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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 23:19


Blog---Journ-e-de-la-Femme.jpg

Avec une énorme pensée
pour Ingrid Betancourt
Femme prisonnière depuis plus de six ans


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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 11:53

Ce message m’est parvenu par l’intermédiaire de Jérôme COMBE, le photographe de l’exposition « Divine comédie » (voir sur ce Blog). Je m’empresse de vous faire suivre l’information.


Je me permets de vous écrire aujourd'hui pour vous demander votre soutien.

Youcef est un participant de l'atelier que j'anime au sein de l'association "Sur le Pont des Echanges, le monde change". C'est aussi devenu un ami. Il est Algérien Kabyle et réside en France depuis quatre ans. Il est venu faire soigner sa fille atteinte d'épilepsie sévère. A la demande de celle-ci, sa femme et son fils les ont rapidement rejoins.

Sa fille s'est faite opérée avec succès et est aujourd'hui en pleine reconstruction psychologique. Ses deux enfants sont scolarisés, Youcef est titulaire d'un CDI, il participe a différentes activités associatives. Cette famille voit son avenir en France.

Mais en décembre dernier, son titre de séjour provisoire n'est pas renouvelé et la Préfecture se terre dans le silence. Ce n'est qu'un mois et demi plus tard que Youcef reçoit une lettre lui donnant un mois pour quitter le territoire français.

Avec la coordinatrice de l'association, nous avons aidé Youcef à monter un dossier complet fournis de maintes pièces justificatives que d'autres associations relaient aujourd'hui. Nous vous proposons deux types d'action pour l'aider:

Une pétition est en ligne sur le site de RESF (Réseau d'Education Sans Frontière)  HYPERLINK "http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article11502" http://www.educationsansfrontieres.org/spip.php?article11502 Elle comptabilise à l'heure où je vous écris près de 200 signatures, c'est sans doute la forme de mobilisation qui aidera le plus Youcef.

Une lettre type à envoyer au Ministre Brice HORTEFEUX que je vous joins à ce mail. Cette lettre est aussi l'occasion de signaler à notre gouvernement notre désaccord sur le caractère arbitraire de telles décisions, et de remettre en cause sa politique d'immigration. Vous y trouverez plus de détails sur l'histoire et la situation de Youcef. Je vous l'envoi au format Word pour que vous puissiez en modifier la deuxième partie si vous le désirez. Cette lettre est à envoyer à l'adresse suivante:

M. le Ministre de l¹Immigration, de l¹Intégration, de l¹Identité nationale et du Codéveloppement 101, rue de Grenelle 75323 Paris cedex 07

Youcef tient aussi un dossier complet à la disposition de ceux qui le pourraient le faire transmettre à des élus, des associations, ou toute structure susceptible de l'aider. Vous pouvez le contacter à cette adresse:  HYPERLINK "mailto:youcef.alliouche@hotmail.fr" youcef.alliouche@hotmail.fr

Merci à ceux qui envoient la lettre type d'envoyer un mail adresse pour que l'on puisse comptabiliser les envois.

Faites suivre ce mail à un maximum de vos contacts. Je vous remercie, au nom de Youcef et de l'association, du soutien que vous voudrez bien lui apporter.

Cordialement,

Jérôme Combe
4 bis, cité Dupetit Thouars
75003 PARIS
tel: 06 61 55 75 55
courriel:  HYPERLINK "mailto:contact@jeromecombe.eu" contact@jeromecombe.eu
site Internet: http://www.jeromecombe.eu
 Objet : régularisation de M. Youcef ALLIOUCHE, 36 rue des vinaigriers, 75010 Paris, tel : 06 17 59 44 81, email : youcef.alliouche@hotmail.fr


Sans-titre---3.jpg
Lettre à Hortefeux

Monsieur le Ministre,


  Je tiens à attirer votre attention sur le cas de M. Youcef ALLIOUCHE, Algérien Kabyle, arrivé en France en décembre 2003 pour faire soigner sa fille Kynda atteinte d’épilepsie sévère. À la demande de sa fille, la femme de Youcef et son fils Lyes les ont rejoints le 02 avril 2004.

  Arrivé avec un visa touristique, Youcef a déposé une demande de régularisation en janvier 2004. Depuis juin 2004, il n’a obtenu que des titres de séjour provisoire. En juin 2005, on l’a autorisé à travailler. Il a alors obtenu un diplôme d’Agent de Sécurité Incendie et a signé un Contrat à Durée Indéterminée le 22 août 2005.

  Kynda a été opérée et scolarisée dans un centre spécialisé et travaille courageusement pour rattraper son retard. Les médecins reconnaissent que la stabilité de sa famille a été et est encore indispensable à sa reconstruction, et qu’elle ne peut pas être soignée en Algérie.
   
  M. ALLIOUCHE a reçu une lettre de la Préfecture de Police datée du 16 janvier 2008 lui donnant un mois pour quitter le territoire français.



  Pourtant il semble que celui-ci réponde parfaitement aux critères de l’immigration choisie définis par notre gouvernement. Il semble même qu’il soit un modèle d’intégration :

  Il est titulaire d’un Contrat à Durée Indéterminée avec France Organisation Sécurité Services (FOSS) en tant qu’Agent de Sécurité de Prévention. Son employeur lui confie régulièrement des missions de confiance (il occupe ainsi la majorité de son temps de travail au Poste Central de Sécurité (PCS) du Grand Palais pour veiller au bon déroulement des expositions, a été appelé pour la sécurité des équipes de rugby française et écossaise à l’Hôtel SOFITEL lors de la Coupe du Monde), et l’a également formé. Youcef a ainsi obtenu de nouvelles qualifications professionnelles en accord avec les nouvelles réglementations de son secteur d’activités.

  Par ailleurs, il n’a eu de cesse de vouloir apprendre et participer à la vie de la société française ; il est autodidacte en français, a suivi des cours d’informatique et participe à bon nombre d’activités du Centre Social du PICOULET, implanté dans le XIe arrondissement de Paris, et de l’association «Sur le Pont des Echanges, le monde change» (notamment un atelier «mère et filles autour du mariage » en 2007).  Il est non musulman, laïc de surcroît.

  Comme Youcef tient à le souligner régulièrement, « je paye mon loyer et mes factures EDF, et j’ai un contrat d’assurance habitation, je paye une mutuelle pour mes enfants ! »
  Ses enfants sont scolarisés en France. Sa fille fait de gros efforts pour rattraper le retard dû à sa maladie. Son fils est un modèle de discipline scolaire et a terminé deuxième du championnat national de Yi Quan en combat libre.
 


  En ma qualité de citoyen(ne) Français(e), je vous demande, Mr le Ministre, d’intervenir pour annuler l’arrêté de reconduite à la frontière à l’encontre de M. Youcef ALLIOUCHE et pour régulariser sa situation.

  Je tiens à vous signaler mon désappointement face au caractère arbitraire de la décision de la Préfecture. Dans la lettre de mise en demeure, elle ne donne en effet aucune justification à M. Youcef ALLIOUCHE sur la raison de sa décision, bien que ce dernier ait pourtant fait tout le nécessaire pour participer et intéresser les siens à notre société française. De plus, la Préfecture ne tient pas compte de l’avis des médecins chargés du suivi de Melle Kynda ALLIOUCHE, en pleine reconstruction psychologique après une maladie lourdement pénalisante, préconisant la présence de ses deux parents à ses côtés.

 De même manière, en raison de la situation sécuritaire en Algérie, notamment en Kabylie, un retour précipité de cette famille pourrait la mettre en danger.


  Il vous est déjà parvenu un dossier complet fourni de maintes pièces justificatives. Youcef tient ce dossier avec les originaux à votre disposition.

Dans l’attente de votre réponse et de votre action, je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de mes attentives salutations.


  Fait à             le                 2008.

  Nom :

  Prénom :

  Coordonnées
 :


  Signature :
à l’attention de M. Brice HORTEFEUX,
Ministre de l’Immigration, de l’Intégration
de l’Identité Nationale et du Codéveloppement
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 17:43

Une caméra d’Or pour surveiller
l’action du Député - Maire


Comme dans bien des communes, la municipalité dispose d’un journal. A Montargis, en temps ordinaire, l’élu Vert d’opposition que je suis, dispose de 500 signes, intervalles compris, pour communiquer auprès de la population ( !). A chaque début d’année, je suis autorisé à 1000 signes (un cadeau). Cette année, le Député-Maire, Jean-Pierre DOOR m’a signifié par écrit qu’aucune tribune politique ni éditorial ne paraîtraient. La raison invoquée et légitime étant la proximité des élections municipales.
L’article qui ne paraîtra donc pas s’intitule « Une caméra d’Or pour surveiller l’action du Député – Maire ». Caméra d’or que les Verts symboliquement décernent au Député-Maire pour l’extension du réseau de caméras.
Camera-surveillance-2.jpg

Pour moi, il est hors de question de tolérer la délinquance. Mais lutter contre elle implique de se munir des bons outils. Jean-pierre Door ne cesse d’augmenter le réseau de surveillance de la voie publique par caméras. Dans le même temps la Grande-Bretagne, championne du monde de surveillance par caméras, voit sa délinquance exploser, sous l’objectif même desdites caméras (120% d’augmentation). L’étude et la remarque que fait la police britannique, est que ces caméras n’évitent ni les incivilités, ni la violence et voir pire (rappelez-vous de l’enlèvement dans un centre commercial de ce petit enfant par deux autres un peu plus âgés, et qui l’ont tué), le tout filmé. En quelque sorte les caméras dans le meilleur des cas sont utiles pour le curatif, mais d’aucune utilité pour la prévention. Donc en aucun cas les caméras n’évitent qu’il y ait des victimes. A remarquer qu’à Montargis les voitures brûlent plus souvent aujourd’hui qu’avant le réseau de surveillance. Alors que d’autres pays s’interrogent sur la pertinence de tels réseaux, incorrigible, la France va avoir trois métros de retard…

Texte qui était prévu pour le journal municipal :


« L’incivilité qui existe est l’arbre qui cache la forêt. L’insécurité des biens et des personnes n’est pas seulement une affaire de délinquance. Il en faudrait beaucoup, de nouvelles caméras, pour surveiller le pouvoir d’achat qui se réduit comme peau de chagrin, pour surveiller la montée grandissante du coût de la vie : l’énergie, l’alimentation de base, l’accès aux soins à plusieurs vitesses, le logement accessible à tous, la précarité de l’emploi, etc…, pour surveiller la réforme des régimes spéciaux des retraites et après les municipales, la réforme des retraites du régime général, pour surveiller l’effacement de l’Etat à travers le démantèlement des services publics de proximité, gage d’équité et de solidarité individuelle et collective, pour surveiller la crise écologique majeure dans laquelle nous sommes engagés, et ainsi de suite… Plus que jamais, l’insécurité est partout.
A Montargis, nous sommes dans une situation particulière puisque notre maire et président de l’agglomération, est également député. Il vote donc à l’Assemblée nationale des textes qui chaque jour un peu plus rendent difficile voire pénible la vie quotidienne d’une très large majorité de Montargois(es).
C’est pourquoi à l’occasion de son bilan de maire, les Verts offrent symboliquement une caméra d’Or au maire de Montargis, champion de la lutte contre l’insécurité, mais aussi pour surveiller en direct son action de député et les retombées de ses votes sur la population ».
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18 décembre 2007 2 18 /12 /décembre /2007 19:33
Fêtes...

Chers(es) amis(es), je vous souhaite à tous et à toutes ou à toutes et à tous ,c'est selon, de bonnes et heureuses fêtes, un point c'est tout.




L’Eclaireur du Gâtinais manipule ses lecteurs et ne respecte ni les individus, ni les idées qui ne pensent pas comme sa direction. Les lecteurs l’ignorent. Les Verts ont décidé de rompre cette omerta convenue : « on ne touche pas à une presse locale qui a tout pouvoir… » Jusqu’à quand ? Le débat est ouvert…


Une fois de plus l’Eclaireur s’est montré égal à lui-même. Une fois de plus, mais une fois de trop. En ne publiant pas la semaine dernière le communiqué des Verts concernant les municipales, la coupe est pleine et déborde.

En situation de monopole sur le Gâtinais, en toute tranquillité il fait la pluie et le beau temps sur l’information hebdomadaire écrite. Il faut savoir que sur le même territoire, parallèlement le seul quotidien local « la République du Centre » est propriétaire de l’Eclaireur et que le directeur à Montargis est le même pour les deux journaux.

Nous sommes donc dans une absence de diversité de la presse écrite ce qui n’est pas sans conséquence sur la vie démocratique de ce secteur géographique.

Avec le temps l’Eclaireur est devenu un organe de propagande local, et de plus courtisan. Tout passe par l’Eclaireur, y compris et surtout la pensée unique. Le double jeu est subtil. Sous couvert d’un service rendu à la population ce qui oblige presque à sa lecture, donc à l’achat, la réalité rédactionnelle de son contenu est autrement glauque et malsaine.

Cet hebdomadaire n’informe pas la population, il la désinforme. Non pas sur le bal des pompiers, la vie associative, les concours de miss ou de pêche, les sports, l’état civil, les annonces légales, mais sur la partie vie publique et politique. Là même, où devrait s’exprimer la diversité citoyenne. De plus, il ne s’agit pas uniquement de débat sur la vie de la cité mais aussi d’actions ou de l’activité des élus. « Nous sommes tous égaux, mais certains plus que d’autres » disait Coluche. Et bien l’Eclaireur applique à la lettre cette formule. Quand nous disons l’Eclaireur, nous désignons nommément la direction, pas les journalistes. C’est bien la direction qui, politiquement dans sa toute puissance organise la propagande locale au seul service de ses idées c'est-à-dire de ses a priori, de ses certitudes, de sa vérité. Nous sommes bien au delà de l’éditorial, mais dans l’arrière cuisine peu ragoûtante, non seulement de l’écriture, mais de la façon dont s’élaborent le contenu et le forme du journal : de la une, des titres, de la mise en page, des photos, de la mise en valeur ou non d’un événement, voire d’une censure qui n’a pas de nom et qui consiste à zapper totalement le travail de certains élus de ce territoire. Sans autres références écrites les lecteurs ne peuvent en aucun cas soupçonner la manipulation.

Comment le pourraient-ils si la seule presse écrite locale ne dit pas ce que des élus réalisent dans le cadre de leurs mandats ? Par exemple, lorsqu’en 2006 Monsieur De Villepin, alors premier ministre, Monsieur Larcher, ministre délégué à l'emploi, au travail et à l'insertion professionnelle des jeunes et Monsieur Dutreil, Ministre des PME, du Commerce, de l'Artisanat et des Professions libérales, venaient à Montargis et au CIFAME sur le thème de l’apprentissage. Que croyez-vous qu’il arriva ? Le Vice-Président délégué à la formation professionnelle et à l’apprentissage de la région Centre depuis 1998 (Vert) et qui de part ses responsabilités a reçu les ministres, a disparu de l’Eclaireur, pas même cité, alors même qu’il est de Montargis. Seul FR3 a fait son travail. En attendant le communiqué envoyé au journal pour « corriger » cet « oubli » ne passera que deux semaines plus tard (hors contexte)… Que le député maire fasse un déplacement à l’étranger dans le cadre de ses fonctions lui vaut forcément un article. Que le Vice-Président (toujours le même) conduise une délégation de jeunes et d’encadrants au Japon dans le cadre des épreuves internationales des Olympiades des métiers, ne mérite pas une ligne. Pas plus que lorsqu’il était revenu d’Amiens dans le cadre des sélections nationales des mêmes Olympiades avec les 7 médailles d’or, qui ont placé la région Centre en seconde position des régions françaises. Malgré les communiqués, les lecteurs n’en ont rien su. Que dire des photos prises de dos, ou absent des clichés tout simplement, ou encore du prénom qui varie au gré de l’événement (ce n’est pas très professionnel…). Ne pas oublier les communiqués des Verts locaux, qui finissent par être publiés avec trois semaines de décalage, c'est-à-dire là encore hors contexte, et pas forcément dans les pages politiques mais dans la rubrique « spectacles et loisirs » ( !)…et ainsi de suite. Voilà comment le logiciel de la direction de l’Eclaireur choisit ses élus favoris, opposants compris, car pour le moins, elle ne cache pas ses préférences en direction du député maire, qui nous le pensons, ne lui demande rien. C’est en quoi l’Eclaireur est un journal courtisan. Que dire du « courrier des lecteurs » qui a l’occasion peut être produit par la direction elle-même histoire de conforter ses idées. Le disque dur de l’ordinateur de l’intéressé doit avoir une excellente mémoire…



On pourrait écrire des pages et des pages sur les turpitudes rédactionnelles que fait vivre l’Eclaireur à ceux qui n’ont pas la bonne odeur. Mais localement, en rendant transparent l’action des élus qui déplaisent, en les confinant dans la clandestinité, cette presse en situation de monopole, n’est pas dans son rôle. Qu’en pense Jacques Camus, président directeur général du groupe République du Centre (donc de l’Eclaireur) qui lors de conférences s’exprime sur l’éthique de la presse ???

Nous subissons ce traitement depuis des années. En 2001, sur ces difficultés, nous avions produit un communiqué auprès de la République du Centre, qui était paru, mais qui n’a rien changé bien évidemment. Et le lecteur ne voit et ne sait rien (voir reproduction de l’article ci-joint dans le Blog). Elle est là, la manipulation : dans le non-dit.

Les Verts et leurs élus ne demandent rien d’autre que d’être respectés dans leurs idées et leur action, ni plus ni moins. Dans une démocratie, la presse n’est pas dans son rôle si elle est un organe de propagande. Pour l’instant l’Eclaireur se comporte comme tel. C’est d’une médiocrité affligeante et d’un dégoût absolu. En France, la presse écrite est malade, voire moribonde… cherchez l’erreur…

Article publié le 9 octobre 2001
à la République du Centre


Alerté par la teneur du compte rendu de la dernière réunion du conseil municipal (voir la République du Centre du 6 octobre), le chef de file des Verts, Jean-Luc BURGUNDER, réagit sur le rôle et le poids de la presse. Il s’élève notamment contre la teneur de la rubrique « Commentaire », où le débat sur la démocratie locale était qualifié de « litanie ».

Lorsque la presse est en situation de monopole, ce qui est le cas à Montargis, elle a un rôle déterminant dans la vie démocratique locale. Bien sûr, elle est en droit d’avoir ses opinions, mais alors faut-il bien séparer les faits avérés du commentaire. Les Verts constatent qu’une fois de plus, les deux sont mêlés ce qui donne à la lecture de l’ensemble le sentiment insidieux d’un texte partisan.

C’est un vrai problème dans la mesure où les médias influencent l’opinion, surtout si ils se réclament libres, indépendants et non partisans. La neutralité n’existe pas, l’objectivité non plus mais l’éthique devrait être de mise, ce qui n’empêche pas d’avoir ses idées.

Les Verts ne demandent rien d’autre sinon que soient rapportés les faits comme ils sont en respectant chacun dans sa différence. Pour notre part, lors du dernier Conseil municipal, le débat sur la démocratie locale n’était pas une « litanie ». Attention au poids des mots. Nous avons exprimé notre différence sur la démocratie participative et son application dans la gestion municipale, c’est à dire celle que nous avons défendu dans notre programme lors de la campagne électorale de mars dernier. Programme qui n’est pas mort au soir du premier tour et qui nous sert et servira de référence durant six ans, à la fois dans notre opposition et dans nos propositions au sein du Conseil municipal.

Pour mémoire rappelez-vous la question que l’Eclaireur nous avait posé durant la campagne : « Si vous êtes élu Maire, quelle sera votre action prioritaire pour la ville de Montargis ? », nous avions répondu que notre première action serait d’associer les habitants aux instances de décisions par la mise en place concrète, par des actes, de la démocratie participative au côté de la démocratie représentative. Cela reste toujours notre priorité. Lors du dernier Conseil municipal, ce n’était pas la démocratie proposée et votée par le docteur Door, à travers les comités consultatifs de quartier dont il désigne la composition et dont le renouvellement annuel ne permet rien dans la durée. Pour nous Verts, cette manière de faire est une démocratie en trompe-l’œil qui cache beaucoup d’autocratie. Les mots et les actes ne sont pas neutres, c’est notre opinion.

Ce n’est pas juste ni correct de réduire nos idées et notre cohérence à des « réactions épidermiques » dont le point de mire serait des élections futures et dont « le Conseil municipal serait la chambre d’écho ». Médiocre écho, qu’en sait-elle la population d’ici et d’ailleurs, de ce qui se passe au Conseil municipal de Montargis ?


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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 20:53

Communiqué à la presse locale, paru dans l’Eclaireur du
Gâtinais dans les pages loisirs


Prix Nobel de la Paix :
reconnaissance et enjeux de l’écologie


Merci au jury Nobel qui, en attribuant le Nobel de la Paix 2007 à Al Gore et au Groupe des experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), fait des problèmes environnementaux un enjeu mondial majeur. Merci d’avoir dans ce même prix associé le scientifique, le politique et
le militant car c’est bien de cette synthèse qu’il y a 40 ans déjà est née l’écologie politique.

D’abord, le Club de Rome qui à partir du 8 avril 1968, à Rome, autour d’universitaires, chercheurs, économistes et industriels de cinquante trois pays ont réfléchi aux problèmes planétaires globaux afin de proposer des solutions aux dirigeants politiques nationaux. Leurs travaux annonçaient déjà le concept du Développement Durable. A suivi la Déclaration de Menton signée par des centaines de scientifiques qui alertaient les politiques et la société civile sur la crise écologique dans toutes ses dimensions. Ensuite en 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement de Stockholm qui instaura la création des ministères de l’environnement. Ministères croupions, sans pouvoir ni moyens pour des politiques ambitieuses à la hauteur des vrais enjeux. Cernés par les lobbies de toutes sortes, ils se contentent de gérer le moins mal possible le curatif à défaut d’être pertinents sur le préventif.

En l’absence de réponses concrètes des politiques, des citoyens sensibilisés à ces problématiques ont décidé de s’engager en politique autour de René Dumont (agronome mondialement reconnu) lors des présidentielles de 1974. L’écologie politique était née en France. « L’écologie ne doit pas être politique » disent certains, sauf que toutes les décisions économiques, sociales et environnementales sont indissociables tant elles sont imbriquées, et que les choix dans tous les domaines sont éminemment politiques. Les politiques et les médias n’ont retenu des écologistes et des Verts que le caractère catastrophiste de leur discours, rien de leurs propositions. Or la lucidité n’est pas catastrophiste si elle s’appuie sur la réalité et que l’utopie du changement de mode de vie n’empêche nullement la lucidité par le caractère concret des propositions. Durant trois décennies nous n’avons eu de cesse d’en faire ; sur l’économie, l’agriculture, le social, l’habitat (le bioclimatique n’est pas d’aujourd’hui), les transports, l’énergie, la santé, les relations internationales et sur tous les sujets de notre vie quotidienne individuelle et collective.

On nous a pris pour des crétins, de gentils rêveurs, des nostalgiques de la bougie et des cavernes, par ceux-là même qui croyaient avec candeur que la planète pouvait éventuellement accepter n’importe quoi en terme d’exploitation de ses ressources naturelles (air, eau, sol), or nous vivons dans un monde limité et clos. Finalement les utopistes ne sont pas ceux qu’on croit.

C’est Cousteau le premier (et non Chirac) qui a déclaré dans les années 70 « qu’il y avait le feu à la baraque », Al Gore avec son film et son livre « Une vérité qui dérange » poursuit le travail du premier avec le succès populaire que l’on sait. Il faut dire qu’entre temps les symptômes des désordres écologiques annoncés il y a 30 ans, sont désormais visibles à qui veut voir. Les membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, eux, font la comptabilité de l’incurie des gouvernants et du profit à court terme.

Aujourd’hui tout le monde est écologiste au point qu’il n’y aurait plus besoin d’eux pour faire face à la crise et construire le monde de demain. Bienvenue aux nouveaux écolos, mais permettez-nous de penser que les Verts plus que jamais ont une utilité citoyenne sachant que dans leurs propositions concrètes de construction de politiques publiques, ils sont les seuls à ne pas vous avoir menti durant trente ans et que les autres, avec leurs discours écolos de circonstance ont gravement hypothéqué l’avenir de la planète et de votre descendance.

Petit exercice pour savoir qui est sincère : « Dis-moi quelle économie tu soutiens et je te dirai quel écologiste tu es ».


Jean-Luc BURGUNDER
Conseiller municipal Vert de Montargis
Vice-Président du Conseil régional

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26 mars 2007 1 26 /03 /mars /2007 14:54
L’appel d’Orléans

Conjointement au procès d’Orléans de faucheurs anti-OGM de plein champs qui ont opéré dans le Loiret, se sont tenu les 26 et 27 février 2007 les premiers Etats Généraux pour un moratoire sur les OGM.
Les participants ont lancé « l’appel d’Orléans », c’est-à-dire un moratoire pour un printemps sans OGM. J’ai signé cet appel et fait un lien direct avec l’action des Verts au Conseil régional du Centre en 2002 et 2004 où j’étais intervenu au nom du Groupe pour soutenir la délibération présentée et qui fut votée en Assemblée plénière, dont voici le texte.

Pour une Région Centre sans OGM.


Le 25 octobre 2002, dans ce même hémicycle, une majorité de l’Assemblée régionale a voté (1) un vœu présenté par le Groupe Vert, pour qu’au nom du principe de précaution aucune culture de plantes transgéniques ne puisse être effectuée sur le territoire de la Région Centre. Ce vœu ne remettait pas en question le principe d’une recherche en milieu fermé. Ainsi la Région Centre fut alors la première Région française (2) à se positionner sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM). Si aujourd’hui une délibération est proposée par nous, au vote de l’Assemblée, c’est qu’il est urgent que le politique prenne ses responsabilités dans un dossier ô combien peu visible à l’œil nu, mais aux conséquences imprévisibles à plus ou moins long terme et aux enjeux de tous ordres : économiques, environnementaux, sanitaires, politiques, scientifiques, éthiques, réglementaires mais aussi juridiques et sociaux.

La vraie question des OGM, c’est qu’elle révolutionne notre conception du vivant. Pour la première fois, l’humanité exploite industriellement des formes de vie nouvelles à partir de gènes artificiels issus de tous les règnes, au seul but de modifier les patrimoines héréditaires. Nous ne sommes plus dans les manipulations génétiques du type hybridations ou les sélections d’espèces qui avaient jusque-là façonné l’évolution de l’agriculture. Cette fois il s’agit d’un changement d’échelle sans précédent : insérer un gène humain, un gène de chien ou de microbe dans du maïs est devenu réalité. Jamais possibilité n’a été bouleversante à ce point, ni susceptible de toucher toutes les espèces. En cela nous jouons avec la biodiversité, la santé et l’environnement avec une légèreté coupable.

D’abord ne confondons pas les OGM entre eux. Qui, ici, s’oppose aux recherches et à l’expérimentation industrielle d’OGM confinés et à la traçabilité réelle à des fins thérapeutiques ? Personne.
Les OGM qui font débat n’entrent pas dans cette catégorie. Ce sont ceux qui sont cultivés en plein champ et qui se trouvent disséminés volontairement dans l’environnement, alors qu’ils possèdent des transgènes qui dérivent de combinaisons artificielles d’ADN de plusieurs organismes.
Mais que sait-on de cette dissémination ?

A grande échelle, c'est-à-dire sur les 70 millions d’hectares cultivés en moins de 10 ans dont 90% sur le continent américain, l’exemple argentin mérite d’être observé avec attention tant sur le plan écologique, qu’économique. Le miroir aux alouettes de la « sojaïsation » transgénique argentine se solde en 7 ans par la perte de leur terre de 150 000 exploitants et par une modification profonde de la microbiologie des sols. Qui plus est, selon des rapports de plus en plus nombreux, à l’évidence les rendements et la qualité de certaines récoltent ne tiennent pas leurs promesses, non pas seulement en Argentine, mais aussi en Inde, en Indonésie, et même aux Etats-Unis où les procès se multiplient entre les semenciers entre eux pour contamination réciproque. Plus grave encore, le Professeur SERALINI, l’un des experts mondiaux les plus compétent, membre de la commission nationale du Génie-Bio-moléculaire et de Bio-vigilance, expert auprès de l’Union Européenne, dans le procès qui oppose l’Europe et les Etats-Unis dans la plainte à l’OMC à propos du moratoire qui interdit l’entrée des plantes OGM en Europe, affirme que « les enquêtes sur les dossiers d’autorisation, en Europe, au Japon et au Canada révèlent que les risques pour l’homme et l’animal sont mal étudiés, mal évalués, voire occultés ». (3).

Outre ce vaste problème de la dissémination, est celui de la marchandisation du vivant. Au début des années 1990, une multinationale semencière (4) avaient tenté avec Terminator d’imposer la marchandisation d’OGM stériles qui ne permettaient plus aux agriculteurs à partir de leur récolte de produire des semences. Devant le tollé des agriculteurs du monde entier, ce semencier a fait marche arrière sur la stérilisation biologique tout en la déplaçant (la stérilisation) sur le plan juridique. C’est ainsi que 150 petits brevets types « Terminator light » aujourd’hui assurent aux multinationales non seulement l’exclusivité du marché mais aussi l’exclusivité de la brevetabilité du vivant. Cette stérilisation juridique pose cette question : une entreprise peut-elle s’arroger - et en tirer profit - la propriété du patrimoine génétique de l’humanité, c'est-à-dire du vivant, dans l’impunité juridique ?

Ce hold-up sur le vivant n’a pas d’autre objectif que le profit, mais qui feint d’ignorer que la dissémination des pollens et des graines génétiquement modifiés et la contamination des autres plantes sont irréversibles et que si par hasard le marché revenait en arrière parce que non rentable, le mal serait définitivement fait.

Sans doute les conséquences de la dissémination des OGM sont moins brutales et spectaculaires que celles d’une irradiation massive, mais tout aussi tragique dans le temps si elles modifient des pans entiers d’écosystèmes, elles peuvent provoquer la disparition des espèces dépendantes de ces écosystèmes, tout en fragilisant à l’extrême l’espèce humaine elle-même.

Sans être visibles, les OGM posent un problème politique majeur dans la mesure où ils impliquent une logique totalitaire. Par la dissémination ils s’imposent au reste : ainsi celui qui cultive des OGM l’impose aux agriculteurs qui ont fait le choix du conventionnel, des labels et du biologique qui seront de fait contaminés. Ainsi les OGM n’arrêteront leur développement qu’une fois « seuls » c'est-à-dire lorsqu’il n’y aura plus que de l’OGM. Voilà pour le caractère totalitaire.

Ce qui est totalitaire doit être combattu par le politique au nom de la démocratie afin de conserver des marges de manœuvre pour favoriser ou freiner tel ou tel type de développement.

Depuis notre vœu d’octobre 2002, la situation autour des OGM ne fait que s’amplifier. Toutes sorte de manifestations se multiplient lors des conférences internationales mais aussi désormais par des arrachages de champ d’OGM au Japon, en Europe ou en Inde. De plus en plus d’élus et de citoyens faute d’être entendus par les autorités s’engagent dans des actes de désobéissance civile. De tels actes signifient qu’un déficit démocratique de la société et du politique existe. Les Verts sont solidaires de tous ceux qui sont poursuivis judiciairement dans leur résistance au caractère totalitaire des OGM et des multinationales qui les imposent au politique sous couvert de développement économique.

Ne nous trompons pas, autour des OGM, c’est la guerre. Ainsi il faut parfois transgresser la Loi pour qu’elle évolue ou encore, être dans l’illégitimité un jour pour être reconnu dans le droit demain. Rappelez-vous du manifeste des 343 Salopes en matière d’avortement ou encore de juin 1940 ou la désobéissance était la nécessité de l’heure. Aujourd’hui devant la multitude d’incertitudes et devant les enjeux que pose le totalitarisme OGM, l’honneur minimum du politique est d’appliquer le principe de précaution sous toutes ses formes.

Sur ce principe de précaution, la recherche a toute sa place, mais encore faut-il que le politique lui donne dans la clarté les moyens d’exercer en toute indépendance ses missions. La réalité est très différente : depuis 15 ans tous les gouvernements français n’ont eu de cesse de demander à la Recherche publique de se rapprocher du privé pour favoriser le maintien de l’emploi et des laboratoires publics. Le résultat c’est que pour le contrôle des seuls OGM, les critères sont établis de manière relativement arbitraire et assez uniforme pour chaque espèce expérimentée. Les commissions ad hoc sont composées souvent de scientifiques de la même spécialité qui connaissent ceux qui font les expériences, sont favorables à ces travaux qui contribuent au développement de la recherche et économiquement de leur discipline. Avec le recul, on peut affirmer qu’il s’agit d’une sorte de corporatisme science-industrie dont les partenaires s’entraident et se promeuvent entre eux. A votre avis, d’après vous qui achète les brevets issus de la Recherche publique ?

Parallèlement depuis 1986, l’Etat n’a établi aucune méthode des dosages expérimentaux des OGM. Cette affaire de dosage étant considérée comme peu rentable. De plus la recherche fut-elle publique n’a pas d’évaluation de ses expériences en plein champ et leurs conséquences sur les autres cultures environnantes. Que dire des OGM jamais testés sur la santé ? Les Verts réaffirment le besoin d’une expertise et d’une méthode de dosage indépendante pour les OGM, dont seule la Recherche publique pourrait être la garante à la seule condition qu’elle ne soit en aucune manière juge et partie.

Il y aurait encore beaucoup à dire sur un domaine aussi sensible. Après avoir voté la première l’an passé une Charte Régionale du Développement Durable, 2ème Région agricole de France, la Région Centre doit rester une Région sans OGM à l’instar de douzaine d’autres Régions qui ont déjà voté en 2004 de telles délibérations (5). Voilà pour nous, politiques, comment faire acte de résistance au caractère autoritaire des OGM.

Une dernière information, les Etats-Unis, l’Argentine et le Canada qui à eux seuls exploitent 90% de ces cultures n’ont pas signé le protocole international de biosécurité adopté à Carthagène en 2000.

(1) Le PS s’est abstenu.
(2) La Région Aquitaine a voté un vœu semblable environ trois semaines après.
(3) Autorisé à la mise sur le marché en France et en Europe, le MON 863, un mais transgénique, conçu par MONSANTO, est mis en cause par la publication le 13 mars 2007 dans la revue Archives of Environemental Contamination and Toxicology d’une étude qui suggère la toxicité de cet organisme génétiquement modifié pour le foie et les reins. Le professeur SERALINI est l’un des principaux auteurs de cette étude et par ailleurs Président du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique (CRIIGEN).
(4) MONSANTO
(5) Après avoir voté la première un vœu anti-OGM en 2002, sur une délibération la Région Centre est passée 12ème ou 13ème Région à voter une délibération anti-OGM.

Actions en ce moment pour un moratoire sur les OGM

Actuellement, se tient à Paris une exposition sur les nanotechnologies à la Cité des Sciences : "expo nano – la technologie prend une nouvelle dimension" (du 20 mars au 2 septembre). Des grévistes de la faim et des militants souhaitent attirer l’attention sur les dérives de la science quand celle-ci se développe sans la consultation des citoyens : "science sans conscience n’est que ruine de l’âme". Ils sont soutenus sur place par des militants qui informent les visiteurs et font signer "l’Appel d’Orléans pour un printemps sans OGM".

Les nanotechnologies, comme les biotechnologies, sont emblématiques de l’appropriation de la "science" par quelques intérêts privés. De nouvelles technologies sont lancées sur le marché alors que les conséquences à long terme ne sont pas étudiées. Le principe de précaution, inscrit dans la Charte de l’environnement adossé à la Constitution française, est à nouveau bafoué.

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23 mars 2007 5 23 /03 /mars /2007 11:53

L’affiche rouge

Au départ de la lutte armée contre l’occupant nazi durant l’été 1942, un groupe de partisans s’est particulièrement distingué, c’est un groupe d’immigrés adhérents à la MOI (Main d’Oeuvre Immigrée) des Francs Tireurs Partisans. Ces immigrés sont juifs, espagnols, italiens, arméniens, roumains, polonais, tchèques, etc…

Ce groupe, plus connu sous le nom de MANOUCHIAN, va durant 18 mois - jusqu’à sa disparition - jouer un rôle considérable en menant la majorité des actions de Résistance dans la région parisienne. Les Allemands qui sur « l’affiche rouge » présentent Missak MANOUCHIAN comme « chef de bande » lui reproche à lui seul 150 victimes et 600 blessés. Vingt trois membres du groupe dont MANOUCHIAN lui-même seront arrêtés puis exécutés le 21 février 1944, les 22 hommes seront fusillés au Mont Valérien, la seule femme Olga BANCIC (roumaine) sera déportée en Allemagne et décapitée à la hache le 10 mai suivant. Le 21 février (jour de l’exécution), 15 000 affiches rouges seront placardées par les Allemands…pour dénoncer le caractère terroriste et étranger de la résistance armée. La nuit des mains anonymes ont inscrit sur les affiches « Morts pour la France ! ».



Immigration et Identité nationale



La dernière lettre de MANOUCHIAN

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m’arrive comme un accident dans ma vie, je n’y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.

Que puis-je t’écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m’étais engagé dans l’Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n’ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu’il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J’ai un regret profond de ne t’avoir pas rendue heureuse, j’aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d’avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu’un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l’armée française de la libération.

Avec l’aide des amis qui voudront bien m’honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d’être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l’heure avec le courage et la sérénité d’un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n’ai fait de mal à personne et si je l’ai fait, je l’ai fait sans haine. Aujourd’hui, il y a du soleil. C’est en regardant le soleil et la belle nature que j’ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m’ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t’embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade, ton mari.
Manouchian Michel.

P.S. J’ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M.M.


Libération de Paris

Le 19 août 1944, la bataille pour la libération de Paris commence. Le drapeau tricolore flotte sur le Préfecture de police transformée en forteresse. Préfecture qui deux ans avant, avec ses personnels de police, avait exécuté parfaitement les grandes rafles menées contre les communautés juives. L’insurrection est générale et des barricades s’élèvent un peu partout. Les 23 et 24 août les combats s’intensifient rudement et sous la menace d’Hitler de brûler la capitale. Paris appelle les américains au secours. C’est la 2ème Division Blindée (DB) du Général Leclerc qui à marche forcée arrive. Le 24 au soir les premiers éléments sont à la Croix de Berny à Antony. Pourtant il y a urgence. A 19h30 Leclerc donne ordre au capitaine Dronne de foncer sur Paris et de dire aux parisiens que la division toute entière sera demain dans Paris. Dronne prend avec lui les 2ème et 3ème sections de la « Nueve ». Cette compagnie est composée de volontaires espagnols, anciens de l’armée républicaine si bien que les premières voitures de l’armée française qui entreront le soir du 24 août dans Paris portent comme nom : « Madrid, Estremadura, Guernica, Brunete, Teruel, Ebro, Guadalajara, autant de villes ou batailles espagnoles.

En les voyant arriver, les parisiens en délire crient : « vive les français », pourtant la majorité des moins de 15O hommes de l’expédition sont majoritairement espagnols. Mais lorsqu’un reporter radio annonce : « vous allez entendre un petit gars de chez nous… » et lui demande « où es-tu né ? - Je suis né à Constantinople ». C’était Pirlian Krikor, l’ordonnance arménien du capitaine Dronne. Clin d’œil posthume à Missak Manouchian mort pour la France quelques mois plus tôt…Voilà pour l’identité nationale.


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16 mars 2007 5 16 /03 /mars /2007 00:14
où il faudra montrer patte "blanche", son identité nationale...et ses antécédents familliaux...sur combien de générations? Décidément l'esprit de Vichy est vivace. Le Pen a gagné...

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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 11:53
Otages : 5 ans de trop
Ingrid Betancourt et Clara Rojas
Citoyennes d'honneur de Montargis


Née à Bogota, Ingrid Betancourt fait de brillantes études à Paris, où elle épouse un diplomate français et obtient la double nationalité Franco-Colombienne. Sa mère est députée et conseillère du futur candidat à la présidence Luis Carlos Galan qui mène campagne contre les narco trafiquants et qui sera assassiné en 1990. Très affectée par cet événement Ingrid rentre en Colombie et s'engage à son tour contre la corruption qui atteint deux fois le budget social, éducation, santé et logement de ce pays. Candidate députée en 1994, elle est élue avec un score exceptionnel. Elle fonde le partido Verde Oxigeno (parti Vert Colombien) et en 1998 à 37 ans devient la sénatrice la mieux élue de Colombie. En 2002, elle est candidate à la présidence de la république de Colombie, dans un des pays les plus corrompu du monde où la guérilla est corrompue, les paramilitaires sont corrompus, l'église est corrompue et le journalisme aussi, elle incarne l'assainissement du pays et obtient le soutien de tous ceux pour qui la démocratie a un sens et un avenir.
L'élection se fera sans elle, puisqu'elle sera enlevée avec sa directrice de campagne, Clara Rojas, par les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) le 23 février 2002, c'est à dire il y a cinq ans vendredi dernier.
A chaque prise d'otages, de façon unanime, la France s'est rassemblée pour soutenir et faire savoir à leurs ravisseurs que personne ne les oubliait et qu'il convenait que l'issu soit heureuse. Au delà des individus, ces atteintes à la liberté des personnes sont inacceptables pour les démocrates que nous sommes.
Durant ces cinq ans, nous ne sommes pas restés inactifs et nous tentons toujours de briser le mur de l'oubli et du silence. En juin 2005, au Conseil Régional du Centre j'ai défendu un voeu du groupe Vert en faveur de la libération d'Ingrid, de Clara et des quelques 3000 otages emprisonnés par les différentes guérillas. Ce voeu adopté s'est concrétisé par l'affichage sur le bâtiment de leurs photos et de l'organisation de manifestations afin que nul n'oublie. En juin 2006 au Conseil municipal de Montargis j'ai souhaité qu'en signe de soutien, Ingrid Betancourt et Clara Rojas soient déclarées citoyennes d'honneur de la ville de Montargis. Le 5 septembre 2006, le Conseil municipal a voté à l'unanimité ma proposition après quelques amendements de Jean-Pierre Door le député maire.
Avec ce 5ème anniversaire, il est grand temps que les Montargois sachent qu'Ingrid et Clara sont des nôtres. Au delà du symbole, après cinq années d'internement, le droit d'ingérence et le soutien à ces otages doivent passer à une vitesse supérieure afin :
-    d'engager la France à mettre en place tous les moyens diplomatiques et légaux pour aboutir à la libération refuser absolument toute opération militaire du gouvernement Colombien
-    exiger auprès des FARC des preuves de vie d'Ingrid et de Clara
-    tout mettre en oeuvre pour privilégier un accord humanitaire de libération des otages.
L'engagement et la mobilisation de tous(tes) est nécessaire chacun(es) peut quelque chose. Pour en savoir plus : www.betancourt.info
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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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