Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:48
L’urgence d’une charte locale


Comme je l’ai déjà écrit sur ce Blog et dans la presse, pour moi il ne s’agit pas de renoncer à la téléphonie mobile et aux antennes relais, mais d’en encadrer leur développement et d’être réactif si besoin est. La principale difficulté à laquelle la société est confrontée, c’est que ces technologies se sont massivement et très rapidement répandues, qu’elles ne cessent d’évoluer, et ce beaucoup plus vite que les recherches sur leur innocuité. De la même façon, la législation et tout ce qui régie de façon réglementaire ce type d’équipement, ne répondent pas à l’heure actuelle à cette évolution. Voilà pourquoi les Verts proposent et souhaitent voir l’Agglomération se doter d’un outil qui permette d’encadrer et de suivre cette activité pour une bonne visibilité de son évolution par les élus et la population…



Au Conseil municipal du 11 avril dernier, j’avais interpellé Jean-Pierre Door député-maire et président de l’Agglomération de Montargis (AME) à propos des antennes relais concernant la téléphonie (voir sur ce Blog : téléphonie mobile). A la fin du Conseil du 20 juin dernier, le maire m’a transmis plusieurs documents (implantations, mesures des stations et liste des opérateurs concernés) sur les antennes relais uniquement implantées sur le patrimoine du bailleur Hamoval (l’ex société anonyme d’HLM de Montargis) à Montargis et à Châlette sur Loing. C’est un début, mais il est clair que ces quelques informations ne répondent pas aux questions du 11 avril.

Le 2 septembre lors du Conseil municipal je suis intervenu sur ce sujet. L’idée des Verts est d’élaborer au niveau de l’agglomération une charte locale de téléphonie mobile afin que les habitants des dix communes concernées disposent des informations dans leur totalité et en toute transparence.

Jean-Pierre Door, a répondu que dans ce domaine il n’est pas expert et qu’à l’Agglomération, Frank Supplisson l’un de ses adjoints à Montargis et Franck Demeaumont maire de Châlette-sur-Loing seraient en charge des TIC (technologies de l’Information et de la Communication). La question qui me vient immédiatement à l’esprit : un élu doit-il être expert pour bâtir une politique publique ? Bien sûr que non. Faut-il être expert pour décider et faire établir la carte des implantations des antennes ? Non. Faut-il être expert pour décider du cadencement des mesures à effectuer ? Non. Ou encore pour décider d’élaborer une charte locale ? Non. Il en va de ce domaine comme de tous les autres. Justement les experts mondiaux actuellement planchent sur un rapport qu’ils doivent rendre public au mois d’octobre ou durant l’automne. De ce que l’on sait, c’est qu’ils ne sont pas tous d’accord. Il y a débat et beaucoup d’argent à la clé. Précédemment l’amiante a posé les mêmes problématiques en terme de santé publique durant un siècle, alors prudence. Aujourd’hui pour les Verts il s’agit tout simplement d’encadrer localement une technologie en pleine évolution et en pleine expansion économique. Faire de la politique c’est anticiper. Tant mieux si rien ne se passe. De son côté Benoît Digeon premier adjoint de Montargis (l’homme des Pralines Mazet), du haut de son estrade, a considéré que mes propos n’étaient pas intéressants ( !). C’est vrai qu’en 2001 peu après son élection, il tenait à peu près les mêmes propos dans une commission…justement sur l’amiante. C’est ce que l’on appelle avoir du flair.

Pourquoi une charte locale de téléphonie mobile sur l’Agglomération ? Par exemple, en avril dernier nous avons été contacté par des habitants du quartier de Montrasier à Pannes, commune de l’Agglomération de Montargis. Dominique Laurent, maire de Pannes a donné à SFR son accord pour l’implantation d’une antenne de téléphonie mobile de 25 mètres contiguë au terrain de sports de la commune. Les habitants l’apprennent le 21 février dernier au hasard d’une promenade. Une pétition a circulé, si bien que le maire a décidé d’organiser une réunion publique le Jeudi 15 mai à la mairie de Pannes en présence notamment de la responsable environnement de la société SFR pour la région Ouest. Je me suis rendu à cette réunion accompagné d’une élue Verte d’une commune proche. Très professionnelle, notre agent SFR nous a déversé ses informations. Je ne doute pas de la véracité d’une partie importante de celles-ci, mais sur toutes les questions sensibles il est évident qu’un opérateur reste dans son rôle et évacue à sa manière toutes questions dérangeantes. Toutes interrogations trouvent leurs réponses dans l’application stricte des réglementations actuelles ce qui ne permet pas d’aller plus loin dans le débat, par exemple sur l’actuelle proposition de loi à propos de la téléphonie mobile, qui interroge et pose question, sur les disparités des réglementations dans les différents pays européens et sur l’étude internationale. Pour nous Verts, ce qui nous a gêné le plus lors de cette réunion, c’est que l’information et l’animation ont été principalement menées par l’opérateur lui-même (SFR), alors qu’il est à la fois juge et partie. Ce qui aurait été intéressant c’est que cette rencontre fut animée par des experts véritablement indépendants.

A la sortie de la réunion, la petite quarantaine de présents n’étaient pas franchement convaincus et étaient quelque peu désabusés. Pour eux, l’affaire était pliée et cette réunion convoquée par le maire ne n’était tenue qu’après la pétition des habitants. Pour ma part, durant cette soirée, j’ai appris de la bouche d’un représentant d’un service de l’Etat (mais non identifié) que le principe de précaution, inscrit dans la Constitution n’était pas applicable sur es ondes électromagnétiques. Elles ne font pas partie de l’environnement ( !!!). Alors que leur densité et leur puissance ne cessent de se multiplier et que nous vivons dedans. Je fais le pari qu’il en est de même pour la radioactivité. A vérifier. Dominique Laurent, le maire de Pannes, m’a fait parvenir le 30 juillet dernier, les résultats de mesures de champ électromagnétique qui ont été effectuées à proximité du relais SFR actuellement sur le château d’eau situé rue de la Petite Ronce et qui doit être remplacé par le relais qui pose question à la population. Avant la loi, dans l’ordre actuel de la graduation des mesures, tout semble normal… Néanmoins je suis convaincu que la signature d’une Charte locale sur l’Agglomération montargoise serait un excellent outil de suivi de la téléphonie mobile pour les élus et la population.

Partager cet article

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Ecologie
commenter cet article

commentaires

Pierre DENIZIOT 04/03/2009 23:46

Chers amis,
Qu'en pensez-vous?
http://pierredeniziot.hautetfort.com/archive/2009/03/04/les-antennes-relais-ne-sont-pas-dangereuses-dixit-l-academie.html
Bien à vous,
Pierre DENIZIOT

Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
  • Contact

Rechercher

Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

numerisation0782.jpg

PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

542375 4005555250810 157558470 n

Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

numerisation0344.jpg

 

C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

2012-08-06--Bretagne-5-062.JPG

L'info d'hier et d'aujourd'hui

numérisation0756

 

En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

numérisation0176

Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

numérisation0175

Tourner manège...

2012-08-06 Bretagne 5 022