Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 18:27

IL EST VENU, IL A VU,

IL EST PARTU

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C'EST

LA FETE A QUI ?

Par BURGUNDER Jean-Luc
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Dimanche 27 novembre 2011 7 27 /11 /Nov /2011 11:57

APPEL DES INDIGNES de L’AGRICULTURE

pour la souveraineté alimentaire

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PARIS, lundi 28 Novembre

Rendez-vous devant l'Assemblée Nationale à 16 h 30 Exigeons le retrait

de la proposition de loi sur les obtentions végétales

 

Après les financiers qui spéculent et s'enrichissent en torpillant le quotidien de notre vie, Après les pétroliers qui convoitent le gaz de schiste au péril de nos ressources en eau potable, Voici l'industrie des semences qui veut mettre les paysans, garants de notre nourriture, sous sa dépendance

 

Parce qu’interdire ou taxer les semences de ferme, c’est taxer le blé, la farine et notre pain ! Parce que le futur de notre alimentation ne pourra être assuré que par des paysans libres et indépendants ! Parce que les décisions d’aujourd’hui préparent la crise de demain :

Crise financière ;

Crise alimentaire :

 

La même origine, les mêmes exploiteurs, les mêmes exploités !

Les indignés de l’agriculture refusent ce nouveau processus de

dépossession et en appellent au sursaut citoyen pour interpeller les députés !

 

Cette action se situe dans le cadre plus général de la CAMPAGNE POUR UNE LOI DE RECONNAISSANCE POSITIVE DES DROITS DES AGRICULTEURS PAR LA LIBERATION DES SEMENCES PAYSANNES ET FERMIÈRES.

 

Cette Campagne a pour objectif de promouvoir une loi globale, garantissant d'abord les droits fondamentaux et ancestraux des agriculteurs, des jardiniers et des artisans semenciers de conserver, de ressemer, d'échanger et de vendre leurs propres semences, et de les protéger de la biopiraterie et des contaminations génétiques

 

Une nouvelle proposition de loi sur le Certificat d'Obtention Végétale sera débattue à l’Assemblée Nationale le 24 Novembre. Le 8 Juillet dernier, l'ancienne majorité sénatoriale a déjà cédé aux pressions du lobby semencier en approuvant ce texte.

 

Si les députés confirmaient ce vote, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement leur propre récolte et d'échanger leurs semences.

 

Le texte soumis aux députés vise à renforcer les droits de propriété de l'industrie semencière. Il veut forcer les paysans à acheter les semences protégées par ces droits de propriété en les empêchant d'utiliser celles qu'ils produisent eux-mêmes. Il propose, pour la majorité des espèces cultivées, d'interdire aux paysans d'utiliser une partie de leurs récoltes comme semences ou, pour quelques autres espèces comme le blé, de ne les y autoriser qu'en échange du paiement de royalties à l'industrie.

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Le droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger librement leurs semences de fermes fait partie des droits collectifs inaliénables. Il est à l'origine de toute la biodiversité cultivée. Il est le fondement de l'agriculture et le garant de la souveraineté alimentaire qui ne sera jamais assurée par des sociétés commerciales orientées vers la satisfaction des intérêts de leurs actionnaires.

 

Il est inacceptable que la loi, censée défendre l'intérêt général, renforce les droits privés de l'industrie semencière au détriment des droits collectifs des paysans. Il est inacceptable que la loi favorise la confiscation du vivant par cette industrie et la régression de la biodiversité.

 

Cette journée se situe dans le cadre plus général de la CAMPAGNE POUR UNE LOI DE RECONNAISSANCE POSITIVE DES DROITS DES AGRICULTEURS PAR LA LIBERATION DES SEMENCES PAYSANNES ET FERMIÈRES.

 

Cette Campagne a pour objectif de promouvoir une loi globale, garantissant d'abord les droits fondamentaux et ancestraux des agriculteurs, des jardiniers et des artisans semenciers de conserver, de ressemer, d'échanger et de vendre leurs propres semences, et de les protéger de la biopiraterie et des contaminations génétiques.

 

Signez et faites signer la CYBERACTION sur

www.semonslabiodiversite.com

 

Cette campagne est menée à l’initiative de : Agir pour l’environnement, les Amis de la Terre,semeur T2 Artisan du Monde, ASPRO PNPP, ATTAC, Chrétiens dans le Monde Rural, Confédération paysanne, Coordination Nationale de Défense des Semences Fermières, Croqueurs de carottes, Demeter France, Fédération Nationale des Agriculteurs Biologiques, Fondation Sciences citoyennes, Générations Futures, Minga, Mouvement d’Agriculture Biodynamique, Nature & Progrès, OGM Dangers, Réseau Semences Paysannes

 

Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Politique
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Samedi 19 novembre 2011 6 19 /11 /Nov /2011 00:01

TERRA MADRE

 Terra Madre est un projet planétaire imaginé par Slow Food, dont le but est de former des réseaux entre les participants de la filière alimentaire et les communautés alimentaires, afin de mettre en place une nouvelle logique agroalimentaire plus respectueuse des hommes et de la terre.

 

Tous les deux ans, les différents acteurs de cette filière se retrouvent à Turin pour s’entretenir des problématiques qui les concernent et pour se faire entendre. Le travail se poursuit au jour le jour, et les rencontres régionales de Terra Madre se multiplient (Suède, Brésil, Pays-Bas, Moyen Orient…)

 

EXPO PHOTO TERRA MADRE 

Dans le cadre d'Euro Gusto 2011 et du projet européen 4Cities4Dev (Quatre villes pour le développement), une exposition photo est présentée en centre ville de Tours sur les grilles du Jardin de la Préfecture à Tours jusqu'en février 2012.

 

Cette exposition en dix panneaux aborde notamment : la biodiversité, le rôle des femmes, les semences, le pastoralisme, l'alimentation locale, l'éducation, les saveurs, la place du riz, de la pomme de terre, les abeilles, l'impact social, économique et écologique de certaines pratiques de production et de consommation.

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4Cities4Dev est un projet de coopération décentralisée co-financé à hauteur d'un million d'euros par l'Union Européenne (Programme EuropeAid) qui rassemble 5 partenaires : Slow Food, les ville de Turin (Italie - chef de projet), Tours (France), Bilbao (Espagne) et Riga (Lettonie).

Ces quatre villes européennes travaillent sur des projets de coopération décentralisée identifiés par Slow Food, ayant pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté. Il s'agit de projets développés par les communautés nourricières du Sénégal, de Mauritanie, d'Éthiopie, du Kenya, du Mali, de Côte d'Ivoire et de Madagascar. Ces communautés nourricières du réseau international Terra Madre sont constituées de personnes qui produisent, transforment et distribuent de manière durable une alimentation de qualité, en conservant des liens forts aux niveaux historique, social, économique et culturel avec leur territoire.

Expo-photo-TM-2.jpeg  Plus d'information sur www.terramadre.info

 

Par BURGUNDER Jean-Luc
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 20:37

 

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En 1986, à Bra, Serralunga d’Alba et Barolo, (Italie), soixante deux personnes se regroupent et fondent Arcigola, le précurseur de Slow Food.

 

A Paris en 1989, le mouvement international Slow Food se crée et le manifeste fondateur est signé par des délégués de quinze pays. Il s’agit de contrer les fast food et la « fast life », pour enrayer la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, ses origines, ses saveurs et les conséquences de leurs choix alimentaires sur le reste du monde

 

Slow Food est une association éco-gastronomique à but non lucratif, financée par ses membres. Aujourd’hui, plus de cent mille membres de par le monde se sont regroupés afin de promouvoir une nouvelle logique de production alimentaire, de développer des programmes alimentaires et d’agir en faveur de la biodiversité.

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Pasta Terra à Montargis (Gâtinais-Loiret)-ph JLB

 

Dirigé par un Comité exécutif international, il est élu tous les cinq ans lors du Congrès international Slow Food. Le Conseil est composé de délégués de pays comptant au moins cinq cents membres. Certains pays ont des organismes nationaux dirigés par des Comités exécutifs des pays concernés. Ces branches nationales coordonnent les évènements et les projets Slow Food grâce à une connaissance approfondie des besoins de leurs membres et de leur pays. Certaines associations nationales ont créé des structures pour organiser des évènements commerciaux et des entreprises dont les profits servent à financer les activités de l’association (la Maison d’Edition de Slow Food Italie).

 

Assiette, terroir et planète

 

La philosophie de ce mouvement considère que le droit fondamental au plaisir concerne chaque individu et que, par conséquent, il en est de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaires, traditionnels et culturels qui rendent ce plaisir possible. Ce mouvement fondé autour du concept d’éco-gastronomie est celui de la reconnaissance des liens qui unissent  l’assiette, le terroir et la planète.

 

Slow Food se donne pour mission de travailler à défendre la biodiversité dans l’offre alimentaire, de diffuser une éducation au goût et mettre en relation des producteurs de nourriture de qualité et des coproducteurs (consommateurs) au moyen d’évènements et d’initiatives.

 

Slow Food estime que le plaisir procuré par des boissons et des aliments de bonne qualité doit aller de paire avec des efforts pour sauver les innombrables variétés traditionnelles de céréales, légumes, fruits, et les races animales, ainsi que les produits alimentaires en train de disparaître à cause d’une alimentation dominée par les industries agroalimentaires.

 

Les membres de Slow Food estiment que le fait d’être informés sur le mode de production de ce qu’ils mangent et le soutien qu’ils apportent à ceux qui produisent font d’eux des partenaires actifs du processus de production. De même, les producteurs doivent recevoir une juste compensation pour leur travail et leur savoir-faire.

 

En 2003, la Fondation Slow Food est créée. Ses objectifs sont de soutenir les projets du mouvement visant à défendre la biodiversité agricole et les traditions gastronomiques en accordant une attention particulière aux pays en voie de développement (Terra Madre). Au moyen de projets comme l’Arche du Goût et des Sentinelles mises en œuvre par la Fondation, Slow Food souhaite protéger le patrimoine gastronomique des nations.

 

Slow Food est l’un des fondateurs de l’Université des Sciences Gastronomiques (UNISG) qui inclutslow-food b dans ses parcours des disciplines relatives à la culture, à la science et à l’histoire de la gastronomie. Cette Université est pour Slow Food un moyen de réunir d’une part, l’innovation et la recherche des secteurs universitaires et scientifiques, et d’autre part les savoirs traditionnels des fermiers et des producteurs alimentaires. Son objectif est de contribuer à la naissance d’une nouvelle génération de producteurs alimentaires partout dans le monde.

 

L’Arche du Goût…

 

L’Arche du Goûtrecherche, décrit, signale et catalogue des saveurs presque oubliées du monde entier, des produits en danger d’extinction mais encore vivants et aux potentialités productives et commerciales réelles. Les critères de sélection des produits de l’Arche sont : l’excellence gastronomique, le lien avec le territoire, le caractère artisanal, la dimension soutenable des exploitations et le danger d’extinction, autant de critères qui répondent à l’engagement régional.

 

…et les Sentinelles

 

Les Sentinelles sont des projets menés par Slow Food en liaison avec des producteurs (et éventuellement des transformateurs), dans le but d’aider à la relance d’un produit alimentaire, et dans l’esprit de soutenir la petite production agricole et artisanale et l’activité économique, ciblées sur de petits territoires.

 

Pour valoriser un produit, il faut réunir les quelques producteurs qui restent et les rendre visibles, les aider à communiquer l’excellence gastronomique de leurs productions et arriver à des prix plus rémunérateurs. Il faut parfois des créations  ou des restaurations de structures : construire un abattoir, restaurer un four ou les murs en pierres sèches d’un vignoble. Parfois, un seul projet ne suffit pas, il en faut autant qu’il y a de produits, chacun étant étudié en fonction des besoins d’une filière précise. Les Sentinelles sont donc des projets ciblés sur le territoire. Ils peuvent ne concerner qu’un seul fromager ou bien rassembler des milliers de paysans. Ainsi Slow Food a encouragé et permis la création d’associations et de coopératives.

 

Arche du Goût en Région Centre

Cinq productions menacées ou en risque de disparition de la Région Centre sont inscrites à l’Arche du Goût de Slow Food : l’Oie de Touraine, la Poule Noire du Berry, l’Agneau Berrichon de l’Indre, l’Agneau Solognot, et la Sucrine du Berry.

 

 

Tours : Euro Gusto, Salon international

 

Organisé tous les deux ans à Tours, au cœur du Val de Loire, inscrit par l’UNESCO au Patrimoine mondial, ce nouvel événement international de Slow Food permet à tout à chacun de découvrir en famille, ou entre amis, des productions de qualité venant des quatre coins de l’Europe, de la France et de la Région Centre, d’appréhender les enjeux culturels, économiques et environnementaux qui s’y rattachent et de s’informer sur les pratiques de consommation responsables. A l’heure où de plus en plus de décisions intéressant l’avenir de l’alimentation se prennent au plan Européen, Euro Gusto est aussi un formidable moment d’échange et de partage d’expériences pour celles et ceux qui interviennent dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture, de l’environnement et de la santé (professionnels du secteur public et du secteur privé, responsables et bénévoles associatifs, élus) ou pour qui s’y intéresse.

 

Euro Gusto présente des productions et des savoir-faire remarquables du patrimoine alimentaire européen, mais s’attache aussi à informer un large public sur les « bonnes pratiques alimentaires » et les choix « responsables », à sensibiliser les professionnels et les décideurs, et à favoriser l’émergence d’un réseau d’acteurs porteurs de projets innovants pour préparer l’avenir de l’alimentation en Europe. La première édition d’Euro Gusto a eu lieu en novembre 2009 et a réuni plus de 16 000 participants sur trois jours. La prochaine édition aura lieu les 18,19, et 20 novembre 2011. 

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Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Société
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Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 19:43

Les 18, 19 et 20 novembre 2011

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Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Société
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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 00:37

PROMIS BIENTÔT LE RETOUR...

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Par BURGUNDER Jean-Luc
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Mardi 12 juillet 2011 2 12 /07 /Juil /2011 15:59

NI DIEU, NI MAITRE,

JUSTE UN(E) CANDIDAT(E)

POUR UNE ELECTION.

Faites vos jeux… Rien ne va plus,: la candidate à la présidentielle de 2012 d’EELV est Eva Joly. Le sort en estarbre-small[1] jeté, le bonheur est dans le pré et que vive la campagne. 

 

La question est simple et se décline en deux questions. Aurons-nous (les écologistes) un candidat aux présidentielles ? La réponse a été très majoritairement oui. On ne discute plus alors on y va. Mais avec quel (le) candidat (e) ? A priori avec celle ou celui qui doit rassembler sur son nom le maximum d’électeurs, c'est-à-dire très au-delà des militants et même des sympathisants. Il est là l’enjeu, c’est celui de dépasser largement le pré-carré vert et le cercle des convaincus. Ce qui devrait-être une évidence devient un problème, pire un handicap à moins que cela soit un incroyable quiproquo.

 

numerisation0233.jpgC’est que l’écolo AOC n’imagine pas une seconde que son représentant (e) à la présidentielle, tout en défendant les mêmes projets de transformation de la société, par son histoire de vie et son parcours écologiste soit différent de lui, et surtout qu’il soit populaire (ce qui en écologie n’est pas donné à tout le monde, on le saurait). Alors cela devient très compliqué, puisqu’à l’évidence pour bon nombre de militants, de façon implicite, on ne peut à la fois, être populaire et un « bon écologiste ». La popularité semblerait-il n’est pas pour beaucoup, compatible avec une supposée pureté idéologique, comme si populaire était entaché de mille vices cachés et de plus que la pureté existerait (n’est-on pas toujours  le « social-traître » d’un autre ?). Résultat, mieux vaut désigner un(e) candidat (e) conforme à l’image« bien-pensante » de nous-mêmes, à savoir le contraire de la popularité. Etonnant, non ?

 

En 2012 pour les écologistes, ça sert à quoi de participer à l’élection présidentielle ? A être élu à l’Elysée ? Bien évidement non, pour témoigner ? Personnellement je pense que nous avons dépassé ce stade. Sans doute pour populariser les idées que nous défendons, mais pour ces idées nous faisons de la politique, c’est-dire que dans cette élection, notre score doit être le plus élevé possible afin de négocier avec le PS un groupe parlementaire et un accord de gouvernement. Avoir des ministres sans groupe parlementaire, c’est faire de la figuration. Un parti politique, bien que partenaire, n’a pas vocation naturelle à distribuer des sièges éligibles à un parti concurrent si il n’en est pas obligé soit par nécessité, soit par le poids d’un rapport de force et en politique, tout rapport de force passe par les urnes. Dans le cas présent c’est le chiffre du premier tour de la présidentielle qui permettra ou non d’atteindre nos objectifs. Sans oublier que nous sommes dans un scrutin à forte participation ce qui, pour les écolos, ne leur est pas favorable et n’a rien à voir avec les européennes, les régionales ou même les cantonales qui sont des scrutins à très forte abstention. Sans oublier le vote utile dès le premier tour sachant que de nombreux électeurs de gauche n’ont pas envie de revivre 2002 et que par ailleurs, il y a urgence à dégager l’actuel occupant de l’Elysée.

 

Pas sûr que nos écolos aient bien tous percuté sur les enjeux véritables au-delà de leur « bulle verte » sur la réalité vraie, à savoir celle de monsieur « tout le monde ». Il en est même qui en défendant la candidature d’Eva Joly pensent qu’elle fera un score  plus faible que Nicolas Hulot et ainsi fera courir moins de risques pour un nouvel échec de la gauche et des démocrates. En clair, au final il nous faudrait (les écolos) une candidature qui ne gène pas trop les socialistes. Dans ces conditions à quoi bon présenter un candidat si cela ne doit pas trop gêner le principal partenaire avec lequel il va falloir négocier un groupe parlementaire ?

 

Sur ce blog j’ai exprimé le pourquoi de mon choix de Nicolas Hulot (voir « entre Eva Joly et Nicolas Hulot j’ai fait mon choix »). J’ai fait ce choix en réaction à la détestation militante qui de façon épidermique et injuste a frappé Hulot durant ces primaires. J’avoue ne pas comprendre cette presque haine pour certains, alors que cela plaise numérisation0232ou non par son engagement professionnel et personnel, Hulot a beaucoup apporté à une reconnaissance publique et politique de l’écologie en France. Il ne l’a pas fait contre les Verts mais en complémentarité. Là où il agissai les Verts n’y étaient pas et inversement. Le Pacte Ecologique initié par lui et son équipe n’a-t-il pas été signé en 2007 par Dominique Voynet la candidate Verte à la présidentielle d’alors ? Revenons à la question de savoir qui serait le bon candidat(e) ? Pour ce choix, les écolos se sont trouvés dans un quiproquo « démocratique » de première grandeur. Soit avec Hulot, EELV poursuit l’ouverture de sa base et franchit une nouvelle étape d’un élargissement de popularité dans l’opinion publique. Soit les militants choisissent un repli identitaire en votant Eva Joly ce qui signifie que l’ouverture est « fermée ». Eva Joly ne s’y trompe pas quand dans ses déclarations elle loue la « culture militante ». Le succès d’Europe Ecologie aux Européennes de 2009 et Régionales de 2010 s’est construit sur une ouverture à la société civile qui bousculée et régénérée cette « culture militante », dont Eva Joly a bénéficié, et sur des scrutins à très forte abstention. Aujourd’hui la député européen, tout à fait estimable, est fière d’avoir conquis le cœur des militants, sauf que le cœur de la présidentielle est de conquérir « madame et monsieur tout le monde », d’où la nécessaire ouverture au grand public. Voilà pourquoi ces primaires n’étaient pas qu’un choix de personne, mais un choix entre poursuivre l’ouverture ou la stopper. C’est ainsi que EELV vient de vivre un chassé croisé autour de la popularité : celle des militants et celle de l’électorat et il est clair que la grande popularité de Nicolas Hulot ne vient pas des militants ce qui explique facilement les résultats des primaires. Voilà en quoi l’Ecologie politique française a raté une occasion de plus de passer à la vitesse supérieure en ne plaçant pas Hulot comme candidat. Ce n’est pas Hulot pour Hulot, c’est que pour ce scrutin de 2012, je continue comme Stéphane Essel, José Bové, Yves Cochet et beaucoup d’autres de penser qu’il aurait été la bonne personne au bon moment et au bon endroit. La majorité des militants en a décidé autrement et on fera avec. Rendez-vous au début 2012

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                         Eva Joly-Photo N4thaniel

Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Politique
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Vendredi 1 juillet 2011 5 01 /07 /Juil /2011 18:34

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  Marcher pour sortir du nucléaire et pour la paix

 

Lucien PETIT

 Les Bottins - F 18300 BANNAY

Tél :02 48 72 42 92 Port: 06 83 67 17 69

petit.lucien@wanadoo.fr

correspondant au départ de la marche sdn la paix

Albert Monti et Marc Erens, coordinateurs de la marche

Contact :

mailto:marchesortirdunucleaire@gmail.com 

tél : 067875 60 55

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Voici les infos concernant la marche qui partira le 3 juillet, des Bottins à Bannay dans le Cher, jusqu'à Sury près Léré, et passera le lendemain, le lundi 4 juillet 2011 par la centrale de Belleville pour rejoindre Châtillon dans le 45 .......puis Gien, Sully sur Loire ............!  voir l’itinéraire départ à Bannay (18), qui passe notamment par Sury-près-Léré Centrale

Nucléaire Belleville-sur-Loire, Châtillon-sur-Loire, Gien, Centrale Nucléaire Dampierre-en-Burly, Sully sur Loire, Jargeau, Orléans, Beaugency, Centrale Nucléaire Saint-Laurent, Monthou-sur- Bièvre, Tours, Centrale Nucléaire de Chinon, Candes-Saint-Martin, Grézillé, Angers, La Pouëze, Freigné, Pannecé, Nantes, Le Pellerin.

 

L'industrie nucléaire est une menace

pour chacun et chacune d'entre nous !

 

Il y a aujourd'hui un besoin urgent d'une action internationale globale pour rompre le cycle de destruction massive créé par :

 

·        L’exploitation de l’uranium (au Niger, en Australie et au Canada),

·        Le processus d’enrichissement de l’uranium,

·        Les centrales nucléaires,

·        La production d’armes nucléaires,

·        La gestion des déchets radioactifs.

 

Et de promouvoir les énergies telles que :

·        Le solaire,

·        L’éolien,

·        La géothermie,

·        La biomasse,

·        Etc…,

·        Sans oublier les économies d’énergie pour aller vers une sobriété énergétique.

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Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Ecologie
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Lundi 27 juin 2011 1 27 /06 /Juin /2011 10:39

Voici le commentaire qui a été déposé hier dimanche à la suite de l'article:"Entre Eva Joly et Nicolas Hulot j'ai fait mon choix" .Personnellement je ne vois pas de rapport entre ce texte et le commentaire.

 

PAS BEAU, PAS BEAU... 

"un élu qui se permet d 'assimiller Sarko et le pen n 'est pas digne de sa fonction ton bloig est a chier de toute façon les écolos vous êtes trop mal vus dans le loiret mouhahahahaha faitent pas chier les Français avec le nucléaire , ce qu'il veulent c 'est une éléctricité pas chère bande de bornés suicidaires que vous êtes partisants de la décroissance , vous êtes bons a tuer oui a tuer tous écolo que vous êtes!" 

Signé: "Vive La France"

(je n'ai pas corrigé ni les fautes, ni le texte)

 

C'est beau l'appel au meurtre signé "Vive La France". Reste à savoir de quelle France il se revendique celui là. Par9782858158416 contre ce n'est pas courageux de se planquer derrière l'annonymat pour déverser sa haine de pousse au crime. Les convictions quelles qu'elles soient devraient s'exposer et se défendre à visage découvert. Dans une société évoluée, construire, combattre et s'opposer en politique n'oblige pas à tuer physiquement ses adversaires, du moins en principe. C'est vrai que l'idéal de la civilisation est toujours en équilibre fragile et instable et  que même  parfois il lui arrive de reculer. La France et plus largement l'Europe  ont connu plusieurs fois au 20ème siècle ces moments de régression. Et  aujourd'hui certains de ses territoires sont toujours problématiques et demandent une vigilance de tous les instants. Que dire d'autres continents et de pays où la vie des personnes ne pèse rien dans des contextes de violence absolue. Il n'est pas assez de jours pour nous le rappeller.      

 

Dans le cas présent de ce commentaire,  Immonde sûrement, provocateur peut-être, mais dans les deux cas on ne peut  laisser banaliser de tels propos comme de si rien n'était. Laisser dire et faire revient à accepter la loi de la violence ordinaire. C'est un climat que j'avais déjà bien perçu durant la campagne des cantonnales dernières où plusieurs fois,  avec des copains nous avons été l'objet de propos de violence rare et sans raisons objectives. Nous faisions tout simplement de la distribution de tracts dans les boites aux lettres. Pas vraiment de quoi déclencher tant de haine. A remarquer que ces incidents ne se sont pas produits dans des quartiers dits difficiles mais dans ceux de la classe moyenne! N'en tirons pas des conclusions hâtives et définitives..                                                                           

 

Rassurons le "pousse au crime masqué" qu'est Vive la France, dans tous les cas il restera toujours des citoyens écolos pour contester le nucléaire et faire des propositions alternatives.

Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Société
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Jeudi 23 juin 2011 4 23 /06 /Juin /2011 01:07

21 AVRIL 2002 PLUS JAMAIS CA !

J’ai pris mon temps, j’ai observé et écouté les uns et les autres et j’ai placé mon choix en perspective de l’histoire écolo, mais aussi de façon plus large, c’est-à-dire des enjeux de la société française, voire européenne.

 

Ecologiste engagé et actif depuis 1970, j’ai toujours depuis 1974 autour de René Dumont défendu la présence d’une candidature écologiste à l’élection présidentielle. Scrutin peu favorable aux minorités et qu’on le veuille ou non, pour les écologistes, participer à cette élection c’est témoigner. C’est aussi un des outils nous permettant un jour de gagner une majorité culturelle au sein de la société. Politiquement c’est potentiellement un moyen de arbre-small[1]négocier avec nos partenaires des circonscriptions gagnables pour les législatives qui suivent et auxquelles dans tous les cas nous devons participer, puisque le financement des partis politiques s’opère à partir du nombre d’électeurs de ces législatives. Cependant, je fais partie de ces gens qui ont très mal vécu la présidentielle de 2002 et  la percée de l’extrême droite. Pourtant les écologistes avaient toutes les raisons d’être satisfaits de cette cinquième participation aux présidentielles depuis 1974. Pour la première fois notre candidat –Noël Mamère- avait passé la barre des 5% (5,25%), mais que reste-il dans la mémoire populaire de ce 21 avril, sinon l’élimination de la Gauche par l’extrême Droite et l’abstention dès le premier tour. J’avais d’autant mal vécu ce grave épisode présidentiel, que quatre ans auparavant en 1998, j’avais assisté en direct à la Région Centre à la tentative (réussie dans un premier temps) du détournement du suffrage universel par la collusion Droite-FN.

 

En 2007, le FN a été éliminé dès le premier tour par le siphonage de son électorat par le candidat Sarkozy. Démonstration concrète de la proximité d’idées et d’électorat entre l’UMP et le FN.

 

Pour 2012, le contexte politique, social, économique et écologique s’est considérablement assombri pour ne pas dire extrêmement dégradé. Il suffit de constater la faillite potentielle d’une majorité des états européens. Faillite qui pourrait se traduire par l’effondrement de la zone Euro, et de l’entité européenne tout court par des replis identitaires,  nationalistes et xénophobes qui nous le savons bien se terminent toujours dans la guerre. Le symptôme qui ne peut échapper à personne est celui de la montée des populismes et parfois extrêmes un peu partout en Europe. La France n’est pas exempte de ces dérives. Un taux d’abstentions record, et un gros pourcentage de votes FN dans les suffrages exprimés pèsent bien lourd pour l’expression démocratique. La fille de son père banalise les idées portées jusqu’alors afin de les rendre présentables et acceptables par de nouvelles catégories de la population. Moi qui habite dans un secteur particulièrement contaminé (aux régionales de 2010 le Loiret a été le seul département de la Région à envoyer deux élus FN à l’Assemblée régionale, tous deux issus du Gâtinais), chaque jour je constate la progression du mal par l’avance des idées extrêmesaffiche sarkozy a4 considérées désormais comme banales par un nombre croissant de mes concitoyens.

 

Dans les enjeux de cette présidentielle, comment ne pas prendre en compte concrètement (au-delà des discours) l’ensemble des reculs sociaux que connait dans tous les domaines la société française depuis 2002 ? Comment stopper concrètement cette globalisation libérale de l’économie. Comment des populations en souffrance peuvent se mobiliser sur les urgences écologiques alors que pour beaucoup les urgences sont de toute nature et touchent parfois à leur survie au quotidien, y compris pour des travailleurs pauvres ? Autant de réalités qui jettent nombre d’individus soit dans un rejet de la politique y compris écologiste, soit dans le pire des cas dans les bras de la fille du père. Ma priorité est celle de dégager l’UMP du pouvoir.

 

Aujourd’hui, nous ne sommes pas en 2007 et à onze mois de l’élection de 2012, le résultat reste très ouvert y compris un scénario à la 2002, à l’envers ou pas. De plus après 40 ans d’engagement écologiste, je suis un réalo et je n’ai pas la naïveté de penser qu’un écolo quel qu’il soit puisse arriver à l’Elysée en 2012. Ne nous racontons pas d’histoire. Ce n’est pas du défaitisme de ma part, c’est de la lucidité. Aussi la question que je me pose depuis longtemps est celle de la pertinence d’une présence écolo à cette présidentielle. Election phare de la cinquième République (alors que depuis 1980 nous en souhaitons une sixième) et que passant du septennat au quinquennat, la vie politique française est dans une perpétuelle danse de saint gui. Même si d’autres ne l’expriment pas, je sais qu’à EELV et chez nombre de nos sympathisants beaucoup se posent la même 221023.jpgquestion.

 

De par mon parcours militant, pour moi cette question n’est ni facile ni simple dans la mesure où je n’ai pas une réponse « écolo » pour lutter de suite contre la montée du populisme pour ne pas dire un peu plus. Ma conscience et ma responsabilité de citoyen et de politique sont interpellées à ce moment sensible de la vie publique. Je dois faire des choix tactiques qui doivent permettrent une nécessaire victoire de la Gauche et surtout d’éviter à l’Ecologie politique d’être co-responsable d’un nouveau

 

 « 21 avril ». La Gauche pourrait très bien être majoritaire en nombre d’électeurs et absente du second tour. Pour ma part ce scénario ne me conviendrait pas.

 

Personnellement, j’aurais préféré que nous négociions de suite un accord de gouvernement avec le PS et surtout l’existence d’un groupe parlementaire conséquent. Un tel groupe est l’outil indispensable à des ministres écolos. Sans troupes dans l’Assemblée Nationale, dans les années 1997-2002, Dominique Voynet, Yves Cochet et Guy Hascouët étaient bien seuls dans la mécanique gouvernementale, dépendants du premier ministre et face à des militants piaffant d’impatience de changement. Mais là aussi ne soyons pas candides, même si sur des sujets nous partageons avec le PS des valeurs communes, néanmoins nous ne sommes pas de même culture et rallier à la nôtre des partenaires convaincus du bien fondé de la leur ne se décrète pas et ne va pas de soi. Aussi ne soyons pas surpris que des partenaires n’abandonnent pas facilement des sièges de parlementaires, ce n’est écrit nulle part qu’il doit en être ainsi. Mais eux doivent comprendre que dans tous les cas pour gagner ils ont besoin de nous et que forcément cela a un coût.

 

Désolé pour ceux qui penseraient que tout cela est de la basse magouille et de la cuisine politicienne c’est-à-dire pas beau, pas propre. Ce n’est rien d’autre qu’une illustration de la vie qui quotidiennement dans tous les domaines oblige chacun de nous, individuellement et collectivement, à naviguer entre l’idéal et la réalité. Cela oblige à être clair avec soi-même par l’assurance d’une identité politique écologiste tranquille et bien trempée. C’est une histoire de confiance en soi, il en va des individus comme des groupes.  Reste pour nous EELV à voir quel serait le candidat PS le plus apte à rassembler la Gauche et par ce rassemblement de donner du contenu et de la cohérence à la transformation écologique de la société que nous portons. La clef de cette transformationphoto_1300056024050-2-0.jpg passant nécessairement par la sortie du nucléaire.

 

Ces questionnements ne m’ont pas mobilisé sur les candidatures, et  aucune d’entre elles ne m’a particulièrement séduit. Non pas que chacun n’ait pas des qualités, mais ce sont les conséquences d’une candidature qui me posent problème. Cependant en bon petit soldat, vu que la majorité des adhérents d’EELV ont décidé d’envoyer un candidat à la présidentielle après l’organisation de primaires, je ne peux rester en retrait d’où mon écoute et mon observation des candidats et de leurs soutiens.

Là je n’ai pas été déçu. Que des soutiens s’expriment pour tel ou tel candidat, c’est normal. Ce qui l’est moins ce sont les jugements sommaires et exécutoires qui volent en tous sens. Au détour de petites phrases, j’ai vu400px-Eva Joly Europe Ecologie 2009-06-03 flinguer des personnes à propos de leur choix, je pense à Claude Marie Vadrot, notoirement connu pour ses 40 années d’engagement de haut niveau pour la cause écolo. En politique il est important de maîtriser et hiérarchiser ses émotions. Du coup j’y ai regardé de plus près et j’ai constaté que le plus stigmatisé, le plus décrié, le plus dénoncé sur son passé est Nicolas Hulot et pour cause depuis 1987 il chemine de l’environnement à l’écologie à la télévision mais aussi sur le plan personnel. C’est vrai personne n’a rien à reprocher à Eva Joly et pour cause, elle n’était ni de près, ni de loin, engagée sur le terrain de l’écologie ou de l’environnement. De 1990 à 2002, juge d’instruction au Pole financier du Palais de justice de Paris, elle excelle dans la chasse aux affaires de corruption et comme citoyen je ne peux qu’apprécier son travail et naturellement je respecte son engagement et sa ténacité.

 

Si des primaires ne sont pas la chasse à la femme, pour autant elles ne peuvent-être la chasse à l’homme, à un homme.

 

Qui détient le curseur de la « pureté écolo » ? Qui coopte qui et selon quel dogme ? Qui désigne « les bons » et les « mauvais », c’est quoi les critères ? En tous les cas, il est clair qu’avec de tels comportements nous ne sommes plus dans les principes fondateurs de la philosophie de l’écologie politique des années 70 qui sont ceux de la reconnaissance et de l’acceptation de la différence et de la complémentarité. Paradoxal en ces temps de rassemblement des écologistes  avec EELV! Il est vrai qu’Europe Ecologie-Les Verts n’est jamais que le cinquième grand rassemblement des écologistes depuis1974. Heureusement qu’à cette date n’existaient pas de censeurs et gardiens du « temple » pour exiger des saufs conduits de bon écologisme, et que seul le présent de chacun comptait. Combien auraient été virés entre les membres des associations de défense de l’environnement, de la nature, de lutte contre la pollution, d’agriculture biologique, de consommateurs, de féministes, d’immigrés, de communautés, d’ anti-nucléaires, de l’économie distributive, de comités de santé, de régionalistes, de pacifistes, de tiers-mondistes, et j’en oublie. Tous ces gens qui dans leurs différences ne se connaissaient pas mais se respectaient et au-delà des générations parce que tous étaient dans l’action et non dans le commentaire virtuel qui n’est que l’illusion d’exister. Voilà comment est née l’Ecologie Politique en France, dans la confiance et le plaisir de faire ensemble et non dans la suspicion.

Si c’était aujourd’hui, René Dumont essuierait toutes sortes de critiques et d’anathèmes. Durant la guerre n’avait-il pas commis des prises de positions dans la presse agricole de Pétain qui lui valurent quelques difficultés à la fin du conflit. Dans les années 1950 il sera à la direction agricole pratique des travaux de la section agricole du plan Monnet où il recommande le remembrement et une agriculture productive et ouverte aux échanges internationaux. Pacifiste de toujours, il dénonce la guerre d’Algérie. Durant les années soixante, il est l’un des premiers à dénoncer l’agriculture productiviste et consacre l’essentiel de son activité à l’agriculture dans le tiers-monde et particulièrement l’Afrique. Ce qui nous intéresse en 1974, ce n’est pas ce que Dumont fit ou fut quelques décennies auparavant, mais ce qu’est devenu l’homme dans son évolution personnelle et professionnelle. Homme résolument de Gauche, et qui restera écolo jusqu’à sa mort. Comme le dit Nicolas Hulot : « je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu », Il a raison, être écologiste n’est pas génétique, on le devient dans l’action, sachant qu’il y a tant à faire et de la place pour tout le monde, dans la différence et la complémentarité.

 

Encore un exemple d’évolution positive qui mérite respect. Noël Mamère est journaliste bien au chaud à Antenne 2 où il présente le journal de la mi-journée. Il n’est pas viré, mais par conviction politique il quitte son poste et en 1990 avec Brice Lalonde (alors à Gauche) et Jean-Louis Borloo, il crée « Génération Ecologie » clairement ancré à Gauche, ce qui n’est pas la posture des Verts de l’époque. Il est élu Conseiller régional en Aquitaine en 1992. En 1994, il quitte Génération Ecologie et part avec Bernard Tapie sur la liste « Energie Radicale » auarbre-small[1] Européennes avec lequel il sera élu député Européen alors que les Verts ont perdu les neuf sièges qu’ils avaient gagnés en 1989. Il rejoint les Verts avec ses amis de Convergences Ecologie Solidarité. Il sera le candidat des Verts en 2002 et sera le premier écolo à franchir les 5%, manque de bol avec l’élimination de la Gauche. Ce parcours ne me gène pas et c’est l’histoire (rapide) d’un écolo sincère même si à des instants précis nous n’étions pas toujours en phase..

 

Personne n’a à se poser en inquisiteur des uns ou des autres. Chacun assume sa différence non pas en fonction d’une posture raide et rigide, mais dans le sens d’un vaste rassemblement où chacun à sa place contribue à gagner une majorité culturelle dans la société. C’est très loin d’être gagné. Alors si l’Ecologie Politique devenait dogmatique et sectaire et que les membres d’EELV se laissaient aller à exclure ceux qui sont différents d’eux de part leur parcours, c’est conforter tous ceux et ils sont nombreux qui rejettent la politique et ses représentants y compris chez ceux qui s’indignent d’ailleurs avec raison. Je ne pense pas que cela soit les ambitions du moins affichées de notre Mouvement.

 

J’ai entendu et lu trop de choses excessives anti Hulot. C’est dommage je pense qu’il ne le mérite pas, Depuis vingt ans ce n’est pas un inconnu pour nous et encore moins pour le grand public. Depuis toutes ces années son parcours se rapprochait de notre galaxie. Je me souviens de sa visite en 2006 lors des journées d’été des Verts à Coutances, il était question de la présidentielle de 2007. Ce que je pense c’est que là où il était dans son action moi je n’y étais pas comme bien d’autres d’ailleurs, et bien tant mieux parce personne d’autre non plus. Et tant mieux si ce sont 300 émissions Ushuaïa qui se sont répandues sur TF1 de 1987 jusqu’à 1995 plus toutes les autres après 1998. Nous n’aimons pas TF1, mais le monde n’est pas comme nous le souhaitons ; TF1 a toujours une grande audience et particulièrement dans les milieux populaires, alors si Hulot a pu contribuer à sensibiliser des gens alors que moi je n’ai aucun moyen de le faire, alors tant mieux. Pareil pour le pacte écologique signé par 750000 personnes dont moi. Et même sentiment pour le Grenelle même si le déroulé ne suit pas les engagements pris et peut être détourné par des signataires peu scrupuleux. Pour moi, il en est ainsi de tous ses engagements même imparfaits. Hulot n’est pas dupe et dans son cheminement il a compris que d’aller plus loin encore nécessitait de faire bloc pour les plus déterminés, nous sommes dans une actionphoto 1254148475475-2-0 collective.

 

Je ne le considère pas comme un homme providentiel (ce n’est pas ma culture), mais de par son expérience, comme l’homme utile dans la séquence précise de ces présidentielles. De plus il maîtrise parfaitement la connaissance des dossiers et sait clairement rentrer dans les détails si besoin est. On ne va tout de même pas faire la gueule parce qu’il passe bien dans les médias. Il faut savoir ce que l’on veut sinon restons cachés et rentrons dans la clandestinité. Comme je l’ai déjà dit le monde n’est pas comme nous le rêvons, parfois il faut savoir l’entendre pour mieux être compris par d’autres. C’est à nous de faire cet effort. Voilà c’est pour toutes ces raisons et d’autres encore que je fais le choix de voter à ces primaires pour Nicolas Hulot.

 

Une réserve cependant, pour moi il est clair et je suis d’accord avec Daniel Cohn-Bendit pour faire le point en janvier ou février 2012 afin de voir à travers les sondages s’il n’y a pas péril en la demeure de Gauche.

Je l’ai dit plus haut l’urgence c’est que l’UMP dégage et que le FN ne confisque les clefs de la maison France.

 

Jean-Luc BURGUNDER

Vice-président du Conseil Régional du Centre (1998-2010),

Conseiller municipal de Montargis depuis 2001,

Directeur de l’Agence Presse Ecologie et d’ECOLOGIE-INFOS (1972-1992)

 

 

 

Par BURGUNDER Jean-Luc - Publié dans : Politique
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  • BURGUNDER Jean-Luc
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  • Région Centre Montargis Gâtinais Est-Loiret
  • Montargis Ecologie-Politique Société-Culture
  • Graphiste, Journaliste, co-fondateur de l’Ecologie politique (1970). Vice-président de la Région Centre (formation professionnelle) de 1998 à 2010. Elu municipal de Montargis. Président d’un EPCI (39 communes). Administrateur du Centre-Inffo.

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