
CHRONIQUE D'UNE FAILLITE ANNONCEE

 


Surprise, surprise, lorsqu'au menu du conseil municipal du 19 décembre 2008 à Montargis, a été présenté aux élus communaux un rapport de la chambre régionale des comptes du Centre sur la gestion de la commune de Montargis pour la période 2002-2006  Surprise, surprise d'apprendre  que la situation financière de notre ville s'est dégradée. Les élus de la minorité le savaient déjà, mais là ce ne sont plus eux qui le disent mais bien des magistrats instructeurs. La réalité d'une certaine manière rattrape l'équipe du Député maire. Embarras du côté de la majorité et vifs commentaires des groupes de la minorité municipale. Reste que des élections gagnées ne donnent pas tous les privilèges et surtout pas celui de reporter sur les générations à venir les remboursements des dettes d'une politique approximative de monsieur Door. Quoiqu'il dise aujourd'hui, de toutes les manières il faudra bien un jour rembourser ces excès. Montargis n'est pas une banque, à savoir que sa dette qui ne cesse d'augmenter ne s'effacera pas par miracle comme nous l'avons observé par ailleurs l'automne dernier. L'affaire est d'importance et nous serons amenés à en reparler rapidement. En attendant, voici mon intervention durant ce conseil. Elle donne déjà quelques éléments sur le fond du rapport..

 

 


 

Le rapport d’observations définitives arrêté par la chambre régionale des comptes lors de sa séance du 3 septembre dernier se prononce sur la fiabilité des comptes et la transparence de l’information, la situation financière de la commune, la gestion du personnel et les relations de la commune avec le comité des œuvres sociales, durant la période 2002-2006.

 

A la lecture de ce rapport d’observation, il est clair que la gondole de la Venise du Gâtinais prend l’eau !

 

Je ne reprendrai pas ici le rapport ligne par ligne. Chaque membre du Conseil dispose du même document et pourra en juger.

 

Néanmoins, je relève un certain nombre de points particuliers.

 

Je remarque tout d’abord que l’excédent brut de fonctionnement ou épargne de gestion s’est considérablement réduit depuis 2002, passant de 202€ pour Montargis, alors qu’il était pour la moyenne équivalent démographique de 192€ et que en 2006 il n’est plus que de 162€ pour Montargis et que la moyenne est passée à 200€.

 

Je remarque également que pour la même période, bien que l’évolution des recettes soit plus rapide que celle des dépenses, le résultat de la section d’investissements est constamment négatif sur l’ensemble de la période.

 

Je remarque toujours que les taux de taxe d’habitation et la taxe foncière sur le bâti sont respectivement de 6,25 points et 16,69 points supérieurs aux taux moyens nationaux.

 

La Cour des Comptes signale que bien qu’en diminution, la pression fiscale exercée par la commune demeure à un niveau très élevé, et qu’en conséquence, les marges de manœuvre de la collectivité en matière de fiscalité, sont assez réduites.

 

Ce qui me pose véritablement souci, pour ne pas dire plus, c’est que entre 2002 et 2006 comme il est dit dans ce rapport, le montant annuel de nouveaux emprunts par habitant s’est accru de + 14,93% alors que pour la moyenne des communes équivalentes n’a été que de + 0,87% !

 

Aujourd’hui, l’encourt de la dette par habitant de Montargis, présente une évolution de près de 30% entre 2002 et 2006, et s’établit au 31 décembre 2006 à 1340€, soit 42% au dessus de la moyenne.

 

Et comme le dit le même rapport, la situation de notre commune s’est donc dégradée, et qu’à périmètre constant, les marges de manœuvre de la collectivité se sont réduites. La pression fiscale étant à un niveau élevé, ce qui limite pour l’avenir les possibilités de recours à de nouveaux emprunts pour financer les dépenses d’investissement.

 

En quelque sorte, nous sommes au taquet, et vous avez reporté pour la génération à venir le remboursement de votre gestion improvisée.

 

Quand je parle d’improvisation, je ne pense pas exagérer le trait, puisque sur la tenue des comptes et transparence de l’information, concernant l’état de l’actif, aucun état du budget principal, ni des budgets annexes n’a pu être produit depuis l’exercice 2001.

 

A remarquer encore concernant la publicité et l’information relative aux subventions accordées, il est indiqué que la Ville ne s’est pas totalement conformée aux dispositions de la Loi du 23 mai 2006.

 

Concernant l’information et la publicité sur la gestion des services publics locaux, il est pointé quelques retards dans l’examen ou la remise des rapports tant de la Lyonnaise des Eaux que pour la Société Vinci Park pour la gestion des parcs de stationnements. La commune n’a pas fourni d’éléments probants concernant la présentation du rapport sur la gestion des parcs de stationnements.

 

A remarquer également que si la Ville s’est dotée d’une commission consultative des services publics locaux, les réunions de cette commission n’ont toutefois pas fait l’objet de la rédaction de compte rendus. Pour siéger à cette commission depuis le dernier Conseil municipal, j’attire votre attention sur le fait que les Conseillers devraient recevoir à l’avance les rapports sur lesquels ils doivent travailler. La simple remise sur table des dossiers ne nous permet pas d’en prendre connaissance véritablement.

 

A ce propos, la Cour des Comptes demande une meilleure diffusion de l’information sur la gestion des services publics, tant auprès du Conseil municipal que des usagers.




 

Concernant la gestion du personnel, la Cour observe un décalage entre le nombre de postes ouverts et le nombre de postes pourvus, et remarque que 27% des postes ouverts ne sont pas pourvus. Y-aurait-il un lien entre l’externalisation d’activités normalement réalisée en régie au sein de la commune ?

 

Ou encore sur les absences de remplacement des départs.

 

La Cour des Comptes remarque que ces pratiques ne relèvent toutefois pas d’une démarche finalisée de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Elle dit encore que la commune, c'est-à-dire vous-même, n’a pas défini les priorités et les objectifs de performance en matière de gestion du personnel, et remarque à titre illustratif que la vlle de Montargis ne dispose que d’états ponctuels de prévision des départs en retraite. Si je lis et comprends bien, c’est une gestion à l’aveugle des ressources humaines de notre commune.

 

La Cour remarque sur les évolutions des carrières et la formation une gestion passive des ressources humaines. Ainsi la commune n’a pas défini de politique de formation et n’a pas établi de plan de formation durant toutes ces années, contrairement aux dispositions légales.

 

Même si aujourd’hui vous prétendez vouloir mettre un plan de formation, il est clair que pour les personnels concernés, le temps perdu ne se rattrapera pas.

 

Toujours sur la même veine, la commune n’a pas produit de bilan social en 2003 et 2005, toujours en contradiction avec les dispositions législatives, bravo Monsieur le député maire.

 

Concernant l’emploi des travailleurs handicapés, des mutilés de guerre et assimilés, en application du code du travail, la Cour remarque que la commune n’a pas été en mesure de démontrer qu’elle respectait cette obligation d’emploi.

 

De la même manière, aucun rapport n’a été réalisé concernant le nombre de fonctionnaires mis à disposition, les organismes bénéficiaires de ces mises à disposition, ainsi que le nombre des personnels de droit privé mis à disposition. Toujours obligation légale.

 

La Cour des Comptes enregistre que la commune a également indiqué qu’elle ne disposait pas de tableau de bord de la fonction ressources humaines et qu’au total la collectivité ne dispose pas des outils de pilotage, obligatoires ou non, qui lui permettrait de maîtriser et d’améliorer la gestion de ses ressources humaines.

 

Il a été relevé un certain nombre d’irrégularités concernant les modalités procédurales de mise à disposition qui n’ont pas été respectées, du conservateur de bibliothèque en 2006 et d’agents communaux auprès des comités des œuvres sociales sur la période 2007.

 

Les avis de la commission administrative paritaire, ainsi que celui des agents concernés, n’ont ainsi jamais été recueillis.

 

Des erreurs et irrégularités encore, sur la rémunération de sept agents, ce qui illustre tout à fait le défaut d’outil de contrôle et de réactivité dans mise en œuvre de la réglementation applicable à la rémunération des agents communaux.

 

Irrégularités encore autour du recrutement du directeur de la sécurité urbaine. Un comble ! Avec « petits arrangements » autour des dates de recrutement, si bien que cet arrêté ne comporte pas de référence au numéro d’enregistrement du centre de gestion de la fonction publique territoriale.

Petits arrangements au terme du contrat du directeur de la sécurité urbaine, qui a bénéficié d’une augmentation de 20% de sa rémunération mensuelle brute et d’une indexation de sa rémunération sur les augmentations légales de la valeur de l’indice 100 pour les agents des collectivités territoriales. Ces conditions qui modifient substantiellement par avenant les conditions du contrat de travail, n’ont fait à aucun moment, contrairement à la réglementation, l’objet d’une délibération préalable de l’assemblée délibérante à savoir le Conseil municipal. Il y a dans ces pratiques de l’excès de pouvoir du premier magistrat.

 

Une embauche du directeur des services techniques pour une durée de trois ans, avec une publicité limitée, ce qui laissait peu de chance d’une concurrence à la personne à l’évidence choisie d’avance.

 

La Cour remarque la nécessité de professionnaliser la gestion du personnel, d’une part pour respecter totalement la législation et les règlements en vigueur, d’autre part pour satisfaire au meilleur coût les besoins de la collectivité et les aspirations de ses agents.

 

Monsieur le député maire, justement la richesse de notre collectivité repose sur le personnel communal, mais encore faut-il lui faire confiance au-delà des sourires et des poignées de main. Il faut donner à tous nos personnels les meilleures chances d’épanouissement pour leur carrière professionnelle. Il en va du bon développement de notre Ville, bien au-delà des travaux visibles par la population.

 

A ce propos, en cette période de fin d’année, je tiens à remercier l’ensemble des agents de notre commune pour leur engagement, alors qu’à l’évidence ils ne disposent pas des meilleurs outils pour leur épanouissement professionnel et personnel.

 

Un dernier mot sur le rapport de la Cour des Comptes qui concernant le comité des œuvres sociales, pointe des confusions entre les comptes de résultats et de bilans qui sont présentés et qui encouragent notre commune de conclure une convention avec le comité des œuvres sociales, afin d’apporter une transparence incontestable de ses relations avec l’association et de s’assurer de l’utilisation conforme des subventions attribuées.

 

Je disais tout à l’heure que nous naviguions à vue, j’en avais le sentiment auparavant, j’en ai aujourd’hui la preuve par ce rapport de la Chambre Régionale des Comptes. Ce n’est pas rassurant pour les habitants de Montargis.

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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 10:50
En ces temps difficiles pour beaucoup, je vous souhaite de passer ces fêtes en toute convialité entre famille et amis, afin d'oublier quelques heures ou quelques jours les dures réalités d'un quotidien pas toujours simple.

Bonnes tes
 à
  toutes et tous...
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 14:36

La dépression au cœur

de la modernité…


Les 17èmes Entretiens de Millançay dans le Loir-et-Cher, organisés par Philippe Desbrosses et l’Intelligence Verte, se sont tenus les 3,4 et 5 octobre derniers. « Santé et modes de vie », les médecines et alimentation du futur étaient les thèmes de ces entretiens sous la présidence du Professeur David Servan-Schreiber. Ces Entretiens de Millançay sont comme le vin, il y a des bons crus, des plus moyens et des franchement très bons. Cette année c’était un très bon, sur lequel je reviendrais sans doute.


Pour la seconde année, un débat a été consacré à une thématique en lien avec les élus politiques. Ainsi le vendredi 3 octobre se sont déroulées 2 heures de débat autour de « politique et santé » auquel participaient Philippe Bodard, maire, conseiller général, vice-président de la Communauté d’Agglomération Angers - Loire Métropole, Geneviève Ausol qui n’est pas élue mais qui fut il y a vingt ans collaboratrice au Ministère de l’Environnement d’Huguette Bouchardeau et actuellement à Lyon collaboratrice auprès du maire Gérard Colomb. Elle organise directement avec lui et les élus(es) du Grand Lyon « les dialogues en Humanité », et de moi-même en tant que Vice-Président de la région Centre et Conseiller municipal. Le débat était animé par Ruth Stegassy, réalisatrice de France Culture et de son émission le samedi matin à 7h05 « Terre à Terre ».



Etaient prévus aux côtés des politiques présents, des scientifiques qui devaient répondre à la question : « La dépression au cœur de la modernité. Pourquoi la société civile n’a-t-elle jamais aussi bien réussi « techniquement » et se porte-t-elle aussi mal « humainement ? ». Vaste débat qu’il est forcément impossible d’épuiser en 120 minutes. Malgré l’absence de scientifiques sur le plateau nous avons néanmoins décidé d’intervenir sur le politique. J’avais préparé quelques notes que je pensais développer durant le débat. Pas de chance, notre animatrice débuta à sa manière ce qui ne m’a pas permis de suivre le plan que je m’étais fixé, mais et surtout de sortir des habituels échanges et poncifs entre public et élus(es). Cette entrée en matière à mon sens ne nous a pas permis d’entrer dans le vif et le fond du sujet proposé. On fera mieux la prochaine fois…


Le thème étant vaste et multifactoriel, j’avais pris le parti de limiter mes interventions à quatre points principaux : sur la formulation de la question elle-même, sur le rôle des élus (es), sur l’évolution du multimédia et sur le stress au travail. Chaque sujet mériterait un débat à lui seul, aussi je me serais limité à effleurer les sujets en quelques mots. J’imaginais alors que la salle rebondirait, ouvrant ainsi des fenêtres d’échanges. Voici les quelques points que j’envisageais d’aborder en les développant un peu. Sur le sujet lui-même à savoir « la société civile qui n’aurait jamais aussi bien réussi ( !). Et si la modernité comme la jeunesse était un « état » ? Si oui, la modernité d’aujourd’hui s’inscrit dans la suite des modernités précédentes. Alors, c’est donc bien une société industriellement et culturellement des plus développées et à la hauteur de la modernité de l’époque qui en Allemagne et en Autriche a basculé dans la dépression (économique, chômage et moral), mais surtout dans une psychose collective non pas sournoisement comme dans la dépression mais par idéologie et choix politiques. Hitler et les nazis ne sont-ils pas arrivés au pouvoir par les urnes ? Preuve que des choix politiques dans une démocratie peuvent engendrer un grand mal-être, voire une violence extrême pour des catégories d’individus, voire des peuples entiers. Pire, une folie collective peut être banalisée au point d’être organisée et planifiée méthodiquement et exécutée froidement administrativement et industriellement. Ainsi, on peut tout à fait bien réussir techniquement et se porter fort mal humainement. C’était dans les années 30 et 40 du 20ème siècle, ici en Europe. Aujourd’hui sous d’autres formes ces banalisations de rapports de force politiques existent toujours, de par le monde, y compris en Europe (voir l’éclatement de l’ex-Yougoslavie). Je ne force pas le trait pour dire que des décisions politiques peuvent faire très très mal.


Après avoir remis dans une perspective temporelle le fond du sujet, j’aurais aimé aborder le rôle des élus(es) qui sur les 550 000 qu’ils sont en France ne sont pas tous au même niveau d’intervention. C’est quoi un élu ? Un décideur sans aucun doute, mais pour moi ce doit être dans tous les cas un citoyen médiateur au sens de l’art civil du vivre ensemble. Cela oblige à l’humilité, à l’écoute, à la curiosité et à la découverte, tout simplement parce que, de façon innée, l’élu n’a pas réponse à tout. C’est quoi un élu, sinon un citoyen qui a choisit un temps donné de sa vie d’engager beaucoup de disponibilité de sa personne au service de la communauté (collectivité) et de l’intérêt général. Après qu’il le fasse pour lui ou pour les autres c’est un autre débat. Il y a autant d’élus différents que d’individus ce qui n’empêche pas des profils correspondants à des catégories d’élus (comportement, méthode de travail, etc…). Il existe bien un réel corporatisme du politique, mais ni plus ni moins que sur d’autres catégories d’activités. La différence, tourne autour de la notion de pouvoir à la fois réelle mais aussi supposée ou illusoire, tant les lieux de pouvoir sont multiples et se chevauchent. Néanmoins le fantasme du pouvoir vient à la fois des élus eux-mêmes mais aussi de l’ensemble de leurs électeurs et de la population qui ont la tentation de mettre tous les élus dans le même sac. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’élus locaux l’engagement idéologique est très présent (même si ces élus sont non encartés). De par les choix à faire et ils sont multiples, ils ne sont jamais neutres même si il n’y parait pas. Toutes les décisions engagent l’environnement économique, social, naturel et culturel de tout un chacun personnellement et collectivement. Ils accompagnent tel ou tel type de développement, voilà en quoi ces choix ne sont pas neutres et sont engagés idéologiquement. Pour moi, le politique n’est pas qu’une affaire de pouvoir ni de toute puissance, je dis que c’est avant tout une prise de responsabilité et ce n’est pas tout à fait la même posture.


Afin de rester au cœur du thème de la table ronde : « la dépression au cœur de la modernité. Pourquoi la sociétécivile n’a-t-elle jamais aussi bien réussi ? », je souhaitais aborder la fantastique révolution que nous vivons autour du numérique et l’automatisation envahissante de toutes sortes de services de la vie quotidienne. Cependant sur ces sujets comme sur d’autres, en tant qu’élu il me faut rester lucide, ce qui en aucun cas n’est synonyme de peur. La peur paralyse, la lucidité permet de chercher à élaborer des concepts humainement soutenables pour accompagner ces mutations et à les faire évoluer. L’évolution technologique n’est pas nécessairement signe d’humanité. Nous l’avons vérifié au XXème siècle. Aujourd’hui, les violences prolifèrent au sein d’une civilisation technologiquement évoluée et qui repose en priorité sur le culte de la communication et du profit. Si les multimédias sont d’extraordinaires outils aux performances qui semblent sans limites, gare à leur utilisation empirique. Par eux et grâce à eux on peut de façon optimiste dire que nous entrons dans la société de connaissance, ce qui serait positif. Mais, et il y a un mais, leur arrivée massive créé des transformations lourdes de la vie en commun qui pourraient, et, la tendance est déjà engagée, entrainer à un phénomène de décivilisation des comportements et ce jusque dans la cellule familiale de base.

Mais pas seulement, le « Happy slapping » (gifles joyeuses) en est un bel exemple. Il s’agit le plus souvent d’agressions violentes d’hommes et de femmes dans un lieu public, le tout filmé à partir d’un téléphone portable et d’envoyer cette téléréalité ou « caméra cachée » sur l’internet. A quand les viols et les meurtres en direct ? Si l’on n’y prend garde la technologie domine au quotidien (voir l’addiction au téléphone portable).

Avec l’internet on peut vivre en temps réel. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer des listes de discussion. C’est à celui qui est le plus réactif et ce parfois jour et nuit (addiction encore). Le contenu de ces réactions n’ont ni recul ni distance sur les échanges entre internautes. La réflexion ne s’élabore plus si bien que l’outil formate l’utilisateur à une réactivité plus technologique qu’humaine. Il y a bien là une violence diffuse qui déshumanise le dialogue et conditionne les personnes qui le pratiquent sous cette forme. Le contenu de certains messages ou sms (en phonétique - perte du vocabulaire et de l’orthographe pour les plus jeunes) sont parfois d’une violence rare. Violence, qui le plus souvent ne serait pas de cette intensité en face à face, ou ne s’écrirait pas dans un courrier classique. De plus, les échanges non médiatisés et en direct s’effectuent dans des espaces restreints et ne diffusent pas au-delà, comme cela est possible aujourd’hui au monde entier ce qui peut être d’une violence extrême et porter à des personnes des préjudices considérables. Au-delà des listes de discussion, l’internet peut être utilisé pour toutes sortes de nouvelles qui mériteraient des vrais mots et du face à face (licenciements, informations médicales, bancaires, administratives, etc…). Ainsi, la très forte poussée de la médiatisation et la multiplication de ces outils semblent désinhiber les individus de toute retenue. Ils trouvent naturel et normal d’avoir une expression violente sous de multiples formes, sans même parfois en avoir une parfaite conscience tant ce type d’expression se banalise et devient « normal ». Ces outils modifient considérablement les comportements des individus et de la société. Dans cette volonté d’inscrire notre société dans une vie en temps réel et à l’accès du désir immédiat, l’insatisfaction règne. Le zapping généralisé en est le symptôme. Dans une civilisation technologiquement évoluée et qui repose essentiellement sur le culte de la communication (économiquement très fructueuse tant son marché semble infini), des violences de toutes sortes prolifèrent. Ces technologies dérangent et bousculent par leur brusquerie en contradiction à la société de la connaissance annoncée (et possible), tout en favorisant le repli civilisationnel auquel je faisais référence plus haut. La violence commence ou se termine la parole, et la parole ce sont des mots si bien que par une perte avérée de repères, nous sommes en perte d’humanité. Le défi qui se pose aux élus et à la société n’est pas celui d’un contrôle sécuritaire du multimédia mais celui, prioritaire, de l’éducation à leur bonne connaissance et utilisation non pas seulement professionnel ou technologique mais général au même titre que le savoir lire, écrire, compter. Ce n’est pas uniquement une affaire d’outil mais celle d’une compréhension du comment il doit être utilisé en l’inscrivant dans la boîte à outil d’une civilisation humainement développée et dans la continuité de ses acquis culturels. 


Je ne développerais pas l’incroyable traçabilité que ces technologies développent comme surveillance des individus pas plus que du formidable champ électromagnétique dans lequel désormais nous évoluons, qui pourrait bien à terme s’avérer comme un problème de santé publique majeur. 


Un mot encore sur l’automatisation de toutes sortes de services. Qui n’a pas connu une solitude désarmante de jour comme de nuit à se retrouver face aux dysfonctionnements de ces machines qui vous refusent le service dûment demandé et payé et qui vous laissent sans interlocuteur parfois dans des situations très difficiles (avalage de carte sans raison, portes ou barrières qui ne s’ouvrent pas alors qu’elles devraient, etc…). Sans parler des plate-formes téléphoniques qui vous baladent à X€ la minute, et vous laissent en rade passé un certain temps sans que votre problème soit résolu et sans interlocuteur référent.


Compte tenu du thème des Entretiens autour de la santé, pour des politiques un quatrième sujet me paraissait incontournable : celui du stress au travail. Aujourd’hui, autour de l’horreur économique, nous assistons à une orgie de violence sociale due à la dureté et à la précarité du travail et de l’emploi qui sont génératrices d’inquiétude et d’angoisse pour les individus. Ainsi, nombre de salariés se trouvent de plus en plus seuls et assujettis à des objectifs qu’ils ne peuvent atteindre. D’après l’OMS, la France est le troisième pays au monde après l’Ukraine et les Etats-Unis à développer des dépressions liées au travail. Toujours d’après l’OMS, en France 400 personnes par an se suicident après avoir vécu des situations de stress ou de harcèlement au travail. Qu’ils évoluent dans le privé ou dans le public, 20% du total des salariés disent éprouver une souffrance au travail. Ce mal être des personnes a un coût que le Bureau International du Travail estime à 4% du Produit Intérieur Brut, soit pour la France 60 milliards d’euros. Il faut savoir que ces salariés se confient peu, estimant que c’est inutile voire dangereux pour leur avenir professionnel. Pourtant le Code du Travail (mais qu’en restera-t-il d’ici quelques temps ?) fait obligation aux employeurs d’évaluer les risques professionnels, y compris les risques psychosociaux. La jurisprudence leur impose même une obligation de résultat. De plus, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) précise qu’un suicide ou une tentative de suicide constitue pour l’entreprise à la fois une situation d’urgence à gérer et un signal d’alerte sur un possible phénomène de malaise plus largement répandu. Aucun salarié ne devrait subir les agissements répétés de harcèlement moral susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.


En donnant de suite la parole à la salle, le choix de l’animatrice n’a pas permis de sortir des poncifs habituels sur le politique. Il n’a pas été possible d’engager un dialogue sur l’action politique autrement que sur les a priori et des jugements arbitraires habituels, réducteurs et sommaires qui feraient qu’il y aurait d’un côté les vilains politiques et de l’autre les vertueux citoyens. L’une des toutes premières interventions ne fut-elle pas : « les élus sont là pour se servir ». C’est un peu court et cela vous oriente un débat. C’est aussi un peu vite oublier qu’on a les « maîtres » que l’on mérite et que si l’on est pas satisfait des élus en place, en tant que citoyen, on relève ses manches et on prend ses responsabilités, alors que je remarque que la classe politique française est statique ce qui signifie que les citoyens s’engagent peu en politique. On aurait pu parler par exemple de l’absence de statut des élus ce qui est une carence qui explique, pour la France, bien des dérèglements de notre démocratie. Pour la faire vivre, le seul vote ne suffit pas. « Le politique laisse faire », faudrait-il encore que les citoyens s’engagent auprès des élus, c’est en cela que la démocratie ne se suffit pas de simples scrutins. « Les politiques sont silencieux », pourtant tous ne le sont pas, mais c’est un peu vite évacuer le poids des médias, alors comment communiquer avec les citoyens ? Plus positive fut la question sur la participation qui disons-le est en lien avec la question précédente. Oui, la participation est un des leviers qui devrait associer la population à la gestion de la collectivité et la vie de la Cité. Mais la participation ne se décrète pas et ne va pas de soi, ni du côté des élus, ni de la population. Ce n’est pas une aimable discussion entre soi, mais une construction collective. Elle oblige rigueur, sans rigidité, et comporte un certain nombre de règles. Pour la pratiquer moi-même à différents échelons j’en connais à la fois les caractères positifs en terme d’animation mais aussi quelles pourraient en être les marges de progression sur une pratique de dialogue qui reste encore à inventer…De plus, rien n’est jamais acquis, et un changement de culture sur la gouvernance (du vertical au transversal) est toujours remis en cause par quelques intérêts particuliers ou parcelles de pouvoir vraies ou supposées, à conserver.


Une dernière remarque qui m’interpelle beaucoup, c’est le besoin d’amour exprimés par nombre de personnes de l’assistance. Ainsi le politique devrait être plein d’amour pour tous. Si c’était si simple. Sans doute le politique se doit d’être disponible, à l’écoute et au service de la population dans l’intérêt bien compris des individus en particulier dans l’intérêt général. L’attention que je peux porter aux personnes en particulier fut-elle forte ne peut répondre au besoin « d’amour » ainsi exprimé, sauf à faire de la démagogie ou en le laissant croire. Je peux avoir de l’empathie dans des circonstances particulières. Au-delà, en tant que politique, je suis au service de toutes et tous sans discrimination, mais ce n’est pas de l’amour, ce qui n’empêche ni la cordialité, ni la convivialité…et le plaisir de vivre ensemble.

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Publié par Burgunder - dans Société
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 15:16

Bio : entre le vouloir et le pouvoir…

Le 17 mars 2007, sur ce Blog, j’ai communiqué sur l’action que j’ai initiée dans six Centre de Formation pour Apprentis (CFA) de la Région Centre, autour de la restauration collective depuis 2006. Fin 2008, il me parait important de faire un bilan d’étape sur cette expérimentation qui n’est pas sans rencontrer quelques aléas et des freins sérieux.



Fin 2005, il s’agissait de définir de manière pérenne les modalités d’introduction de la nourriture bio dans la restauration collective des apprentis, dans une démarche générale de sensibilisation de ce public aux enjeux du développement durable. Où en sommes-nous aujourd’hui, fin 2008 ?

Bien que la Région n’ait pas la commande de la restauration collective dans les Centres de Formation pour Apprentis (CFA), en décembre 2005, par un engagement volontaire j’ai souhaité l’introduction à titre expérimental des produits issus de l’agriculture biologique dans les repas servis aux apprentis.

Cinq CFA du bâtiment et le CFA Interprofessionnel du Loiret se sont engagés sur cette expérimentation qui est devenue effective dès 2006. Elle s’inscrit dans le cadre de la Charte régionale de Développement Durable et celui du Plan Régional de Développement des Formations (PRDF) adoptés par la Région en 2003 et du Schéma Régional de Développement Economique et Social (SRDES), adopté en 2005. Cette action s’inscrit dans une démarche d’éco-citoyenneté.

L’objectif est triple :
Il s’agit d’une part de sensibiliser les apprentis aux enjeux du développement durable par l’introduction entre autre de la nourriture bio dans leur alimentation quotidienne, d’autre part de développer et renforcer la filière de production bio de la Région Centre. Enfin, dans un esprit d’aménagement du territoire, par la mise en place de circuits courts (production - consommation), permettre par l’emploi, de contribuer à maintenir et développer une population en milieu rural, aux travers d’exploitations agricoles en bio.

Les CFA possédant en direct après appel d’offre leurs propres prestataires de restauration, la fourniture des produits bio à la demande de la Région devait être assurée par Bio Centre, le recours à des productions extérieures ne pouvant constituer que l’exception et principalement dans un périmètre proche de la région Centre. Pour ce faire, il a fallu travailler collectivement avec Bio Centre, les différents prestataires de restauration, les directions des CFA et le service Apprentissage du Conseil régional.

A l’origine, pour des raisons financières, le projet s’est articulé autour :

- de l’introduction de deux à trois aliments bio dans la restauration quotidienne (légumes, fruits, pain, laitages)

- de l’organisation de deux (trois) journées bio par an. Ces journées de repas bio se sont articulées avec des séquences de sensibilisation des jeunes sur ce thème avec les formateurs et les équipes d’animation des CFA, en partenariat avec Bio Centre qui en a la responsabilité et les sociétés de restauration. Durant ces journées, des repas bio complets sont servis (viande comprise).

- d'une sensibilisation des personnels et des apprentis aux problématiques de l'alimentation et plus généralement au développement durable. Le dépassement du coût des produits bio étant pris en charge par le Conseil régional, l’objectif était de servir 300 000 repas dès 2007, et d’étendre l’opération à terme à l’ensemble des CFA comprenant un service de restauration, pour atteindre un million de repas par an. De plus, il a été demandé à la Chambre de Métiers du Loiret et à la Chambre Régionale des Métiers d’élaborer, dans les métiers de bouche, des modules complémentaires sur l’utilisation des produits issus de l’agriculture biologique, afin de les intégrer dans les formations existantes.

A ce jour nous pouvons observer que :

- les équipes éducatives ont très bien adhéré au projet en contribuant fortement aux animations et à la sensibilisation des personnels et des apprentis. Les formateurs des CFA ont élaboré un module de sensibilisation dans le cadre de la Vie Sociale et Professionnelle (VSP).

- les repas bio complets ont rencontré un franc succès auprès des jeunes : identification très forte, animation, implication importante des équipes.

- concernant les aliments bio dans la restauration collective au quotidien, un effet de « dilution » semble assez marqué. Les jeunes filles adhèrent totalement à la démarche, c’est plus réservé du côté des garçons.

 - sans doute par des faiblesses de structuration, Bio Centre rencontre des soucis de gestion prévisionnelle des approvisionnements réguliers, ce qui oblige les sociétés de restauration à s’approvisionner par d’autres filières bio certifiées. Bio Centre dit que ce sont les « paniers bio » qui absorbent l’essentiel de la production régionale, ce qui semble poser problème pour une massification d’un approvisionnement pérenne (manque par exemple de producteurs maraichers…). De plus, il est clair qu’une difficulté relationnelle existe entre les sociétés de restauration retranchées derrière une réglementation d’hygiène draconienne, qui conditionne par ailleurs leur habilitation, et Bio Centre par sa trop faible structuration.

C’est pour ces raisons qu’avec regret que nous n’avons pas à ce jour généralisé l’expérimentation à l’ensemble des CFA et que nous portons tous nos efforts à maintenir les 300 000 repas actuellement servis, en cherchant avec les différents interlocuteurs les solutions les plus adaptées, afin de trouver un équilibre acceptable et gérable par tous. Après, forts d’une expérimentation aboutie, nous pourrons aller plus avant dans la démarche d’introduction d’aliments bio à une échelle significative dans la restauration collective des CFA dans la Région Centre.

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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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