Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 09:07
Elections européennes: pas d'abstention, on vote...

UNE ÉNERGIE NOUVELLE

POUR UNE EUROPE FÉDÉRALE

Le 25 Mai, les citoyens européens sont appelés à voter pour renouveler le Parlement de Strasbourg qui possède de nombreux pouvoirs. Pour les cinq ans à venir, il s’agit de bien choisir en envoyant siéger des députés présents, actifs et travailleurs. A ce jour, la France n’est que 21ème sur 28 pour l’assiduité des siens. Des exceptions existent dans tous les camps, les élus EELV sont bien placés.

En France, nombre de politiques de tous bords n’assumant pas leurs responsabilités, clament pour masquer leurs défaillances: « C’est l’Europe » tout en laissant faire les lobbies. L’Europe est celle que l’on construit, raison de plus pour voter.

Même imparfaite, doit-on pour autant abandonner cette formidable et fragile aventure humaine née après deux conflits européens qui ont mis le feu à la terre entière et fait environ 84 millions de victimes, plus des millions de blessés et 30 millions d’européens déplacés. Non, on ne peut oublier. On relève ses manches et chacun fait ce qu’il peut à commencer par aller voter pour une action positive, loin du repli nationaliste mortifère du FN.

Europe-Ecologie-Les Verts propose de redonner vie à l’Europe autour de 10 ambitions et 20 propositions (www.europe-écologie.eu). Une Europe zéro carbone, zéro nucléaire (transition énergétique) ; une Europe sociale qui protège tous ses citoyens (fin du dumping social, formation des jeunes); une Europe qui défend une alimentation saine et durable en circuits courts; une Europe qui préserve notre santé et notre environnement, les deux étant très liés; une Europe qui se bat en s’opposant au traité de libre-échange avec les Etats-Unis (TAFTA) qui placerait les intérêts des multinationales au-dessus de l’intérêt démocratique et des droits des citoyens ; une Europe qui régule la finance et élimine le dumping fiscal (évasion de 1000 milliards d’euros par an); une Europe qui protège nos droits et libertés (contre toutes les discriminations, pour l’égalité femme-homme); une Europe ouverte sur le monde ; une Europe démocratique et citoyenne (transparence des institutions, réforme de la Banque centrale, budget propre et réforme constitutionnelle de l’UE validée par un référendum européen).

Face aux souverainistes figés dans le passé, soyons les premiers fédéralistes. Plus que jamais l’Europe et l’Ecologie sont la solution. Contre une Europe des marchés et des lobbies, il faut une Europe politique, sociale, citoyenne et du bien vivre ensemble Votons en région Massif central-Centre, Clarisse Heusquin et Benoit Faucheux (2ème de liste).

Eclaireur du Gâtinais jeudi 15 mai 2014

Eclaireur du Gâtinais jeudi 15 mai 2014

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 15:52
26 avril 1986, le sacrifice des pompiers de Tchernobyl...

ALERTE AU FEU !

A propos du sinistre anniversaire de Tchernobyl, je reprends des extraits des écrits, des témoignages de ceux qui ont vécu l’accident. Je l’ai déjà fait sur ce blog les années précédentes. Aujourd’hui je poursuis en faisant un arrêt sur image concernant les pompiers, premiers intervenants extérieurs et premières victimes.

1h23mn58s, la concentration d’hydrogène dans le mélange détonnant atteint le seuil critique d’explosion. Le réacteur et le bâtiment de la 4ème tranche sont détruits par une série d’explosions. Au-dessus de la tranche fusent des débris incandescents, des étincelles et jaillissent des flammes. Ce sont des morceaux de combustible et du graphite en fusion qui vont retomber en partie sur le toit de la salle des machines, recouvert de bitume, provoquant ainsi l’incendie.

Pour bien évaluer l’ampleur du rejet radioactif, rappelons que la bombe atomique d’Hiroshima a rejeté 4,5 tonnes de substance radioactive dans l’atmosphère. Le réacteur de la tranche n° 4 propulse dans l’atmosphère 50 tonnes de combustible évaporé créant ainsi une énorme poche de radionucléides de longue durée de vie. C’est-à-dire l’équivalent de 10 bombes d’Hiroshima sans les effets immédiats, plus 70 tonnes de combustible et environ 700 tonnes de graphite radioactif qui se sont déposées autour de la tranche accidentée.

A l’extérieur, les pompiers de la brigade du Lieutenant Pravik, responsable de la lutte incendie de la centrale, se rendent sur les lieux. Ils observent le « spectacle » du toit du dégazeur. L’un d’entre eux monte sur le toit du bâtiment du poste d’eau à environ 71 mètres afin d’avoir une vue d’ensemble. Durant son ascension, il retire son casque de protection à cause de la grande chaleur. Il redescend pour prévenir ses camarades et dépeint la situation au Commandant Teliatnikov. Celui-ci donne l’ordre de mettre en place une équipe de combat et de ne pas partir avant d’avoir emporté la victoire…

L’explosion du réacteur a projeté dans l’air la plaque de protection biologique supérieure (500 tonnes), elle est retombée sur l’appareil de tout son poids, légèrement inclinée et elle a entrouvert le cœur de chaque côté. Un pompier monte au niveau 36m du hall central et jette un coup d’œil dans le réacteur. Des rayonnements d’environ 30 000 roentgens/h, ainsi qu’une puissante irradiation neutronique s’échappent du ventre du « volcan ». Tout au long de la catastrophe, les jeunes pompiers soupçonnent vaguement qu’ils risquent une surexposition grave, mais à aucun moment ils n’en prennent vraiment conscience. Ainsi, ils marchent longtemps sur du combustible et du graphite retombés sur le toit de la salle des turbines et qui « chauffent » jusqu’à 20 000 roentgen/h. Ces pompiers ont réussi à maîtriser le feu visible, mais comme beaucoup d’autres, ils ont été brûlés par le feu invisible, le feu des rayons neutroniques et des rayons gamma, que l’eau ne peut éteindre…

Les hommes obéissent, certains restent sur le toit de la salle des machines jusqu’à 7h du matin. Ils se sentent mal tout de suite et surmontent leurs nausées les imputant à la fumée et à la chaleur. A 5h du matin, ils redescendent en proie à des douleurs intolérables.

Alors que leurs casques sont couverts de cendres noires radioactives de graphite et de kéramsite, les pompiers ne soupçonnent pas encore l’existence de rayonnements. L’un après l’autre, les hommes sont mis hors de combat : ils sont pris de nausées, de vomissements, leur conscience se trouble. A 3h30 du matin Teliatnikov descend à la salle de commande pour faire le point et demande s’il y a un risque de radioactivité et appelle un dosimétriste. Il fonce à l’extérieur et marche sur le graphite et le combustible, il se sent mal, son visage est marron foncé, il est pris de nausées, de vomissements mais il veut avoir le cœur net concernant la radioactivité ambiante.

Le dosimétriste a un radiamètre de mille microroentgens/s, qui bute partout au maximum, au sol comme sur le toit. Le dosimétriste ne peut donc pas déterminer la véritable situation radiologique : son radiamètre indique en tout et pour tout 3,6 roentgens/h, alors qu’en réalité l’activité sur le toit atteint en différents points de 2000 à 15000 roentgens/h. Sur le toit, le graphite et le combustible incandescent brûlent, se mélangent au bitume fondu et l’ensemble se transforme en une boue extrêmement radioactive dans laquelle pataugent les pompiers. Au sol, la situation n’est pas meilleure : graphite, éboulis de combustible mais aussi poussière nucléaire retombée du nuage de l’explosion, recouvrent tout d’un halo empoisonné.

Les différents responsables de la centrale continuent de nier l’évidence, leur réacteur est « intact », affirmaient les uns. D’autres refusaient de voir la réalité à travers les blocs de graphite qui jonchaient le sol, alors qu’ils auraient dû l’admettre et comprendre que des hommes étaient en train de mourir inutilement sous leurs yeux incrédules.

Les premiers à être hors de combat sont Kibenok et ses pompiers. Le lieutenant Pravik fait également partie du premier groupe de victimes…A 5h du matin, l’incendie est circonscrit mais le prix est lourd, 17 pompiers parmi lesquels le commandant Teliatnikov sont envoyés au centre médical puis dirigés le soir même à Moscou. Ils sont les premiers d’une liste bien plus longue dans laquelle on retrouvera les opérateurs de la centrale elle-même puis, plus tard, de nombreux liquidateurs.

Eteint le feu ? Pourtant le soir du 26 avril, l’incendie redouble. Le graphite brûlait. De loin, les gens apercevaient le feu sans y prêter une attention particulière.

« - Quelque chose brûle…

« - Les pompiers ont éteint l’incendie…

« - Mais ça brûle encore… »

Qu’en fut-il des pompiers de Fukushima ? Qu’en sera-t-il des secours de Dampierre-en-Burly, de Belleville, de Bugey, de Fessenheim… et de toutes les autres centrales dans le pire des cas ?

26 avril 1986, le sacrifice des pompiers de Tchernobyl...
26 avril 1986, le sacrifice des pompiers de Tchernobyl...
Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
commenter cet article
9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 14:11
AgroParisTech les 40 ans de la candidature de René Dumont  en 1974

RENÉ DUMONT

UNE MÉMOIRE RÉTRO-FUTURO

A l’invitation de Marc Dufumier, président de la Fondation René Dumont, et de Laurent Gervereau son vice-président, directeur du Musée du Vivant, premier musée international sur l’écologie et le développement durable en France basé à l’AgroParisTech, là-même où enseignait René Dumont, un groupe de personnes se sont retrouvées pour marquer le quarantième anniversaire de la première candidature écologiste au monde.

L’esprit de cette rencontre n’était pas celui d’une mémoire figée à un évènement avec fleurs et couronnes. Il s’agissait de mettre en perspective le choix de cette candidature, de l’homme qui l’a incarnée, de l’importance de son œuvre, des questions posées alors et des réponses reçues depuis. Nous étions au cœur d’une mémoire vivante dans l’esprit retro-futuro.

Gilles Trystram, directeur général d’AgoParisTech, a introduit cette rencontre en rappelant l’importance et le poids d’un René Dumont pour ce qui s’appelait alors « l’Agro ». Marc Dufumier, son ancien élève a dressé le profil d’un homme rigoureux, disponible, ponctuel et toujours en éveil. Pour sa part, Laurent Gervereau a brossé le travail du Musée du Vivant qui rassemble tout ce qui concerne l’écologie politique, environnementaliste et sociaux. Il s’agit de préserver pour les générations futures la mémoire de ces partis, de ces mouvements et des personnalités qui les ont animés. Il s’agit de fédérer les organismes qui collectent et valorisent les archives personnelles, et de promouvoir largement ces sources et soutenir les recherches interdisciplinaires. Laurent rappelle que le Musée du Vivant s’inscrit dans un réseau international de recherche sur l’écologie.

S’en est suivi une projection de documents dont l’un des plus drôles, pour ne pas dire hilarant, est celui d’une interview de René par Jean Carlier, journaliste, sur le thème « comment expliquer l’inexplicable en politique » à une population qui n’est pas prête à accepter de changer… Le monteur du film avait sciemment éliminé les réponses de Dumont, seul son visage s’animait ou restait figé selon, alors que Carlier ne cessait de parler sur tous les sujets qui nous intéressaient alors et qui restent toujours d’actualité. J’espère que nous aurons l’occasion de pouvoir diffuser largement ce document qui franchement déride.

Brice Lalonde, qui avec Jean Carlier alors directeur de l’information à RTL furent des acteurs déterminants auprès de René Dumont, a expliqué à l’assistance pourquoi René était le meilleur candidat pour cette campagne électorale 1974 (j’en reparlerai dans un prochain article sur ce blog). Il a rappelé le rôle de Roger Fischer et de Georges Krassovsky, figures emblématiques de l’époque. Juste un rappel d’un autre concurrent au moment du choix, à savoir Charles Lorient de l’économie distributive de Duboin.

On n’arrête pas le progrès, si bien que durant l’intervention de Brice Lalonde un des ordinateurs de projection branché sur un autre amphithéâtre s’est mis en route sur le thème de la rumeur. Il a fallu dix bonnes minutes pour la stopper.

Jean-Paul Besset, biographe de René Dumont, est revenu sur son parcours d’agronome productiviste de l’après guerre (dommage qu’il n’ait pas parlé de l’avant guerre), puis sur le basculement progressif et la prise de conscience de René qui l’amena en 1973 à publier « L’utopie ou la mort ». C’est donc un jeune homme de 70 ans, qui allait prendre sa retraite de l’Agro, qui devint le candidat que nous connaissons.

La dernière à intervenir, Dominique Voynet, qui, provocatrice comme dab, nous déclara qu’elle n’était pas là pour témoigner de cette campagne, elle était encore au collège. Par contre, elle a rappelé son parcours avec René Dumont dans les années 90. Un homme fatigué mais toujours disponible et particulièrement durant la campagne présidentielle de 1995. Elle a rappelé l’absence cruelle des intellectuels plus prompts à commenter des résultats qu’à soutenir la cause écologiste. Elle a insisté, et je suis d’accord avec elle, sur le rôle de Charlotte Paquet, la seconde femme de René, qui a beaucoup influencé, et travaillé sur l’œuvre de Dumont dans ses dernières années.

Aux côtés de Brice Lalonde qu’elle n’avait pas revu depuis une vingtaine d’années, elle nous a bien amusés en rappelant un bon mot de Brice à son égard : « Je te souhaite d’attraper un cancer de la langue » lui avait-il lancé lors d’une dernière rencontre. Brice, pour toute défense, a répondu : « tu disais trop de bêtises », le tout dans la bonne humeur qui s’est poursuivie autour d’un pot où anciens et nouveaux ont échangé sur la suite à donner à cette question toujours en suspend chez les écologistes, comment être acteurs du changement ? Le pouvoir ou non ?

Et comment expliquer et faire adhérer au changement à l’inexplicable en politique ?

Pour ma part, un regret : l’absence de Claude-Marie Vadrot, alors journaliste à l’Aurore, qui fut hyperactif lors de cette campagne de 1974.

Domique Voynet et Brice Lalonde le 8 avril 2014 à l'AgroParisTech

Domique Voynet et Brice Lalonde le 8 avril 2014 à l'AgroParisTech

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc
commenter cet article
31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 22:26
Manuel Valls premier ministre... poisson ou poison d'avril ?

LE PRÉSIDENT HOLLANDE EST PLEIN D'HUMOUR...

Manuel Valls premier ministre... poisson ou poison d'avril ?
Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Coup de coeur
commenter cet article
28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 17:12
Gien (Loiret), un deuxième tour de fous...

QUAND SEUL LE GOUT DU POUVOIR DÉTRUIT

LES VALEURS DE LA DÉMOCRATIE LOCALE

Le second tour des municipales de Gien dans le Loiret se présente dans un grand n'importe quoi. Une liste conduite par un maire UDI bien musclé de "l’extrême centre" s'associe avec celui qui portait les couleurs de la gauche (EELV compris) au premier tour. Ainsi huit colistiers dont la représentante d'EELV partent dans une aventure qui déroute bien des personnes et qui leur laissent le sentiment amer que décidément on ne peut se fier à personne. Les élections les rendent tous fous... Voici la réaction publique du groupe EELV-Gâtinais auquel est rattachée l'aventurière de Gien.

Suite à la fusion « improbable » à Gien des listes de Messieurs Chierico et Ravoyard, EELV-Gâtinais dénonce le parcours tout à fait personnel et opportuniste de Madame Christelle de Crémiers (2ème de liste Ravoyard) qui a fait le choix de cette alliance. Elle n’en a même pas informé le Groupe EELV auquel elle est rattachée, ce qui est la règle. Sans doute en connaissait-elle par avance la réponse négative.

Même habillé « pour la forme » des meilleures intentions, ce type d’alliance crée la confusion et détruit chez les citoyens la confiance et tout crédit pour la politique et de ceux qui l’exercent. Il salit l’image des partis et celle de la démocratie. C’est malsain et augure mal de la suite du mandat à Gien durant 6 ans engagé sur un détournement d’électeurs et d’idées pour le seul profit des protagonistes. Nous assistons à l’alliance de valeurs et de philosophie opposées, exemple : Monsieur Chierico a signé la charte de la Manif pour tous, et il soutenu par elle aujourd’hui nationalement, et Madame Christelle de Crémiers qui elle soutient le mariage pour tous.

Monsieur Ravoyard n’a pas eu le courage d’assumer sa défaite et a préféré entraîner ses soutiens politiques, dont EELV, dans sa dérive personnelle. C’est plus qu’une faute, c’est une trahison pour la démocratie locale. Après sa veste, aux prochaines élections il retournera son pantalon.

EELV-Gâtinais condamne ce type d’agissement et considère ne plus être représenté à Gien à l’occasion du second tour des municipales.

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 16:02
Economie sociale et...circulaire...

TOURS: ASSISES LOCALES

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:39
Démarche participative

DES CITOYENS ÉCLAIRES

La participation des citoyens à la vie publique ne se réduit pas au droit de vote ni à la demande de subvention. La participation n’est possible que s’ils ont accès à la sensibilisation, à l’information et à la consultation d’où la nécessité de définir des modes de fonctionnement réellement transparents. La lutte contre l’opacité des centres et des moments de décisions n’est pas une affaire de budget, mais relève d’une volonté politique des élus d’animer véritablement la vie démocratique locale et territoriale en associant les habitants au plus près des décisions. N’oublions pas que les catégories sociales ne perçoivent pas de manière égale l’action publique et ne participent donc pas de la même façon au débat local avec la même intensité.

Les citoyens non organisés s’intègrent difficilement dans un processus de concertation et de participation. Il faut dire que la complexité et la multiplicité des dispositifs existants sont rédhibitoires et découragent les bonnes volontés. La multiplication d’instances de concertation aux procédures parfois complexes où l’on retrouve toujours les mêmes requiert un langage d’initié, et un discours compassé limite la participation des habitants.

De plus la progression incessante des contractualisations comme mode de gestion des partenariats et des politiques locales oblige les collectivités à plus de transversalité et de dynamique de projet avec des moyens mais aussi la difficulté de gestion et le risque de réunionite sans fin. Autant de handicaps pour une concertation et une participation effective, large, ouverte et innovante avec une population à qui l’on ne peut demander d’assimiler tous les rouages de ce qui est souvent des usines à gaz.

Une attention toute particulière doit être portée au vocabulaire utilisé dans les instances de participation. Il s’agit de parler clair en sortant des jargons utilisés par les services de l’Etat et des collectivités afin de mettre à égalité d’écoute et d’expression la totalité des participants, population comprise.

Cette usine en cohérence de la concertation doit-être à la charge d’un adjoint municipal et d’un vice-président de l’agglomération (actions transversales).

La participation des habitants ne va pas de soi et reste à inventer, à financer, à installer. Elle ne se résume ni aux enquêtes d’utilité publique, ni aux sondages, ni aux maigres comités de suivi lorsqu’il y en a, ni encore à des pétitions rebaptisées « participation » pour la circonstance. Elle doit être le fil conducteur de toute gestion et de toute orientation : en amont, par la définition des priorités et la transparence des informations ; pendant le projet, pour la vigilance au quotidien, les éléments nouveaux, et les modifications induites ; en aval pour le fonctionnement, la fidélité au concept, l’évaluation contradictoire, le transfert de savoir faire.

Tout ce cortège de travail et d’échange d’idées, de débats et de mise en place, loin de minorer le rôle de l’élu, le nourrit, le renforce, lui donne une véritable légitimité d’animateur, de médiateur, d’arbitre et de porte-parole.

Dans ce domaine cette nouvelle gouvernance peut s’articuler entres autre sur un I comme accès à l’information ; un A comme analyse pluraliste ; un D comme débat public contradictoire ; un E comme exposé clair des choix ; un C comme contrôle régulier et un A comme adaptation des décisions.

L’accès à l’information, l’analyse pluraliste, le débat contradictoire, l’exposé clair des choix, le contrôle régulier, l'évaluation, l’adaptation aux décisions sont les étapes de la construction d'une démarche participative.

Le dynamisme d’un territoire n’est pas qu’une affaire d’économie ou d’aménagement. Il passe incontestablement par ses ressources humaines qui devraient se nourrir de la qualité de l’animation du territoire qui peut ainsi par une participation vivante et active élever par le haut sa population. Le meilleur atout pour un territoire c’est de libérer les énergies qui s’y trouvent

(Texte extrait d'une intervention au Conseil municipal de Montargis par J.L. BURGUNDER 2011).

Illustrations : les pages des programmes municipaux de 2001 et 2008

Démarche participative
Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:20
La formation un pôle économique à part entière

FORMATION : DE LA CASERNE AU CAMPUS GUDIN

Avec 14% de chômage à Montargis contre 10,5 au national, pour la liste Une Autre Dynamique conduite par Christophe Belabbes, l’emploi est la priorité. Avec 14% contre 40% à l’échelle régionale, la part de l’enseignement supérieur est sous-représentée dans le Montargois.

Concernant l’enseignement supérieur, en ces temps de réductions budgétaires de l’Etat, le renouveau ne viendra pas d’ailleurs. Sans attendre, nous sommes déterminés pour agir sur les leviers qui sont les nôtres.

La formation continue et l’apprentissage sont un pôle économique à part entière que nous voulons développer dans le Montargois. L’objectif est de répondre aux besoins locaux (bâtiment, aide à la personne…), d’élever le niveau de qualification de la population et d’aller plus loin en termes de nouvelles formations sur de nouveaux métiers dont de nombreux s’inscrivent dans l’économie numérique. Il en va de l’avenir et de l’attractivité de notre bassin de vie.

Nous proposons la création d’un Campus avec l’ensemble des acteurs de la formation continue, de l’apprentissage et du Centre National de la construction paille et d’habitats participatifs à énergie positive (dont nous soutenons l’installation) déjà présents localement. Ce Campus aura deux formes, l’une en réseau et l’autre matérialisée à la caserne Gudin. Sur site, seraient positionnés un CFA, des acteurs de la formation continue et une école de la deuxième chance. Les technologies et les pédagogies les plus avancées permettront d’être en lien direct avec certaines universités. La part du numérique occupera une place conséquente par de nouvelles formations et comme outils de formation.

L’enjeu est que la population retrouve de l’emploi non précaire et d’encourager la création et l’innovation ce qui aurait des retombées positives dans le Montargois. Croissance, emploi et compétences, la formation crée la valeur, elle est bien un acteur économique de développement au même titre que d’autres filières. C’est un levier d’excellence pour notre économie locale et pour les dynamiques individuelles.

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:02
Priorité : l'emploi local, la formation

UN VRAI CHANGEMENT

PAR L'INNOVATION D'EMPLOIS LOCAUX

L’emploi local est notre priorité. Il faut du boulot. Il en va du bien être de la population, comme de l’attractivité du montargois. Avec un emploi et une attractivité retrouvés, bon nombre des difficultés actuelles seront derrière nous. Aujourd’hui, le renouveau ne viendra pas d’ailleurs. Il n’existe pas de solution toute faite, aussi tout doit-être tenté, ce qui n’a pas fait l’équipe sortante. Les élus doivent se saisir de tout pour favoriser le retour à l’emploi ou encourager toutes initiatives individuelles ou collectives de création et développement d’emplois locaux nouveaux.

En faisant le choix de l’action par l’innovation économique, sociale et environnementale, il est plus que temps d’augmenter et de diversifier le réseau d’Economie Sociale et Solidaire (ESS) local. La commune et l’Agglomération ont toute latitude à le décider en plus des actions actuelles. Ce n’est pas une forme d’économie contre une autre, mais une complémentarité des deux.

Souvent l’économie sociale et solidaire est considérée comme exclusivement réservée à l’insertion sociale. Ce n’est pas le cas, ce type d’économie s’adresse à tous les secteurs d’activités, c’est sa force.

Création du « Pôle ESS Montargis Gâtinais » qui doit mettre en œuvre la stratégie territoriale en rassemblant, les pouvoirs publics, les acteurs de l’ESS, les partenaires de ce développement, et les financeurs (fonds européens…). Les missions de la Maison de l’emploi seront élargit à une Fabrique à initiatives ou d’Incubateur de projets émergeants, innovants, créateurs d'emplois, de richesses économiques et sociales en circuit court.

De suite deux objectifs : répondre à des besoins locaux tels l’insertion par l’économique dans le bâtiment avec création d’une entreprise intermédiaire ; et mise en place d’une Coopérative d’Activité et d’Emploi autour de l’économie numérique locale en proposant de nouveaux services aux habitants et acteurs économiques.

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 21:41
Avec les Montargois
Avec les Montargois
Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans polique
commenter cet article

Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
  • Contact

Rechercher

Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

numerisation0782.jpg

PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

542375 4005555250810 157558470 n

Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

numerisation0344.jpg

 

C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

2012-08-06--Bretagne-5-062.JPG

L'info d'hier et d'aujourd'hui

numérisation0756

 

En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

numérisation0176

Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

numérisation0175

Tourner manège...

2012-08-06 Bretagne 5 022