Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 14:49


LEGITIME DEFENSE

Chers (es) Amis (es),

Ceci n’est pas une blague... Je vous lance un APPEL POUR VENIR EN NOMBRE ME SOUTENIR CE LUNDI 2 Février à la Ferme de Sainte-Marthe à Millançay, Loir-et-Cher (voir plan ). Rendez-vous à MIDI pour pique-niquer, nous partagerons nos paniers, et nous préparons le vin chaud, le pain et le café bios. Venez vivre avec moi cette journée importante où mon entreprise est saisie et mise en vente par le conglomérat agro-industriel LIGEA-AGRALYS, suite à un artefact juridique concernant un programme européen inachevé  (voir le dossier sur ce blog qui décrit l’historique de cette affaire)

. A noter qu'il y aura d’autres victimes des pratiques de cette coopérative qui viendront témoigner. Nous manifesterons avec dignité, dans le calme et la bonne humeur en accrochant un petit cœur rouge en carton à nos vêtements pour nous reconnaître entre amis. Des artistes et des personnalités de toutes tendances nous accompagneront. La réalisatrice Coline SERREAU sera présente avec sa troupe de chanteurs et de comédiens. Nous lancerons à cette occasion une pétition de soutien avec un collectif d’associations et plusieurs grandes O.N.G. Le but est d’éviter que la plus importante coopérative agricole de France anéantisse mon entreprise, pionnière depuis plus de 30 ans en Agriculture Biologique, et détruise les emplois des 24 salariés qui y travaillent, tout en ruinant ma famille.

 Je vous remercie de votre aide. Alleluia !
 Philippe DESBROSSES

 P.S. N’essayez pas de me joindre au téléphone, cela risque d’être impossible en raison des circonstances. Mais faîtes circuler largement autour de vous cette information pour être très nombreux



Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 19:32

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
29 janvier 2009 4 29 /01 /janvier /2009 15:14


PETIT COURAGE
ET GRANDE LACHETE


Pour m'être exprimé publiquement sur le rapport de la Cour régionale des comptes concernant la gestion des finances de l'actuelle équipe municipale de Montargis, et d'avoir cité pour illustrer mon propos le complexe scolaire Jean Moulin, je n'imaginais pas une seconde recevoir (à nouveau) du courrier à mon domicile.

On peut me tutoyer, me servir du "cher ami" et terminer " avec mes salutations les meilleures", il manque la signature du rédacteur. Finalement, cela aurait pu être "un ami qui vous veut du bien".

Pour ma part, j'affiche mes opinions et je signe en toute circonstance et ne glisse pas de petits mots en catimini dans les boites aux lettres ou sous les portes. Personne n'est obligé d'approuver ce que je dis, mais si la personne le souhaite,l'échange verbal ou écrit est toujours possible: arguments contre arguments. C'est cela le débat démocratique, et sans aller jusque là, ce devrait être la règle commune d'une communication normale entre individus.
A priori pas pour tout le monde!
"

C'est vrai, que de déposer sa prose anonyme dans les boites aux lettres des "
chers amis" sans être vu doit faire grimper sérieusement l'adrénaline et provoquer un vrai frisson de plaisir et de fierté de soi : pas vu, pas pris, et "qu'est ce que je leur ai mis". Pour le reste, courage fuyons. Quant au contenu du texte il n'est que le reflet de l'acte.

Naïvement, je pensais que la lettre anonyme était réservée aux périodes troubles de notre histoire. Gendarmes, policiers, et agents des services fiscaux attestent du contraire. Aujourd'hui nous ne sommes pas en guerre civile, mais de telles pratiques nous signifient que certains s'entrainent à ce qui fit de la France la championne d'Europe de la dénonciation anonyme dans les années 40.
Docteur, la lâcheté ça se soigne?


Le Concombre masqué

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 12:44

 



les jeunes

et le travail


Le 25 novembre 2008, se sont tenues à Amilly (Loiret) les 2èmes Assises locales pour l'insertion des jeunes, sur le thème "Les jeunes et le travail". Ces Assises étaient patronnées par la Région Centre et organisées par la Mission Locale Montargis-Gien (AIJAM). Pour animer et échanger avec l'assistance nombreuse, trois intervenants majeurs sont intervenus: Caroline François (1), chargée d'étude à l'Observatoire Régional Formation Emploi (ORFE) du GIP Alfa-Centre (dont je suis le président délégué); Philippe Cormont (2), consultant du COPAS (Conseil en pratiques et analyses sociales-Lille) et François Sarfati (3), maitre de conférences en sociologie à l'Université Paris Est-Marne LISE (UMR-CNRS). Voici mon intervention d'introduction.



 

Je suis heureux de m’associer aux réflexions que vous allez conduire aujourd’hui à l’occasion des 2èmes assises locales pour l’emploi des jeunes organisées par la Mission locale du Montargois et du Giennois.

 

Cette manifestation intervient tout à la fois en écho et dans la continuité des 1ères assises organisées ici même en 2006 sur le thème de « la relation à construire entre le jeune et l’entreprise ».

 

De plus, dans le contexte économique et social particulier dans lequel nous nous trouvons d’une façon planétaire, cette thématique est lourde de sens sur notre territoire parce qu’elle nous interpelle au-delà même de l’insertion professionnelle.

 

Il faut le dire, et poser clairement le diagnostic : le Montargois est une zone sinistrée en terme d’emploi. J’en veux pour preuve les données de septembre de la Direction Régionale du Travail de l’Emploi et de la Formation Professionnelle (DRTEFP). Le taux de chômage sur le Montargois est de 7,5% alors que Gien est à 6,4%, que le Loiret est à 6,1% et 7,2 au niveau national. Ces chiffres de septembre ne prennent bien évidemment pas en compte la crise déclarée depuis.

 

Concernant les femmes les chiffres de la Mission Locale sont éloquents avec une fréquentation en augmentation depuis janvier 2008 (3100 jeunes) soit plus de 1300 nouveaux cette année !

 

Pourtant les efforts sont faits en accompagnement social, en appui psychologique, actions financées par le Conseil Général. Le Fond d’Aide à la Jeunesse (FAJ) aux côtés des Centre Communaux d’Action Sociale (CCAS) et autres organismes caritatifs apportent des aides substantielles ainsi que l’allocation CIVIS (Contrat d’Insertion dans la Vie Sociale) et le Fond d’intervention pour les jeunes mineurs du CIVIS. D’autres actions existent encore .

 


Néanmoins, la situation sociale des jeunes ne s’améliore pas en 2008 (précarité liée aux manques de ressources, de logement, de difficulté de mobilité, de problèmes de santé, etc…) si bien que malgré ces efforts nous sommes très loin du compte du fait de l’accroissement de la pauvreté.

 

Parallèlement, l’offre de formation, en particulier pour la qualification, s’est étoffée sous l’impulsion financée par le Conseil Régional.

 

Il est donc urgent de faire mieux et aller au-delà des seuls dispositifs institutionnels (je m’inquiète du peu d’implication des entreprises de l’opération ANRU  du  Plateau à Montargis et Chalette) en prenant des initiatives locales et territoriales qui répondent au plus près des besoins repérés et ils sont nombreux alors il y a urgence à faire.

 

Une journée professionnelle comme celle d’aujourd’hui autour du thème « les jeunes et le travail » fait partie de ces initiatives. C’est une journée de réflexion collective afin d’agir mieux demain. N’est-il pas, aujourd’hui, question d’approfondir et questionner l’une des préoccupations principales actuellement partagées par l’ensemble des acteurs en charge de l’insertion professionnelle, à savoir l’accès et surtout le maintien durable dans l’emploi.

 

 

Questionner la relation des jeunes au travail c’est également se donner les moyens d’actualiser les pratiques professionnelles d’accompagnement des personnes en tenant compte des évolutions de l’environnement socio-économique, des modes d’apprentissage et des comportements des jeunes.

 

Accompagner dans l’accès et le maintien durable dans l’emploi, c’est notamment tenir compte de quelques unes des évolutions les plus significatives de ces dernières années au regard des structures de l’emploi et du rapport au travail qui sont :

 

·        les déroulements de parcours professionnels sont de moins en moins linéaires ;

 

·        les métiers et les emplois afférents ont fortement évolué ce qui entraine un décalage entre les représentations qui sont véhiculées et la réalité des emplois correspondants ;

 

·        la situation économique est désormais plus difficile et conduit à des situations telles qu’une sélectivité plus forte dans le recrutement ou un décalage entre niveau de diplôme obtenu et niveau de l’emploi occupé,

·        une tension entre les aspirations des jeunes, leurs souhaits de qualification et le passage, de plus en plus régulier, par un emploi non qualifié au cours des premières années de la vie active.

 

Ces évolutions ont un impact incontournable sur les modes d’accompagnement vers l’insertion professionnelle mais aussi sur les modes d’accueil des nouveaux collaborateurs dans l’entreprise, notamment lorsque ce sont des jeunes peu qualifiés.

 

A l’occasion de cette journée d’échanges entre professionnels, il s’agit de répondre ensemble aux défis posés en s’appuyant, comme vous le faites aujourd’hui, sur :

 

·        l’actualisation des informations sur le marché de l’emploi et des évolutions attendues ;

 

·        l’amélioration de la connaissance des métiers et des emplois en les ancrant sur les réalités locales grâce aux liens tissés avec les entreprises présentes localement.

 

·        Une réflexion sur vos pratiques et les adaptations nécessaires à y apporter afin d’assurer une insertion sociale et professionnelle réussie aux jeunes rencontrant des difficultés dans l’accès à l’emploi.





Je trouve que les acteurs de l'éducation, de l'information et de l'orientation, de la formation et de l'insertion sociale et professionnelle ne cessent de s'interroger sur les évolutions sociétales et des conséquences sur leurs pratiques. J'entends peu de choses du côté du monde de l'économie, or, qui crée l'emploi sinon l'économie?
Il nous parle de ses besoins immédiats mais si peu de sa propre évolution et presque jamais de prospectives.

Alors qu'aujourd'hui nous sommes pris dans une économie globalisée qui fragilise tout le monde, alors qu'aujourd'hui nous sommes dans une crise financière et sociale d'une amplitude que personne ne mesure vraiment, alors qu'aujourd'hui l'humanité est confrontée à la crise majeure du climat et de ses multiples conséquences, peut-on raisonnablement imaginer que la sortie de crise ne changera rien au type de développement jusqu'alors dominant. Non seulement cette forme de croissance menace l'équilibre de la société et la planète, mais nous vérifions ici à Montargis et dans l'Est du Loiret précarise et fragilise notre jeunesse et son avenir de façon inacceptable. Hier, on envoyait les jeunes à la guerre, aujourd'hui en temps de paix beaucoup trop d'entre eux ne se voient pas d'avenir.

 

La solidarité existe peu entre les territoires qui pour des raisons de survie sont en compétition entre eux. En conséquence une partie de la sortie de crise passera par notre capacité locale à favoriser la réalisation de projets portés par des citoyens, des coopératives ou des associations à commencer par les initiatives de nos habitants eux-mêmes. Ne soyons pas timorés, il s’agit de valoriser localement de nouveaux talents liés en priorité à l’innovation (énergie, transports, bâtiment, alimentation, multimédia, services à la personne, etc…) qui vont modifier nos façons de vie, les métiers, les formations et je n’en doute pas l’insertion rapide de nos jeunes. L’emploi n’est pas en contradiction avec le Développement Durable.

 

Toujours est-il qu’ici dans le Montargois c’est collectivement que nous réussirons à réduire le chômage et celui de nos jeunes en priorité mais encore il nous faut jouer sur des postures innovantes à tous les niveaux : politique, économique, social, sociétal, culturel et environnemental.

 

Je vous invite donc à engager vos travaux en ayant à l’esprit d’identifier les actions et les pratiques qui, dans les prochains mois, et plus si affinité, pourraient être mises en place, confortées ou au contraire amendées afin de renforcer et favoriser l’accès des jeunes à l’emploi.




(1) Présentation de l'étude "les jeunes en Région Centre".

(2) Après une rapide présentation des évolutions récentes de ce que l'on nomme "marché du travail" et du poids de la formation initiale, une mise en perspective des différents points de vue et des attentes des uns et des autres sera proposée, à partir d'enquêtes conduites auprès des jeunes et d'entrepreneurs. On peut se rendre compte que si des points de rencontres existent, les représentations mutuelles, les méconnaissances ou encore les stéréotypes à l'oeuvre conditionnent fortement la relation duale.

(3) Après avoir retracé les évolutions du rapport au travail au cours du demi-siècle qui vient de s'écouler, révélant le passage d'une société concevant le travail comme un devoir à une société du travail comme vecteur d'épanouissement personnel, nous aborderons la question spécifique du rapport des jeunes au travail et à l'emploi. En distinguant ces deux notions, nous focaliserons notre attention  sur la montée de l'incertitude sur le marché de l'emploi et verrons comment elle impacte l'activité de travail et son ressenti. Les

jeunes, en tant qu'ils appartiennent à une génération qui n'a jamais connu de période de plein emploi seront analysés comme des révélateurs des mutations contemporaines du travail.

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 14:36

La dépression au cœur

de la modernité…


Les 17èmes Entretiens de Millançay dans le Loir-et-Cher, organisés par Philippe Desbrosses et l’Intelligence Verte, se sont tenus les 3,4 et 5 octobre derniers. « Santé et modes de vie », les médecines et alimentation du futur étaient les thèmes de ces entretiens sous la présidence du Professeur David Servan-Schreiber. Ces Entretiens de Millançay sont comme le vin, il y a des bons crus, des plus moyens et des franchement très bons. Cette année c’était un très bon, sur lequel je reviendrais sans doute.


Pour la seconde année, un débat a été consacré à une thématique en lien avec les élus politiques. Ainsi le vendredi 3 octobre se sont déroulées 2 heures de débat autour de « politique et santé » auquel participaient Philippe Bodard, maire, conseiller général, vice-président de la Communauté d’Agglomération Angers - Loire Métropole, Geneviève Ausol qui n’est pas élue mais qui fut il y a vingt ans collaboratrice au Ministère de l’Environnement d’Huguette Bouchardeau et actuellement à Lyon collaboratrice auprès du maire Gérard Colomb. Elle organise directement avec lui et les élus(es) du Grand Lyon « les dialogues en Humanité », et de moi-même en tant que Vice-Président de la région Centre et Conseiller municipal. Le débat était animé par Ruth Stegassy, réalisatrice de France Culture et de son émission le samedi matin à 7h05 « Terre à Terre ».



Etaient prévus aux côtés des politiques présents, des scientifiques qui devaient répondre à la question : « La dépression au cœur de la modernité. Pourquoi la société civile n’a-t-elle jamais aussi bien réussi « techniquement » et se porte-t-elle aussi mal « humainement ? ». Vaste débat qu’il est forcément impossible d’épuiser en 120 minutes. Malgré l’absence de scientifiques sur le plateau nous avons néanmoins décidé d’intervenir sur le politique. J’avais préparé quelques notes que je pensais développer durant le débat. Pas de chance, notre animatrice débuta à sa manière ce qui ne m’a pas permis de suivre le plan que je m’étais fixé, mais et surtout de sortir des habituels échanges et poncifs entre public et élus(es). Cette entrée en matière à mon sens ne nous a pas permis d’entrer dans le vif et le fond du sujet proposé. On fera mieux la prochaine fois…


Le thème étant vaste et multifactoriel, j’avais pris le parti de limiter mes interventions à quatre points principaux : sur la formulation de la question elle-même, sur le rôle des élus (es), sur l’évolution du multimédia et sur le stress au travail. Chaque sujet mériterait un débat à lui seul, aussi je me serais limité à effleurer les sujets en quelques mots. J’imaginais alors que la salle rebondirait, ouvrant ainsi des fenêtres d’échanges. Voici les quelques points que j’envisageais d’aborder en les développant un peu. Sur le sujet lui-même à savoir « la société civile qui n’aurait jamais aussi bien réussi ( !). Et si la modernité comme la jeunesse était un « état » ? Si oui, la modernité d’aujourd’hui s’inscrit dans la suite des modernités précédentes. Alors, c’est donc bien une société industriellement et culturellement des plus développées et à la hauteur de la modernité de l’époque qui en Allemagne et en Autriche a basculé dans la dépression (économique, chômage et moral), mais surtout dans une psychose collective non pas sournoisement comme dans la dépression mais par idéologie et choix politiques. Hitler et les nazis ne sont-ils pas arrivés au pouvoir par les urnes ? Preuve que des choix politiques dans une démocratie peuvent engendrer un grand mal-être, voire une violence extrême pour des catégories d’individus, voire des peuples entiers. Pire, une folie collective peut être banalisée au point d’être organisée et planifiée méthodiquement et exécutée froidement administrativement et industriellement. Ainsi, on peut tout à fait bien réussir techniquement et se porter fort mal humainement. C’était dans les années 30 et 40 du 20ème siècle, ici en Europe. Aujourd’hui sous d’autres formes ces banalisations de rapports de force politiques existent toujours, de par le monde, y compris en Europe (voir l’éclatement de l’ex-Yougoslavie). Je ne force pas le trait pour dire que des décisions politiques peuvent faire très très mal.


Après avoir remis dans une perspective temporelle le fond du sujet, j’aurais aimé aborder le rôle des élus(es) qui sur les 550 000 qu’ils sont en France ne sont pas tous au même niveau d’intervention. C’est quoi un élu ? Un décideur sans aucun doute, mais pour moi ce doit être dans tous les cas un citoyen médiateur au sens de l’art civil du vivre ensemble. Cela oblige à l’humilité, à l’écoute, à la curiosité et à la découverte, tout simplement parce que, de façon innée, l’élu n’a pas réponse à tout. C’est quoi un élu, sinon un citoyen qui a choisit un temps donné de sa vie d’engager beaucoup de disponibilité de sa personne au service de la communauté (collectivité) et de l’intérêt général. Après qu’il le fasse pour lui ou pour les autres c’est un autre débat. Il y a autant d’élus différents que d’individus ce qui n’empêche pas des profils correspondants à des catégories d’élus (comportement, méthode de travail, etc…). Il existe bien un réel corporatisme du politique, mais ni plus ni moins que sur d’autres catégories d’activités. La différence, tourne autour de la notion de pouvoir à la fois réelle mais aussi supposée ou illusoire, tant les lieux de pouvoir sont multiples et se chevauchent. Néanmoins le fantasme du pouvoir vient à la fois des élus eux-mêmes mais aussi de l’ensemble de leurs électeurs et de la population qui ont la tentation de mettre tous les élus dans le même sac. Contrairement à ce que pensent beaucoup d’élus locaux l’engagement idéologique est très présent (même si ces élus sont non encartés). De par les choix à faire et ils sont multiples, ils ne sont jamais neutres même si il n’y parait pas. Toutes les décisions engagent l’environnement économique, social, naturel et culturel de tout un chacun personnellement et collectivement. Ils accompagnent tel ou tel type de développement, voilà en quoi ces choix ne sont pas neutres et sont engagés idéologiquement. Pour moi, le politique n’est pas qu’une affaire de pouvoir ni de toute puissance, je dis que c’est avant tout une prise de responsabilité et ce n’est pas tout à fait la même posture.


Afin de rester au cœur du thème de la table ronde : « la dépression au cœur de la modernité. Pourquoi la sociétécivile n’a-t-elle jamais aussi bien réussi ? », je souhaitais aborder la fantastique révolution que nous vivons autour du numérique et l’automatisation envahissante de toutes sortes de services de la vie quotidienne. Cependant sur ces sujets comme sur d’autres, en tant qu’élu il me faut rester lucide, ce qui en aucun cas n’est synonyme de peur. La peur paralyse, la lucidité permet de chercher à élaborer des concepts humainement soutenables pour accompagner ces mutations et à les faire évoluer. L’évolution technologique n’est pas nécessairement signe d’humanité. Nous l’avons vérifié au XXème siècle. Aujourd’hui, les violences prolifèrent au sein d’une civilisation technologiquement évoluée et qui repose en priorité sur le culte de la communication et du profit. Si les multimédias sont d’extraordinaires outils aux performances qui semblent sans limites, gare à leur utilisation empirique. Par eux et grâce à eux on peut de façon optimiste dire que nous entrons dans la société de connaissance, ce qui serait positif. Mais, et il y a un mais, leur arrivée massive créé des transformations lourdes de la vie en commun qui pourraient, et, la tendance est déjà engagée, entrainer à un phénomène de décivilisation des comportements et ce jusque dans la cellule familiale de base.

Mais pas seulement, le « Happy slapping » (gifles joyeuses) en est un bel exemple. Il s’agit le plus souvent d’agressions violentes d’hommes et de femmes dans un lieu public, le tout filmé à partir d’un téléphone portable et d’envoyer cette téléréalité ou « caméra cachée » sur l’internet. A quand les viols et les meurtres en direct ? Si l’on n’y prend garde la technologie domine au quotidien (voir l’addiction au téléphone portable).

Avec l’internet on peut vivre en temps réel. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer des listes de discussion. C’est à celui qui est le plus réactif et ce parfois jour et nuit (addiction encore). Le contenu de ces réactions n’ont ni recul ni distance sur les échanges entre internautes. La réflexion ne s’élabore plus si bien que l’outil formate l’utilisateur à une réactivité plus technologique qu’humaine. Il y a bien là une violence diffuse qui déshumanise le dialogue et conditionne les personnes qui le pratiquent sous cette forme. Le contenu de certains messages ou sms (en phonétique - perte du vocabulaire et de l’orthographe pour les plus jeunes) sont parfois d’une violence rare. Violence, qui le plus souvent ne serait pas de cette intensité en face à face, ou ne s’écrirait pas dans un courrier classique. De plus, les échanges non médiatisés et en direct s’effectuent dans des espaces restreints et ne diffusent pas au-delà, comme cela est possible aujourd’hui au monde entier ce qui peut être d’une violence extrême et porter à des personnes des préjudices considérables. Au-delà des listes de discussion, l’internet peut être utilisé pour toutes sortes de nouvelles qui mériteraient des vrais mots et du face à face (licenciements, informations médicales, bancaires, administratives, etc…). Ainsi, la très forte poussée de la médiatisation et la multiplication de ces outils semblent désinhiber les individus de toute retenue. Ils trouvent naturel et normal d’avoir une expression violente sous de multiples formes, sans même parfois en avoir une parfaite conscience tant ce type d’expression se banalise et devient « normal ». Ces outils modifient considérablement les comportements des individus et de la société. Dans cette volonté d’inscrire notre société dans une vie en temps réel et à l’accès du désir immédiat, l’insatisfaction règne. Le zapping généralisé en est le symptôme. Dans une civilisation technologiquement évoluée et qui repose essentiellement sur le culte de la communication (économiquement très fructueuse tant son marché semble infini), des violences de toutes sortes prolifèrent. Ces technologies dérangent et bousculent par leur brusquerie en contradiction à la société de la connaissance annoncée (et possible), tout en favorisant le repli civilisationnel auquel je faisais référence plus haut. La violence commence ou se termine la parole, et la parole ce sont des mots si bien que par une perte avérée de repères, nous sommes en perte d’humanité. Le défi qui se pose aux élus et à la société n’est pas celui d’un contrôle sécuritaire du multimédia mais celui, prioritaire, de l’éducation à leur bonne connaissance et utilisation non pas seulement professionnel ou technologique mais général au même titre que le savoir lire, écrire, compter. Ce n’est pas uniquement une affaire d’outil mais celle d’une compréhension du comment il doit être utilisé en l’inscrivant dans la boîte à outil d’une civilisation humainement développée et dans la continuité de ses acquis culturels. 


Je ne développerais pas l’incroyable traçabilité que ces technologies développent comme surveillance des individus pas plus que du formidable champ électromagnétique dans lequel désormais nous évoluons, qui pourrait bien à terme s’avérer comme un problème de santé publique majeur. 


Un mot encore sur l’automatisation de toutes sortes de services. Qui n’a pas connu une solitude désarmante de jour comme de nuit à se retrouver face aux dysfonctionnements de ces machines qui vous refusent le service dûment demandé et payé et qui vous laissent sans interlocuteur parfois dans des situations très difficiles (avalage de carte sans raison, portes ou barrières qui ne s’ouvrent pas alors qu’elles devraient, etc…). Sans parler des plate-formes téléphoniques qui vous baladent à X€ la minute, et vous laissent en rade passé un certain temps sans que votre problème soit résolu et sans interlocuteur référent.


Compte tenu du thème des Entretiens autour de la santé, pour des politiques un quatrième sujet me paraissait incontournable : celui du stress au travail. Aujourd’hui, autour de l’horreur économique, nous assistons à une orgie de violence sociale due à la dureté et à la précarité du travail et de l’emploi qui sont génératrices d’inquiétude et d’angoisse pour les individus. Ainsi, nombre de salariés se trouvent de plus en plus seuls et assujettis à des objectifs qu’ils ne peuvent atteindre. D’après l’OMS, la France est le troisième pays au monde après l’Ukraine et les Etats-Unis à développer des dépressions liées au travail. Toujours d’après l’OMS, en France 400 personnes par an se suicident après avoir vécu des situations de stress ou de harcèlement au travail. Qu’ils évoluent dans le privé ou dans le public, 20% du total des salariés disent éprouver une souffrance au travail. Ce mal être des personnes a un coût que le Bureau International du Travail estime à 4% du Produit Intérieur Brut, soit pour la France 60 milliards d’euros. Il faut savoir que ces salariés se confient peu, estimant que c’est inutile voire dangereux pour leur avenir professionnel. Pourtant le Code du Travail (mais qu’en restera-t-il d’ici quelques temps ?) fait obligation aux employeurs d’évaluer les risques professionnels, y compris les risques psychosociaux. La jurisprudence leur impose même une obligation de résultat. De plus, l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) précise qu’un suicide ou une tentative de suicide constitue pour l’entreprise à la fois une situation d’urgence à gérer et un signal d’alerte sur un possible phénomène de malaise plus largement répandu. Aucun salarié ne devrait subir les agissements répétés de harcèlement moral susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel.


En donnant de suite la parole à la salle, le choix de l’animatrice n’a pas permis de sortir des poncifs habituels sur le politique. Il n’a pas été possible d’engager un dialogue sur l’action politique autrement que sur les a priori et des jugements arbitraires habituels, réducteurs et sommaires qui feraient qu’il y aurait d’un côté les vilains politiques et de l’autre les vertueux citoyens. L’une des toutes premières interventions ne fut-elle pas : « les élus sont là pour se servir ». C’est un peu court et cela vous oriente un débat. C’est aussi un peu vite oublier qu’on a les « maîtres » que l’on mérite et que si l’on est pas satisfait des élus en place, en tant que citoyen, on relève ses manches et on prend ses responsabilités, alors que je remarque que la classe politique française est statique ce qui signifie que les citoyens s’engagent peu en politique. On aurait pu parler par exemple de l’absence de statut des élus ce qui est une carence qui explique, pour la France, bien des dérèglements de notre démocratie. Pour la faire vivre, le seul vote ne suffit pas. « Le politique laisse faire », faudrait-il encore que les citoyens s’engagent auprès des élus, c’est en cela que la démocratie ne se suffit pas de simples scrutins. « Les politiques sont silencieux », pourtant tous ne le sont pas, mais c’est un peu vite évacuer le poids des médias, alors comment communiquer avec les citoyens ? Plus positive fut la question sur la participation qui disons-le est en lien avec la question précédente. Oui, la participation est un des leviers qui devrait associer la population à la gestion de la collectivité et la vie de la Cité. Mais la participation ne se décrète pas et ne va pas de soi, ni du côté des élus, ni de la population. Ce n’est pas une aimable discussion entre soi, mais une construction collective. Elle oblige rigueur, sans rigidité, et comporte un certain nombre de règles. Pour la pratiquer moi-même à différents échelons j’en connais à la fois les caractères positifs en terme d’animation mais aussi quelles pourraient en être les marges de progression sur une pratique de dialogue qui reste encore à inventer…De plus, rien n’est jamais acquis, et un changement de culture sur la gouvernance (du vertical au transversal) est toujours remis en cause par quelques intérêts particuliers ou parcelles de pouvoir vraies ou supposées, à conserver.


Une dernière remarque qui m’interpelle beaucoup, c’est le besoin d’amour exprimés par nombre de personnes de l’assistance. Ainsi le politique devrait être plein d’amour pour tous. Si c’était si simple. Sans doute le politique se doit d’être disponible, à l’écoute et au service de la population dans l’intérêt bien compris des individus en particulier dans l’intérêt général. L’attention que je peux porter aux personnes en particulier fut-elle forte ne peut répondre au besoin « d’amour » ainsi exprimé, sauf à faire de la démagogie ou en le laissant croire. Je peux avoir de l’empathie dans des circonstances particulières. Au-delà, en tant que politique, je suis au service de toutes et tous sans discrimination, mais ce n’est pas de l’amour, ce qui n’empêche ni la cordialité, ni la convivialité…et le plaisir de vivre ensemble.

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 21:49
OGM
aujourd’hui la résistance !


Il ne faudrait pas qu’une loi occulte la vraie question des OGM. Les OGM révolutionnent la conception du vivant. Pour la première fois, l’humanité exploite industriellement des formes de vie nouvelles à partir de gènes artificiels, au seul but de modifier les patrimoines héréditaires. Nous ne sommes plus dans les manipulations génétiques du type hybridations ou les sélections d’espèces qui avaient jusque-là façonné l’évolution de l’agriculture. Jamais possibilité n’a été bouleversante à ce point, ni susceptible de toucher toutes les espèces. En cela, les parlementaires par leurs votes jouent contre la biodiversité, la santé et l’environnement avec une légèreté coupable et condamnable.

Ne confondons pas les OGM entre eux. Personne ne s’oppose aux recherches et à l’expérimentation industrielle d’OGM confinés et à la traçabilité réelle à des fins thérapeutiques. Les OGM qui font débat sont ceux qui sont cultivés en plein champ et qui se trouvent disséminés volontairement dans l’environnement, alors qu’ils possèdent des transgènes qui dérivent de combinaisons artificielles d’ADN de plusieurs organismes. Mais que sait-on de cette dissémination ?

Outre ce vaste problème de la dissémination, est celui de la marchandisation du vivant. Ce sont 150 brevets types « Terminator light » qui aujourd’hui assurent aux multinationales non seulement l’exclusivité du marché mais aussi l’exclusivité de la brevetabilité du vivant. Cette stérilisation juridique pose cette question : une entreprise peut-elle s’arroger - et en tirer profit - dans l’impunité juridique  la propriété du patrimoine génétique de l’humanité, c'est-à-dire du vivant ?

Ce hold-up sur le vivant n’a pas d’autre objectif que le profit, et si par hasard le marché revenait en arrière parce que non rentable, le mal serait définitivement fait.

Les conséquences de la dissémination des OGM sont moins brutales et spectaculaires que celles d’une irradiation massive, mais tout aussi tragiques dans le temps si elles modifient des pans entiers d’écosystèmes, elles peuvent provoquer la disparition des espèces dépendantes de ces écosystèmes, tout en fragilisant à l’extrême l’espèce humaine elle-même.

Sans être visibles, les OGM posent un problème politique majeur dans la mesure où ils impliquent une logique totalitaire. Par la dissémination ils s’imposent au reste : ainsi celui qui cultive des OGM l’impose aux agriculteurs qui ont fait le choix du conventionnel, des labels et du biologique qui seront d’année en année de plus en plus contaminés. Ainsi les OGM n’arrêteront leur développement qu’une fois « seuls » c'est-à-dire lorsqu’il n’y aura plus que de l’OGM dans la « nature ».

« Ni pro ni anti OGM » déclare sans rire le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo. Selon lui, cette loi vise à organiser la coexistence entre les filières. Coupable déclaration, qui un jour exigera justice, puisque la dissémination interdit cette coexistence. Ce qui est totalitaire doit être combattu par les citoyens. Quand la loi s’attaque à ce point au vivant, les citoyens sont libres d’entrer en résistance.
Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:22
Vos (sans) papiers svp !

L'alerte et le soutien d'un sans-papiers en particulier nous permet de mesurer concrètement de très près la politique d'immigration menée par Nicolas Sarkozy, sur la forme et le fond. Ce parcours du combattant mené par les sans-papiers nous permet également d'en vérifier l'incohérence et nous amène à réfléchir sur une foultitude de questions que j'aborderai sur ce Blog dans un prochain article. Aujourd'hui, je limite mon intervention au suivi quotidien d'Alexandre, géorgien sans-papiers, habitant Montargis...

Mercredi 9 avril 2008, 13h57: un message du Collectif unitaire antilibéral de Tremblay et Villepinte circule sur la liste des Verts Centre. Elle informe qu'à Montargis un sans-papiers d'origine de Géorgie, convoqué, a été arrêté le matin du mardi 8 - la veille - au commissariat de police. De suite, il a été transféré au centre de rétention de Cercottes (près d'Orléans) et convoqué l'après-midi du lendemain à 15h au Tribunal Administratif d'Orléans.

Montargis 14h : en tant qu'élu municipal je suis informé de la nouvelle par Béatrice Castell-Llevot l'une des assistantes du groupe Vert du Conseil régional, et par ailleurs adjointe à la municipalité de Onzain (41). Dans l'impossibilité de quitter Montargis je lui demande de se rendre au tribunal pour prendre contact et me représenter. Elle y rencontre et échange avec une conseillère municipale d'Orléans, Marie-Denise Nganga (PC) qui se tient aux côtés d'Alexandre Dzidzikashvili.

De mon côté, j'appelle le chef du bureau des nationalités à la Préfecture. Il me tient des propos généraux et me promet de m'informer sur l'évolution de la situation. Chose qu'il fait. Le lendemain, il m'informe que le juge des libertés a libéré Alexandre. En fait ce qu'il ne me dit pas, et que je savais déjà, c'est que ce jugement en liberté a été rendu après quatre heures de délibération, mais et surtout, que la procureur a quatre heures pour faire appel, ce qu'elle fit, si bien qu'Alexandre n'est toujours pas libre et a rejoint pour la nuit le centre de rétention de Cercottes.

Le Jeudi 10 avril, le Tribunal de Grande Instance d'Orléans statue en faveur d'une Obligation de Quitter le Territoire français (OQTF) si bien qu'Alexandre est dirigé au centre de rétention de Vincennes, dernière étape avant l'expulsion par avion. Il se trouve que le jour de son arrestation une lettre recommandée avec AR lui était adressée par la commission des recours des réfugiés. Mais pas de chance, le facteur est passé après l'arrestation, si bien que l'on ignore la réponse de la commission à la demande d'Alexandre. Il y a urgence, puisqu'il peut d'un jour à l'autre être embarqué pour la Géorgie. J'appelle Vincennes qui me dit ne pas accepter de courrier. Sa compagne ne peut l'obtenir de la Poste. J'appelle la Poste non pas pour récupérer personnellement le courrier mais pour voir avec le service concerné quelles sont les solutions possibles dans ce cas tout particulier. Comme j'argumentais sur la nécessité et l'urgence qu'Alexandre dispose de cette lettre et du risque qu'il courrait d'être expulsé par avion avant d'en avoir lu le contenu, il m'a été répondu que : « c'est mon opinion » ( !!!) et que cela ne dérangeait pas mon interlocutrice « que ces gens là soient dans des avions », bien au contraire ( !!!). J'ai donc tenté durant deux bonnes heures de joindre à Paris le responsable des ordonnances de recours des réfugiés auteur de la lettre mais : « aucune standardiste n'est disponible en ce moment » fut la seule voix que j'obtins. Sans réponse, et limité dans le temps, j'alerte ma collègue élue d'Orléans qui finit par trouver un interlocuteur qui finit par lui lire le contenu du courrier qui est négatif. Alexandre est désormais menacé d'un retour en Géorgie d'un jour à l'autre.

Mais qui est Alexandre Dzidzikashvili ?
Né le 13 juin 1976 en Géorgie, il est arrivé en France irrégulièrement en 2006. En 2003, il débute sa vie professionnelle à Tbilissi comme inspecteur dans une société chargée d'assurer la sécurité d'une entreprise assurant le traitement de métaux précieux (or, argent...). Un nouveau gouvernement s'installe, licencie le personnel de la société qui emploie Alexandre, et place ses sympathisants. Face à cette situation il rejoint en Octobre 2004 le parti d'opposition le « Labour party » et milite activement. Il est plusieurs fois arrêté, battu, blessé, menacé de mort et de représailles familiales.

Après avoir détruit le siège du « Labour party » le 11 Mai 2005, la police fait irruption chez lui, malmène et menace de mort la famille si bien que le lendemain le grand-père maternel d'Alexandre fait une crise cardiaque. La famille décide d'aller vivre chez un oncle. La police retrouve leur trace et le 25 Mai 2005, elle bat violemment le père d'Alexandre qui décèdera des suites de ses blessures une semaine plus tard. Inquiet pour sa vie, il fuit la Géorgie et passe clandestinement en Russie le 3 juin 2005. C'est à Rostov qu'il rencontre Inga Agrba, géorgienne comme lui, et tous deux nouent une relation amoureuse.

En 2004, les sœurs et la mère d'Inga parviennent à gagner la France et obtiennent pour dix ans le statut de réfugié. A son tour en octobre 2005, bien qu'enceinte d'Alexandre, elle rejoint la famille en France, où elle obtient son statut de réfugié en février 2006. Elle accouche en mars suivant d'un enfant mort-né. Ne pouvant vivre loin de sa compagne, Alexandre décide de la rejoindre ici clandestinement. C'est ainsi qu'un petit Lukas voit le jour, en France à Amilly (Loiret), le 15 juillet 2007.

En attendant, le 10 août 2006 il sollicite la délivrance d'un titre de séjour « vie privée et familiale », auquel la Préfecture ne donnera pas de suite, estimant sans le justifier ne pas disposer des pièces justificatives. Le 28 octobre 2006, Alexandre sollicite auprès de l'Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides (OFPRA) une reconnaissance du statut de réfugié politique, qui rejette sa demande à la mi-décembre suivante. Alexandre saisit la Commission des Recours des Réfugiés en fin décembre 2006, qui confirmera le rejet de sa demande le 23 octobre 2007. Nouvelle démarche de réexamen de sa situation auprès de l'OFPRA qui une nouvelle fois rejette son dossier. Il faut savoir qu'Alexandre fait toutes ces démarches sans être aidé sur le plan juridique.

En conséquence, le Préfet du Loiret (et de Région) au regard « d'un examen approfondi » de la situation d'Alexandre estime que sa reconduite dans son pays d'origine ne l'expose à aucun risque et considère donc, que celui-ci ne peut être admis au séjour en France. Le 11 janvier dernier, le Préfet publie un arrêté portant Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF). Sans conseil juridique, Alexandre Dzidzikashvili ne conteste pas l'OQTF dans les délais prévus, ce qui nous amène à son interpellation du 9 avril dernier.

Le 16 avril Maître Karine Bostyn, l'avocate qui désormais suit l'affaire, pose un référé liberté auprès du Tribunal Administratif d'Orléans, référé immédiatement rejeté. Le 18 avril, la CGT du Loiret interpelle la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui répond de suite : « ne pas indiquer au gouvernement français, la mesure provisoire sollicitée » (...), néanmoins le greffier adjoint de section poursuit : « Je vous serais reconnaissant de me signaler dans les meilleurs délais, et en tout état de cause avant le 2 mai 2008, si votre client souhaite maintenir sa requête ». Sans doute, mais encore faudrait-il être en capacité de pouvoir le faire, et ne pas se retrouver en Géorgie.

Le 21 avril dernier, j'écris directement au Préfet (voir sur le Blog) en argumentant principalement sur la non-séparation des personnes et des enfants vivants ensemble. Sans réponse du Préfet, le jeudi 24 devant l'imminence de l'expulsion (quelques heures) j'interviens une seconde fois auprès du Préfet. Parallèlement, une délégation conduite par des élus du PC est reçue à la préfecture par le Préfet qui jeudi soir me répond par fax de façon purement formelle qu'il « n'envisage pas, en l'absence d'éléments nouveaux », de reconsidérer sa décision. Il vient d'ailleurs de m'être précisé que l'intéressé s'était opposé ce jour à son embarquement aérien et qu'il allait de ce fait, « faire l'objet de poursuites pénales conformément à la législation en vigueur » (...).

En effet, à Roissy Charles de Gaulle, dans la journée du 24 avril, une fois dans l'avion, Alexandre s'est mis à hurler et s'est débattu. Une fois débarqué, comme étranger, la justice considère qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une mesure de reconduite à la frontière. En conséquence il doit être présenté au Tribunal de Grand Instance de Bobigny. Peine encourue : fréquemment de la prison avec sursis ce qui n'évite nullement l'expulsion du territoire français.

Surprise, le 26 avril, le Tribunal de Grande Instance de Bobigny statut en Chambre du Conseil, une ordonnance disant « n'y avoir lieu à détention » attendu que « l'intéressé vit à Montargis avec sa concubine titulaire d'une carte de résident et présentant des garanties de représentation suffisantes ». Provisoirement, Alexandre est libre, néanmoins Carine Gillet, juge des libertés et de la détention, assisté du greffier Alika Benamor, parallèlement, prend une ordonnance de placement sous contrôle judiciaire qui oblige Alexandre à se présenter au commissariat de police tous les mardi et si besoin est de justifier des démarches en vue de régularisation de sa situation. Mais...bis repetita, ce qui est arrivé à Orléans le 8 avril se reproduit à Bobigny. Le Procureur de la République fait appel du jugement et avise Alexandre pour comparution au Tribunal de Grande Instance de Bobigny le 6 juin prochain devant la 16ème Chambre à 13h.

De retour à Montargis, le « parcours du combattant » se poursuit. De suite, le 29 avril, son avocate Maître Karine Bostyn, d'Orléans, saisit à nouveau la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui cette fois accepte cette saisie.

Le 6 mai, conformément à la demande du Tribunal de Grande Instance de Bobigny, de justifier les démarches d'Alexandre en vue de régularisation de sa situation, son avocate engage des démarches auprès du Préfet du Loiret, pour sa régularisation et une demande de titre de séjour.

De plus, Inga et Alexandre souhaitent se marier. Rendez-vous est pris le 9 mai avec Jean-Pierre Door député-maire (UMP) de Montargis. Je les accompagne ainsi qu'Irma, la sœur d'Inga, qui sert d'interprète. Le maire nous explique que le mariage n'est pas possible en terme de validité. Il peut les marier pour la forme, mais l'absence de papiers pour Alexandre fera que le procureur cassera le mariage. Il suggère qu'Alexandre obtienne de la part de la préfecture un titre de séjour, même provisoire, titre qui permettra alors un mariage en bonne et due forme. Il s'engage à intervenir de suite auprès du Préfet dans ce sens et copie du courrier me sera faite... A la sortie de cet entretien, alors qu'avec Irma j'échangeais sur divers sujets, à ma grande surprise, Inga, est intervenue en français dans la conversation...et en très bon français (j'aimerais parler le géorgien comme elle parle notre langue). A ma question sur le pourquoi de son silence habituel, elle me répondit qu'elle n'osait pas mais qu'elle comprenait ce qui se disait autour d'elle.

Chose promise, chose due, le 9 mai Jean-Pierre Door écrit au Préfet de la Région et du Loiret :

« Monsieur le Préfet,

Je me permets de vous alerter sur un dossier soutenu avec force par M.Burgunder, Vice-président de la Région Centre et Conseiller Municipal à Montargis.

Il s'agit de M. Alexandre Dzidzikashvili, d'origine Géorgienne, dont la demande d'asile a été rejetée par l'OFPRA et qui a reçu l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français.

M. Dzidzikashvili vit en concubinage avec Mme Inga Agrba, d'origine géorgienne qui a un titre de séjour de longue durée valable jusqu'en 2016. Ils sont l'un et l'autre parents d'un petit garçon, Lukas, né le 15 juillet 2007 à la maternité d'Amilly. Ils vivent actuellement à Montargis au 90 boulevard Kennedy.

Ils m'ont demandé de les marier, ce que je m'autoriserai à faire si monsieur pouvait obtenir un titre de séjour, même de courte durée.

Je vous serais reconnaissant d'étudier avec bienveillance ce cas tout à fait particulier d'un couple avec enfant, d'origine géorgienne, dont l'un des parents est en situation régulière et qui souhaite fonder légalement un ménage.

Dans l'attente,

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, en l'expression de ma haute considération. »

Maintenant nous attendons la réponse du Préfet, que je ne manquerais pas de vous communiquer (à suivre).

Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:17
Arrestation douce et discrète


Sous la pression du ministère de l’immigration, la chasse et l’expulsion des étrangers mettent sous tension administration, policiers et juges, avec obligation de résultats à qui l’on demander de « zéler ». L’administration n’a pas d’état d’âme, elle applique à la lettre la décision des politiques. C’était la défense de Maurice Papon, secrétaire général à la Préfecture de Bordeaux sous Vichy, et de bien des fonctionnaires en place à la même époque…


A méditer cette note de la Direction de la Population et de la citoyenneté et de son chef de bureau : Philippe Martin, de la Préfecture des Hauts-de-Seine. Elle s’adresse aux agents des sections d’Accueil (guichets pré-accueil) et Contrôle (cellule « régulation »).

Objet: Interpellation au guichet des étrangers faisant l'objet d'une OQTF notifiée ou d'un APRF.

Afin d'assurer la reconduite effective des étrangers faisant l'objet d'une OQTF notifiée depuis au moins un mois ou d'un APRF daté de moins d' 1 an, il a été décidé de procéder à l'interpellation systématique de ces catégories d'individus lorsqu'ils se présentent spontanément au guichet du bureau des étrangers.

Vous trouverez ci-après la procédure à appliquer pour mener à bien ces interpellations.

1- Les étrangers susceptibles d'être interpellés au guichet.

La procédure d'interpellation vise 2 catégories d'étrangers en situation irrégulière, définies ci-après.

- L'étranger faisant l'objet d'une OQTF notifiée depuis plus d'un mois
- L'étranger à l'encontre de qui a été pris un APRF daté de moins d' 1 an

Dans les 2 cas, l'étranger se présente spontanément en préfecture, ce qui exclut l'hypothèse du déplacement sur convocation et dispose de son passeport en cours de validité

2- L'interpellation consécutive à la présentation de l'étranger au guichet pré-accueil.

Lorsqu'un étranger se présente de sa propre initiative pour demander la régularisation de sa situation ou le réexamen de celle-ci, l'agent chargé du pré-accueil consulte AGEDREF.

Dans le cas où l'étranger en question appartient à l'une des 2 catégories définies au  paragraphe 1, le schéma chronologique suivant est appliqué :

- L'étranger remet son passeport à l'agent
- L'étranger est invité à prendre place dans la salle d'attente
- L'agent saisit le chef de la section Eloignement (en son absence : le chef de bureau ou son adjoint)
- Le chef de la section Eloignement saisit la DDSP et informe le chef de la section Accueil
- L'interpellation sera réalisée en cabine fermée

3- L'interpellation consécutive à la présentation de l'étranger au guichet " régularisation ".

Pour rappel, à compter du 11 mars, les étrangers sollicitant une régularisation ne doivent plus adresser leur dossier par voie postale mais se présenter physiquement le mardi ou le jeudi matin pour un entretien de préexamen qui conduira le cas échéant à un RDV pour ESA approfondi.

Il s'agit de l'hypothèse où l'étranger se présenterait à cet entretien sans être préalablement passé par le guichet du pré-accueil.

L'agent chargé de recevoir les demandeurs de régularisation suivra la procédure décrite ci-après :

- Rappel : l'agent chargé de l'accueil-salle se fait remettre les passeports des 8 premiers candidats à l'entretien et les transmet à l'agent chargé de les recevoir.
- Afin d'identifier parmi les étrangers ceux qui sont interpellables, l'agent de la cellule " régularisation " consulte AGEDREF avant de commencer les examens de situation.
- Si la constitution est positive, cet agent informe le chef de la section Eloignement (ou chef de bureau/adjoint) qui organise l'arrestation en liaison avec la DDSP et le chef de la section Accueil.

Je vous rappelle que l'éloignement des étrangers en situation irrégulière est une mission prioritaire de notre service ; nous avons en ce domaine une obligation de résultat. Je vous demande donc d'appliquer avec un zèle particulier les instructions contenues dans la présente note, tout spécialement la consultation systématique et attentive d'AGEDREF.
Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 12:11
Ne pas séparer les familles...


Voici les deux lettres que j'ai fait parvenir les 21 et 24 avril derniers à Monsieur Jean-Michel BERARD, préfet de la région Centre et préfet du loiret. Je suis intervenu en tant que vice-président du Conseil régional et élu municipal de Montargis.

Montargis, le 21 avril 2008

Monsieur le Préfet,

Je me permets d'attirer votre attention sur la situation particulièrement difficile de Monsieur Alexandre DZIDZIKASHVILI, habitant à Montargis, de nationalité géorgienne et aujourd'hui retenu au centre de rétention de Vincennes. Je n'interviens pas sur la forme du dossier et de ses méandres judiciaires qui semblent finalement donner un contour légal à  son expulsion de France.

Ce qui m'interpelle dans le cas de Monsieur DZIDZIKASHVILI c'est la mise en évidence de l'absence d'un minimum d'humanité qu'en tant que citoyen français j'attends du pays de Droits de l'Homme, dont vous êtes l'autorité légale départementale et régionale. Je ne comprends pas que l'on casse une famille en attribuant à une femme un statut de réfugiée politique de dix ans tout en expulsant du territoire le père de son enfant avec qui elle vit.

Ainsi expulsé, Monsieur DZIDZIKASHVILI ne verra pas grandir son garçon, et ce fils n'aura pas à ses côtés la précieuse présence de son père pourtant si indispensable à son développement. Argument dérisoire me répondrez-vous, mais très sincèrement je ne comprends pas la cohérence de telles décisions. Pour moi, de deux choses l'une, ou l'on renvoie dans son pays d'origine la famille au complet, ou elle reste ici unie.

De grâce, que l'application d'une logique administrative, et comptable d'expulsion, ne brise pas des individus en les séparant. Introduisons de l'humanité dans cette froide mécanique. On ne peut se réclamer publiquement d'une société évoluée et avoir humainement au quotidien de telles pratiques.

Voilà pourquoi, Monsieur le Préfet, puisque vous avez la capacité et l'autorité d'intervenir au cas par cas, je vous demande de conserver parmi nous cette famille réunie. Je vous demande de trouver une solution humaine au désarroi de ces personnes dont la vie et l'avenir dépendent à ce jour de vous.

Par avance, je vous remercie de l'attention que vous porterez à ma requête. J'ai l'espoir que vous saurez prendre en conscience une décision juste, équitable et humaine, qui ne brise pas ces trois personnes et leur donne une perspective de vie.

Dans l'attente de vos réponse et décision, recevez, Monsieur le préfet, l'expression de mes salutations distinguées. Si besoin est, je suis à votre disposition.

Montargis, le 24 avril 2008

Monsieur le Préfet,

J'espère que vous avez bien été destinataire du mail que je vous ai fais parvenir Lundi 21 avril. Je vous ai écrit à propos de Monsieur Alexandre DZIDZIKASHVILI et de l'éclatement possible de sa famille.

Vous seul pouvez agir en urgence puisque celui-ci doit être embarqué aujourd'hui à 16h pour la Géorgie, actant ainsi la séparation redoutée. Il reste quelques minutes, quelques heures pour agir, alors n'hésitez pas, même si vous posez des conditions, mais ne séparez pas ce gens.

Par avance, je vous remercie de votre réponse. Recevez, Monsieur le préfet, l'expression de mes salutations distinguées. Si besoin est, je suis à votre disposition.


Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article
18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 11:58

Afin de décrypter...

Un jour peut-être votre voisin le plus proche, sera interpellé par la police, jugé, placé en centre de rétention et finalement expulsé du territoire français. Peut-être que sa femme restera en France avec les enfants (ou pas, puisque tous les cas sont possibles). Vous n'aviez jamais pensé une seconde qu'il était sans papier. Par sympathie ou amitié ou encore simplement par une réaction citoyenne vous décidez de tout faire pour qu'il soit reconnu et trouve un statut légal dans la communauté nationale. Alors pour vous retrouver dans le dédalle des sigles, je vous soumets un petit lexique pour vous aider à décrypter. Trouver également quelques adresses toujours utiles pour intervenir.

OQTF : Obligation à Quitter le Territoire Français

ITF : interdiction de Territoire Français

APRF : Arrêté préfectoral de Reconduite à la frontière

APS : Autorisation Provisoire de Séjour

CRR : Commission de Recours des Réfugiés

OFPRA : Office Français de Protection des Réfugiés et Apatrides

DDSP : Direction Départementale de la Sécurité publique

GREDEF : Fichier National des Etrangers sur le Sol Français

Ministère de l'Immigration : Monsieur Brice HORTEFEUX
Tél standard : 01 77 72 61 00        Fax : 01 77 72 61 30

Conseiller du Ministère : Monsieur Patrick STEFANINI
patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr

Directeur de Cabinet : Monsieur Thierry COUDERT
thierry.coudert@iminidco.gouv.fr

Directeur Adjoint : Monsieur Guillaume LARRIVE
Guillaume.larive@iminidco.gouv.fr

Conseillers techniques : Madame Sabrina BELKHIRI et Monsieur Geoffroy DIDIER
sabrina.belkhiri@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr

Conseiller Immigration à l'Elysée : Monsieur Maxime TANDONNET
maxime.tandonnet@elysee.fr

Cabinet de Brice HORTEFEUX au Conseil régional d'Auvergne
Tel : 04 73 31 85 85        Fax : 04 73 36 73 45

Site du Premier Ministre à Matignon :
www.premier-ministre.gouv.fr

Site de l'Elysée :
www.elysee.fr


Repost 0
Publié par Burgunder - dans Société
commenter cet article

Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
  • Contact

Rechercher

Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

numerisation0782.jpg

PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

542375 4005555250810 157558470 n

Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

numerisation0344.jpg

 

C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

2012-08-06--Bretagne-5-062.JPG

L'info d'hier et d'aujourd'hui

numérisation0756

 

En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

numérisation0176

Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

numérisation0175

Tourner manège...

2012-08-06 Bretagne 5 022