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6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 16:05
Quand tu es vraiment mal barré, ne dis rien ...
et essaye de donner l'impression que tu sais ce que tu fais !
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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 12:03
Présidentielles deuxième tour

Les Verts votent Ségolène Royal

Avec 1,57% au premier tour, l'écologie politique n'a pas été entendue par les électeurs. C'est d'autant plus dommage que les problèmes sont déjà là (réchauffement climatique, raréfaction des ressources naturelles comme les énergies fossiles ou l'eau, menaces la biodiversité, ect...). Toutes ces problématiques pèsent et pèseront de plus en plus lourd et en urgence sur l'économie et le social, c'est-à-dire la vie quotidienne des personnes, des états et des continents. Ce ne sont pas les promesses environnementales des candidats qui seulement comptent mais leur programme économique. L'économie ultra libérale proposée par M Sarkozy est en totale opposition avec l'indispensable excellence écologique ce qui ne peut qu'aggraver la situation. Alors qu'une majorité des Français est hostile aux OGM et à l'EPR (nouvelle génération de réacteurs nucléaires), M Sarkozy est pour, Mme Royal est favorable à des moratoires. Pour ce second tour, les Verts appellent à voter pour Ségolène Royal, même si plus tard ils restent vigilants sur des sujets aussi vitaux.
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 20:29

De Benito SARKOSY à Nicolas POUTINE


La première évidence de ce premier tour est la forte mobilisation des électeurs. C'est un point positif pour la vitalité de la vie démocratique. Mais un point positif, peut cacher d'autres sujets beaucoup moins glorieux. Par ultra libéralisme, je parle du glissement de la Droite républicaine au delà de l'extrême droite, ce qui à l'évidence a séduit lors de ce premier tour une majorité de Français comme quoi une démocratie et une forte participation ne sont pas garantes de la pertinence du résultat. En Europe, et en Allemagne en particulier dans les années trente, l'histoire nous l'a douloureusement appris.

M.Sarkozy se diabolise tout seul, il suffit d'observer son comportement et de suivre ses propos. Depuis cinq ans qu'il est le numéro deux du gouvernement et durant sa campagne électorale, sur tous les sujets, il dit tout et fait l'inverse de tout, si bien que personne ne sait vraiment où on en est. Cette incohérence dans son discours, c'est ce qu'il appelle son "parler vrai". Autour de ce discours désordonné qui ne souffre pas la contradiction, s'organise une politique de la confusion dans la société et les esprits qui entraine la Droite républicaine dans une dérive digne, « dans une autre époque », de celle d'un certain maréchal Pétain, avec sa Révolution Nationale. M.Sarkozy a séduit l'électorat frontiste. Il ne l'a pas séduit sur de nouvelles valeurs républicaines mais en exacerbant le désordre des idées pour mieux fonder son ordre à lui en allant bien au delà des idées de Le Pen. En introduisant l'eugénisme au service du libéralisme, M.Sarkozy impose pour une meilleure compétitivité une nouvelle forme de sélection en matière d'immigration comme de dépistage (suicide, pédophilie, hétérosexualité, délinquance, cancer du fumeur, dépistage des comportements dès l'âge de trois ans, etc), auquel s'ajoute sa capacité à opposer entre elles des catégories sociales, professionnelles ou de populations, sans parler de l'identité nationale (!). Avec de tels principes, je suis convaincu que M.Sarkosy en tant que chef de l'Etat est un homme dangereux pour l'unité de la France et que le « nouveau rêve français » qu’il agite aujourd’hui ne s’achève en cauchemar pour une majorité de français, y compris de son électorat.

Avec 1,7%, coincé entre le vote utile du traumatisme d'avril 2002 et la candeur d'un Nicolas Hulot, qui fort des signatures des candidats (!!!) qui ont fait illusion auprès de beaucoup, le résultat de la candidate des Verts ne pouvait guère être meilleur, même si l'espoir fait vivre par la qualité de la campagne menée par Dominique Voynet. Dans la campagne électorale irrationnelle que nous venons de vivre, le caractère concret et les solutions transversales rationnelles proposés par notre candidate n'ont semblé intéresser personne. Dommage, car les problèmes écologiques sont bien réels, s'accélèrent et vont s'imposer sur tous les sujets de société, de l’économie, du social et dans la vie quotidienne des gens. C’est un vrai sujet. C'est pourquoi l'avenir ne s'écrira pas sans l'écologie politique qui aura d'autres occasions pour s'exprimer et agir. Je le rappelle, une présidentielle ne fait pas le printemps
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 12:30
Dominique VOYNET le Jeudi 29 mars à Amiens, lors des sélections nationales des Olympiades des Métiers, en présence des élus de Picardie, de Yannick SOUBIEN, patrick COTREL et Jean-Luc BURGUNDER, tous trois Vice-Président de Régions, en charge de la Formation Professionnelle et Apprentissage.
Une présidentielle ne fait pas le printemps


A quelques heures du 1er tour des présidentielles, les Verts sont au pied du mur. Avec un record absolu et jamais égalé du nombre de sondages, l’intox aura été durant cette campagne à son comble. La manipulation de l’opinion est habile et ballade les électeurs au gré des pourcentages. Cette « politique attitude » relève plus de la Star’Ac que de convictions politiquement réfléchies en conscience. Sauf à une souhaitable et géniale surprise dimanche soir, bien peu de personnes ne semblent se faire d’illusion sur le score de la candidate des Verts, seule représentante de l'écologie politique dans cette cavalcade « démocratique ». A remarquer qu’à aucun moment les échanges directs et publics sur le fond des programmes n’a eu lieu entre les candidats eux-mêmes. Etonnant, non ?


Dominique VOYNET serait-elle à ce point « mauvaise » qu'elle n'aurait pas su incarner les idées portées par les Verts et plus largement par les écologistes depuis plus de trois décennies ? Non seulement je ne le pense pas, mais je suis persuadé du contraire. Femme de conviction, opiniâtre, courageuse, aujourd'hui forte de son expérience militante et institutionnelle, je la sens déterminée et sereine dans ce redoutable chaudron présidentiel où tous les coups sont permis y compris les plus sordides et où le cynisme domine au nom du pouvoir à prendre ou à conserver.

Ce que je pense, c'est que Dominique Voynet et les idées qu'elle incarne durant cette campagne, sont victimes d'un contexte.
D'abord, celui du vote « utile » en résonance au 21 avril 2002. Vote utile qui consiste à réduire la Gauche et l'Ecologie au seul vote PS.
Ensuite, celui d'un contexte d’inquiétude et de peur de la société française sur des réalités quotidiennes ou générales comme : l'emploi ; le logement ; les retraites ; le pouvoir d’achat ; la discrimination des sexes, des âges, des origines, des handicaps… ; la qualité alimentaire ; la santé ; l’éducation et la formation ; l’équilibre des territoires urbains et ruraux ; la réduction ou la disparition des services publics ; les transports ; l’énergie ; les désordres environnementaux ; les menaces sur la biodiversité (OGM,…) ; le réchauffement climatique ; l’Europe ; la mondialisation ; l’équilibre Nord-Sud, sont autant de sujets qui touchent l’ensemble des français.
La peur n'est pas bonne conseillère et n'évite pas le danger, mais elle favorise l'émergence et la désignation de boucs émissaires (les étrangers, les fonctionnaires, etc…) et peut aussi créer l'évitement des problèmes par la négation sur le fond et la forme des causes et des effets.

Autre élément du contexte, le pacte de Nicolas Hulot. Qu’est ce que Dominique VOYNET n’aurait pas dit et qu’HULOT aurait dit en plus ? Rien bien sûr, et je dirais même qu’elle en dit plus que lui. Alors, au-delà des sondages, c’est quoi la différence entre eux deux ?
Nicolas HULOT, comme Al GORE, est un passeur d’idées. Il insiste sur le diagnostic et sur les conséquences qu’il faudrait en tirer, tant sur le plan individuel que collectif. Sauf que dans la campagne présidentielle, l’animateur télé joue au politique tout en n’assumant absolument aucune responsabilité et engagement politique. Cette absence de responsabilité confère à HULOT une virginité vis-à-vis de citoyens en délicatesse avec le politique. En faisant signer son pacte aux principaux candidats, cela plait au plus grand nombre, alors que d’une certaine manière, il lâche la proie pour l’ombre et laisse à penser qu’une signature des uns et des autres (si c’était si simple !) règlerait les causes et les effets. A ce stade, nous sommes incontestablement dans un évitement inconscient collectif puisque les électeurs abandonnent massivement l’écologie politique sur des signatures. Cette forme de lobbying laisse à penser à beaucoup que l’écologie politique n’a plus d’utilité, c’est en cela que HULOT marque sa différence avec d’autres grands passeurs d’idées, qui bien avant lui, à l’image de COUSTEAU ou de Théodore MONOD, eux n’hésitaient pas au-delà de leur lobby personnel à soutenir ouvertement les écolos. En passeurs d’idées, ils ne substituaient pas le lobbying à l’engagement politique. Ils les rendaient complémentaires en ne faisant pas d’amalgames. En choisissant de ne pas les soutenir lors de cette présidentielle, Nicolas HULOT a choisi de sacrifier l’écologie politique  et les Verts pour des signatures bien aléatoires. Dommage pour la cause de l’écologie politique, pour les Verts et l’engagement de plusieurs décennies de militants et d’élus.

En attendant, courageusement, Dominique VOYNET assure la présence Verte dans cette campagne. Alors que l’inquiétude, l’insécurité et la peur sont partout dans les têtes, et dans la vie quotidienne de la population, elle n’instrumentalise pas cette peur comme le font certains. Elle pose les problèmes et avance des solutions individuelles et collectives. Dans la confusion médiatico-politique de cette campagne, je n’ai à aucun moment entendu de la part d’autres candidats des propositions transversales qui créeraient du lien entre les problèmes immédiats et une vision qui anticipe l’avenir à la hauteur des enjeux majeurs de la planète et des populations qui l’habitent. On entend de ci de là des bribes souvent liées à des intérêts catégoriels ou thématiques. Seule Dominique VOYNET pour les Verts a abordé l’ensemble des sujets en transversalité et tente de décrire la réussite sur le plan économique, sociale et environnementale d’un 21ème siècle que l’humanité est écologiquement condamnée à réussir. Sujet qui à l’évidence n’a pas été entendu à la hauteur des enjeux puisque les sondages lui accordent au mieux 2%... Dans tous les cas de figure, quoi qu’il arrive lors de ce scrutin, la classe politique et la société ne feront pas sans les écologistes, tout simplement parce qu’à elle seule une présidentielle ne fait pas le printemps, mais que de temps perdu !


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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 14:54
L’appel d’Orléans

Conjointement au procès d’Orléans de faucheurs anti-OGM de plein champs qui ont opéré dans le Loiret, se sont tenu les 26 et 27 février 2007 les premiers Etats Généraux pour un moratoire sur les OGM.
Les participants ont lancé « l’appel d’Orléans », c’est-à-dire un moratoire pour un printemps sans OGM. J’ai signé cet appel et fait un lien direct avec l’action des Verts au Conseil régional du Centre en 2002 et 2004 où j’étais intervenu au nom du Groupe pour soutenir la délibération présentée et qui fut votée en Assemblée plénière, dont voici le texte.

Pour une Région Centre sans OGM.


Le 25 octobre 2002, dans ce même hémicycle, une majorité de l’Assemblée régionale a voté (1) un vœu présenté par le Groupe Vert, pour qu’au nom du principe de précaution aucune culture de plantes transgéniques ne puisse être effectuée sur le territoire de la Région Centre. Ce vœu ne remettait pas en question le principe d’une recherche en milieu fermé. Ainsi la Région Centre fut alors la première Région française (2) à se positionner sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Si aujourd’hui une délibération est proposée par nous, au vote de l’Assemblée, c’est qu’il est urgent que le politique prenne ses responsabilités dans un dossier ô combien peu visible à l’œil nu, mais aux conséquences imprévisibles à plus ou moins long terme et aux enjeux de tous ordres : économiques, environnementaux, sanitaires, politiques, scientifiques, éthiques, réglementaires mais aussi juridiques et sociaux.

La vraie question des OGM, c’est qu’elle révolutionne notre conception du vivant. Pour la première fois, l’humanité exploite industriellement des formes de vie nouvelles à partir de gènes artificiels issus de tous les règnes, au seul but de modifier les patrimoines héréditaires. Nous ne sommes plus dans les manipulations génétiques du type hybridations ou les sélections d’espèces qui avaient jusque-là façonné l’évolution de l’agriculture. Cette fois il s’agit d’un changement d’échelle sans précédent : insérer un gène humain, un gène de chien ou de microbe dans du maïs est devenu réalité. Jamais possibilité n’a été bouleversante à ce point, ni susceptible de toucher toutes les espèces. En cela nous jouons avec la biodiversité, la santé et l’environnement avec une légèreté coupable.

D’abord ne confondons pas les OGM entre eux. Qui, ici, s’oppose aux recherches et à l’expérimentation industrielle d’OGM confinés et à la traçabilité réelle à des fins thérapeutiques ? Personne.
Les OGM qui font débat n’entrent pas dans cette catégorie. Ce sont ceux qui sont cultivés en plein champ et qui se trouvent disséminés volontairement dans l’environnement, alors qu’ils possèdent des transgènes qui dérivent de combinaisons artificielles d’ADN de plusieurs organismes.
Mais que sait-on de cette dissémination ?

A grande échelle, c'est-à-dire sur les 70 millions d’hectares cultivés en moins de 10 ans dont 90% sur le continent américain, l’exemple argentin mérite d’être observé avec attention tant sur le plan écologique, qu’économique. Le miroir aux alouettes de la « sojaïsation » transgénique argentine se solde en 7 ans par la perte de leur terre de 150 000 exploitants et par une modification profonde de la microbiologie des sols. Qui plus est, selon des rapports de plus en plus nombreux, à l’évidence les rendements et la qualité de certaines récoltent ne tiennent pas leurs promesses, non pas seulement en Argentine, mais aussi en Inde, en Indonésie, et même aux Etats-Unis où les procès se multiplient entre les semenciers entre eux pour contamination réciproque. Plus grave encore, le Professeur SERALINI, l’un des experts mondiaux les plus compétent, membre de la commission nationale du Génie-Bio-moléculaire et de Bio-vigilance, expert auprès de l’Union Européenne, dans le procès qui oppose l’Europe et les Etats-Unis dans la plainte à l’OMC à propos du moratoire qui interdit l’entrée des plantes OGM en Europe, affirme que « les enquêtes sur les dossiers d’autorisation, en Europe, au Japon et au Canada révèlent que les risques pour l’homme et l’animal sont mal étudiés, mal évalués, voire occultés ». (3).

Outre ce vaste problème de la dissémination, est celui de la marchandisation du vivant. Au début des années 1990, une multinationale semencière (4) avaient tenté avec Terminator d’imposer la marchandisation d’OGM stériles qui ne permettaient plus aux agriculteurs à partir de leur récolte de produire des semences. Devant le tollé des agriculteurs du monde entier, ce semencier a fait marche arrière sur la stérilisation biologique tout en la déplaçant (la stérilisation) sur le plan juridique. C’est ainsi que 150 petits brevets types « Terminator light » aujourd’hui assurent aux multinationales non seulement l’exclusivité du marché mais aussi l’exclusivité de la brevetabilité du vivant. Cette stérilisation juridique pose cette question : une entreprise peut-elle s’arroger - et en tirer profit - la propriété du patrimoine génétique de l’humanité, c'est-à-dire du vivant, dans l’impunité juridique ?

Ce hold-up sur le vivant n’a pas d’autre objectif que le profit, mais qui feint d’ignorer que la dissémination des pollens et des graines génétiquement modifiés et la contamination des autres plantes sont irréversibles et que si par hasard le marché revenait en arrière parce que non rentable, le mal serait définitivement fait.

Sans doute les conséquences de la dissémination des OGM sont moins brutales et spectaculaires que celles d’une irradiation massive, mais tout aussi tragique dans le temps si elles modifient des pans entiers d’écosystèmes, elles peuvent provoquer la disparition des espèces dépendantes de ces écosystèmes, tout en fragilisant à l’extrême l’espèce humaine elle-même.

Sans être visibles, les OGM posent un problème politique majeur dans la mesure où ils impliquent une logique totalitaire. Par la dissémination ils s’imposent au reste : ainsi celui qui cultive des OGM l’impose aux agriculteurs qui ont fait le choix du conventionnel, des labels et du biologique qui seront de fait contaminés. Ainsi les OGM n’arrêteront leur développement qu’une fois « seuls » c'est-à-dire lorsqu’il n’y aura plus que de l’OGM. Voilà pour le caractère totalitaire.

Ce qui est totalitaire doit être combattu par le politique au nom de la démocratie afin de conserver des marges de manœuvre pour favoriser ou freiner tel ou tel type de développement.

Depuis notre vœu d’octobre 2002, la situation autour des OGM ne fait que s’amplifier. Toutes sorte de manifestations se multiplient lors des conférences internationales mais aussi désormais par des arrachages de champ d’OGM au Japon, en Europe ou en Inde. De plus en plus d’élus et de citoyens faute d’être entendus par les autorités s’engagent dans des actes de désobéissance civile. De tels actes signifient qu’un déficit démocratique de la société et du politique existe. Les Verts sont solidaires de tous ceux qui sont poursuivis judiciairement dans leur résistance au caractère totalitaire des OGM et des multinationales qui les imposent au politique sous couvert de développement économique.

Ne nous trompons pas, autour des OGM, c’est la guerre. Ainsi il faut parfois transgresser la Loi pour qu’elle évolue ou encore, être dans l’illégitimité un jour pour être reconnu dans le droit demain. Rappelez-vous du manifeste des 343 Salopes en matière d’avortement ou encore de juin 1940 ou la désobéissance était la nécessité de l’heure. Aujourd’hui devant la multitude d’incertitudes et devant les enjeux que pose le totalitarisme OGM, l’honneur minimum du politique est d’appliquer le principe de précaution sous toutes ses formes.

Sur ce principe de précaution, la recherche a toute sa place, mais encore faut-il que le politique lui donne dans la clarté les moyens d’exercer en toute indépendance ses missions. La réalité est très différente : depuis 15 ans tous les gouvernements français n’ont eu de cesse de demander à la Recherche publique de se rapprocher du privé pour favoriser le maintien de l’emploi et des laboratoires publics. Le résultat c’est que pour le contrôle des seuls OGM, les critères sont établis de manière relativement arbitraire et assez uniforme pour chaque espèce expérimentée. Les commissions ad hoc sont composées souvent de scientifiques de la même spécialité qui connaissent ceux qui font les expériences, sont favorables à ces travaux qui contribuent au développement de la recherche et économiquement de leur discipline. Avec le recul, on peut affirmer qu’il s’agit d’une sorte de corporatisme science-industrie dont les partenaires s’entraident et se promeuvent entre eux. A votre avis, d’après vous qui achète les brevets issus de la Recherche publique ?

Parallèlement depuis 1986, l’Etat n’a établi aucune méthode des dosages expérimentaux des OGM. Cette affaire de dosage étant considérée comme peu rentable. De plus la recherche fut-elle publique n’a pas d’évaluation de ses expériences en plein champ et leurs conséquences sur les autres cultures environnantes. Que dire des OGM jamais testés sur la santé ? Les Verts réaffirment le besoin d’une expertise et d’une méthode de dosage indépendante pour les OGM, dont seule la Recherche publique pourrait être la garante à la seule condition qu’elle ne soit en aucune manière juge et partie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur un domaine aussi sensible. Après avoir voté la première l’an passé une Charte Régionale du Développement Durable, 2ème Région agricole de France, la Région Centre doit rester une Région sans OGM à l’instar de douzaine d’autres Régions qui ont déjà voté en 2004 de telles délibérations (5). Voilà pour nous, politiques, comment faire acte de résistance au caractère autoritaire des OGM.

Une dernière information, les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada qui à eux seuls exploitent 90% de ces cultures n’ont pas signé le protocole international de biosécurité adopté à Carthagène en 2000.

(1) Le PS s’est abstenu.
(2) La Région Aquitaine a voté un vœu semblable environ trois semaines après.
(3) Autorisé à la mise sur le marché en France et en Europe, le MON 863, un mais transgénique, conçu par MONSANTO, est mis en cause par la publication le 13 mars 2007 dans la revue Archives of Environemental Contamination and Toxicology d’une étude qui suggère la toxicité de cet organisme génétiquement modifié pour le foie et les reins. Le professeur SERALINI est l’un des principaux auteurs de cette étude et par ailleurs Président du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).
(4) MONSANTO
(5) Après avoir voté la première un vœu anti-OGM en 2002, sur une délibération la Région Centre est passée 12ème ou 13ème Région à voter une délibération anti-OGM.

Actions en ce moment pour un moratoire sur les OGM

Actuellement, se tient à Paris une exposition sur les nanotechnologies à la Cité des Sciences : "expo nano – la technologie prend une nouvelle dimension" (du 20 mars au 2 septembre). Des grévistes de la faim et des militants souhaitent attirer l’attention sur les dérives de la science quand celle-ci se développe sans la consultation des citoyens : "science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Ils sont soutenus sur place par des militants qui informent les visiteurs et font signer "l’Appel d’Orléans pour un printemps sans OGM".

Les nanotechnologies, comme les biotechnologies, sont emblématiques de l’appropriation de la "science" par quelques intérêts privés. De nouvelles technologies sont lancées sur le marché alors que les conséquences à long terme ne sont pas étudiées. Le principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement adossé à la Constitution française, est à nouveau bafoué.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 11:53

L’affiche rouge

Au départ de la lutte armée contre l’occupant nazi durant l’été 1942, un groupe de partisans s’est particulièrement distingué, c’est un groupe d’immigrés adhérents à la MOI (Main d’Oeuvre Immigrée) des Francs Tireurs Partisans. Ces immigrés sont juifs, espagnols, italiens, arméniens, roumains, polonais, tchèques, etc…

Ce groupe, plus connu sous le nom de MANOUCHIAN, va durant 18 mois - jusqu’à sa disparition - jouer un rôle considérable en menant la majorité des actions de Résistance dans la région parisienne. Les Allemands qui sur « l’affiche rouge » présentent Missak MANOUCHIAN comme « chef de bande » lui reproche à lui seul 150 victimes et 600 blessés. Vingt trois membres du groupe dont MANOUCHIAN lui-même seront arrêtés puis exécutés le 21 février 1944, les 22 hommes seront fusillés au Mont Valérien, la seule femme Olga BANCIC (roumaine) sera déportée en Allemagne et décapitée à la hache le 10 mai suivant. Le 21 février (jour de l’exécution), 15 000 affiches rouges seront placardées par les Allemands…pour dénoncer le caractère terroriste et étranger de la résistance armée. La nuit des mains anonymes ont inscrit sur les affiches « Morts pour la France ! ».



Immigration et Identité nationale



La dernière lettre de MANOUCHIAN

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M.


Libération de Paris

Le 19 août 1944, la bataille pour la libération de Paris commence. Le drapeau tricolore flotte sur le Préfecture de police transformée en forteresse. Préfecture qui deux ans avant, avec ses personnels de police, avait exécuté parfaitement les grandes rafles menées contre les communautés juives. L’insurrection est générale et des barricades s’élèvent un peu partout. Les 23 et 24 août les combats s’intensifient rudement et sous la menace d’Hitler de brûler la capitale. Paris appelle les américains au secours. C’est la 2ème Division Blindée (DB) du Général Leclerc qui à marche forcée arrive. Le 24 au soir les premiers éléments sont à la Croix de Berny à Antony. Pourtant il y a urgence. A 19h30 Leclerc donne ordre au capitaine Dronne de foncer sur Paris et de dire aux parisiens que la division toute entière sera demain dans Paris. Dronne prend avec lui les 2ème et 3ème sections de la « Nueve ». Cette compagnie est composée de volontaires espagnols, anciens de l’armée républicaine si bien que les premières voitures de l’armée française qui entreront le soir du 24 août dans Paris portent comme nom : « Madrid, Estremadura, Guernica, Brunete, Teruel, Ebro, Guadalajara, autant de villes ou batailles espagnoles.

En les voyant arriver, les parisiens en délire crient : « vive les français », pourtant la majorité des moins de 15O hommes de l’expédition sont majoritairement espagnols. Mais lorsqu’un reporter radio annonce : « vous allez entendre un petit gars de chez nous… » et lui demande « où es-tu né ? - Je suis né à Constantinople ». C’était Pirlian Krikor, l’ordonnance arménien du capitaine Dronne. Clin d’œil posthume à Missak Manouchian mort pour la France quelques mois plus tôt…Voilà pour l’identité nationale.


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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:14
où il faudra montrer patte "blanche", son identité nationale...et ses antécédents familliaux...sur combien de générations? Décidément l'esprit de Vichy est vivace. Le Pen a gagné...

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 11:53
Otages : 5 ans de trop
Ingrid Betancourt et Clara Rojas
Citoyennes d'honneur de Montargis


Née à Bogota, Ingrid Betancourt fait de brillantes études à Paris, où elle épouse un diplomate français et obtient la double nationalité Franco-Colombienne. Sa mère est députée et conseillère du futur candidat à la présidence Luis Carlos Galan qui mène campagne contre les narco trafiquants et qui sera assassiné en 1990. Très affectée par cet événement Ingrid rentre en Colombie et s'engage à son tour contre la corruption qui atteint deux fois le budget social, éducation, santé et logement de ce pays. Candidate députée en 1994, elle est élue avec un score exceptionnel. Elle fonde le partido Verde Oxigeno (parti Vert Colombien) et en 1998 à 37 ans devient la sénatrice la mieux élue de Colombie. En 2002, elle est candidate à la présidence de la république de Colombie, dans un des pays les plus corrompu du monde où la guérilla est corrompue, les paramilitaires sont corrompus, l'église est corrompue et le journalisme aussi, elle incarne l'assainissement du pays et obtient le soutien de tous ceux pour qui la démocratie a un sens et un avenir.
L'élection se fera sans elle, puisqu'elle sera enlevée avec sa directrice de campagne, Clara Rojas, par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002, c'est à dire il y a cinq ans vendredi dernier.
A chaque prise d'otages, de façon unanime, la France s'est rassemblée pour soutenir et faire savoir à leurs ravisseurs que personne ne les oubliait et qu'il convenait que l'issu soit heureuse. Au delà des individus, ces atteintes à la liberté des personnes sont inacceptables pour les démocrates que nous sommes.
Durant ces cinq ans, nous ne sommes pas restés inactifs et nous tentons toujours de briser le mur de l'oubli et du silence. En juin 2005, au Conseil Régional du Centre j'ai défendu un voeu du groupe Vert en faveur de la libération d'Ingrid, de Clara et des quelques 3000 otages emprisonnés par les différentes guérillas. Ce voeu adopté s'est concrétisé par l'affichage sur le bâtiment de leurs photos et de l'organisation de manifestations afin que nul n'oublie. En juin 2006 au Conseil municipal de Montargis j'ai souhaité qu'en signe de soutien, Ingrid Betancourt et Clara Rojas soient déclarées citoyennes d'honneur de la ville de Montargis. Le 5 septembre 2006, le Conseil municipal a voté à l'unanimité ma proposition après quelques amendements de Jean-Pierre Door le député maire.
Avec ce 5ème anniversaire, il est grand temps que les Montargois sachent qu'Ingrid et Clara sont des nôtres. Au delà du symbole, après cinq années d'internement, le droit d'ingérence et le soutien à ces otages doivent passer à une vitesse supérieure afin :
-    d'engager la France à mettre en place tous les moyens diplomatiques et légaux pour aboutir à la libération refuser absolument toute opération militaire du gouvernement Colombien
-    exiger auprès des FARC des preuves de vie d'Ingrid et de Clara
-    tout mettre en oeuvre pour privilégier un accord humanitaire de libération des otages.
L'engagement et la mobilisation de tous(tes) est nécessaire chacun(es) peut quelque chose. Pour en savoir plus : www.betancourt.info
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:44
Restauration Collective Bio Dans 6 centre de formations d'apprentis (CFA) de la Région Centre
 
Bien que la Région n’ait pas la commande directe de la restauration collective des apprentis, sur une demande d’engagement volontaire de ma part, des produits issus de l’agriculture biologique sont introduits dans les repas depuis décembre 2005. 5 CFA du bâtiment et le CFA interprofessionnel du Loiret ont répondu favorablement à cette demande. Le projet s’inscrit dans une démarche d’éco-citoyenneté. L’objectif de la demande est triple : il s’agit d’une part de sensibiliser les apprentis aux enjeux du développement durable par l’introduction entre autre de la nourriture bio dans leur alimentation quotidienne et, d’autre part, de développer et renforcer la filière de production bio de la Région Centre. Enfin, dans un souci d’aménagement du territoire, par la mise en place de circuits courts, tout en permettant de contribuer à maintenir ou renforcer une densification de la population et de l’emploi en milieu rural. Les journées de repas bio se sont articulées avec des séquences de sensibilisation des jeunes, par les formateurs et les équipes d’animation des CFA, en partenariat avec INTERBIOCENTRE qui en avait la responsabilité et les sociétés de restauration. Dans le Loiret, les apprentis boulangers du CFA interprofessionnel ont cuit le pain bio, après que le CFA de la Chambre de Métiers a élaboré un module de sensibilisation des apprentis. A l’évaluation, les apprentis ont bien adhéré à l’opération. Ils se sont montrés satisfaits des repas servis et intéressés par la démarche ; les formateurs, les équipes d’animation et le personnel de service ont également très bien adhéré à l’opération ; il ressort que la qualité des produits servis, la mobilisation des équipes des CFA et l’accompagnement éducatif des apprentis on été des facteurs déterminants dans la mise en place de ce projet ; l’introduction d’aliments bio dans la restauration quotidienne des apprentis est une réussite. En conséquence de quoi il a été décidé d’en faire une démarche à vocation pérenne. L’opération est aujourd’hui en place, elle permet à ce stade d’introduire 2 à 3 aliments bio dans les repas proposés aux apprentis de première année. Le but est de servir 300 000 repas dès 2007 et d’étendre cette action à terme à tous les CFA comprenant un service de restauration pour atteindre 1 million de repas par an. Un repas complet bio doit être servi par trimestre. Le dépassement du coût des produits bio est pris en charge par le Conseil régional. Il a été demandé à la Chambre de Métiers du Loiret et à la Chambre Régionale de Métiers d’élaborer, pour les métiers de bouche, des modules complémentaires de formation, sur le traitement des produits issus de l’agriculture biologique, afin de les intégrer dans les formations existantes.
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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:43
6ème République : une idée part…
une idée arrive…

 D’où sort-elle cette idée de 6ème République désirée et espérée aujourd’hui par bien des candidats à ces présidentielles de 2007 ? D’Arnaud Montebourg du Nouveau Parti Socialiste ? Sans doute le croit-il mais c’est sans compter avec les écolos comme l’atteste Ecologie, journal que j’ai animé durant 20 ans (1973-1992). Il est vrai que les « grandes idées » se rencontrent toujours mais dans le cas présent la rencontre est quelque peu décalée puisque la couverture du n°333 d’Ecologie est celle de… janvier 1981, c'est-à-dire à la fin de la présidence de Giscard d’Estaing. A l’époque, les écologistes politiques regroupés en trois grandes familles (le Mouvement d’Ecologie Politique, les Amis de la Terre et la Confédération Ecologiste) avaient choisi comme candidat commun pour les élections présidentielles de 1981 Brice Lalonde (à l’époque il n’avait pas politiquement dérivé et dérapé comme il le fit plus tard dans les années 1990). Il était alors le candidat légitime de l’écologie politique sous l’appellation de campagne « Aujourd’hui l’Ecologie ». Invité au Club de la Presse d’Europe 1 le dimanche 30 novembre 1980, cuisiné par les grandes signatures médiatiques de l’époque dont certaines sévissent toujours, Claude Estier pour l’Unité, Flora Lewis pour le New York Times, Alain Schmit pour FR3, François-henri de Virien pour le Matin, Albert du Roy pour l’Express, Philippe Tesson du Quotidien de Paris et Patrice Duhamel, qui représentait TF1, Brice Lalonde a expliqué les raisons pour lesquelles les écologistes et lui-même, leur porte parole, estimaient devoir changer de Constitution (…). « Réforme des grandes écoles et des grands corps d’Etat, véritables maffias organisées de telle sorte que chaque personne puisse passer des cabinets ministériels aux entreprises publiques ou privées (…). Réforme du Parlement qui serait maître de son ordre du jour pour libérer des élus qui dans l’ordre actuel sont des bâillonnés ou des paillassons (…). Il faut une séparation du pouvoir plus grande à côté de la démocratie représentative (…). Qu’est-ce que la démocratie représentative ? Tous les cinq ou sept ans : « vote et tais-toi ! » Est-ce qu’avec une question aussi simple on répond à tous les problèmes qui se posent quotidiennement dans la vie ? Non certainement pas. A côté de la démocratie représentative, il faut qu’il y ait une autre forme de démocratie plus directe, avec, par exemple, des droits au référendum (…). Il n’y a pas si longtemps, une proposition a été présentée au Sénat concernant le référendum communal. Tous les partis, tous sans exception, ont été contre ce référendum communal, tant il existe une classe politicienne pour qui la démocratie est si importante qu’il ne faut pas la confier aux Français et la garder ou la réserver uniquement aux partis politiques (…). Il faut qu’il y ait une nouvelle conception de la démocratie (…). Il faut changer la Constitution, il faut créer la VIème République (…) ». Voilà, l’idée a été lancée sous Giscard d’Estaing par les Ecologistes qui déjà pointaient les dysfonctionnements de la démocratie à la française. Depuis, cycliquement, les écologistes et les Verts particulièrement ont revendiqué la 6ème République. En 2002, le candidat Vert, Noël Mamère, en avait fait un point fort de son programme. « Ce régime n’a de République que le nom et le fait que l’on procède tous les 5 ans à des élections ne suffit pas à en faire un modèle de démocratie » (…). « Les Verts plaident depuis toujours pour que se construise enfin en France une véritable démocratie participative où le citoyen soit au cœur du système et où il serait régulièrement associé au processus de décision, à tous les niveaux ». Aujourd’hui dans le « Contrat Ecolo » de Dominique Voynet dans les 15 orientations proposées la 12ème est celle de « constituer une 6ème République » avec entre autre « extension du rôle et du droit d’initiative du Parlement » et une « loi d’initiative citoyenne : avec 500 000 signatures une pétition sera soumise obligatoirement au Parlement », etc… Une idée part…une idée arrive, en ce qui concerne la 6ème République il aura fallu 27 ans pour que beaucoup y pensent vraiment, y compris les candidats à l’élection présidentielle. Il en va ainsi de bien des idées : du cheminement, de l’inertie, et de nombreuses années avant que celles-ci ne surgissent comme des évidences qui s’imposent au plus grand nombre.
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Publié par Burgunder - dans Politique
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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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