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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:54

MENACES

SUR LA FERME DE SAINTE-MARTHE.


Historique d’un contentieux avec le Groupe Coopératif agricole N° 1  (Franciade-Ligéa-Agralys) qui met en péril la Ferme bio, pionnière de Philippe Desbrosses suite à un artefact juridique…


Groupe de stagiaires à la pose par beau temps

 

Au début des années 90, Philippe Desbrosses et la Ferme de Sainte-Marthe sont sollicités pour la création et le développement d’une section Agriculture Biologique par le directeur de la coopérative des Agriculteurs de Loir-&-Cher « La FRANCIADE » .

 

Philippe Desbrosses, participe au recrutement par celle-ci d’un ingénieur agronome unanimement apprécié dans les milieux professionnels bio et conventionnels. Grâce à cette collaboration, la Franciade obtient en novembre 1993 un contrat CEE sur 3 ans avec une enveloppe budgétaire de 812.571 écus pour un projet-pilote de démonstration en Agriculture Biologique.

 

Ce projet communautaire s’inscrit dans la politique de réforme des pratiques agricoles en faveur de l’Environnement et bénéficie des dispositions de l’Article 19 qui soutient des actions pilotes pour la reconnaissance des méthodes de productions plus économes et plus respectueuses de l’environnement et de la santé.

 

Le programme attribué à la Coopérative Franciade s’intitule : « Projet de démonstration concernant le développement intégré d’une filière Agriculture Biologique ».

 

La Sté. Civile (SCPAA) Ferme de Sainte-Marthe pionnière de cette démarche depuis 1969, est choisie contractuellement par la Coopérative pour assurer une partie des missions du programme.

Dans cette même période, (1992-97), la Coopérative qui est en butte à de graves difficultés financières, change de Président et le Conseil d’Administration embauche un nouveau Directeur Général puis déplace son siège social, elle change de statut et se transforme en fusionnant avec une autre coopérative concurrente. Elle change également de nom et devient LIGEA.

Entre-temps le nouveau directeur de la coopérative, sous peine de bloquer le projet, exige du gérant de la Ferme de Sainte-Marthe la signature, le17 janvier 1994,  d’une convention d’exécution des travaux avec caution solidaire et indivisible au cas ou la coopérative serait contrainte de rembourser les fonds communautaires.

(C’est ce qui s’est passé. La demande de remboursement de Bruxelles est intervenue, du fait de sa gestion fautive du programme-pilote dont LIGEA était entièrement responsable.)

La série de transformations-fusions-mutations successives du Groupe Franciade, devenu en quelques années LIGEA, puis AGRALYS  (1ère coopérative de France) perturbe le bon déroulement du programme communautaire A.B. Le contrat prend du retard et Ligéa, qui vient aux droits du Groupe Franciade, demande une prorogation à la C.E.E..

La vigilance de la Commission de Bruxelles est alertée par plusieurs irrégularités qui déclenchent trois audits successifs aux termes desquels, ne trouvant pas les réponses satisfaisantes, Bruxelles demande le remboursement des avances financières.

La coopérative, dans cette phase cruciale, n’a plus personne de compétent pour répondre ou pour négocier ; le responsable du programme étant en retraite et non remplacé.

 

Elle demande à Philippe Desbrosses de suppléer à cette carence, et de répondre à toutes les injonctions de l’administration, alors que ce n’est ni son rôle, ni sa responsabilité, ce qu’il ne peut faire normalement, n’ayant pas tous les éléments du dossier, ni la compétence juridique et administrative.

 

Finalement la coopérative, dépassée par les évènements, décide de rembourser sans aucune négociation le contrat du projet de démonstration Agriculture Biologique et se retourne contre son prestataire de service, la Ferme de Sainte-Marthe, au titre de la caution solidaire signée en 1994 pour récupérer une partie des fonds.

 

Il faut savoir que dans cette période le Groupe Coopératif AGRALYS est l’objet d’une plainte des douanes, devant les cours de justice Française et Européenne pour une affaire beaucoup plus grave de déclarations frauduleuses au détriment de la CEE et du  FEOGA, portant sur un détournement d’environ 13 millions de francs.

Il semble que la coopérative ait préféré rembourser sans discuter le contrat A.B. pour ne pas alourdir son cas, sacrifiant du même coup les intérêts de la Ferme de Sainte-Marthe.


 

Dans les salles de formation

La Cour d’Appel d’Orléans, contre toute attente, a donné raison à la Coopérative sur ce simple article de caution sans vouloir juger sur le fond et retenir la responsabilité de la Coopérative dans la gestion fautive du dossier.


Ce en quoi, les avocats de la Cour de Cassation consultés nous ont déclaré que la Cour d’Appel avait dénaturé la clause litigieuse et violé l’article 1134 du code civil…

La Ferme de Sainte-Marthe s’est donc pourvue en Cassation et, possédant des éléments nouveaux, a engagé une nouvelle procédure contre la coopérative Ligéa-Agralys pour gestion fautive devant le Tribunal de Grande Instance de Blois. L’affaire est inscrite pour être jugée le 18 juin prochain.

 

Mais le jugement précédent est exécutoire et les huissiers réclament déjà avec les menaces de saisie-vente : 267.591,52 €.

Ce qui mettra en péril l’existence de la Ferme de Sainte-Marthe et les ressources d’une vingtaine de familles vivant de ses activités.



Durant la formation


 

La Ferme familiale de Sainte-Marthe est restée la seule en activité sur l’ensemble des 18 exploitations voisines qui ont toutes disparu ces trente dernières années dans ce périmètre.



Nous demandons à chacun d’entre-vous et votre entourage proche, ainsi qu’à chaque élu, à chaque association, et aux O.N.G. de se mobiliser pour soutenir  l’action de défense de la Ferme de Sainte-Marthe, pour qu’elle poursuive sa mission de productions maraîchères, de démonstration-formation  en Agriculture Biologique et de conservatoire des espèces potagères et fruitières anciennes.


La  photo de fin d'un stage

 

Précisions : dans quelques heures un site internet sera ouvert avec la pétition que vous pourrez signer en ligne et un forum de discussion.

 


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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 14:49


LEGITIME DEFENSE

Chers (es) Amis (es),

Ceci n’est pas une blague... Je vous lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR CE LUNDI 2 Février à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay, Loir-et-Cher (voir plan ). Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios. Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé  (voir le dossier sur ce blog qui décrit l’historique de cette affaire)

. A noter qu'il y aura d’autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner. Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit cœur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis. Des artistes et des personnalités de toutes tendances nous accompagneront. La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens. Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d’associations et plusieurs grandes O.N.G. Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.

 Je vous remercie de votre aide. Alleluia !
 Philippe DESBROSSES

 P.S. N’essayez pas de me joindre au téléphone, cela risque d’être impossible en raison des circonstances. Mais faîtes circuler largement autour de vous cette information pour être très nombreux



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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 11:36


Réponse
à une provocation


Monsieur le Ministre,

Ainsi, vous me souhaitez "
vos voeux les plus chaleureux pour l'année 2009" (!). Des voeux à la fois pour moi-même"et ceux qui me sont chers". De vous à moi vous auriez pu en faire l'économie, mais vous ne manquez pas de culot.
Il se trouve que précisément, durant l'exercice de votre ministère, vous n'avez eu de cesse de persécuter "ceux qui me sont chers". Sans doute l'immigration est un vrai sujet, mais vous l'avez abordé, je dirais même exécuté  de la pire manière. Votre action n'a grandi ni la France, ni ses administrations parti-prenantes. C'est en toute connaissance de cause et en bonne conscience que vous avez institutionnalisé et banalisé au nom du gouvernement UMP une absence d'humanité et de respect  vis à vis de personnes en fragilité dans leur vie. J'ai honte pour notre Pays.

Vous avez zélé, ainsi vous rejoignez dans la mémoire collective de notre peuple quelques autres noms tristement célèbres qui se sont illustrés dans la lutte discriminatoire menée au nom de l'Etat Français contre des étrangers et des nationaux. Quoi que vous fassiez désormais, à instar de vos "illustres prédécesseurs", votre nom restera à jamais lié à cette action ministérielle qui fut la vôtre.

Jean-Luc BURGUNDER
Vice-Président délégué de la Région Centre
Conseiller municipal de Montargis



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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 19:32

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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 14:13
Déchets nucléaires


France 3 : Controverse autour

de l'émission

Pièces à conviction
 d’Elise Lucet



Le 11 février, le nouveau numéro du magazine "Pièces à conviction" sur France 3 évoquera "le scandale de la France contaminée". Pour défendre la thèse que des millions de tonnes d’uranium sont dispersées dans toute la France. Ce sujet fait polémique, le groupe Areva a fait appel au CSA car il juge que l'enquête est "contraire à la déontologie". N'oubliez pas de faire suivre cette information à vos connaissances, ni de regarder l'émission, si toutefois elle n'est pas tout simplement interdite...

 

Le groupe Areva a annoncé jeudi son intention de saisir le Conseil supérieur de l'audiovisuel à propos de l'émission de France 3, "Pièces à conviction". Dans un communiqué, Areva, qui a eu connaissance par la presse de la teneur des reportages proposés, estime "pour le moins surprenant, voire contraire à la déontologie, que son point de vue soit présupposé et rendu public avant même qu'il ne se soit exprimé". Les producteurs de l'émission ont cependant prévu un entretien avec le porte-parole du groupe, qui doit être enregistré vendredi et inséré dans l'émission. Se référant aux informations de presse, Areva exprime "le sentiment que le magazine est d'ores et déjà bouclé, à charge contre le groupe Areva". Lionel de Coninck, rédacteur en chef de "Pièces à conviction", a assuré qu'il ne s'agissait "en aucun cas de présupposer ce qui va être dit dans l'émission". Selon lui, ce qui a été dit dans le reportage de la position d'Areva est "basé sur ce que dit Areva depuis des dizaines d'années sur le sujet"



 

Le sujet de la controverse : l'émission qui défend l'idée selon laquelle, en toute discrétion, dans nos campagnes, à proximité des villages ou des villes, des déchets radioactifs extrêmement dangereux ont été disséminés, ou ensevelis méthodiquement, depuis des dizaines d'années. Pire encore, ils ont parfois servi à construire des routes, des parkings, et même des logements, des écoles ou des aires de jeu pour les enfants, sans aucune mise en garde sur les risques encourus. C'est cette situation que France 3 évoquera dans son magazine "Pièces à conviction" le 11 février prochain. Avec une édition intitulée "Le scandale de la France contaminée".

 

Le magazine s’ouvrira sur un reportage à Gueugnon, en Saône-et-Loire. Sur le parking d'un stade, le détecteur de radiation d'un spécialiste de la Criirad (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la Radioactivité) crépite à tout va. Là, sur une superficie de 12 hectares, près de 225.000 tonnes de déchets radioactifs ont été dispersées sur un terrain ouvert à tout venant. Ironie du sort, ce terrain a même accueilli un "parcours de santé". Gueugnon est "la toute dernière ville ayant découvert qu'elle était concernée par ce problème des déchets radioactifs", selon Elise Lucet, présentatrice du magazine.



  Document écolo de la fin des années 1970 (déjà)


Au total, selon les enquêteurs du magazine, entre 1945 et 2001 plus de 300 millions de tonnes de déchets radioactifs, résidus des 210 mines exploitées en France, ont été abandonnées sans mesure de protection ou de surveillance particulière. L'enquête fait également état de liens étroits entre ceux qui sont officiellement chargés de mesurer la radioactivité dans la nature et les anciens pollueurs. Négligence ou véritable "omerta" des pouvoirs publics ? Une pierre radioactive à la main en guise d'argument, Elise Lucet se propose de demander des explications à Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, qui sera interrogé séparément.

 

Malgré le fait que les mines d'uranium françaises ne soient plus en activité depuis plusieurs années, cette pollution qu'il s'agisse de minerais "stériles" (trop pauvres en uranium pour devenir du combustible nucléaire) ou d'autres résidus de l'activité minière, peut s'avérer dangereuse à long terme, assurent les enquêteurs du magazine. Areva (ex-Cogema) soutient le contraire, estimant extrêmement improbable l'hypothèse d'une exposition prolongée évoquée par l'émission. Sa présidente, Anne Lauvergeon, n'a pas souhaité apparaître dans l'émission et a laissé à un porte-parole le soin de répondre à Elise Lucet lors du débat prévu sur le plateau. Anne Lauvergeon, d'autre part, sera récompensée par le trophée des "Créateurs sans frontières" pour son action en faveur du rayonnement de la France à l'étranger. Ironique pour quelqu'un qui participe à l'irradiation intérieure de la France.







 

 

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29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 15:14


PETIT COURAGE
ET GRANDE LACHETE


Pour m'être exprimé publiquement sur le rapport de la Cour régionale des comptes concernant la gestion des finances de l'actuelle équipe municipale de Montargis, et d'avoir cité pour illustrer mon propos le complexe scolaire Jean Moulin, je n'imaginais pas une seconde recevoir (à nouveau) du courrier à mon domicile.

On peut me tutoyer, me servir du "cher ami" et terminer " avec mes salutations les meilleures", il manque la signature du rédacteur. Finalement, cela aurait pu être "un ami qui vous veut du bien".

Pour ma part, j'affiche mes opinions et je signe en toute circonstance et ne glisse pas de petits mots en catimini dans les boites aux lettres ou sous les portes. Personne n'est obligé d'approuver ce que je dis, mais si la personne le souhaite,l'échange verbal ou écrit est toujours possible: arguments contre arguments. C'est cela le débat démocratique, et sans aller jusque là, ce devrait être la règle commune d'une communication normale entre individus.
A priori pas pour tout le monde!
"

C'est vrai, que de déposer sa prose anonyme dans les boites aux lettres des "
chers amis" sans être vu doit faire grimper sérieusement l'adrénaline et provoquer un vrai frisson de plaisir et de fierté de soi : pas vu, pas pris, et "qu'est ce que je leur ai mis". Pour le reste, courage fuyons. Quant au contenu du texte il n'est que le reflet de l'acte.

Naïvement, je pensais que la lettre anonyme était réservée aux périodes troubles de notre histoire. Gendarmes, policiers, et agents des services fiscaux attestent du contraire. Aujourd'hui nous ne sommes pas en guerre civile, mais de telles pratiques nous signifient que certains s'entrainent à ce qui fit de la France la championne d'Europe de la dénonciation anonyme dans les années 40.
Docteur, la lâcheté ça se soigne?


Le Concombre masqué

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27 janvier 2009 2 27 /01 /janvier /2009 22:06


Union de la Manipulation
et des Prestidigitateurs

 


L'UMP SE DEVOILE...


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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:44

 



les jeunes

et le travail


Le 25 novembre 2008, se sont tenues à Amilly (Loiret) les 2èmes Assises locales pour l'insertion des jeunes, sur le thème "Les jeunes et le travail". Ces Assises étaient patronnées par la Région Centre et organisées par la Mission Locale Montargis-Gien (AIJAM). Pour animer et échanger avec l'assistance nombreuse, trois intervenants majeurs sont intervenus: Caroline François (1), chargée d'étude à l'Observatoire Régional Formation Emploi (ORFE) du GIP Alfa-Centre (dont je suis le président délégué); Philippe Cormont (2), consultant du COPAS (Conseil en pratiques et analyses sociales-Lille) et François Sarfati (3), maitre de conférences en sociologie à l'Université Paris Est-Marne LISE (UMR-CNRS). Voici mon intervention d'introduction.



 

Je suis heureux de m’associer aux réflexions que vous allez conduire aujourd’hui à l’occasion des 2èmes assises locales pour l’emploi des jeunes organisées par la Mission locale du Montargois et du Giennois.

 

Cette manifestation intervient tout à la fois en écho et dans la continuité des 1ères assises organisées ici même en 2006 sur le thème de « la relation à construire entre le jeune et l’entreprise ».

 

De plus, dans le contexte économique et social particulier dans lequel nous nous trouvons d’une façon planétaire, cette thématique est lourde de sens sur notre territoire parce qu’elle nous interpelle au-delà même de l’insertion professionnelle.

 

Il faut le dire, et poser clairement le diagnostic : le Montargois est une zone sinistrée en terme d’emploi. J’en veux pour preuve les données de septembre de la Direction Régionale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP). Le taux de chômage sur le Montargois est de 7,5% alors que Gien est à 6,4%, que le Loiret est à 6,1% et 7,2 au niveau national. Ces chiffres de septembre ne prennent bien évidemment pas en compte la crise déclarée depuis.

 

Concernant les femmes les chiffres de la Mission Locale sont éloquents avec une fréquentation en augmentation depuis janvier 2008 (3100 jeunes) soit plus de 1300 nouveaux cette année !

 

Pourtant les efforts sont faits en accompagnement social, en appui psychologique, actions financées par le Conseil Général. Le Fond d’Aide à la Jeunesse (FAJ) aux côtés des Centre Communaux d’Action Sociale (CCAS) et autres organismes caritatifs apportent des aides substantielles ainsi que l’allocation CIVIS (Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale) et le Fond d’intervention pour les jeunes mineurs du CIVIS. D’autres actions existent encore .

 


Néanmoins, la situation sociale des jeunes ne s’améliore pas en 2008 (précarité liée aux manques de ressources, de logement, de difficulté de mobilité, de problèmes de santé, etc…) si bien que malgré ces efforts nous sommes très loin du compte du fait de l’accroissement de la pauvreté.

 

Parallèlement, l’offre de formation, en particulier pour la qualification, s’est étoffée sous l’impulsion financée par le Conseil Régional.

 

Il est donc urgent de faire mieux et aller au-delà des seuls dispositifs institutionnels (je m’inquiète du peu d’implication des entreprises de l’opération ANRU  du  Plateau à Montargis et Chalette) en prenant des initiatives locales et territoriales qui répondent au plus près des besoins repérés et ils sont nombreux alors il y a urgence à faire.

 

Une journée professionnelle comme celle d’aujourd’hui autour du thème « les jeunes et le travail » fait partie de ces initiatives. C’est une journée de réflexion collective afin d’agir mieux demain. N’est-il pas, aujourd’hui, question d’approfondir et questionner l’une des préoccupations principales actuellement partagées par l’ensemble des acteurs en charge de l’insertion professionnelle, à savoir l’accès et surtout le maintien durable dans l’emploi.

 

 

Questionner la relation des jeunes au travail c’est également se donner les moyens d’actualiser les pratiques professionnelles d’accompagnement des personnes en tenant compte des évolutions de l’environnement socio-économique, des modes d’apprentissage et des comportements des jeunes.

 

Accompagner dans l’accès et le maintien durable dans l’emploi, c’est notamment tenir compte de quelques unes des évolutions les plus significatives de ces dernières années au regard des structures de l’emploi et du rapport au travail qui sont :

 

·        les déroulements de parcours professionnels sont de moins en moins linéaires ;

 

·        les métiers et les emplois afférents ont fortement évolué ce qui entraine un décalage entre les représentations qui sont véhiculées et la réalité des emplois correspondants ;

 

·        la situation économique est désormais plus difficile et conduit à des situations telles qu’une sélectivité plus forte dans le recrutement ou un décalage entre niveau de diplôme obtenu et niveau de l’emploi occupé,

·        une tension entre les aspirations des jeunes, leurs souhaits de qualification et le passage, de plus en plus régulier, par un emploi non qualifié au cours des premières années de la vie active.

 

Ces évolutions ont un impact incontournable sur les modes d’accompagnement vers l’insertion professionnelle mais aussi sur les modes d’accueil des nouveaux collaborateurs dans l’entreprise, notamment lorsque ce sont des jeunes peu qualifiés.

 

A l’occasion de cette journée d’échanges entre professionnels, il s’agit de répondre ensemble aux défis posés en s’appuyant, comme vous le faites aujourd’hui, sur :

 

·        l’actualisation des informations sur le marché de l’emploi et des évolutions attendues ;

 

·        l’amélioration de la connaissance des métiers et des emplois en les ancrant sur les réalités locales grâce aux liens tissés avec les entreprises présentes localement.

 

·        Une réflexion sur vos pratiques et les adaptations nécessaires à y apporter afin d’assurer une insertion sociale et professionnelle réussie aux jeunes rencontrant des difficultés dans l’accès à l’emploi.





Je trouve que les acteurs de l'éducation, de l'information et de l'orientation, de la formation et de l'insertion sociale et professionnelle ne cessent de s'interroger sur les évolutions sociétales et des conséquences sur leurs pratiques. J'entends peu de choses du côté du monde de l'économie, or, qui crée l'emploi sinon l'économie?
Il nous parle de ses besoins immédiats mais si peu de sa propre évolution et presque jamais de prospectives.

Alors qu'aujourd'hui nous sommes pris dans une économie globalisée qui fragilise tout le monde, alors qu'aujourd'hui nous sommes dans une crise financière et sociale d'une amplitude que personne ne mesure vraiment, alors qu'aujourd'hui l'humanité est confrontée à la crise majeure du climat et de ses multiples conséquences, peut-on raisonnablement imaginer que la sortie de crise ne changera rien au type de développement jusqu'alors dominant. Non seulement cette forme de croissance menace l'équilibre de la société et la planète, mais nous vérifions ici à Montargis et dans l'Est du Loiret précarise et fragilise notre jeunesse et son avenir de façon inacceptable. Hier, on envoyait les jeunes à la guerre, aujourd'hui en temps de paix beaucoup trop d'entre eux ne se voient pas d'avenir.

 

La solidarité existe peu entre les territoires qui pour des raisons de survie sont en compétition entre eux. En conséquence une partie de la sortie de crise passera par notre capacité locale à favoriser la réalisation de projets portés par des citoyens, des coopératives ou des associations à commencer par les initiatives de nos habitants eux-mêmes. Ne soyons pas timorés, il s’agit de valoriser localement de nouveaux talents liés en priorité à l’innovation (énergie, transports, bâtiment, alimentation, multimédia, services à la personne, etc…) qui vont modifier nos façons de vie, les métiers, les formations et je n’en doute pas l’insertion rapide de nos jeunes. L’emploi n’est pas en contradiction avec le Développement Durable.

 

Toujours est-il qu’ici dans le Montargois c’est collectivement que nous réussirons à réduire le chômage et celui de nos jeunes en priorité mais encore il nous faut jouer sur des postures innovantes à tous les niveaux : politique, économique, social, sociétal, culturel et environnemental.

 

Je vous invite donc à engager vos travaux en ayant à l’esprit d’identifier les actions et les pratiques qui, dans les prochains mois, et plus si affinité, pourraient être mises en place, confortées ou au contraire amendées afin de renforcer et favoriser l’accès des jeunes à l’emploi.




(1) Présentation de l'étude "les jeunes en Région Centre".

(2) Après une rapide présentation des évolutions récentes de ce que l'on nomme "marché du travail" et du poids de la formation initiale, une mise en perspective des différents points de vue et des attentes des uns et des autres sera proposée, à partir d'enquêtes conduites auprès des jeunes et d'entrepreneurs. On peut se rendre compte que si des points de rencontres existent, les représentations mutuelles, les méconnaissances ou encore les stéréotypes à l'oeuvre conditionnent fortement la relation duale.

(3) Après avoir retracé les évolutions du rapport au travail au cours du demi-siècle qui vient de s'écouler, révélant le passage d'une société concevant le travail comme un devoir à une société du travail comme vecteur d'épanouissement personnel, nous aborderons la question spécifique du rapport des jeunes au travail et à l'emploi. En distinguant ces deux notions, nous focaliserons notre attention  sur la montée de l'incertitude sur le marché de l'emploi et verrons comment elle impacte l'activité de travail et son ressenti. Les

jeunes, en tant qu'ils appartiennent à une génération qui n'a jamais connu de période de plein emploi seront analysés comme des révélateurs des mutations contemporaines du travail.

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19 janvier 2009 1 19 /01 /janvier /2009 23:14
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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 15:30

 


TRANSPARENCE


POUR LES FINANCES



  C'est lors du débat sur les orientations budgétaires le 19 décembre dernier que notre député- maire, Jean-Pierre Door a transmis au Conseil municipal le rapport de la Cour des comptes (voir sur ce blog : Montargis- Cour des comptes). depuis il s'est expliqué dans la presse locale en justifiant l'endettement par un inventaire à la Prévert (j'y reviendrai). Au seuil d'une année difficile due à la crise internationale qui s'additionnne aux difficultés locales, est-il raisonnable de voter un bubget comme si rien ne se passe ? Il me semble que la situation, présente et à venir, justifierait un vrai débat au sein du Conseil municipal, lors d'une séance spéciale afin de définir les priorités utiles aux  montargois et de flécher des dépenses compatibles avec les vrais moyens disponibles de notre commune. C'est dans ce sens que le 13 janvier, j'ai envoyé au député-maire cette lettre ouverte...


 

Depuis les élections municipales, le contexte économique et social, international et national, s’est considérablement détérioré. Montargis et l’Agglomération n’échappent pas à ces difficultés. Par obligation, lors du Conseil municipal du 19 décembre 2008 vous nous avez transmis le rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la commune de Montargis pour la période 2002-2006. On y apprend que notre situation financière n’est pas au mieux et qu’aujourd’hui il est souhaitable de limiter nos emprunts. Aujourd’hui, mon propos n’est pas ce rapport, mais le prochain budget de la Ville que vous allez présenter au Conseil le 13 février 2009. Au nom des Verts, je trouverais nécessaire et judicieux que vous réunissiez un Conseil municipal extraordinaire afin de faire un état des lieux de la crise financière et économique sur le plan local et d’en mesurer au mieux les conséquences sur l’emploi, etc.

 

Si faire de la politique c’est prévoir, à défaut de pouvoir tout anticiper, vous seriez bien inspiré de nous mobiliser afin de répondre au plus près des événements à venir.

Vous dites poursuivre votre programme électoral comme si de rien n’était. Mais programme n’est pas gage de transparence. Aussi, je ne crois pas que les Montargois soient choqués de voir leurs élus s’informer et échanger publiquement en amont du vote du budget afin de pouvoir faire des choix dans le contexte actuel. Compte tenu de l’endettement de Montargis, ne serait-il pas intéressant d’avoir des prévisions budgétaires sur plusieurs années ? Par exemple : il va falloir construire le complexe scolaire Jean Moulin (c’est une priorité), sur quel financement ? L’arasement de la RN 7 (votre priorité), au-delà des subventions avec quel financement de la ville et sur combien d’années ?

 

Nous ne sommes pas dans une période électorale locale, ce temps devrait être mis à profit pour échanger « hors compétition » sur le devenir de Montargis. Ainsi, il serait intéressant pour les élus (y compris de votre majorité) mais aussi pour la population d’avoir une lecture budgétaire claire non seulement des engagements financiers de la Ville, mais aussi de l’Agglomération (AME) et des autres collectivités (Conseils général et régional) et de l’Etat. Je crois que tous ces financements juxtaposés permettraient à chacun d’apprécier la réalité financière et de savoir qui paie quoi afin de pouvoir mieux mesurer les choix qui seront au vote du budget 2009.

 

Pour toutes ces raisons au nom des Verts, j’attends de votre part une réponse favorable à notre proposition.

 

 

 

 


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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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