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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 16:16

REFORME BACLEE:

AMPLIFIER LA MOBILISATION

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Que la loi soit votée en première lecture à l’Assemblée Nationale, puis aujourd’hui au Sénat ne signifie en rien que la mobilisation contre la réforme proposée par l’Elysée doit s’éteindre. Bien au contraire, elle doit s’amplifier. Cette loi à été imposée aux Français, sans aucune concertation. Elle est unilatérale et autoritaire et n’a pas de sens sinon celui des marchés financiers qui à aucun moment n’agissent dans l’intérêt collectif.

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Cette réforme des retraites, par ailleurs nécessaire, aurait en amont du être l’occasion d’un vaste débat national sachant qu’elle concerne toute la population et toutes les générations confondues. Ce débat aurait été l’occasion de faire un inventaire et une prospective dans le temps sur les évolutions des métiers et celui du temps de travail (femmes, jeunes, seniors, veuves…). Ainsi on aurait pu aussi mieux cerner les nouvelles pénibilités et autres souffrances qui conduisent tant de travailleurs à se suicider dans l’entreprise. Même absence de débat sur la longévité de la vie, mais rien encore sur l’état de santé des seniors à partir de 60 ans, rien non plus sur le système de santé et de financement des soins, sinon dés aujourd’hui, une remise en cause rampante de la Sécurité sociale et de l’Hôpital public. Autant de sujets et bien d’autres encore, qui méritent beaucoup mieux qu’une « réforme » des retraites bâclée par un gouvernement cloîtré dans ses certitudes idéologiques. Pourtant, par cette réforme des retraites, autour de la répartition ou de la capitalisation, les Français sont bel et bien, face à un choix de société. Choix, dont ils sont exclus et qu’on leur impose à marche forcée parlementaire.

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C’est pourquoi non seulement la mobilisation ne doit pas cesser, mais au contraire s’amplifier pour que le débat national s’engage enfin. L’objectif étant d’aboutir à une réforme juste et pensée dans l’intérêt individuel et collectif bien compris. Malgré la loi, se mobiliser encore et encore est un investissement pour l’avenir. C’est aussi signifier à Sarkozy et son gouvernement que les Français ne sont ni des moutons, ni des sujets tout juste bons à subir, alors qu’au final ce sont eux qui paient et ils paient cher. En cette période aux enjeux primordiaux pour tous et dans l’impasse dans laquelle le pouvoir nous place, la mobilisation est plus qu’un acte citoyen, c’est un devoir de chacun de nous de s’opposer et de l’exprimer. Les lois ne sont pas éternelles et malgré le discours officiel, par cette mobilisation générale, tout est possible.

 

Les Verts et Europe Ecologie appellent à tous les rassemblements et manifestations comme celle du samedi 16 octobre (à Montargis 14h30 Place du Pâtis). Si vous etes déjà retraités, il y a les enfants et petits enfants, alors venez en famille et dans la bonne humeur, tout le monde est concerné.

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            Eclaireur du Gâtinais du 14-10-10

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 13:46

LEGITIME DEFENSE CITOYENNE

 

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Faire du conflit sur les retraites une opposition de principe du seul PS à Nicolas Sarkozy sur fond de présidentielles de 2012, est d’un simplisme réducteur affligeant alors que nous sommes dans une complexité extrême. Ces propos relèvent d’une posture idéologique. Dire et entretenir que l’avenir des retraites se résume à cette dualité, c’est faux et très loin de la vraie vie.

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La retraite par répartition et l’assurance maladie (elle était en équilibre en 2002), mises en cause par l’Elysée concernent tout le monde, quelque soit le sexe, la génération, la catégorie professionnelle, sans perdre de vue les nombreux « oubliés (es) de la retraite ». Parmi ceux-ci, le secteur agricole dont la plupart des exploitants en retraite vivent au-dessous du seuil de pauvreté. On relève aussi les petits commerçants et artisans, sans oublier leurs femmes qui après une vie de travail, se trouvent dans un dénuement total à l’instant de la retraite. A propos des femmes, leurs retraites sont en moyenne de 43% inférieures à celles des hommes, pourquoi ? Oubliés encore les travailleurs immigrés que la France a été chercher pour reconstruire et développer le pays souvent dans des taches difficiles. Par la suppression d’une partie importante de leur retraite (ils ont cotisé toute leur vie). Ils sont discriminés par l’Etat Français qui leur interdit d’aller et venir librement avec leur pays d’origine, où se trouvent leurs proches, Cette situation les maintient dans une grande solitude et souvent confinés dans des appartements insalubres et exigus de foyers indignes de ce nom. Sont concernés les métiers du spectacle et de la culture, tributaires d’une protection sociale insuffisante et aléatoire. Tous ces sujets ne sont pas une affaire de PS comme le prétendent certains, mais bien celle de tous les citoyens de ce pays. C’est d’abord un enjeu citoyen.

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Si le président Sarkozy est impopulaire, ce n’est pas parce qu’il veut une réforme des retraites, il en faut une, mais de la manière dont il l’impose au pays : une seule possible la sienne et sans concertation. Il décrète et informe dans un temps extrêmement court alors qu’une réforme de cette ampleur aurait nécessité du temps et un vrai débat national. Il pratique le mensonge en jouant sur « des évidences de bon sens et de responsabilité » dont il serait le seul détenteur. Et François Fillon d’expliquer tranquillement le hold-up du gouvernement sur les comptes de la retraite pour contribuer à combler la dette record de l’Etat Français. Une dette n’est pas une fatalité et la solder ne justifie pas la régression sociale comme le remède aux difficultés de l’heure, à moins qu’à l’exemple de la suppression de la retraite à 60 ans nous tombions dans la revanche idéologique. Posture qui n’est pas bonne conseillère et qui place tout un peuple en légitime défense. Rendez-vous dans la rue les 2 et 12 octobre pour une réforme des retraites, juste et équitable.

 

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                                       Eclaireur du Gâtinais du 30-09-2010

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                         Photos JLB

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20 février 2011 7 20 /02 /février /2011 11:04

POUR UN COLLECTIF

Défendre les retraites (qui concernent tout le monde) est  l'affaire de tous. Les Verts et Europe Ecologie du Gâtinais dès leur constitution ont décidé d'intégrer et de participer à ce Collectif, même si celui-ci est clairement connoté. Pour nous ce n'est pas un problème dans la mesure où nous ne sommes pas dupes. Nous y sommes parce que nous considérons que l'action de ce collectif est utile à tous. Raison de plus pour être présents en tant qu'organisations et citoyens engagés dans l'action collective. Action qui n'est la propriété de personne même si d'aucun  ont une vision utilitaire de ce mouvement.  Notre participation au Collectif s'est faite en toute connaissance et en toute liberté vis-à-vis de nos partenaires et qui furent bien réelles durant la totalité du temps de ce mouvement social. 

 

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 12:46

RENTIERS:

CHRONIQUE D'UN RETOUR AMORCE

 

La politique menée à Montargis par la majorité municipale UMP me semble rien d'autre qu'une politique de rentiers. Cette orientation est un fabuleux bond en arrière qui nous renvoie au début du XXème siècle. Étonnante régression, non? En attendant Montargis est l'illustration d'une tendance nationale et largement soutenue par l'Elysée. C'est un vrai sujet qu'il nous faut intégrer dans nos prospectives sociales. Pour illustrer cette régression, j'ai repris un texte de l'Observatoire des inégalités qui me semble bien poser le problème. Je vous le livre tel quel.    


 

 

 

 

   

L’augmentation des inégalités de patrimoine constitue un ressort profond de l’injustice sociale, très souvent négligé. Assistons-nous au retour d’une société de rentiers ? Un point de vue de Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités.

Dans une société où le rapport à l’emploi – à des degrés variables selon les secteurs et les niveaux de qualification – devient plus instable, la question de l’épargne et du patrimoine est déterminante. Dans une étude récente, l’Insee a présenté un tableau des pratiques françaises à cet égard. Instructif, le rapport souligne que les Français jouent la sécurité. Finis les placements risqués ! En période de crise, on joue la carte des biens immobiliers, des livrets, des plans épargne-retraite et de l’assurance-vie. On apprend ainsi notamment qu’un cinquième des ménages détiennent des valeurs mobilières en 2010, contre un quart en 2004 et que le nombre de ménages possédant une assurance-vie ou une assurance décès volontaire est en augmentation : 41,8 % en possèdent au moins une en 2010, contre 35,3 % en 2004. Cette étude, qui montre aussi qu’une part croissante de la population dispose de produits financiers et immobiliers (92 % des ménages pour les premiers et 62 % pour les seconds), ne rend toutefois pas compte des inégalités qui persistent dans ce domaine, ni ne souligne le rôle majeur qu’elles joueront, entre héritages et donations, dans la production d’inégalités plus fortes encore dans les années à venir

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Les inégalités salariales restent certes préoccupantes : en France par exemple, sans tenir compte des avantages en nature, des primes, des stock options, l’échelle des salaires bruts est en effet déjà de 1 à 10 (1 400 euros environ pour un ouvrier non qualifié et 14 000 euros pour un cadre supérieur dans le secteur financier). Et ces chiffres ne reflètent qu’une partie du problème. Par le jeu des moyennes, ils dissimulent d’abord la très forte augmentation des hauts salaires entre 1996 et 2006 (+ 28% pour les 0.1% salariés les mieux rémunérés, alors que 90 % des salariés, sur la même période, ont dû se contenter d’une augmentation de 6,2%). Ces chiffres surtout ne prennent pas en compte la situation de celles et ceux qui ne perçoivent pas de salaires (ou très irrégulièrement), ou qui ne reçoivent que des fragments de salaire sur fond d’emploi en miettes (de ce point de vue, les femmes subissent, on le sait, des injustices profondes).

 

Dans des sociétés telles que les nôtres, ces inégalités jouent un rôle important dans la reproduction des inégalités de condition. On aurait tort pour autant d’en rester là. De fait, le travail et son salaire ne sont pas les seuls facteurs de différenciation sociale. Il faudrait encore se rappeler qu’il existe une autre manière de devenir riche : l’héritage, anticipé ou à terme.

Dans les sociétés d’Ancien régime et encore au XIXe siècle, c’est ainsi que l’on devenait riches. Au XXe siècle, la tendance s’est inversée et la baisse des inégalités de patrimoine a effectivement entraîné une baisse des inégalités. Comme les travaux de l’économiste Thomas Piketty l’ont montré pour la France, c’était en grande partie lié à la création de l’impôt sur le revenu et au renforcement de sa progressivité après la Seconde Guerre mondiale [1]. En a résulté le sentiment que le rentier était en voie de disparition et que désormais il appartiendrait à chacun de tracer sa propre route, d’assumer par le travail la responsabilité de sa situation sociale, de se « faire soi-même ». L’heure était à la méritocratie !

  

Nous savons bien que l’égalité des chances, dans les faits, dissimule mal les déterminants sociaux et culturels de la « réussite » sociale. Mais l’injustice ne s’arrête pas là. L’héritage et la rente n’ont nullement dit leur dernier mot ! On s’y intéresse peu et c’est pourtant à ce niveau aussi que se joueront les inégalités abyssales de demain, c’est au creuset de cette injustice que se forgera la société de rentiers qui renaît sous nos yeux aveuglés. Les chiffres sont éloquents, comme le montre une étude récente menée par Thomas Piketty [2]. La part de l’héritage, par donation ou au décès, représentait environ 20 à 25 % du produit intérieur brut au début du XXe siècle. Dans les années 1920-1930, s’est amorcée une baisse, portant celle-ci dans les 1950 à 5% du PIB. Depuis, cette part de l’héritage s’est réorientée à la hausse, lentement tout d’abord, puis de manière rapide depuis trente ans, atteignant 15 % en 2008, avec un horizon, en 2050, estimé à 20-25 %. Si l’on repart de plus loin dans le temps, l’augmentation est encore plus frappante. Et si l’on prend comme point de référence, non plus le PIB, mais le revenu disponible (voir le graphique ci-dessous), nous constatons que la part de l’héritage est aujourd’hui revenue à 20 % du total, soit le niveau qui caractérisait le fonctionnement du capitalisme au tout début du XXe siècle.

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L’affaire est grave, et pourtant rien ne bouge. On s’agite sur la question de l’insertion (importante), on promeut l’égalité hommes-femmes (et il faut le faire), on s’inquiète des discriminations (à juste titre), on veut promouvoir « l’égalité des chances », mais pourquoi cette cécité sur ces ressorts profonds de l’injustice sociale ? Il est en effet crucial que tous les individus d’une société donnée puissent, sur un pied d’égalité, entrer et évoluer sur le marché du travail, mais qu’est-ce que cela changera au fond si la société de ce marché du travail est profondément inégalitaire et injuste ? Comment ne pas prendre conscience que, si rien n’est fait au niveau le plus fondamental, les réussites en matière d’insertion, les progrès dans l’égalité salariale, la disparition des discriminations, la prise en compte des conditions de l’égalité des chances, resteront marginales dans les effets produits. On pourra affirmer qu’il y a une valeur éthique de l’accumulation (comme l’avait montré Max Weber dans son "Ethique protestante et esprit du capitalisme", voir encadré), qu’il y a aussi sans doute une moralité intrinsèque à l’acte de transmission, mais cela doit-il pour autant suspendre tout jugement critique sur les usages et la répartition de cette accumulation du capital et sur la portée et la destination de la transmission ?

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On aura senti, sans qu’il soit nécessaire peut-être de prolonger l’analyse, que l’injustice sociale ici n’est pas une abstraction, ni même un risque. Elle existe, elle s’avance. Faut-il alors que nous restions indifférents au prodigieux décalage qui s’annonce ? Ce type de questions devrait nous encourager à aborder le problème des inégalités au niveau de radicalité qui est le sien. Réduire les inégalités, c’est s’attaquer aussi à cette question de l’héritage.

 

Patrick Savidan, président de l’Observatoire des inégalités. Auteur notamment de Repenser l’égalité des chances, édition poche, février 2010, édition Hachette Littératures, collection Pluriel, 325 pages. Lire l’avant propos.

 

L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme
Dans L’Ethique protestante et l’esprit du capitalisme - 1904 pour la première édition -, Max Weber écrivait : "L’idée que l’homme a des devoirs à l’égard des richesses qui lui ont été confiées et auxquelles il se subordonne comme un régisseur obéissant, voire comme une "machine à acquérir", pèse de tout son poids sur une vie qu’elle glace. Plus grandes seront les possessions, plus lourd, sile sentiment ascétique résiste à l’épreuve, le sentiment de responsabilité à leur égard, [Le devoir] de les conserver intactes pour la gloire de Dieu, et [même, si faire se peut] de les multiplier par un travail sans relâche. Comme tant d’éléments de l’esprit du capitalisme moderne, par certaines de ses racines, l’origine de ce style de vie remonte au Moyen Age. Mais ce n’est que dans l’éthique du protestantisme ascétique qu’il a trouvé son principe moral conséquent. Sa signification pour le développement du capitalisme est évidente. (p.208, édition Plon 1967)". L’accumulation ne se fait peut-être plus aussi nettement pour la "gloire de Dieu", mais le pli est pris et justifié, pour d’autres usages, comportant un fort degré de légitimité aussi : "transmettre aux siens"...

© ivan kmit - Fotolia.com



[1] Piketty P., Les hauts revenus en France au XXe siècle : Intégralités et redistributions, 1901-1998, Paris, Grasset, 2001.

[2] Toutes ces données sont tirées d’une étude menée par Thomas Piketty, « On the Long-Run Evolution of Inheritance : France 1820-2050 », téléchargeable.

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 19:11

VIOL :

LA HONTE DOIT CHANGER DE CAMP !

  

En tant qu'écolo j'avais décidé de m'engager dans cette campagne contre le tabou du viol lancée le 25 novembre, sauf que j'ai été trahis par la technologie, je suis donc resté silencieux. En reprenant aujourd'hui je suis allé voir ou en était la pétition. Ma déception à été grande puisque ce sont 29 493 signatures que j'ai découvert sur le site, soit plus de moitié moins de signatures que de viols annuels. Chaque année en France, plus de 198 000 femmes sont victimes de viol ou de tentative de viol. 75 000 sont violées*. Aujourd'hui, 200 femmes seront violées. Celles qui porteront plainte ne constituent qu'une petite minorité, mais quant elles le font, la Justice répond rarement présente. En tout et pour tout, seuls 2% des violeurs sont condamnés.

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Le viol est un crime. Il est puni de 15 ans de prison. Depuis 30 ans, la loi le dit. Mais dans les faits, les femmes qui sont confrontées à ce traumatisme rencontrent encore des difficultés. A faire reconnaître leur préjudice par la justice, à être accueillies comme elles le doivent dans les commissariats ou les gendarmeries, ou plus simplement à en parler. Le viol est encore souvent caché, les victimes elles-même le nient ou le minimisent parfois, tant le sujet est douloureux, et surtout tabou.

 

Malgré les efforts entrepris ces dernières années pour mieux prendre en compte les violences faites aux femmes, auxquelles sera consacrée la journée de demain, le constat est encore valable. Et trois associations ont décidé de lancer elles-mêmes une campagne nationale, apanage habituel de l’Etat et des institutions publiques.

Pour le collectif féministe contre le violMix Cités et Osez le féminisme“la honte doit changer de camp”. C’est le slogan de la campagne. Elles vont distribuer des milliers d’affiches et de tracts pour appeler à signer un manifeste contre le viol, avec une adresse internet : www.contreleviol.fr.

 

Car le phénomène, bien que souvent tu, est très répandu. Chaque année en France, selon les associations, 75.000 femmes sont violées. Au total, 198.000 sont victimes de maltraitances sexuelles. Et contrairement au cliché, il ne s’agit pas toujours de viols par des inconnus. Nombre de maltraitances se produisent à l’intérieur des familles.

Les trois associations veulent faire évoluer les mentalités, placer le viol parmi les problèmes sociaux majeurs. Elles demandent des moyens pour la prise en charge des victimes et des formations pour tous ceux qui y sont confrontés : policiers, magistrats, éducateurs, enseignants. Les trois associations souhaitent aussi que les agressions sexuelles, c’est à dire sans pénétration, soient également jugées en cour d’assises, et non en correctionnelle, où les victimes, estiment-elles, ne sont pas assez entendues. Elles exigent également des enquêtes systématiques après des plaintes contre des atteintes à la personne.

Source :

http://www.franceinfo.fr/france-societe-2010-11-24-trois-associations-lancent-un-manifeste-contre-le-viol-499046-9-12.html

 

« J’avais 35 ans, c’était mon conjoint… »

« Mon père m’a dit qu’il m’aimait, il a fermé la porte, j’avais 13 ans…  »

« J’ai 52 ans, j’étais seule à l’heure du déjeuner, c’était mon patron…  »

« Je venais de battre le record de France, j’étais dans les vestiaires, c’était mon coach…  »

« Il y avait eu des blagues pas toujours drôles avant, quelques gestes un peu déplacés,
les autres étudiants ont fait semblant de ne rien voir, c’était mon prof…  »

« C’était l’été, j’allais à la plage, j’ai croisé un homme sur le chemin… »

« Après le resto, je suis montée prendre un verre chez lui… »

« Mes parents m’ont dit que mon cousin était mon mari. On m’a enfermée dans la chambre avec lui »

 

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"Chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation. Il est une négation de notre volonté, le mépris de notre consentement. Les hommes ne sont pas plus que les femmes régis par des « pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable".

Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers, mais une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes-hommes.

Sous l’effet de la peur, de la pression de notre entourage, de la volonté d’oublier, une majorité d’entre nous n’a pas porté plainte. Nous dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol. En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.

Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Nous refusons de nous laisser culpabiliser sur notre tenue, notre comportement, nos fréquentations. Aucune honte ne doit peser sur nous. Nous devons être entendues sur ce que nous avons subi. Le viol est un crime. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés.

Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime. Le viol n’est pas une fatalité. Il est le signe d’une société profondément sexiste.

Cette réalité peut changer. Cette réalité doit ch

Nous refusons que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements. Nous voulons être pleinement libres dans l’espace privé et dans l’espace public.

 

Nous exigeons :

  1. Des moyens financiers supplémentaires des pouvoirs publics pour la prise en charge des victimes ainsi que pour soutenir les associations qui luttent au quotidien contre les violences faites aux femmes
  2. Une prise en charge des soins à 100 % pour les victimes lorsqu’elles sont majeures et la gratuité des soins pour les mineures, aujourd’hui insuffisamment appliquée.
  3. Une formation des professionnels des secteurs social, judiciaire, médical, éducatif à la prise en compte des violences sexuelles et sexistes : dépister, prendre en charge, réprimer, prévenir.
  4. Des campagnes d’information et de prévention des violences sexuelles en direction du grand public notamment à l’école, dès le plus jeune âge.
  5. Un jugement des crimes sexuelsexclusivement en cour d’assises.
  6. Une enquête systématique à la suite des plaintes pour crimes ou délits contre la personne.

* Chiffre tiré de l’enquête nationale de l’OND, 2007-2008. Concerne les femmes de 18 à 75 ans

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 17:04

UN DIMANCHE A LA CAMPAGNE

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:55

C'EST TOUS LES JOURS...
LEUR FÊTE...
y compris aujourd'hui pour la centième de leur journée mondiale, et pour la France le 40 ème anniversaire du Mouvement de Libération des Femmes (MLF). A travers le monde, et même ici, combien d'entre elles aujourd'hui, seront battues, lapidées, violées, vendues, exploitées sous plein de formes différentes ? Par exemple pour le plus commun, en vivant toutes sortes de discriminations et en particulier en terme d'écarts de salaires qui peut aller jusqu'à 27% à compétences égales. Sympa, non ?


Je ne pense pas les femmes meilleures que les hommes, mais sincèrement, je n'ai jamais compris cette maltraitance dont elles sont l'objet. C'est qui les femmes ?  ma mère, ma soeur, ma compagne, ma fille, mes amies... toutes ces femmes que j'aime. alors pour moi, il n'y a jamais eu de doute, nous sommes égaux.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 21:47

POUR LE RETOUR DE NAJLAE
SAMEDI 6 MARS,14h30, mairie de Château-Renard

Marche silencieuse pour soutenir Najlae dans l'épreuve qu'elle vit actuellement depuis deux semaines et exiger son retour parmi nous. Epreuve qui lui est infligée par un gouvernement et une administration bien éloignés des valeurs humanistes de Liberté, d'Egalité et particulièrement dans le cas présent de Fraternité.

Je n'écris plus à un préfet qui ne répond pas. Je n'ai pas rendu ma carte d'identité nationale en novembre dernier (sans l'avoir repris depuis) sans me sentir concerné par ce qui arrive à Najlae. C'est en citoyen du monde qu'après Orléans la semaine passée, je serais à Château-Renard ce samedi. A ce propos, je tiens à préciser que ma présence se fera avec mon drapeau dans ma poche. Je veux dire que dans ces circonstances, je trouve détestable de transformer un rassemblement citoyen en un comice de banières et de drapeaux de toutes sortes, quelqu'en soit la couleur, pour moi, au-delà du comité de soutien, c'est de l'impudeur, à samedi...


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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 22:57

APPEL A RASSEMBLEMENT
ET A MANIFESTATION

Pour exiger le retour, la régularisation et la protection de Najlae.

Que justice lui soit faite !

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Nous sommes en colère du sort fait à Najlae, jeune femme de 19 ans habitant Château-Renard et poursuivant ses études au Lycée Françoise Dolto à Olivet.


Rouée de coups par son frère, la seule "aide et protection" que Najlae a reçu de la Gendarmerie de Château-Renard et de la Préfecture du Loiret lorsqu’elle a voulu porter plainte c’est, au mépris de ses droits les plus élémentaires, son expulsion en urgence vers le Maroc, où elle est destinée à un mariage forcé.


Violence inouïe de la part de nos autorités que d’ignorer l’état de Najlae  qui présentait un certificat de 8 jours d’incapacité de travail et d’infliger à la victime une violence supplémentaire.


Et pourtant, l’année 2010 a été déclarée grande cause nationale dans la lutte contre les violences faites aux femmes !


Et pourtant, la Préfecture du Loiret a organisé en novembre dernier une soirée de prévention pour lutter contre les mariages forcés !


Et pourtant, Nicolas Sarkozy s’est fait le protecteur des femmes victimes dans son discours de la salle Gaveau : "Je veux lancer un appel... à tous les enfants et à toutes les femmes martyrisées dans le monde pour leur dire que la France sera à leurs côtés, qu’ils peuvent compter sur elle. "


A quelle justice avons-nous à faire ? Les victimes traitées comme des délinquantes à l'heure où la loi contre les violences faites aux femmes a été voté ce jeudi 25 février 2010 en débat à l'Assemblée Nationale.

Le Collectif Orléanais des Droits des Femmes et RESF avec le Comité de soutien à Najlae, la CIMADE, l'ASTI, Abraysid, FCPE, LDH, CGT, FSU,Solidaires,Sud Etudiant, PCF, PS, NPA, MFPF, Mix-Cité...appellent tous les citoyen(ne)s, élu(e)s, militants associatifs, syndicaux, politiques à participer au rassemblement qui aura lieu le :


ORLEANS
Samedi 27 février 2010
à 15H sur le parvis de la place d'Arc.


La manifestation ira ensuite de la place d'Arc à la Préfecture où nous avons d'ores et déjà demandé audience au Préfet pour exiger le retour immédiat de Najlae, sa protection effective, sa régularisation dans le cadre de la Vie Privée-Vie familiale et que Justice lui soit rendue.

 

 

 


Battue à Paris, l'hiver à Casablanca


 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 21:28

mur

D'UN MUR A D'AUTRES...

Ce 9 novembre 1989, moi, je n'étais pas à Berlin, n'empêche que l'onde de choc de l'ouverture du mur est arrivée jusqu'à nous, jusqu'à moi. Ce fut un grand moment et le reste encore aujourd'hui 20 ans après si l'on en juge par les festivités de ce jour à Berlin. Mais...

Ce 9 novembre a été le point d'orgue symbolique de la chute d'un totalitarisme devenu insupportable à des peuples dont la liberté était confisquée au nom du communisme (Pologne, Hongrie, Tchécoslovaquie, Roumanie, Bulgarie, pays Baltes, Allemagne de L'Est, etc).


Berlin 13 Août 1961

Ce qui m'est venu de suite à l'esprit ce jour là c'est que ces évènements n'étaient pas seulement la chute du communisme totalitaire (ce qu'il était vraiment), mais la fin réelle de la seconde guerre mondiale provoquée par le régime nazi et une fois vaincu -et il le fallait- avait divisé les pays européens (Yalta) et divisé l'Allemagne elle-même.

De justesse, les Français ont fait partie des vainqueurs de Allemagne nazie, mais de suite, ils se sont lancés dans deux guerres coloniales qu'ils ont perdues et qui les occupa jusqu'en 1962.



 Enfant et adolescent dans les années cinquante, j'entendais parler autour de moi de l'équilibre de la terreur et du rideau de fer qui divisait l'Europe. Cela me faisait peur, aussi j'étais très attentif à l'actualité et bien à l'écoute. Aussi, j'ai une petite mémoire de la révolte des travailleurs est-allemands de 1953 écrasée par les chars soviétiques. Je me souviens très bien de la révolte hongroise de 1956 et de l'immobilisme de l'Occident lors de son écrasement toujours par les mêmes chars soviétiques. Je me souviens très nettement de ce dimanche 13 août 1961 lorsque Berlin au petit matin s'est trouvé matériellement coupé en deux par des barbelés et qui deviendront le "mur de la honte". L'inquiétude était grande. C'est ce jour là que j'ai compris et vraiment intégré que les Allemands payaient toujours les conséquences et  l'addition du régime nazi. Ils étaient divisés, séparés, déchirés, territorialement, collectivement et individuellement, jusque dans leurs familles. Je me souviens des photos de ces familles qui tentaient de s'entre-apercevoir d'Est en Ouest et inversement. Durant ce temps, les Français s'apprêtaient à accueillir plus d'un million de  rapatriés d'Algérie entre 1961-62. Généralement, ils seront mal accueillis par la Métropole.



Je me souviens parfaitement du printemps de Pragues de 1968 et de l'espoir qu'il suscita d'abord pour les Tchécoslovaques eux-mêmes mais aussi pour tous ceux qui souhaitaient voir enfin un socialisme à visage humain derrière le rideau de fer. C'était à nouveau sans compter sur les chars soviétiques auxquels s'ajoutèrent ceux des pays frères dont l'Allemagne de l'Est, la Hongrie et la Pologne entres autres, pour que l'ordre règne en pays déviant. L'étudiant pragois Yann Palach s'en est immolé.

J'ai également en mémoire ce 1er août 1975, la première Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Europe (CSCE) qui s'acheva par la signature des "Accords d'Helsinki" qui n'était pas un traité au sens juridique pur mais plutôt des engagements politiques entre les 35 pays participants. Sont concernés entre autres : les Etats-Unis, le Canada, l'URSS et tous les états européens (ceux du pacte de Varsovie et ceux de l'OTAN), y compris la Yougoslavie, seule manque l'Albanie. Si cet accord comporte quelques engagements du genre : "inviolabilité des frontières", "non recours ou emploi de la force" et d'autres du même tonneau, ce que j'ai retenu tout particulièrement, c'est le 3ème volet. Celui-ci stipulait de mémoire : "le respect des droits de l'homme, particulièrement en matière de penser et de religion, ainsi que de libre circulation des personnes".Voyez le genre dans une Europe coupée en deux par le rideau de fer et Berlin par le mur. Pourtant ces accords pèseront sur les dirigeants soviétiques et permettront au développement des révolutions démocratiques et populaires des états du bloc de l'Est à partir de 89.


Un vopo est-allemand saute les barbelés pour passer à l'Ouest

Il y a eu l'invasion par l'URSS de l'Afghanistan au noël 1979. Son  nom de code: "opération Pragues". Mais on ne peut pas gagner à tous les coups, aussi, ce fut un total échec et sur commandement de Mikhaël Gorbatchev, les troupes soviètiques battent en retraite définitivement  en février 1989.

 Le 13 décembre 1981, le général polonais Jaruzelski, premier ministre,décrète l'état de siège en Pologne pour écraser la popularité du premier syndicat libre des pays de l'Est, Solidarnosc (Solidarité).  Bien que menaçants les Soviétiques n'interviendrons pas.

A partir de 1989, l'empire se délite, les polices politiques, à elles seules ne peuvent contenir l'aspiration de liberté qu'expriment les populations de pays fermés sur eux-mêmes depuis la chute du nazisme. Elles ont  durant des décennies connues la guerre, l'occupation et le totalitarisme sous différents régimes et dictatures. En 1989, la chute d'un mur a été pour une population depuis longtemps opprimée, le bonheur simple de la liberté d'aller et venir tout simplement.  C'était une révolution!


Berlin novembre 1989

2009, la réunification de Allemagne est devenue une réalité. Néanmoins, ces 40 années de vies séparées à l'évidence ne se comblent pas aussi aisément. L'Ouest et l'Est ont encore leurs fantômes.  Pour moi, par leur histoire,   tous les allemands ne sont pas égaux, ni dans leurs têtes, ni dans les faits.  L'effondrement d'un mur de 28 ans symbole d'un totalitarisme aigü c'est réjouissant. Néanmoins, au-delà des feux d'artifice nous devons    rester vigilants. Je veux dire que le totalitarisme n'est jamais totalement éradiqué, et qu'au-delà des régimes il peut se transformer et prendre d'autres formes. Par exemple: un ultra-libéralisme sans limites qui pense  à lui seul dominer le monde, parce qu'il aurait  vaincu  au début des années 90 le totalitarisme communiste des pays de l'Est ?

De par le monde, d'autres murs et rideaux de fer existent, comme celui qui "court" entre les Etats-Unis et le Mexique ou celui entre Israël et la Palestine. Il y a encore celui qu'on ne voit pas et que l'Europe unifiée tisse autour d'elle comme le mur "la Valla", autour de l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc. Toujours en Europe, ne pas oublier les murs de l'Irlande du Nord et le rideau de fer en Asie entre les deux Corées...

Cette fête anniversaire des vingt ans de la chute du mur de la honte à Berlin, me démontre  concrètement qu'un mur ne résoud rien, et que tôt ou tard les peuples passent par dessus. 

Voici le lien vers une vidéo sur le site de France Info :

http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-du-matin-2009-11-02-faire-tomber-le-mur-entre-israel-et-la-palestine-kouchner-362808-81

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Publié par Burgunder - dans Société
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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