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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:42
Montargis en faveur de la libération d’Ingrid BETANCOURT et de Clara ROJAS après 1655 (5/92006) jours de captivité.
 

Lors du Conseil municipal du 26 juin 2006, durant les questions diverses, je suis intervenu pour que la ville de Montargis s’engage par solidarité en faveur de la libération d’Ingrid Bétancourt et de Clara Rojas. Après quelques échanges, Jean-Pierre Door député-maire (UMP) ne s’est pas dit hostile sur le principe à condition de lui présenter pour le prochain Conseil une proposition de délibération. Chose dite, chose faite. Le 5 septembre, j’ai présenté la motion demandée qui fut amendée par le maire de la dernière phrase du texte proposé : « Il faut faire en sorte que les gouvernements colombien et français se sentent concernés et responsables » et de plusieurs propositions : -que leurs portraits soient affichés sur la façade de l’Hôtel de Ville ; -d’inciter, au moyen d’un courrier, l’ensemble des Maires de l’Agglomération à se mobiliser et à s’associer à l’engagement du Conseil municipal ; -d’en informer la présidence colombienne et l’ambassade de Colombie en France ; -d’en informer le président de la République française ; -d’en informer le ministre français des Affaires étrangères et de lui demander régulièrement des informations ; -d’en informer la presse colombienne (écrite, radiodiffusée et télédiffusées). Après un rapide échange, j’ai acté les amendements estimant qu’il n’était pas favorable de se positionner dans le tout ou rien, ce qui donne la délibération suivante. (Voir fichier scanné)

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:41
Autoroute A19, gâchis, ringard et obsolète.
Montargis, le 5 février 2007 Dans sa précédente édition, l'Eclaireur affiche une photo aérienne du chantier de l'A 19 en précisant que ces 101 Km s'avèrent être le plus gros chantier autoroutier de France ! Ce qui n'est pas écrit, c'est que ce chantier est le plus ringard, et l'équipement le plus obsolète qui soit, compte tenu des enjeux climatiques qui sont déjà là. Le 2 février dernier les scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) on rendu public leur quatrième rapport. Il ressort que d'une part le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine et d?autre part, les prévisions jusqu?alors avancées étaient trop optimistes au regard de l'accélération du phénomène. De plus il est constaté que l?essentiel de l'augmentation observée des températures est dûe à 90% de probabilité à la hausse constante de l'émission et de la concentration de gaz à effet de serre. Ainsi les climatologues observent que la concentration en gaz carbonique dans l'atmosphère « dépasse de loin ce qui a été observé depuis 650 000 ans » ! Il se trouve que le transport routier est un grand producteur de gaz à effet de serre et que sauf à laisser faire, son développement est compromis à terme par des décisions politiques, pour une réduction drastique d'émission de gaz carbonique si l'on veut tenter d'enrayer ce phénomène. S'ajoute à cette problématique, celle du coût à venir des énergies fossiles et que pour bien des raisons, les biocarburants sont une fausse bonne idée. Dans ces conditions, est-il nécessaire que les composants d'un yaourt fassent des milliers de kilomètres par camion. Que les fruits et légumes, même en saison, coûtent moins chers à la production qu'au coût du transport et ne cessent d'augmenter d'années en années, au point de ne plus être achetables par certaines catégories de populations (précaires et petits retraités). Jacques CHIRAC appelle à une triple révolution pour sauver la Terre, alors qu'il n'a jamais soutenu ses ministres de l'environnement (Barnier, Lepage, Lepeltier). Les grands candidats ont signé le pacte écologique de Nicolas HULOT, et cela rassure tout le monde. Pourtant, enfermés qu'ils sont dans les concepts d'hier sur la croissance, et prisonniers des Lobbies, fort est à craindre que la montagne n'accouche d'une souris transgénique. Concrètement la vraie question écologique passe par des changements de comportements individuels et collectifs, une approche différente de l'économie et du social et d'une relation nouvelle de l'homme à la nature, non pas par supplément d'âme, mais par nécessité. Il est clair à qui veut bien voir, qu'avec l'A 19 on n'anticipe pas l'avenir mais on reconduit le passé. Un passé payant, de 70 millions d'euros, (on manque de logements!...) que les contribuables vont devoir payer avec leurs impôts, pour payer ensuite pour rouler sur l'autoroute concédée à une société privée. Sans compter qu'en plus avec les enjeux qui sont devant nous, ils paieront tôt ou tard les conséquences environnementales et sociales. Les Verts n'ont de cesse de le dire depuis des années sans être entendus, ce n'est plus sur les autoroutes fussent-elles bordées de pots de fleurs qu'ils faut investir. Ce n'est pas l'A 19 qu'il fallait construire mais des lignes de ferroutage est-ouest (dans le cas présent). Si faire la politique c'est prévoir, alors nos décideurs locaux partisans de l'A 19 sont en retard d'un métro, ou plutôt d'une guerre au regard des enjeux du climat. Merci à eux pour les générations futures
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:41
Montargis, le 27 juin 2005 A19 : environnement, de qui se moque-t-on?

On peut toujours parler des pâquerettes et des petits oiseaux (qui ont leurs places c’est évident) sans pour autant rassurer les écologistes à propos de l’A19. Le concessionnaire ARCOUR peut bien multiplier les réunions d’information sur les mesures environnementales qu’il compte mettre en place y compris de peindre en vert l’autoroute et le viaduc de 1km nécessaire pour traverser la vallée du Loing afin de lui conserver son « caractère bucolique ». L’essentiel n’a pas été dit ni sur le plan écologique, ni sur le plan économique. Sur le plan écologique : le trafic routier constitue la première source d’émission d’oxydes d’azote et de monoxyde de carbone ; que l’on en connaît aujourd’hui ses méfaits, et que l’ozone n’est pas réservé aux seuls franciliens mais qu’ici en région Centre et dans le Gâtinais nous en bénéficions largement. Cet aspect des maladies respiratoires dues à la pollution atmosphérique est désormais reconnu et d’ordre de santé publique. Alors sous le viaduc, les bases de loisirs dans les gaz d’échappement c’est tout bon pour les poumons ? En 2003, au niveau national, le transport de marchandises s’effectuait à 81% par camions, 12% par voies ferrées et 7% par voies d’eau. L’augmentation de la pollution atmosphérique est due à toujours plus de transports routiers dont l’existence est conditionnée par le développement permanent d’infrastructures routières comme l’A19. Sur le plan économique : alors même que s’annoncent les premiers signes d’une crise pétrolière profonde et durable (diminution de la ressource pétrolière d’ici quelques années proches ; explosion de la demande avec l’émergence de pays comme la Chine, l’Inde, le Brésil…) qui condamne à terme ce type de transports routiers. Avant que la faillite de ce transport soit générale et totale ce qui serait une catastrophe pour la société, pour des raisons écologiques et économiques aujourd’hui évidentes il conviendrait d’investir et de développer le transport de marchandises par rail (ferroutage). C’est une absolue nécessité dans une perspective de développement durable. Avec l’A19, on anticipe pas l’avenir et les contribuables vont payer chèrement cette infrastructure inadaptée, par les impôts nationaux, territoriaux et locaux, de plus ils paieront pour rouler dessus… Par ailleurs, ils paieront aussi tôt ou tard les vraies conséquences environnementales et sociales. Voilà pourquoi ce n’est plus sur les autoroutes, fussent-elles bordées de pots de fleurs, qu’il faut investir, mais sur le développement de modes de transports alternatifs à la route afin d’anticiper au plus vite une crise écologique et économique sans précédent. Ce n’est pas l’A19 qu’il fallait construire mais des lignes de ferroutage est-ouest. Objectivement autour de l’A19 pour les écologistes et les Verts il n’y a vraiment pas lieu d’être satisfaits. Nous sommes mécontent et en colère.
JLB
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:38

Libérez Daw Aung San Suu Kyi !

A l’initiative de la ville de Chinon (Indre-et-loire) et de l’Agence d’urbanisme du Chinonais, une délégation d’ambassadeurs de l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN) a visité la région Centre. Compte tenu de l’engagement du Conseil régional au Laos à travers sa politique de coopération décentralisée, le 23 novembre 2006, la délégation d’ambassadeurs a été reçue au conseil pour un échange avec l’exécutif régional. Invité à ce titre, et regardant de plus près le plan de table du repas, je me suis aperçu que mon voisin devait être l’ambassadeur de Myanmar qui est si vous ne le savez pas le nouveau nom de la Birmanie, et qui dit Birmanie dit Daw Aung San Suu Kyi.

Daw Aung San Suu Kyi est née en juin 1945 à RANGOUN en Birmanie. Inspirée par la philosophie non violente du MAHATMA GANDHI, elle participe en 1988 à la création de la Ligue Nationale pour le Démocratie, dont elle deviendra Présidente. Depuis elle est le symbole populaire de la liberté politique en Birmanie. En 1989 elle est arrêtée par le gouvernement militaire puis placée en résidence surveillée. Sous la pression de la rue en 1990 la junte militaire organise des élections générales qui sont très largement gagnées par le parti de Aung San Suu Kyi. Alors qu’elle s’apprête à occuper le poste de premier ministre, la junte militaire annule le résultat des élections et met Aung San Suu Kyi en détention surveillée. Elle reçoit cette année là le prix SAKHAROV et le prix RAFTO, et le prix NOBEL de la paix en 1991. Remise en liberté en juillet 1995, elle est néanmoins séparée de son mari et de ses enfants. A plusieurs fois elle se voit refusé le droit de rencontrer les membres de son parti et se retrouve à nouveau en maison d’arrête en septembre 2000. Après une négociation avec la Nations Unies, elle est libérée en 2002 pour être à nouveau emprisonnée en septembre 2003. Depuis, la junte a assigné à résidence Aung San Suu Kyi. Le 19 juin 2006 Aung San Suu Kyi a passé son soixante et unième anniversaire en maison d’arrêt, sans téléphone et un courrier filtré et n’a pas accès aux soins médicaux nécessaire compte tenu de son mauvais état de santé. Partisan de sa libération inconditionnelle et immédiate j’ai refusé de partager ma table avec l’ambassadeur représentant la junte militaire. De plus j’ai estimé nécessaire de le faire savoir à l’ambassadeur concerné. J’ai repris un communiqué des Verts que j’ai réactualisé. Je l’ai proposé à la signature d’Agnès THIBAL ma collègue Vice-présidente verte au Conseil régional et c’est ensemble que nous avons interpellé l’ambassadeur de Birmanie pour lui remettre le texte suivant qui fut traduit en anglais durant l’échange verbal. Durant ce temps, j’avais en main la photo de Mme Aung San Suu Kyi. Surpris et pas très à l’aise, l’ambassadeur a clos l’entretien par un « vous êtes mal informés » et m’a demandé ma carte que je lui ai remise. Bien évidemment nous n’aurons pas de visas pour la Birmanie mais ce n’était pas au programme...
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:33

23  février 2007
5 ans de captivité
Ingrid, Clara et les autres, ne les oublions pas !


"Mon intervention au Conseil Régional"

Chers(ères) amis(ies),


Si je vous dis chers(ères) amis(ies) c’est que ce qui nous réuni ce soir a quelque chose d’une communauté de valeurs et de pensée qui à mon sens créé du lien, que je veux amical en l’occurrence. D’abord, pour être très sincère, j’aurais souhaité, et vous aussi bien sûr, de ne pas être ensemble ici ce soir, je veux dire par là que nous n’ayons pas à nous réunir pour commémorer, célébrer, acter, je ne sais comment dire à propos de ce 5ème anniversaire de l’arrestation arbitraire d’Ingrid Betancourt et Clara Rojas qui depuis servent d’otages aux Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC). « Otage », pour moi renvoie à des périodes sombres de notre histoire où chacun(e) à tout moment pouvait être désigné comme celui ou celle qui allait servir de monnaie de chantage et souvent de victime expiatoire. Depuis la prise d’otages s’est amplifiée et a pris des aspects et des protocoles différents, mais qui ne change en rien le statut de la victime : celui d’otage. Dans ce jeu cynique et inhumain, la Colombie est otage elle-même de ses turpitudes, faites de narcotiques et de corruption. En quelques 10 ans, plus de 22.000 colombiens ont été à un moment ou à un autre victimes de kidnapping. Aujourd’hui, ce sont 3 ou 4 000 personnes qui sont retenues en otages par les différentes rebellions dons les FARC sont la principale composante. L’otage, n’est pas que politique ou militaire, il est aussi et beaucoup Monsieur ou Madame tout le monde. La corruption permet tout et peut victimiser n’importe quel individu à tout moment. Dans notre approche de la libération des otages, nous-mêmes sans être otages, sommes limités dans notre liberté d’expression. Je veux dire que pour obtenir la libération d’Ingrid, de Clara et de leurs compagnons d’infortune, il nous faut être respectueux au-delà de notre pensée et de la réalité de l’irrespectable. Je veux dire que pour sortir nos amis de leur prison, il nous faut marcher délicatement sur les mots pour ne pas faire exploser la mine qu’ils ont sous les pieds, ce qui leur serait fatale. Cinq ans déjà, parce que nous sommes ici, et qu’ici la vie continue hors de la réalité de l’internement. En tous cas, cinq ans de trop, cinq ans d’insupportable, cinq ans d’inacceptable, cinq ans de vie volée et plus pour d’autres encore. Il est temps d’arrêter ce trafic d’humains et pour moi plus que jamais le droit d’ingérence doit s’exercer. Il s’agit désormais de mobiliser l’ensemble des instances internationales : Union Européenne, Nations Unies, les pays d’Amérique du Sud et les Etats-Unis afin d’obtenir la libération d’Ingrid, de Clara et des autres et aussi de pacifier un pays abandonner à l’arbitraire. Pour finir, un mot à toi Ingrid, à toi et à tous les autres. Le temps doit être très long, la vie difficile, car j’imagine que la jungle colombienne ne doit pas être particulièrement accueillante et que le temps de ta vie volée doit peser lourd. J’imagine, je ne suis pas otage, mais j’imagine que face à soi-même dans l’inquiétude du lendemain qui peut être la minute suivante, la peur doit exister. Que d’intimité volée ! C’est vrai la liberté n’a pas de prix et pourtant ils sont tellement nombreux à ne pas savoir quoi en faire ou même savoir qu’ils l’ont tout simplement. Nous ne savons plus rien de toi depuis longtemps, ta photo est là devant nous sur la façade du Conseil Régional afin que nul n’ignore ce qui t’arrive. Nous sommes plein d’espoir pour l’avenir et surtout de ne pas avoir à nous retrouver ici l’an prochain dans la même situation. Tes enfants, Mélanie et Christophe ne cessent de nous rappeler ta présence, si un instant nous étions distrait, ils sont formidables, mais c’est bien connu les chiens ne font pas des chats. Ta mère et ta sœur Astrid entretiennent elles aussi la mobilisation pour votre liberté. Je te le promets et tous les amis(ies) présents ce soir ici au Conseil Régional de la Région Centre, nous allons tout faire pour aller te chercher toi et tous les tiens dans ta prison végétale. Franco colombienne tu es, franco colombiens nous sommes. Courage à vous tous et toutes. A bientôt.
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 23:21
Tout simplement pour m'exprimer et me donner les moyens d'échanger avec qui le souhaite en utilisant les outils technologiques de notre temps. Pour moi, à partir des informations, des remarques ou des commentaires que je diffuserais, il s'agit de créer du lien et du dialogue.

Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement partisan chez les Verts, je suis un individu libre de sa pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes questionnements, mes doutes, mes coups de coeur, mes espoirs, mes colères et une curiosité en éveil constant. De plus, dans la durée, je n'ai pas l'intention d'intervenir sur le seul champ politique traditionnel mais d?élargir ce périmètre à toutes les dimensions de la vie.
L'ouverture de ce blog s'inscrit dans une histoire de vie. On ne sort pas indemne d'une aventure de 20 ans de presse militante écologiste (1973-1992) (1). Aussi quand on aime l'information et l'échange, et qu?ils ne sont plus au rendez-vous et à votre portée, c'est frustrant, si bien que retrouver une forme nouvelle d'expression, je l'avoue pour moi, c'est du plaisir :).

Parallèlement, mon engagement politique a abouti en 1998, à être élu conseiller régional Vert en région Centre, où je suis devenu Vice-président délégué à la formation professionnelle et à l?apprentissage. Mandat et délégation renouvelés aux élections régionales de 2004. De plus en 2001, à Montargis (Loiret), après avoir mené une liste autonome aux élections municipales, avec presque 11%, je deviens conseiller municipal d'opposition à un maire UMP devenu député en 2002.

Mais durant tout ce temps, un mal pernicieux et profond s'est installé dans notre société. Crise de la représentation, rejet des politiques et des institutions, fracture civique et ethnique, deux français sur trois ne faisant plus confiance, ni à la gauche, ni à la droite, pour gouverner le pays. Le déphasage semble considérable entre le politique et la population.

Comme citoyen politiquement engagé, cette réalité m'est pénible, douloureuse et m'inquiète, mais je suis de ceux qui estiment que si le politique a sa part de responsabilité, il n?est pas seul responsable de cet état de fait.

C'est Milena Jesenska (2), journaliste tchèque qui en 1938, dans sa lettre d'adieu à Jules Romain après la trahison de la France (3), écrit : « Puis sont venues ces journées (...) et c'est alors que j'ai compris que, dans la vie des hommes, la politique est tout aussi importante que l'amour. Elle affecte notre corps, elle nous colle à la peau comme notre chemise, elle s'immisce dans notre coeur comme nos sentiments les plus intimes (...) et tant que les gens qui se refusent absolument à faire de la politique ne considèreront pas « la politique » - c'est-à-dire « se qui ce passe » - comme aussi importante que leurs affaires privées, la grande masse des hommes se laissera ballotter avec indifférence, au gré des événements, sans se rendre compte que ces mêmes événements pénètreront dans leur maisons, jusque dans leurs assiettes (...) ». En clair, bien au-delà des élections, si on ne s'engage pas activement et civiquement pour bouger les lignes de la vie quotidienne et au-delà si besoin est, alors on subit, et parfois le pire.

Je n'ai pas la réponse à tout, mais ce dont je suis convaincu, c'est que l'absence de dialogue nuit gravement à la citoyenneté, à l'intérêt général, à la vie collective et individuelle et au final à la vie démocratique. Le dialogue c'est du lien social et ce lien est vital à tout ce qui a à voir à la vie de la cité, aux personnes entre-elles et à toute société organisée et qui pour moi est naturellement politique.

Vous l'avez compris, la création et l'activité autour de ce blog sera, je l'espère, ma modeste participation au dialogue entre nous tou(te)s.

A bientôt !

JLB

(1) C'est suite à une idée que j'avais lancée en avril 1972 de créer une Agence de presse écologiste, que le premier numéro hebdomadaire paraîtra le 5 janvier 1973 (APRE Hebdo). C'est au numéro 242 le 29 avril 1977 qu'il deviendra Ecologie-hebdo, puis Ecologie en 1979 et Ecologie-info en 1985. Au début des années 80 il deviendra mensuel. La diffusion est principalement nationale jusqu'en 1979 par abonnement puis en maisons de la presse durant 14 ans. Parallèlement Ecologie édite une vingtaine de numéros spéciaux thématiques dont « l'énergie solaire » et « éolienne » seront des best-sellers écolos des années 70-80. Deux livres ont marqué cette période d'édition : « Déjouons la publicité » qui sera à l'honneur sur le plateau d'Apostrophe chez Bernard Pivot et « L'arbre aux papiers » (papier recyclé) qui reçut le prix de l'environnement « Jean Sainteny ». Titre écologiste militant non subventionné, Ecologie-info arrête sa parution après la publication du numéro 406, pour raisons économiques en 1992.

(2) Tchécoslovaque, Milena Jesenska a été journaliste de 1919 à mars 1939 où elle fut contrainte de cesser son activité avec l'occupation de Prague par les troupes hitlériennes. Elle participa à un journal clandestin qui lui valut de disparaître en 1944 au camp de concentration de Ravensbrück. Durant sa vie elle fut la destinataire de superbes lettres d?amour d'un certain auteur : Franz Kafka.

(3) En 1938, la France et la Tchécoslovaquie sont liées par une alliance d'assistance militaire réciproque. En septembre, lors des accords de Munich, la France et l'Angleterre pensant éviter la guerre, abandonnent la Tchécoslovaquie aux exigences d'Hitler qui revendique le territoire des Sudètes. Une fois cette partition acquise, l'Allemagne en exigea encore plus jusqu'à la prise de Prague en 1939. Homme de lettres français, Jules Romains s'est réjouit publiquement des « Accords de Munich », c'est-à-dire dans la réalité de la trahison de la France vis-à-vis de son allié, tout en déplorant « la catastrophe qui a frappé la Tchécoslovaquie ». Milena, admiratrice de Jules Romains, lui écrivit : « si en son temps la France a décidé de conclure une alliance avec nous, c'est que la France y trouvait son compte (...). Si la France ne s'est pas trouvée à nos côtés au moment décisif, elle nous a trahi (...) en fait elle s'est surtout trahie elle-même. Cher maître, tant que vous ne parlerez pas d'une catastrophe qui a frappé la France, vos arguments seront sans objet (...). Le peuple pardonne plus facilement une hostilité ouverte qu?une trahison enrubannée (...). Adieu Jules Romains !


Rattrapée par sa trahison, un an plus tard, la France de Jules Romains n'échappait pas à la guerre avec l'Allemagne nazie et fut humiliée et battue en mai-juin 1940 dans une débâcle militaire, économique, politique, institutionnelle et morale sans précédent. Cependant la trahison tua Milena mais pas l'écrivain humaniste qui survécut jusqu'en 1972 !

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Publié par Burgunder - dans Politique
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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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