Mercredi 25 novembre 2009

IDENTITE NATIONALE,
TROP,C'EST TROP
Une goutte d'eau, une de trop. L'arrogance a ses limites, et là, je ne rentre pas  sur le fond d'un débat qui pose des questions bien au-delà de l'identité nationale. Je m'insurge contre cette méthode qui consiste à mépriser tout ceux qui ne sont pas UMP ou qui n'en seraient pas courtisans. Ainsi en est-il de la gouvernance habituelle ici à Monragis de Jean-Pierre Door (député maire) et Franck Supplisson son adjoint à la mairie et par ailleurs directeur adjoint du cabinet du ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire Eric Besson. Symboliquement, je trouve très significatif de se réunir entre-soi sur un sujet qui pour le moins n'est pas neutre. 


Il y a le fond et la forme. En l’occurrence, la forme augure mal de la suite de ce débat.

 

Monsieur Jean-Pierre DOOR, député maire UMP de Montargis ayant précisé ce matin à France-Inter que les personnes invitées au débat ce soir au Ministère de l’Immigration autour d’Eric BESSON (70 élus du Montargois, et des acteurs du secteur associatif) étaient soit membres ou sympathisants de la majorité UMP actuelle. La politesse et le respect élémentaire des élus, de l’ensemble des forces vives et de la population de notre Ville et de notre Agglomération, aurait été d’inviter toutes les sensibilités. Or ce n’est pas le cas. Ensuite, libre à chacun de participer ou pas au débat.

 

Si l’identité nationale et le lancement de ce débat sont réduits à l’appartenance ou à la proximité d’un parti politique, je n’en suis pas. Par respect pour les Montargois et les Montargoises de toutes sensibilités, dans ces conditions, je renvoie à Monsieur le député maire UMP ma carte d’identité nationale. Désormais, je me considère plus que jamais comme Citoyen du monde.

Par Burgunder
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Lundi 9 novembre 2009

mur

D'UN MUR A D'AUTRES...

Ce 9 novembre 1989, moi, je n'étais pas à Berlin, n'empêche que l'onde de choc de l'ouverture du mur est arrivée jusqu'à nous, jusqu'à moi. Ce fut un grand moment et le reste encore aujourd'hui 20 ans après si l'on en juge par les festivités de ce jour à Berlin. Mais...

Ce 9 novembre a été le point d'orgue symbolique de la chute d'un totalitarisme devenu insupportable à des peuples dont la liberté était confisquée au nom du communisme (Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie, Bulgarie, pays Baltes, Allemagne de L'Est, etc).


Berlin 13 Août 1961

Ce qui m'est venu de suite à l'esprit ce jour là c'est que ces évènements n'étaient pas seulement la chute du communisme totalitaire (ce qu'il était vraiment), mais la fin réelle de la seconde guerre mondiale provoquée par le régime nazi et une fois vaincu -et il le fallait- avait divisé les pays européens (Yalta) et divisé l'Allemagne elle-même.

De justesse, les Français ont fait partie des vainqueurs de Allemagne nazie, mais de suite, ils se sont lancés dans deux guerres coloniales qu'ils ont perdues et qui les occupa jusqu'en 1962.



 Enfant et adolescent dans les années cinquante, j'entendais parler autour de moi de l'équilibre de la terreur et du rideau de fer qui divisait l'Europe. Cela me faisait peur, aussi j'étais très attentif à l'actualité et bien à l'écoute. Aussi, j'ai une petite mémoire de la révolte des travailleurs est-allemands de 1953 écrasée par les chars soviétiques. Je me souviens très bien de la révolte hongroise de 1956 et de l'immobilisme de l'Occident lors de son écrasement toujours par les mêmes chars soviétiques. Je me souviens très nettement de ce dimanche 13 août 1961 lorsque Berlin au petit matin s'est trouvé matériellement coupé en deux par des barbelés et qui deviendront le "mur de la honte". L'inquiétude était grande. C'est ce jour là que j'ai compris et vraiment intégré que les Allemands payaient toujours les conséquences et  l'addition du régime nazi. Ils étaient divisés, séparés, déchirés, territorialement, collectivement et individuellement, jusque dans leurs familles. Je me souviens des photos de ces familles qui tentaient de s'entre-apercevoir d'Est en Ouest et inversement. Durant ce temps, les Français s'apprêtaient à accueillir plus d'un million de  rapatriés d'Algérie entre 1961-62. Généralement, ils seront mal accueillis par la Métropole.



Je me souviens parfaitement du printemps de Pragues de 1968 et de l'espoir qu'il suscita d'abord pour les Tchécoslovaques eux-mêmes mais aussi pour tous ceux qui souhaitaient voir enfin un socialisme à visage humain derrière le rideau de fer. C'était à nouveau sans compter sur les chars soviétiques auxquels s'ajoutèrent ceux des pays frères dont l'Allemagne de l'Est, la Hongrie et la Pologne entres autres, pour que l'ordre règne en pays déviant. L'étudiant pragois Yann Palach s'en est immolé.

J'ai également en mémoire ce 1er août 1975, la première Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) qui s'acheva par la signature des "Accords d'Helsinki" qui n'était pas un traité au sens juridique pur mais plutôt des engagements politiques entre les 35 pays participants. Sont concernés entre autres : les Etats-Unis, le Canada, l'URSS et tous les états européens (ceux du pacte de Varsovie et ceux de l'OTAN), y compris la Yougoslavie, seule manque l'Albanie. Si cet accord comporte quelques engagements du genre : "inviolabilité des frontières", "non recours ou emploi de la force" et d'autres du même tonneau, ce que j'ai retenu tout particulièrement, c'est le 3ème volet. Celui-ci stipulait de mémoire : "le respect des droits de l'homme, particulièrement en matière de penser et de religion, ainsi que de libre circulation des personnes".Voyez le genre dans une Europe coupée en deux par le rideau de fer et Berlin par le mur. Pourtant ces accords pèseront sur les dirigeants soviétiques et permettront au développement des révolutions démocratiques et populaires des états du bloc de l'Est à partir de 89.


Un vopo est-allemand saute les barbelés pour passer à l'Ouest

Il y a eu l'invasion par l'URSS de l'Afghanistan au noël 1979. Son  nom de code: "opération Pragues". Mais on ne peut pas gagner à tous les coups, aussi, ce fut un total échec et sur commandement de Mikhaël Gorbatchev, les troupes soviètiques battent en retraite définitivement  en février 1989.

 Le 13 décembre 1981, le général polonais Jaruzelski, premier ministre,décrète l'état de siège en Pologne pour écraser la popularité du premier syndicat libre des pays de l'Est, Solidarnosc (Solidarité).  Bien que menaçants les Soviétiques n'interviendrons pas.

A partir de 1989, l'empire se délite, les polices politiques, à elles seules ne peuvent contenir l'aspiration de liberté qu'expriment les populations de pays fermés sur eux-mêmes depuis la chute du nazisme. Elles ont  durant des décennies connues la guerre, l'occupation et le totalitarisme sous différents régimes et dictatures. En 1989, la chute d'un mur a été pour une population depuis longtemps opprimée, le bonheur simple de la liberté d'aller et venir tout simplement.  C'était une révolution!


Berlin novembre 1989

2009, la réunification de Allemagne est devenue une réalité. Néanmoins, ces 40 années de vies séparées à l'évidence ne se comblent pas aussi aisément. L'Ouest et l'Est ont encore leurs fantômes.  Pour moi, par leur histoire,   tous les allemands ne sont pas égaux, ni dans leurs têtes, ni dans les faits.  L'effondrement d'un mur de 28 ans symbole d'un totalitarisme aigü c'est réjouissant. Néanmoins, au-delà des feux d'artifice nous devons    rester vigilants. Je veux dire que le totalitarisme n'est jamais totalement éradiqué, et qu'au-delà des régimes il peut se transformer et prendre d'autres formes. Par exemple: un ultra-libéralisme sans limites qui pense  à lui seul dominer le monde, parce qu'il aurait  vaincu  au début des années 90 le totalitarisme communiste des pays de l'Est ?

De par le monde, d'autres murs et rideaux de fer existent, comme celui qui "court" entre les Etats-Unis et le Mexique ou celui entre Israël et la Palestine. Il y a encore celui qu'on ne voit pas et que l'Europe unifiée tisse autour d'elle comme le mur "la Valla", autour de l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc. Toujours en Europe, ne pas oublier les murs de l'Irlande du Nord et le rideau de fer en Asie entre les deux Corées...

Cette fête anniversaire des vingt ans de la chute du mur de la honte à Berlin, me démontre  concrètement qu'un mur ne résoud rien, et que tôt ou tard les peuples passent par dessus. 

Voici le lien vers une vidéo sur le site de France Info :

http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-matin-2009-11-02-faire-tomber-le-mur-entre-israel-et-la-palestine-kouchner-362808-81

Par Burgunder
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Lundi 9 novembre 2009

SOUTIEN A LA RESISTANCE ANTI-OGM 

 

 



Par Burgunder
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Lundi 9 novembre 2009

COMMENT SORTIR
DU NUCLEAIRE
EN REGION CENTRE?


QU’EST CE QUE “VIRAGE ÉNERGIE NORD-PAS-DE-CALAIS” ?

 

Une association qui regroupe des individus et des personnes morales, et qui regroupe des compétences dans les domaines des énergies, de l’ingénierie, des sciences physiques, humaines et sociales.

 

Une association qui vit grâce aux cotisations et aux dons de ses adhérents, et au soutien actif des verts Nord-Pas de -Calais, du réseau Sortir du Nucléaire et de la fondation pour une terre humaine.

 

Une association qui a pu mobiliser certains experts et s’adjoindre la compétence d’un bureau d’études pour garantir le sérieux des conclusions du travail réalisé.

 

Une association  qui a su mobiliser  3500 heures de bénévolat pendant un an.

Et pour quels résultats? On peut atteindre le "facteur 4" en 2050, sans renouveller les réacteurs nucléaires de Gavelines (Pas de Calais).

   

Le facteur 4 ? La France s’est engagée à diviser par 4 ses émissions de CO2 d’ici à 2050, et a inscrit cet objectif dans la loi. L’objet du travail de “virage énergie” est de voir comment on peut atteindre cet objectif en ne renouvelant pas les réacteurs de Gravelines.

 

Comment fait-on ? L’étude “virage énergie” détaille les moyens envisageables pour atteindre l’objectif : elle décrit d’abord avec précision les consommations et les productions d’énergie de la région, actuelles et dans l’avenir,  puis elle envisage toutes les économies possibles (à taux de croissance égal à celui des scénarios ”officiels”... même si les auteurs ne cachent pas leur préférence pour davantage de sagesse) et les apports des énergies renouvelables utilisées intelligemment comme des  parcs éoliens mutualisés avec le Royaume Uni et les pays scandinaves, des  réseaux de chaleur pour récupérer la chaleur industrielle perdue, du stockage de chaleur intersaisonnier dans les quartiers d’habitation, et du  développement du solaire, du biogaz etc...
 

L’étude préconise aussi de sortir d’une concurrence déloyale entre les modes de transport, au profit du développement des voies ferrées et fluviales. Elle calcule les bénéfices issus d’une maîtrise de l’étalement urbain. Elle évalue, enfin, l’impact important et positif des mesures proposées en termes d’emplois durables, non délocalisables et répartis sur le territoire régional.

 

Construction d'une maison ossature bois dans le Gâtinais en 2009

SIMON MÉTIVIER, ingénieur en recherche et développement sur les énergies, qui est  administrateur de “virage énergie” et co-auteur du chiffrage et du cadrage du scénario, en fera la présentation et répondra à nos questions dans la salle de conférences du Musée des Sciences Naturelles, 3 rue Marcel Proust à Orléans,
  jeudi 26 novembre 2009 à 20h30.

 

 SI ON FAISAIT UN “VIRAGE ÉNERGIE” EN RÉGION CENTRE ?

 

Nord-Pas-de-Calais et Région centre ont de grandes différences. La région Nord-Pas-de-calais est plus petite, plus industrialisée, et plus dense que la région Centre, ce qui est un atout pour rentabiliser certaines techniques (comme les réseaux de chaleur ou la récupération des calories des industries). La région Centre est plus vaste, moins industrielle et connait un fort étalement urbain. Elle est la seconde région française productrice d’électricité, derrière Rhône-Alpes, et l’électricité produite est à 98% nucléaire, et massivement exportée (plus de quatre fois la consommation régionale, source: observatoire des énergies en Région centre).

 

 La Région centre possède un "Pôle d'efficacité énergétique". Mis en place par le Conseil régional, qui soutient des recherches sur l’efficacité énergétique et les énergies nouvelles (8 millions d’euros sur 5 ans); Le Conseil régional mise également sur la formation aux techniques d’économies d’énergie pour les professionnels (architectes, bureaux d’études, collectivités, sociétés d’HLM, etc.) et sur la sensibilisation et l’éducation à l’environnement (en aidant des associations spécialisées). D’autres collectivités comme des département, certaines  agglomérations mettent en place des “agendas 21”, etc.

 

Combien Consommerons-nous demain?
Comment planifier la baisse à effet de serre?
Comment sortir du nucléaire en Région centre?

Soutenir l’innovation, la recherche, la sensibilisation à l’environnement, c’est nécessaire et c’est bien, mais s’engager vraiment dans une démarche prévisionnelle et prospective, c’est mieux, et pour tout dire c’est même indispensable pour éviter les doublons et les incohérences !

                                          Capteurs solaires sur des logements sociaux à Paris    

 La pression citoyenne sur EDF,   parait plus que jamais nécessaire . Invariablement, tout va bien dans les centrales nucléaires de la région . S’il n’y avait pas la presse ... et l’ACIRAD-CENTRE, nous baignerions dans un consensus (très) mou . Dormez , braves gens du Centre, pendant que les centrales ronronnent !
 

 Pour l’ACIRAD, il ne doit pas y avoir de réflexion prévisionnelle sans que l’on imagine les étapes, les méthodes et les moyens d’une sortie raisonnée du nucléaire. “Raisonnée” ne voulant pas dire “repoussée aux calendes grecques” ou “renvoyée exclusivement à des décisions nationales” mais voulant dire, par exemple, calculer l’impact en Région centre, d’une réduction de moitié de la consommation d’électricité sans perte de confort; mais voulant dire aussi  chercher des  moyens de répliquer à la propagande unilatérale menée par EDF en milieu scolaire et dans la presse...


Alors, peut on être militants, tout en participant avec d’autres à une démarche prospective du type de celle qui a été menée en Nord-Pas-de-Calais ? à nous, adhérents ou non de l’ACIRAD, qui sommes préoccupés par l’avenir énergétique de la région et qui sommes inquiets face aux risques du nucléaire, d’en débattre le 26 Novembre !



                                    Fribourg en Allemagne, réhabilitation d'immeubles de bureaux.
                                          Les zones les plus bleues sont des capteurs solaires

Par Burgunder
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Samedi 7 novembre 2009

CLIN D'OEIL
Alors que tous les médias rendent hommage au père du structuralisme, je  n'ai pas la prétention de me lancer dans des analyses et commentaires sur une oeuvre immense dont je n'ai pas fait le tour. D'ailleurs je ne le ferai jamais tant il me manque de connaissances à la fois en philosophie et en sciences.

Sa révolution fondamentale de la pensée n'a pas été tant dans une réponse donnée - fut-elle géniale - au milieu de bien d'autres. Sa révolution est entièrement dans son questionnement. C'est ainsi qu'il a bouleversé non seulement l'anthropologie en la décolonisant, mais aussi l'ethnologie, la philosophie, la linguistique, la psychanalyse, l'historiographie, etc...

L'écologiste que je suis a bien entendu et  intégré sa leçon sur la rencontre de l'autre, sur la reconnaissance et la richesse de la diversité et des différences et de la complémentarité en insistant  sur le lien incontournable entre nature et culture.

Aujourd'hui, les partisans de la globalisation et de l'uniformisation du monde tentent de contester sa pensée. Pas étonnant, non ?

Merci monsieur Lévi-Strauss pour le caractère universel de votre oeuvre...


"Le monde a commencé sans l'homme
et il s'achèvera sans lui"
Tristes Tropiques, 1955
Editions PLON

Par Burgunder
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Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.



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OGM :

 

 

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Form@tion.info

 

Pour recevoir cette lettre d'information sur la formation professionnelle et l'apprentissage,

il vous suffit d'en faire la demande par mail : jean-luc.burgunder@libertysurf.fr

 

 

http://www.stop-ogm.org/

Culture

 

 

A propos de…

 

Persepolis

 

La période estivale et les congés qui (en principe) l’accompagnent, permettenttent de sortir la tête du guidon et de s’engager dans des sentiers peu empruntés en temps ordinaire, vie quotidienne oblige.

 

Cet été j’ai fait une rencontre qui m’a procuré un plaisir immense et que j’ai envie de partager avec vous. Quel est ce coup de foudre ?

 

C’est une bande dessinée dont le format et l’épaisseur font penser plus à un gros bouquin qu’à une BD traditionnelle. En noir et blanc, d’un grand esthétisme, un trait dépouillé et une simplicité de dessin qui renforcent l’expression des sentiments et des situations, Persepolis se lit comme un roman et ne se lâche pas de la première à la dernière page.

 

Cette autobiographie de l’auteur j’aurais pu la découvrir il y a bien longtemps puisque le 1er tome est sorti en 2000 et le 4ème en 2004. En fait, c’est le volume des quatre réunis qui est sorti cette année 2007 en un seul ouvrage. Que du plaisir, merci à « l’Association » qui est le nom de l’éditeur.

 

Sacrée femme que Marjane Satrapi, née en 1969 à Téhéran, en Iran, dans une famille moderne et progressiste. Néanmoins à l’âge de six ans, soit trois ans avant la révolution qui allait bouleverser sa vie, sa famille et son pays, elle est sûre d’être un jour la dernière de la longue liste des prophètes. Cette révolution qui en 1979 regroupait l’ensemble des forces politiques d’Iran et qui chassa le Shah, devait déboucher sur une république pluraliste et démocratique. Un an tard, en 1980, elle était devenue une république islamiste…

 

Comment une petite fille vit ces événements au quotidien avec sa famille plongée dans la profonde métamorphose de la société iranienne ? Quel regard a-t-on sur les adultes dans de tels moments ? Comment construit-on sa pensée et son identité ? Comment grandit-on dans cette guerre Iran-Irak de huit ans, avec ses pertes humaines considérables et ses bouleversements permanents qui en rajoutent au contexte intérieur ? A remarquer au passage que ce conflit a bien profité à l’industrie de guerre occidentale, française comprise. Comment devenir adulte dans ce climat ? Inconscience, impertinence, révolte, abattement, inquiétude, peur, larmes, solitude, chaleur, sourires et rires sont au rendez-vous.

 

Aujourd’hui, dessinatrice, Marjane témoigne de cette période et de ces événements avec beaucoup de simplicité, d’authenticité, de spontanéité, de sensibilité et d’humour. Pas de grand discours, mais le témoignage d’un vécu dans un contexte politique et de vie compliqué. Parfois un rien de la vie quotidienne peut prendre une dimension considérable allant, même enfant, jusqu’à des actes de résistance passive. Il y a dans ce récit un caractère universel à la communauté humaine. C’est beau et très fort.

 

Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris. Dès la parution en 2000 du premier tome de Persepolis elle fut remarquée et connut un succès immédiat, commercial et critique qui depuis ne s’est jamais démenti. En 2003, elle publia « Broderie » qui fut nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival de la bande dessiné d’Angoulême, en 2004 elle publia « Poulet aux prunes », qui lui, remporta le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005. De 2005 à 2007 avec Vincent Paronnaud, elle réalise en noir et blanc l’adaptation de Persepolis en un long-métrage d’animation. Membre de la sélection officielle il est projeté au Festival de Cannes en 2007 et reçoit le 1er prix du jury. Le film est sorti en salle en juin dernier.

 

Depuis la lecture de la BD, j’ai vu le film. Il résume l’histoire des quatre tomes parus. Le noir et blanc, respecte tout à fait le dessin et l’ambiance qu’il dégage. Le type d’animation choisi s’adapte parfaitement à l’histoire déjà dessinée. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne se sont pas loupés. C’est frais, simple et bien rythmé, c’est du bel ouvrage que je vous invite à visiter. Que du bonheur.

 

Tatouages

Curiosité

 

Apparition

 

C’était en début juillet lors d’une rencontre entre la Généralitat de CATALUNIA et la Région Centre. Je me trouvais à Barcelone, ville éminemment animée et créatrice s’il en est. Le temps était beau et vers 20h30 alors que notre délégation (4 personnes) déambulait sur la Rambla, longue avenue très animée et bavarde de Barcelone. Soudain au brouhaha ambiant s’imposa à nos oreilles comme une rumeur au sein de la foule en mouvement. C’est alors que là, à nos yeux incrédules, devant nous surgit, la cause de la rumeur. Un petit homme au corps nu et tatoué de belle manière jusqu’à créer l’illusion, côté fesses, qu’il portait un slip. En réalité chaussures et casquette étaient les seuls attributs vestimentaires de notre homme. Ainsi « vêtu », il passa à notre hauteur dans une bonne humeur générale. Exhibition, pari, originalité, animation soutenue par l’office de tourisme, œuvre d’art, pub pour le tatouage, provocation, humour, spectacle vivant ? Nous avons tout imaginé, autant de questions restées sans réponses. Le plus surprenant c’est que notre homme avait été repéré par trois d’entre nous deux heures auparavant en d’autres lieux que la Rambla et dans la même tenue, mais dans une foule plus compacte ce qui l’exposait moins. On peut donc penser que la tolérance et la bonne humeur font partie de l’art de vivre de cette ville où entre autres les plus grands architectes modernistes (Antoine Gaudi, Josep Puig i Cadalfach, Lluis Domènech i Montaner) construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence d’audace et de créativité.

 

 

Election du Président

 

 

 

François Bonneau au-dessus de la mêlée.

 

Je me félicite de l’élection de François Bonneau au poste de Président du Conseil Régional de la Région Centre. Incontestablement, que ce Président soit du Loiret et particulièrement de l’est du département va être un plus pour le Montargois, le Giennois et le Gâtinais. Un plus ne veut pas dire que le Conseil Régional aurait jusqu’à aujourd’hui quelque peu oublié nos territoires, ce qui est loin d’être le cas. Désormais la présence physique du Président de la Région va permettre de rendre très visible ce que le Conseil Régional investi déjà chez nous et qui pour le moins n’est pas toujours reconnu à sa juste proportion, voir pas identifié du tout. Désormais les citoyens pourront mieux apprécier l’utilisation locale de leurs impôts et comprendre qui fait quoi et qui paie quoi, ici en proximité. Voilà en quoi je me réjouis de l’élection de François Bonneau.

 

Mon regret dans l’élection du nouveau Président a été la posture du candidat UMP, Franck Supplisson, qui pour le moins dans ses déclarations n’a pas élevé le débat à la hauteur de la fonction de Président de Région qu’il briguait. En réduisant le débat régional à celui d’un jeu d’appareil politique, il ne hiérarchise pas les sujets, d’autant plus que l’UMP en tant que parti politique n’échappe pas au jeu des chaises musicales lorsque ses élus sont confrontés au respect du non cumul de certains mandats. Il y a ainsi des abandons de postes en cours de mandature par des élus de tous les partis. Pour remédier à ce genre de situation, je pense que cela relève d’une réforme institutionnelle sur le statut des élus.

 

Je regrette que Monsieur Supplisson ait cité beaucoup de chiffres dans la presse, mais pas ceux des transferts de charges non compensés de l’Etat aux Régions, qui sont les conséquences des lois de décentralisation de 2004 ! Etonnement encore sur son programme : « développement durable, économie et innovation ». Ne sait-il pas que le développement durable comporte nécessairement trois volets : économie, social, environnement et s’accompagne d’une gouvernance participative !

 

Je souhaite bon courage à François Bonneau dans ses nouvelles fonctions. En tant que Vice-Président et Vert, je souhaite poursuivre et améliorer les engagements que nous avons collectivement pris devant les électeurs en 2004, et dans le respect de nos différences. Dans ce contexte, il a toute ma loyauté, dans les fonctions que nous avons à exercer pour améliorer la vie quotidienne de la population de la Région Centre.

Indigènes

 

 

A propos du Film « Indigènes »

 

A ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Ce matin encore, j’entendais à la radio qu’Indigènes était une révélation pour les français qui parait-il ignoraient cet aspect de notre histoire. Les plus jeunes peut-être ? Mais tous les autres et nos anciens seraient-ils amnésiques ?

Pour ma part, je n’ai pas d’histoire familiale avec l’Afrique sinon celle de la France. Je n’ai pas connu de militaires professionnels dans la famille. Je n’ai pas appris à l’école l’histoire de la seconde guerre mondiale, pourtant depuis très jeune j’ai toujours connu l’existence et l’histoire de troupes venues d’Afrique (spahis, tirailleurs algériens et sénégalais, tabors, etc…). Jeune, je connaissais le rôle déterminant des tabors en Italie en 1914, dans la chute de Monte Cassino après des mois de bataille acharnée menée par les alliés ; je savais le rôle de ce troupes dans le débarquement de Provence et plus tard leur engagement dans la bataille acharnée des Vosges et la libération de Colmar et de Mulhouse entre autres, dont bon nombre de rues portent le nom de ces régiments « indigènes » qui étaient à l’époque, l’armée française.

 

Je n’ai pas la mémoire du comment je l’ai su, mais je l’ai toujours su, ce qui signifie que cela se savait… De la même façon, je connaissais aussi leur rôle durant la « Grande » Guerre. Qui peut alors m’expliquer comment on en parlait dans les années 50 et qui ? Et comment se serait évaporée cette mémoire ? Je n’ose imaginer que la seule décolonisation serait l’explication. Je n’imagine pas non plus que la nation « reconnaissante » prise d’un souci d’économie aurait choisi l’oubli pour ne pas devoir s’acquitter du règlement des retraites aux soldats survivants de l’armée française africaine de l’époque, au même titre que les combattants d’origine métropolitaine ? Je n’y crois pas, ce serait mesquin et d’un rapport si mince que l’explication est ailleurs. Mais alors où ?

 

Merci à « Indigènes » de réveiller les mémoires et de redonner du corps à l’histoire faite d’hommes, de courage et de dignité. Promis je vais voir le film…

Ch'tis

 

Arcomincher : recommencer
Babache ou Boubourse : idiot
Babelle : langue
Biclou : vélo
Carabistoule: bêtise
Cayelle : chaise
Chicon : l'endive
Ch'ti : un gars du Nord et du Pas-de-Calais,
Clinche : poignée de porte
Dracher : pleuvoir
Ducasse : fête du village, foire aux manèges
Foufeter : habiller
Giffe : figure
Hein ? Comment , je n'ai pas bien entendu ?
Maronne : pantalon, culotte
Mouquer : moucher
Nigdoule : couillon
Petit pain : pain au chocolat
Raclette ou Racleau : balai de nettoyage
Saque ed' dins : depêche toi, vas au plus vite
Targnole : giffle
Tchiot, Tchiote: petit, petite
Tizaut : toi (l'autre)
Wassingue : serpillière

 
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