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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 17:10
Dumont, sa campagne chez Jean-Jacques Pauvert

UN HOMME DE TALENT

Le 27 septembre dernier l’éditeur Jean-Jacques Pauvert est décédé. L’homme est le premier en 1945, alors qu’il avait 19 ans, à publier l’édition complète de « Juliette » du marquis de Sade. Dénoncé par des libraires, il a eu droit à une première visite de la Brigade mondaine, car jusqu’alors, toutes les publications de Sade étaient clandestines et tout le monde le lisait sous le manteau. S’en suivent 13 ans de perquisitions, de procès et de condamnation. Finalement, en 1958, il gagne son procès contre toute attente.

En 1954, Jean Paulhan lui confie le manuscrit d’Histoire d’O d’une certaine Pauline Réage (en réalité Mme Dominique Aury). Il fonde plusieurs collections dont « La Bibliothèque Internationale d’Erotologie » et édite « le Sexe de la femme » du docteur Gérard Swang. Il est également l’auteur et l’éditeur d’une anthologie historique des lectures érotiques, 5 volumes échelonnés de 1979 à 2001. Il rédige la bibliographie du Marquis de Sade en 3 volumes.

Son travail d’éditeur ne se limite pas et loin s’en faut, à l’érotisme. Parmi les nombreux auteurs qu’il a publiés, on peut citer entre autres Albertine Sarrazin, Jean Carrière, Georges Bataille, André Breton, Pierre Klossowski, Charles Cros, Lewis Caroll, la Comtesse de Ségur, Dalhi, les œuvres complètes de Victor Hugo et l’histoire de l’art d’Elie Faure. Jean Carrière obtient le Prix Goncourt en 1972. Il lance Françoise Lefèvre en 1974 avec son roman « la Première habitude » qui obtient le grand prix des lectrices du magazine Elle en 1975. Il publie également 2 romans de Françoise Sagan, en coédition avec les éditions Julliard et Ramsay. En 1991, il dirige aux éditions Gallimard la réédition des œuvres de Guy Debord. Ceci n’est qu’un tout petit résumé de l’immense travail d’édition et d’écriture de Jean-Jacques Pauvert.

Mais n’oublions pas :

Que pour la 1ère fois en français, il publie la « Désobéissance Civile » de Henri-David Thoreau, publié aux Etats-Unis en … 1849, écrit qui a inspiré entre autre Gandhi dans l’application de sa non-violence.

Le 10 mai 1974 soit cinq jours après le premier tour des élections présidentielles, JJ Pauvert publie « A VOUS DE CHOISIR », l’Ecologie ou la mort, la campagne de RENE DUMONT et ses prolongements objectifs de l’Ecologie politique.

On lit sur la jaquette de l’ouvrage : (…) « L’écologie politique ? Ce petit volume très vite fabriqué ne prétend pas l’expliquer complètement, mais seulement en permettre une approche. Disons que c’est une politique du bonheur, à base de recettes simples, évidentes : réduction fondamentale des gaspillages d’énergie (tiens, tiens) et de produits, protection de la nature et redistribution de ses ressources, en fin de compte et par voie de conséquence, réduction des injustices.

Et tout ceci, comme dit René Dumont, est beaucoup plus important que le deuxième tour des élections du 19 mai 1974. (…)

Cela reste d’une grande actualité, n’est-ce pas

l'éditeur Jean-Jacques Pauvert
l'éditeur Jean-Jacques Pauvert

l'éditeur Jean-Jacques Pauvert

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 19:29
Gâtinais en transition, c'est demain le 6 décembre à Montargis

DE L’IDÉE A L'ACTION, LA TRANSITION EN ACTES CONCRETS

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 15:22
ECOLOGIE janvier 1985
ECOLOGIE janvier 1985

N'IMPORTE QUOI, N'IMPORTE Où

Bhopal est une ville de l’Inde de près d’un million d’habitants (1984) près de laquelle la multinationale Union Carbide s’est installée en 1977 à moins de 10km du centre-ville et produit 2500 tonnes de pesticides par an. L’isocyanate de méthyle nécessaire à cette production est stocké à l’état liquide dans trois réservoirs souterrains de 45000 tonnes chacun. Ce produit est extrêmement volatile et inflammable, et au cours de sa manipulation, il dégage une quantité importante de gaz toxiques.

Il se trouve que l’usine est cernée par un bidonville où s’entassent quelques 4 000 personnes. Dans la nuit du 2 au 3 décembre 1984, il y a trente ans, une fuite se produit dégageant 40 tonnes d’isocyanate de méthyle sur la ville et sur 25 kilomètres carrés alentours. L’alerte est donnée trois quarts d’heure plus tard, le téléphone ne fonctionnant pas normalement. C’est la nuit, la population dort et ne réagit pas .C’est non seulement un accident, mais une tragédie, et qui se poursuit encore aujourd’hui. De jour en jour, le bilan s’alourdit. Si dès la première nuit il se montait à 3 500 personnes, aujourd’hui nous savons qu’il se situe autour de 20 à 25 000 décès. Il faut ajouter les 300 000 personnes malades et handicapées et les nombreuses naissances d’aujourd’hui victimes de graves malformations. Il est vrai que l’usine (qui est aujourd’hui abandonnée) a son sol toujours recouvert de mercure et qu’aucun traitement de dépollution n’est mené, ni par la multinationale, ni par le gouvernement indien alors que la nappe phréatique empoisonne toujours les populations avoisinantes A ce jour, après de multiples batailles juridiques, l’Union Carbide Warren n’est toujours pas condamnée, et en dehors des 50 000 personnes dédommagées, le reste de la population ne l’a pas été . Le PDG de l’usine de l’époque décéde le 29 septembre 2014 en Floride sans jamais avoir été inquiété.

ECOLOGIE, dans son numéro 361 de janvier 1985 a fait sa couverture intitulée « Bhopal sous pesticide » et tout un dossier produit par Olivier Canel, Valentin Douillère, Régis Pluchet, JL Prunier et les Amis de la Terre.

Reprenons le chapeau qui présentait ce dossier : « Toutes les mesures de sécurité avaient été prises ». Voilà ce qui revient après chaque catastrophe. Dans le cas de Bhopal, l’important est de savoir si la production de ce pesticide présentait toutes les justifications apportées jusqu’à ce jour et si la finalité de ce produit méritait les risques encourus. Pas sûr du tout, à une époque (nous sommes en 1985) où l’on s’interroge de plus en plus sur le bien-fondé d’une agriculture gérée à coup de produits toxiques et dont les retombées sont de plus en plus contestées, y compris au sein d’organismes officiels et internationaux ».

Le Nouvel Obs du 14 décembre 1984 titre: « Ne tirez pas sur le progrès ». Voilà pour Bhopal ! Et l’excellent Gérard Bonnot de poursuivre : « Le gaz qui a tué à Bhopal doit-il être interdit ? Non, car il sert à fabriquer des insecticides. Et sans insecticides, c’est toute la planète qui crèverait de faim. Mieux vaut développer la plus urgente et la plus neuve des industries de pointe : la sécurité ».

Bhopal sous pesticide, 30 ans.Bhopal sous pesticide, 30 ans.
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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 11:11
J-1 Ensemble, vivre et travailler autrement, Gâtinais en transition.

VOICI LE TRACT ET L'AFFICHE...

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 22:35
J-3 Exploration des potentiels de la transition du territoire gâtinais

GÂTINAIS EN TRANSITION POURQUOI ?

Particuliers, créateurs, artisans, agriculteurs, entrepreneurs, commerçants, associatifs, institutionnels et élus, vous êtes concernés. Quel que soit votre âge, sexe, origine, handicap, avec ou sans emploi, vous êtes concernés.

La démarche « Gâtinais en transition » s’est imposée à EELV-Gâtinais sur un triple constat. Le premier : sommes-nous condamnés à subir les crises économiques, sociales et écologiques en cours ? Le second est celui des grandes difficultés de toutes natures dans lesquelles se trouvent le bassin de vie, les habitants de Montargis et plus largement du Gâtinais. Le troisième : un absentéisme électoral énorme qui ne cesse de progresser et qui pose la question de la dégradation de la démocratie représentative et sa légitimité dans l’inconscient du corps social. Il nous est apparu la nécessité d’une action publique locale autour de la Transition tournée en priorité concrètement vers le terrain et sur des enjeux utiles à tous, à court, moyen et long terme. Montargis et le Gâtinais pour être innovants et retrouver de l’activité locale ont besoin de tous les talents de leurs habitants. Evoluons ensemble.

Ce projet revendique l’ambition d’une nécessaire projection du territoire Gâtinais et du bassin de vie vers un avenir résilient, tant du point de vue de l’économie que celui de l’environnement. Son ambition est bien celle de passer de la théorie et de la parole à celle du concret dans le pratico-pratique pour le plus grand nombre.

La Transition est une démarche en soi que chaque territoire s’approprie et adapte en fonction de sa localisation. Les différents mouvements de transition déjà existants à l’étranger et en France proposent de nombreux exemples concrets de réussites locales et des concepts pertinents pour envisager un avenir de proximité soutenable. Par exemple, une réelle relocalisation pluridisciplinaire de l’économie, donc de l’emploi, s’appuie sur les expertises et les potentiels locaux.

Cela nous oblige à favoriser, sans esprit partisan, l’accélération de la mise en réseau des acteurs du territoire de tous horizons. Dans cette approche, les mouvements de transition offrent de nombreux exemples de réussites. Ils témoignent aussi d’une forte créativité en matière d’émergence de nouveaux concepts innovants. Avec la mise en articulation et en cohérence d’acteurs variés, ils proposent aussi des modèles de développement conviviaux, positifs et rassembleurs, basés sur la prise d’initiatives et une large participation citoyenne. C’est donc un modèle qui s’appuie sur des stratégies multi-acteurs très ouvertes.

Ces deux demi- journées (29 novembre et 6 décembre 2014) ont pour objectif de faire découvrir à un large public et aux acteurs impliqués dans la gouvernance et le développement du territoire, la richesse de ces approches. Il s’agit de leur donner l’occasion de réfléchir collectivement et de manière conviviale pour favoriser l’appropriation des thématiques et préciser les contours d’une telle démarche.

Le dispositif des deux demi-journées

Ces deux demi-journées sont organisées dans un parcours cohérent, ouvert à tous (particuliers, créateurs, associations, entreprises, institutionnels et élus) qui permet à des acteurs de toute nature du Gâtinais de découvrir de manière active le concept de transition sur le plan local et dans l’activité quotidienne.

L’objectif est la mise en mouvement des acteurs du territoire sous une forme conviviale, participative et interactive, afin de faire émerger des thématiques, des idées, des pistes de projets. Il s’agit de créer une dynamique autour du « Gâtinais en transition ». Ces deux demi-journées s’inscrivent dans une démarche mûrement réfléchie. Elles se prolongeront dès le début de l’année 2015 afin de passer de l’émergence d’idées à des projets concrets puis à la mise en place d’outils adaptés.

Différents exemples de réalisations, situés à Montargis ou à l’extérieur, serviront de support à une exploration concrète afin de s’approprier les thématiques et les concepts de la transition tout en faisant émerger de nouvelles pistes concrètement utiles aux habitants.

Samedi 29 novembre de 14 à 18h : salle Carnot, 16-18- rue Carnot Montargis :

« Exploration des potentiels de la transition du territoire gâtinais »

Samedi 6 décembre de 14 à 18h : salle Henriet Rouard, 6 rue H. Rouard Montargis (carrefour de la Chaussée)

« De l'idée à l'action, la transition en actes concrets »

Ces deux rendez-vous seront animés autour de témoignages d’acteurs locaux, de petits ateliers ludiques…autant d’espaces ouverts et partagés.

Animation

David Delsart, conseil en innovation (Digital Human); référent numérique (Amis de la Terre France) Paris; Rémi Gréau, Design (Aktan-Orléans) ; Sarah Gaucher, facilitation et animation au Centre Réseau d’Economie Solidaire (Crésol –Tours).

Avec la participation

Emmanuel Doudat, Directeur (Artéfacts-Orléans), Isabelle Jeanneau, Directrice, (Nekoé Cluster-Orléans).

Entrée libre - FAITES CIRCULER L’INFORMATION AUTOUR DE VOUS

Faites-nous savoir dans les plus courts délais votre participation à ces journées.

Merci de votre présence et participation, à bientôt.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 11:30
Gâtinais en Transition: ensemble, vivre et travailler autrement...

INVITATION

« Gâtinais en transition : ensemble, vivre et travailler autrement »

Le bassin de vie de Montargis et le Gâtinais sont toujours en grande difficulté. Même si les si les organes institutionnels assument au mieux leur mission, trop de personnes restent sans réponses et seules devant les urgences de leur vie quotidienne.

La première richesse d’un territoire est la mise en mouvement de tous les talents de sa population. Ils sont nombreux et divers, encore faut-il que des initiatives innovantes soient prises pour les faire valoir. De par la méconnaissance des outils adaptés, trop de projets individuels et collectifs sont abandonnés.

C’est pourquoi, plus que jamais, la transversalité et la participation par la mise en réseau d’acteurs très divers devient une nécessité d’intérêt général.

EELV-Gâtinais a toujours exprimé et défendu ces orientations. Afin de mobiliser toute l’énergie nécessaire pour concrétiser des projets utiles aux personnes et à la collectivité, le choix est fait de s’engager dans une démarche dynamique, utile, cohérente et durable : « Gâtinais en transition : ensemble, vivre et travailler autrement ». Aussi, il a été décidé de ne pas participer sur l’ensemble du Gâtinais aux prochaines élections départementales.

C’est donc sans esprit partisan et avec plaisir que, dans une première étape, nous vous invitons à participer à deux demi-journées d’échanges entre particuliers, associatifs, acteurs économiques et culturels, institutionnels et élus, sur le concept de transition locale et sa concrétisation. Animation collaborative, interactive et conviviale (plus apéro sympa).

Samedi 29 novembre

De 14 à 18h, salle Carnot, 16-18- rue Carnot Montargis :

« Exploration des potentiels de la transition du territoire gâtinais »

Samedi 6 décembre

De 14 à 18h, Salle Henriet Rouard, 6 rue H. Rouard Montargis (carrefour de la Chaussée)

« De l'idée à l'action, la transition en actes concrets »

Ces deux rendez-vous seront animés autour de témoignages d’acteurs locaux et d’ailleurs, de petits ateliers ludiques…autant d’espaces ouverts et partagés.

Animation

David Delsart, conseil en innovation (Digital Human); référent numérique (Amis de la Terre France) Paris; Rémi Gréau, Design (Aktan-Orléans) ; Sarah Gaucher, facilitation et animation au Centre Réseau d’Economie Solidaire (Crésol –Tours).

Avec la participation

Emmanuel Doudat, Directeur (Artéfacts-Orléans), Isabelle Jeanneau, Directrice, (Nekoé Cluster-Orléans).

Entrée libre - FAITES CIRCULER L’INFORMATION AUTOUR DE VOUS

Faites-nous savoir dans les plus courts délais votre participation à ces journées.

Merci de votre présence et participation, à bientôt.

Gatinaisentransition@orange.fr

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 15:47
Merci Julien Clergue pour tous vos cadeaux en images

ET QUELLES PHOTOS !

Lucien Clergue est né à Arles en 1934. Il apprend le violon avant de se consacrer entièrement à la photographie.En 1969, il crée les Rencontres Internationales de la Photographie. Il a publié plus de 75 livres, réalisé une vingtaine de courts et moyens métrages. Ses œuvres figurent dans les collections des plus grands musées. Il est le premier photographe à entrer à l'Académie des Beaux Arts. Il est décédé aujourd'hui.

Le photographe Lucien Clergue

Le photographe Lucien Clergue

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 14:19
Photo APRE Malville 77
Photo APRE Malville 77

MAIS VRAIMENT POUR RIEN

En 1974, Jacques Chirac 1er Ministre, autorise la société NERSA à passer commande de Superphénix. Le Président de la République Valéry Giscard-D ‘Estaing déclare : « Qu’avec ce type de réacteur et ses réserves en uranium, la France disposera d’autant d’énergie que l’Arabie Saoudite avec tout son pétrole ». En 1977, Raymond Barre, premier Ministre à l’époque, signe le décret d’utilité publique.

1977, le 4 juillet, sous une pluie battante, nous étions 80000 personnes à marcher sur le site du futur Superphénix. Aux premiers contacts, et sans possibilités de négociation, nous avons été les cibles d’un tir nourri de grenades lacrymogènes dont bon nombre étaient à tir tendu, sans discontinuer de 10h à 19h. Les premiers incidents graves se produisent à Faverges (A 2Km du site) bouclé par la gendarmerie. Sans contacts directs, une centaine de blessés chez les manifestants (deux amputations), le furent par les tirs de grenades.

C’est vers 14h que dans un nuage de lacrymogènes, un manifestant, Vital Michalon est mortellement blessé. Les secouristes le traînent péniblement à l’abri alors que les tirs de grenades se poursuivent. Malgré tous les soins Vital meurt peu après. Les autorités parlent d’une crise cardiaque. Le médecin légiste refuse le permis d’inhumer et constate qu’il a succombé à l’impact d’un tir tendu. De leur côté, les gendarmes ont compté des blessés mais plus à cause d’une mauvaise utilisation des grenades offensives qu’ils balançaient allègrement sur les manifestants désarmés. Ainsi, un gendarme mobile de Pithiviers a perdu une main.

Pour une prévision de 4 milliards de francs, le prix réel lui a été de 10 milliards de francs pour la construction, plus 6 milliards d’euros pour l’entretien durant son peu de fonctionnement. En 11 ans, Superphénix n’a été opérationnel que durant 53 mois.. Sa production quant à elle n’a rapporté que deux milliards de francs ! En 1996, Corinne Lepage, alors Ministre de l’environnement, a refusé de signer le décret d’autorisation du redémarrage du réacteur. Franck Borotra, Ministre de l’industrie du même gouvernement autorise le redémarrage. Mais il n’aura pas lieu. En juin 1997, Lionel Jospin 1er ministre annonce que Superphénix sera abandonné. Vital Michalon a perdu sa jeune vie pour tout ce gâchis.

Le 10 juillet 1985, à minuit heure locale dans le port d’Auckld en Nouvelle-Zélande, deux explosions retentissent, envoyant par le fond en quatre minutes le Rainbowarrior, le navire amiral de Greenpeace, Celui-ci venait d’achever l’évacuation de 327 habitants de l’atoll de Rongelap dans les iles Marshall, victimes des retombées des essais nucléaires atmosphériques effectués par les USA au cours des années cinquante. Il s’apprêtait à appareiller vers la Polynésie française pour protester contre les essais nucléaires français à Mururoa. Greenpeace appelait à l’arrêt de tous les essais nucléaires dans le monde et à la conclusion rapide d’un traité d’interdiction totale.

L’équipage était à bord lorsque les mines magnétiques ont explosé au niveau de la salle des machines. Les explosions n’étant pas simultanées, la seconde explosion rajouta à la confusion. C’est dans ce contexte que le photographe membre de l’équipage, Fernando Pereira âgé de 36 ans, retourne dans sa cabine prendre son matériel. Piégé par une nouvelle explosion, Il sera retrouvé noyé quelques heures plus tard, laissant deux orphelins.

Le 12 juillet, la police néozélandaise interpelle deux ressortissants suisses qui s’avèrent porteurs de faux papiers, et être de faux époux (Turenge). Nous sommes en plein OSS 117, la réalité c’est que ce sont deux agents français de la DGSE dont les véritables noms sont Alain Mafart (chef de bataillon) et Dominique Maire (épouse Prieur, capitaine). Ils sont inculpés de meurtre le 23 juillet et condamnés à 10 ans de prison par la cours d’Auckld en novembre 1985. (Ils n’exécuteront pas la totalité de leur peine compte tenu des arbitrages pris par les deux pays).

Le scandale est total. « C’est aussi la plus grave violation de la souveraineté nationale qu’ait jamais subie la Nouvelle-Zélande. C’était un acte de terrorisme soutenu par un Etat, un acte de guerre » déclarera plus tard l’ancien Ministre Néo-Zélandais Geoffrey Palmer.

Cette sombre histoire de barbouzes est née dans les esprits fumeux du pouvoir socialiste de l’époque. Au plus haut niveau de l’Etat, on se protège et les fusibles fonctionnent. Charles Hernu, Ministre de la Défense endosse la responsabilité pour protéger François Mitterrand et l’Amiral Lacoste limogé est remplacé à la tête de la DGSE. Laurent Fabius, premier ministre finit par reconnaître à la TV que les services secrets français étaient bien responsables de l’attentat contre le Rainbow Warrior ayant entrainé la mort de Fernando.

Je vous passe les détails de l’opération qui impliquait d’autres personnes. Mais la crise dans les relations entre nos deux pays durera longtemps : 7 millions de dollars de dommages et intérêts sont versés par la France, et en 1987, la France versera 8 millions 16 de dollars d’indemnités à Greenpeace. Voilà pourquoi tu es mort Fernando.

Pour toi Rémy, le solde de ta disparition n’est encore ni arbitré ni connu. On en reparlera, aujourd’hui il est trop tôt.

Au chapitre des violences policières, mais dans un cadre différent et une parfaite « gratuité », n’oublions pas l’assassinat de Malik Oussekine, 22 ans. En pleine contestation étudiante contre la loi Devaquet le 6 décembre 86, à minuit, les voltigeurs de la police « nettoient » les rues du quartier Latin. Malik sort d’un club de jazz, les voltigeurs considérant qu’il est un casseur, le prennent en chasse et le traquent jusque dans une cage d’escaliers ouverte par un habitant afin qu’il se protège, le frappent violemment à coups de matraques et de pieds, même au sol. Le Samu n’a rien pu faire, il meurt quelques instants plus tard à l’hôpital Necker. Suite à ton décès Malik, la loi est retirée, le Ministre Devaquet est viré, mais ni Pasqua, Ministre de l’Intérieur, ni Pandraud, son Secrétaire d’Etat, ne seront inquiétés. Tant qu’aux hommes de main : une retraite anticipée pour l’un et un déplacement pour l’autre, toi Malik tu es mort.

Couverture du journal  ECOLOGIE n°365, 3ème trimestre 1985

Couverture du journal ECOLOGIE n°365, 3ème trimestre 1985

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:15
1915 Le cafard ?  C'est le besoin d'aimer écrit Moriss

LE CAFARD

De belles pensées écrites par Maurice Beauvillet de Montargis, dans son petit cahier d'abord sur le front puis comme prisonnier...merci Morris.

Maurice a tenu un petit cahier dans lequel il consignait toutes sortes de textes, dont une pièce de théâtre en 5 actes, des poésies, récits du front, souvenir de Notre Dame de Lorette mai 1915, monologue comique, chanson sur les poux et autres chansonnettes, vie du prisonnier, et plein de petits mots.

Le cafard mais à tout prendre qu’est-ce ? Le souvenir ému doux comme une caresse, un trop timide aveu qu’on voudrait confesser, le futur conjugué du joli verbe aimer. C’est une lèvre en fleur dont on serait l’abeille, c’est un bruit de baisers qui bourdonne à l’oreille, un cœur qu’on croyait mort qui va ressusciter et pour une âme sœur tendrement palpiter. C’est le regret d’avoir gâché sa vie, de n’avoir pas compris toute la poésie d’un bonheur fugitif qu’on n’a point savouré. On aime toujours mieux quand on est séparé, c’est un désir ardent que la soif exaspère. Une soif d’infini qui sait me désaltérer. C’est la chanson d’amour, l’éternelle chanson. Du cafard au baiser, il n’y a qu’un frisson. Le cafard à quoi bon protester !

Le cafard voyez-vous, c’est le besoin d'aimer.

Moriss

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 18:11
100 ans, déjà très loin et pourtant si près...

2014 CENTENAIRE DE LA GRANDE GUERRE

Quelques pensées écrites par Maurice Beauvillet de Montargis, grand-père de François (lui-même disparu en 2001 à l’âge de 35 ans) et qui nous avait confié ces documents.

Maurice a tenu un petit cahier dans lequel il consignait toutes sortes de textes, dont une pièce de théâtre en 5 actes, des poésies, récits du front, souvenir de Notre Dame de Lorette mai 1915, monologue comique, chanson sur les poux et autres chansonnettes, vie du prisonnier, et plein de petits mots.

Notre Dame de Lorette

(texte écrit entre deux attaques en mai 1915 ).

Là-haut sur le plateau fameux

S’élevait jadis la chapelle

Aujourd’hui spectacle affreux

Des ruines seules survivent d’elle

Œuvre de la civilisation moderne

Pour laquelle nos pères ont travaillé

Héros de Jules Verne

Tous maintenant vous tremblez !

Peut-être un jour revivras-tu ?

Espérons-le sous une ère nouvelle.

Malheureux ceux qui ne sont plus

Pour te revoir fière et belle

Pèlerinage autrefois renommé

Que les pieux fréquentaient.

Rendez-vous triste et acharné

Des grands ennemis de la paix

Tes alentours alors si riants

Où les aimés se pavanaient.

Que reste-il maintenant

De tes sentiers tes jardinets

Occupants tour à tour ont changé

Sans que tu sois plus fière

Mais la Patrie où tu es née

Te possèdera sous sa bannière

Quand le mot PAX viendra

Chassés tes destructeurs

De tes ruines tu revivras

Patience voici les vengeurs.

(Signé Moriss)

100 ans, déjà très loin et pourtant si près...
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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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2012-08-06 Bretagne 5 022