COMMENT SORTIR
DU NUCLEAIRE
EN REGION CENTRE?
QU’EST CE QUE “VIRAGE ÉNERGIE NORD-PAS-DE-CALAIS” ?
Une association qui regroupe des individus et des personnes morales, et qui
regroupe des compétences dans les domaines des énergies, de l’ingénierie, des sciences physiques, humaines et sociales.
Une association qui vit grâce aux cotisations et aux dons de ses adhérents, et au
soutien actif des verts Nord-Pas de -Calais, du réseau Sortir du Nucléaire et de la fondation pour une terre humaine.
Une association qui a pu mobiliser certains experts et s’adjoindre la compétence d’un
bureau d’études pour garantir le sérieux des conclusions du travail réalisé.
Une association qui a su
mobiliser 3500 heures de bénévolat pendant un an.
Et pour quels résultats? On peut atteindre le "facteur 4" en 2050, sans renouveller les réacteurs nucléaires de Gavelines
(Pas de Calais).
Le facteur 4 ? La France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de CO2
d’ici à 2050, et a inscrit cet objectif dans la loi. L’objet du travail de “virage énergie” est de voir comment on peut atteindre cet objectif en ne renouvelant pas les réacteurs de
Gravelines.
Comment fait-on ? L’étude “virage énergie” détaille les moyens envisageables
pour atteindre l’objectif : elle décrit d’abord avec précision les consommations et les productions d’énergie de la région, actuelles et dans l’avenir, puis elle envisage toutes les économies possibles (à taux de croissance égal à celui des scénarios ”officiels”... même si les auteurs ne cachent pas leur
préférence pour davantage de sagesse) et les apports des énergies renouvelables utilisées intelligemment comme des parcs éoliens mutualisés avec le Royaume Uni et les pays scandinaves, des
réseaux de chaleur pour récupérer la chaleur industrielle perdue, du stockage de chaleur intersaisonnier dans les quartiers d’habitation, et du
développement du solaire, du biogaz etc...
L’étude préconise aussi de sortir d’une concurrence déloyale entre les modes de transport, au profit
du développement des voies ferrées et fluviales. Elle calcule les bénéfices issus d’une maîtrise de l’étalement urbain. Elle évalue, enfin, l’impact important et positif des mesures proposées en
termes d’emplois durables, non délocalisables et répartis sur le territoire régional.
Construction d'une maison ossature bois dans le Gâtinais en 2009
SIMON MÉTIVIER, ingénieur en recherche et développement sur les énergies, qui est administrateur de “virage énergie” et co-auteur du chiffrage et du cadrage du scénario, en fera la présentation et répondra à nos questions dans la
salle de conférences du Musée des Sciences Naturelles, 3 rue Marcel Proust à Orléans,
jeudi 26 novembre 2009 à 20h30.
SI ON FAISAIT UN “VIRAGE ÉNERGIE” EN RÉGION CENTRE
?
Nord-Pas-de-Calais et Région centre ont de grandes différences. La région
Nord-Pas-de-calais est plus petite, plus industrialisée, et plus dense que la région Centre, ce qui est un atout pour rentabiliser certaines techniques (comme les réseaux de chaleur ou la
récupération des calories des industries). La région Centre est plus vaste, moins industrielle et connait un fort étalement urbain. Elle est la seconde région française productrice d’électricité,
derrière Rhône-Alpes, et l’électricité produite est à 98% nucléaire, et massivement exportée (plus de quatre fois la consommation régionale, source: observatoire des énergies en Région
centre).
La Région centre possède un "Pôle d'efficacité énergétique". Mis en place
par le Conseil régional, qui soutient des recherches sur l’efficacité énergétique et les énergies nouvelles (8 millions d’euros sur 5 ans); Le Conseil régional mise également sur la formation aux
techniques d’économies d’énergie pour les professionnels (architectes, bureaux d’études, collectivités, sociétés d’HLM, etc.) et sur la sensibilisation et l’éducation à l’environnement (en aidant
des associations spécialisées). D’autres collectivités comme des département, certaines agglomérations mettent en place des “agendas 21”,
etc.
Combien Consommerons-nous demain?
Comment planifier la baisse à effet de serre?
Comment sortir du nucléaire en Région centre?
Soutenir l’innovation, la recherche, la sensibilisation à l’environnement, c’est nécessaire et c’est bien, mais s’engager vraiment dans une démarche prévisionnelle et prospective, c’est mieux, et
pour tout dire c’est même indispensable pour éviter les doublons et les incohérences !
Capteurs solaires sur des logements sociaux à Paris
La pression citoyenne sur EDF, parait plus que jamais nécessaire . Invariablement, tout va bien dans les centrales nucléaires de la région . S’il n’y avait pas la presse ... et
l’ACIRAD-CENTRE, nous baignerions dans un consensus (très) mou . Dormez , braves gens du Centre, pendant que les centrales ronronnent !
Pour l’ACIRAD, il ne doit pas y avoir de réflexion prévisionnelle sans que l’on imagine les étapes, les méthodes et les moyens d’une sortie raisonnée du nucléaire. “Raisonnée” ne voulant
pas dire “repoussée aux calendes grecques” ou “renvoyée exclusivement à des décisions nationales” mais voulant dire, par exemple, calculer l’impact en Région centre, d’une réduction de moitié de
la consommation d’électricité sans perte de confort; mais voulant dire aussi chercher des moyens de
répliquer à la propagande unilatérale menée par EDF en milieu scolaire et dans la presse...
Alors, peut on être militants, tout en participant avec d’autres à une démarche prospective du type de celle qui a été menée en Nord-Pas-de-Calais ? à nous,
adhérents ou non de l’ACIRAD, qui sommes préoccupés par l’avenir énergétique de la région et qui sommes inquiets face aux risques du nucléaire, d’en débattre le 26 Novembre !
Fribourg en Allemagne, réhabilitation d'immeubles de bureaux.
Les zones les plus bleues sont des capteurs solaires
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