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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:22

AVIS DE TEMPETE

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Jeux organisés par les "Jeunes Ecologistes" sur le thème des marchés lors des journées d'été d'EELV à Poitiers. Photo: JLB 

 

Trop souvent, pour ne pas dire toujours, nous (je veux dire les acteurs et composants de la "Société") quand nous ne l'accompagnons pas, nous courons derrière l'évènement (les crises en l'occurrence). Résultat, nous subissons, et nous ne prenons pas l'initiative de changements réels et de comportements nouveaux significatifs et porteurs d'avenir d'un "nouveau monde". Vieux débat si il en est et qui me rappelle celui des années 70 sur l'alternative et l'autarcie. Sachant que rien ne se modifie du jour au lendemain et qu'il faut savoir trouver un équilibre acceptable et tenable au quotidien et dans la durée. La question est: faut-il mobiliser nos petits moyens à s'essouffler, à courir derrière le métro de retard, ou faut-il mieux se concentrer sur des objectifs de création et de construction que l'on maîtrise au plus près ? De plus, je pense que "l'agitprop militant" tous azimuts pratiqué par certains dans l'urgence de cette course poursuite, brouille les objectifs. Si à première vue cet activisme paraît "naturellement" fédérateur, en réalité à bien observer, il cache bien des désaccords sur le fond et la forme. Seule l'action par des initiatives concrètes sur le plan local feront le tri et la différence, levant ainsi toutes les ambiguités. Aujourd'hui je vous présente un texte de Philippe Lalik d'Attac 45 demeurant dans le Gâtinais qui pose bien la problématique tout en proposant (à nouveau, il l'a déjà fait) la réalisation et la mise en place d'une monnaie locale. Un vrai chantier bien concrêt qui souvent est initié par des associations, voire des collectivités comme Toulouse, Nanterre ou encore plus près de nous Fontainebleau. De ces monnaies locales il en existe plusieurs en France, je ferai un petit recapitulatif dans un prochain article, en attendant pour les plus curieux j'ai créé un lien avec Monnaies locales (voir rubrique "liens" dans la colonne à droite du blog).   

 

Le texte de Philippe

                                          

Alors que nous subissons chaque jour davantage les effets de la « crise financière » de l'automne 2008, une deuxième vague, beaucoup plus violente que la précédente, est annoncée pour la fin de l'été (1). Il nous reste donc moins de trois mois pour réagir et mettre en place un bouclier économique local. Nous allons devoir faire dans ce délai ce que nous n'avons pas même envisagé depuis près de trois ans. Le fait est que nous n'avons pas pensé une crise impensable. Mais si nous ne sortons pas rapidement de notre torpeur, ses effets seront démultipliés et bien plus dramatiques que nous ne pouvons l'imaginer. Et pas seulement pour les autres, car il ne faut pas espérer passer entre les gouttes cette fois ci.

 

Dans l'ensemble, les petites et moyennes entreprises vont mal. Le système financier international ne tient plus guère qu'à un fil et les banques françaises – comme bien d'autres – sont virtuellement en faillite. En effet, selon les normes internationales de prudence, les dettes d'une banque ne doivent pas excéder 10 fois ses capitaux propres. Lorsque la banque américaine Lehman Brothers s'est écroulée comme un château de carte, le montant de ses emprunts était 30 fois supérieur à ses capitaux propres. Ce que nos compatriotes ignorent généralement, c'est que les banques françaises (2) se trouvent dans une situation identique, si ce n'est pire. La Société Générale a un effet levier de 50, la Banque Postale de 35, le Crédit Agricole de 33, la BNP de 27, la Banque Populaire-Caisse d’Épargne de 22 et le Crédit Mutuel de 15 ! La norme étant, j'insiste, de 10.

 

Chacun d'entre nous poursuit ses activités militantes dans son domaine particulier. Il existe une fragmentation des luttes qui ne permet pas de prendre les mesures d'urgence qui pourraient atténuer les conséquences prévisibles d'un effondrement de notre économie. Nous n'avons pas suffisamment pris conscience que nous ne vivons plus une situation que l'on pourrait qualifier de normale. Les manières de nous engager, de lutter, de militer appartiennent – momentanément, soyons optimistes– au monde d'avant la crise. Alors que la récession et l'insolvabilité du système bancaire et financier occidentale constituent désormais notre horizon à court terme, il nous faut créer une synergie entre nos mouvements qui seule permettrait de produire un impact positif sur l'économie locale et réduire les conséquences sociales de la deuxième vague. La cellule de veille économique, créée par la mairie de Chalette sur Loing, qui réunit des acteurs économiques, syndicaux et politiques va dans le bon sens. Mais son caractère est défensif à l'instar de celui du CAC-453, créé à l'initiative d'Attac-45 et du CADTM, il y a quelques mois, sur le thème des dettes publiques. Dans le cadre d'une situation qui s'aggrave, il nous faut développer un volet offensif qui ne viserait pas seulement à conserver des emplois mais aussi à en créer, à ne pas seulement protester dans tel ou tel domaine mais à mettre en mouvement les pratiques que nous souhaitons voir advenir. Les citoyens-consommateurs que nous sommes ont un rôle important à jouer dans ce domaine à la condition d'être organisés.

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L'AMAPP du Gâtinais, créée il y a maintenant sept ans, a constitué la première pierre de cette offensive. La création d'autres AMAPP a laissé penser qu'un édifice territorial était en cours de construction, mais il n'en est rien. L'ensemble de ces structures ne possède ni la dimension nécessaire, ni la densité requise, ni la volonté pour faire face aux chocs à venir. Il nous faut bien comprendre que faute d'une vision claire de ce qui nous attend, ces structures alternatives n'auront qu'un intérêt limité et ne résisteront pas mieux que d'autres au tsunami. Face à l'effondrement financier et à la ruine qui nous guettent, la création d'une monnaie locale dont j'ai déjà esquissé le fonctionnement (4) me semble plus que jamais relever de l'urgence (5). Au vu de la dégradation continue de l'économie, le bonus de 3% que je suggérais alors devraitt être remplacé par un bonus de 10% constitué de billets de monnaie locale non échangeables en euros. En tout état de cause, il faut absolument nous doter d'outils facilitant la résilience de notre territoire pendant qu'il en est temps. Nos actions se situent généralement dans le cadre du système. C'est-à-dire que nous souhaitons améliorer l'embarcation sur laquelle nous sommes (aide aux plus défavorisés, défense du système de retraite par répartition, de la retraite à 60 ans, soutien aux agriculteurs biologiques, aide aux sans papiers, défense du système de santé, lutte contre les paradis fiscaux...). Si nous avons bien en tête que sur ce navire est inscrit "TITANIC", nous devons alors adapter nos stratégies et nous préoccuper des chaloupes plutôt que du navire. Le soutien de l'économie locale du premier étage à l'aide – entre autres – d'une monnaie complémentaire locale ne produira pas de miracle. Il évitera simplement les conséquences les plus désastreuses de l'agonie plus ou moins rapide d'un système qui n'a pas prévu la moindre plan B tant il se croit insubmersible.

 

Philippe Lalik

22/06/2012.

 

402794_370799729655009_701435622_n.jpg1) http://europe2020.org/spip.php?article735&lang=fr

Précisons que les Américains qui ont suivi les conseils du LEAP en 2006 ont évité la ruine 2 ans plus tard.

On pourra se reporter par exemple à l'article sur la bulle immobilière de septembre 2006

http://www.leap2020.eu/Septembre-2006-Le-FMI-confirme-les-anticipations-de-LEAP-E2020-sur-la-crisesystemique-globale_a298.html ou à celui sur l'anticipation d'une crise majeure dès février 2006

http://www.leap2020.eu/Alerte-LEAP-Europe2020-Rupture-Systemique-Globale-20-26-Mars-2006-Iran USDeclenchement-

d-une-crise-mondiale-majeure_a264.html

2) http://www.jpchevallier.com/article-leverage-des-banques-francaises-86478219.html

3) Collectif pour un audit citoyen de la dette du Loiret nécessaire, ni la densité requise, ni la volonté pour faire face aux chocs à venir. Il nous faut bien comprendre que faute d'une vision claire de ce qui nous attend, ces structures alternatives n'auront qu'un intérêt limité et ne résisteront pas mieux que d'autres au tsunami. Face à l'effondrement financier et à la ruine qui nous guettent, la création d'une monnaie locale dont j'ai déjà esquissé le fonctionnement

4) me semble plus que jamais relever de l'urgence

5) http://europe2020.org/spip.php?article735&lang=fr  

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21 juin 2012 4 21 /06 /juin /2012 08:00

LA MUSIQUE DES THINK TANKS

P1010220                         Photo: JLB

 

Aujourd'hui 21 juin c'est l'été, et dans la continuité du printemps, il pleut (du moins ici dans le Gâtinais). C'est aussi la fête de la musique, à vibrer sans modération. Ce soir c'est aussi le 30ème Repaire Berrichon à Pigny (10 km au nord de Bourges direction Henrichemont). Ils reçoivent Roger Lenglet qui vient de signer avec Olivier Vilain un ouvrage sur les think tanks. Absent de Montargis durant plusieurs jours je n'ai pu faire l'annonce dans des délais normaux, mais le sujet est interressant et mérite de s'y arrêter, c'est notre façon de participer et de profiter de ce Repaire si proche. 

 

Les think tanks ont pour nom, Institut de l'Entreprise, Fondapol, Institut Montaigne, Terra Nova... Ils façonnent de plus Un pouvoir sous influenceen plus la pensée politique des grands partis, des décideurs et du législateur et trustent aussi littéralement les groupes de presses et les médias... Selon Roger Lenglet, philosophe et journaliste d'investigation qui a longtemps enquêté à ce sujet, ces "boîtes à idées" et leurs "experts" sont parvenus à confisquer le débat public et le cerveau des politiques.  Qui sont-ils ? Qui les financent ? Comment ont-ils pris une place aussi influente ?  Roger Lenglet a publié avec Olivier Vilain en 2011, "Un Pouvoir sous influence : Quand les think tanks confisquent la démocratie", chez Armand Colin. Dans son livre Roger Lenglet répond à ces questions et bien d'autres.

 

Sur le sujet :

Carte heuristique outil pédagogique

Les cerveaux, hémisphère droit

 

Institut Montaigne - Création : 2000, par Claude Bébéar
Dirigeants : Laurent Bigorgne, Claude Bébéar
Membres : Henri Lachmann (Schneider Electric), Nicolas Baverez (avocat), Philippe Wahl (Banque postale), Guy Carcassonne (juriste, consultant), Michel Godet (économiste, consultant), Jean-Paul Tran Thiet (avocat), Jean-Paul Fitoussi (économiste, Sciences-Po, OFCE), Guillaume Pepy (SNCF)...
Budget : 3 millions d'euros.
Financeurs : quatre-vingts entreprises, dont Areva, LVMH, Capgemini, Carrefour, SFR, Vinci, Total...
Site Web : http://www.institutmontaigne.org/

-

Fondapol - Création : 2004, par Jérôme Monod
Dirigeants : Dominique Reynié, professeur à Sciences-Po
Membres : Charles Beigbeder (Poweo), Nicolas Bazire (LVMH, Carrefour...), Jérôme Monod (président d'honneur de Suez), Francis Mer (groupe Safran), Laurent Cohen-Tanugi (avocat), Pierre Giacometti (conseil en stratégie et en communication)...
Budget : 2,2 millions d'euros.
Financeurs : fondation d'utilité publique, dotée de subventions publiques, de mécénat venant de grands donateurs privés et quelques multinationales comme EDF, Suez, Veolia...
Site Web : http://www.fondapol.org/

Exemple :  Carte heuristique, outil pédagogique émanant du think tank Fondapol pour l'éducation (entre autres).(illustration ci-dessus)

Ifrap - Création : 1985, par Bernard Zimmern (X-ENA, entrepreneur, inventeur)
Dirigeants : Bernard Zimmern, Agnès Verdier-Molinié
Membres : Olivier Mitterrand (pdg des Nouveaux Constructeurs), Emmanuel Combe (économiste), Jacques de Trentinian (ingénieur), Jean-Claude Rouzaud (Champagne Roederer), Jean-Michel Fourgous (député)...
Budget : 1 million d'euros.
Financeurs : fondation d'utilité publique, dont le budget repose sur les dons de ses adhérents (beaucoup de PME)
Site Web : http://www.ifrap.org/

 

P1010226.JPG                                                          Photo: JLB
 

Les cerveaux, hémisphère gauche

Terra Nova - Création : 2008, par Olivier Ferrand. Dirigeants : Olivier Ferrand et Marc-Olivier Padis (rédacteur en chef d’Esprit). Membres : Guillaume Hannezo (Rothschild et Cie), Paul Hermelin (Capgemini), Michel Rocard, Louis Dreyfus (groupe Le Monde), Jean-Paul Fitoussi (économiste, Sciences-Po, OFCE), Guy Carcassonne (juriste, consultant), Daniel Cohen (économiste, banque Lazard), Philippe Askenazy (économiste)...Budget : entre 300 000 et 400 000 euros. Financeurs : une quinzaine d’entreprises, dont Areva, Capgemini, EADS, Fondation Total... Site Web : http://www.tnova.fr/

 

Jean-Jaurès - Création : 1992, par Pierre Mauroy. Dirigeants : Gilles Finchelstein (directeur des études à Euro RSCG), Pierre Mauroy (directeur)Membres : Daniel Cohen, président du conseil scientifique (économiste, banque Lazard), Philippe Askenazy (économiste)… Budget : 2,1 millions d’euros. Financeurs : fondation d’utilité publique, dotée de subventions publiques et qui complète son budget avec quelques financeurs privés dont EDF, Veolia, Suez... et des partenariats européens. Site Web : http://www.jean-jaures.org/

Copernic - Création : 1998. Dirigeants : Caroline Mécary (avocate), Willy Pelletier (sociologue), Pierre Khalfa (syndicaliste, altermondialiste). Membres : Safia Lebdi (fondatrice de Ni putes ni soumises, présidente de l’Office régional du film d’Ile-de France), Jacques Rigaudiat (ex-conseiller social à Matignon sous Jospin et auparavant sous Rocard), Francis Parny (numéro 2 du PCF), Alain Lipietz (économiste, député européen Europe Ecologie Les Verts), Sandra Demarcq (dirigeante du NPA), Gérard Filoche (inspecteur du travail, PS)… Budget : 80 000 euros. Financeurs : cotisations de ses adhérents. Site Web : http://www.fondation-copernic.org/

 

 

Repaire berrichon, jeudi 21 juin à 19h au Bistrot le Guet-apens à Pigny (10 km au Nord de Bourges direction Henrichemont).

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                                                          Photo: JLB

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 00:25

55136963_p.jpgllmo.jpgFEMMES PUISSANTES

 

Corine Barbara, Armelle Bérengier, Mitsou Doudeau, Chantal Doudeau, Eva Konte, Marlène Myrtil, Annick Tangorra, Marie-Anne Tran.

Chalon_2010_Cie_LMNO_Lucy_IMG_9011_Rsolution_de_l_cran_.jpg 

8 femmes puissantes,

Puissance de la création,

Puissance de la beauté,

Puissance de l'exigence...

 

Des chorégraphies qui ne peuvent se raconter et se vivent comme une expérience presque intime...

. Chalon_2010_Cie_LMNO_Lucy_IMG_9116_Rsolution_de_l_cran_.jpg

 

La Compagnie LMNO est née de la rencontre d'artistes femmes pluridisciplinaires issues de la danse, du théâtre, du chant, réunies en 2001 sur le spectacle Jardin de femmes de la compagnie Les Piétons. Fortes de cette expérience ces artistes-interprètes travaillent et conçoivent ensemble, faisant de leurs différences de culture, d'origine, de formation et de pratique artistique un formidable outil de création pour la rue et l'évènement.

  Chalon_2010_Cie_LMNO_Lucy_IMG_9127_Rsolution_de_l_cran_.jpg

Elles convoquent la passion, la liberté, la chair, la lutte, le courage de l'amoureuse bohémienne. Battements de coeur, pulsation sanguine, vague de love stream, ondes telluriques, sabots de cheval, ruades de taureau, coups de couteaux et battements d'ailes parcourent cette création composite qui conjugue la danse, le théâtre et la voix. Entre tragédie et comédie, exotisme et réalisme, ces huit rouges carmin, couleur de sang et de coquelicot, nous entraînent sur une piste traversée d'émotions et d'extraordinaire puissance.

  Chalon_2010_Cie_LMNO_Lucy_IMG_9121_Rsolution_de_l_cran_.jpg

Rouge carmin est un spectacle qui se nourrit d'insolence, de générosité, d'humour et d'humanité pour peindre le portrait d'une femme qui a su vivre à la frontière de l'espoir infini et de l'inassouvissement perpétuel : l'indomptable Carmen. Les huit interprètes féminines de la compagnie LMNO nous livrent les sonorités, les lueurs, les éclats, les troubles, les beautés et les rébellions que leur inspire ce personnage mythique. 

http://www.myspace.com/cielmno/videos/rouge-carmin/54596784
Rouge Carmin

Cie Lmno | Myspace Vidéo

  Chalon_2010_Cie_LMNO_Lucy_IMG_9135_Rsolution_de_l_cran_.jpg

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                         Festival "Châlons dans la rue" 2010

                         Photos: Domonique Villy

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 19:37

 

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En 1986, à Bra, Serralunga d’Alba et Barolo, (Italie), soixante deux personnes se regroupent et fondent Arcigola, le précurseur de Slow Food.

 

A Paris en 1989, le mouvement international Slow Food se crée et le manifeste fondateur est signé par des délégués de quinze pays. Il s’agit de contrer les fast food et la « fast life », pour enrayer la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, ses origines, ses saveurs et les conséquences de leurs choix alimentaires sur le reste du monde

 

Slow Food est une association éco-gastronomique à but non lucratif, financée par ses membres. Aujourd’hui, plus de cent mille membres de par le monde se sont regroupés afin de promouvoir une nouvelle logique de production alimentaire, de développer des programmes alimentaires et d’agir en faveur de la biodiversité.

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Pasta Terra à Montargis (Gâtinais-Loiret)-ph JLB

 

Dirigé par un Comité exécutif international, il est élu tous les cinq ans lors du Congrès international Slow Food. Le Conseil est composé de délégués de pays comptant au moins cinq cents membres. Certains pays ont des organismes nationaux dirigés par des Comités exécutifs des pays concernés. Ces branches nationales coordonnent les évènements et les projets Slow Food grâce à une connaissance approfondie des besoins de leurs membres et de leur pays. Certaines associations nationales ont créé des structures pour organiser des évènements commerciaux et des entreprises dont les profits servent à financer les activités de l’association (la Maison d’Edition de Slow Food Italie).

 

Assiette, terroir et planète

 

La philosophie de ce mouvement considère que le droit fondamental au plaisir concerne chaque individu et que, par conséquent, il en est de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaires, traditionnels et culturels qui rendent ce plaisir possible. Ce mouvement fondé autour du concept d’éco-gastronomie est celui de la reconnaissance des liens qui unissent  l’assiette, le terroir et la planète.

 

Slow Food se donne pour mission de travailler à défendre la biodiversité dans l’offre alimentaire, de diffuser une éducation au goût et mettre en relation des producteurs de nourriture de qualité et des coproducteurs (consommateurs) au moyen d’évènements et d’initiatives.

 

Slow Food estime que le plaisir procuré par des boissons et des aliments de bonne qualité doit aller de paire avec des efforts pour sauver les innombrables variétés traditionnelles de céréales, légumes, fruits, et les races animales, ainsi que les produits alimentaires en train de disparaître à cause d’une alimentation dominée par les industries agroalimentaires.

 

Les membres de Slow Food estiment que le fait d’être informés sur le mode de production de ce qu’ils mangent et le soutien qu’ils apportent à ceux qui produisent font d’eux des partenaires actifs du processus de production. De même, les producteurs doivent recevoir une juste compensation pour leur travail et leur savoir-faire.

 

En 2003, la Fondation Slow Food est créée. Ses objectifs sont de soutenir les projets du mouvement visant à défendre la biodiversité agricole et les traditions gastronomiques en accordant une attention particulière aux pays en voie de développement (Terra Madre). Au moyen de projets comme l’Arche du Goût et des Sentinelles mises en œuvre par la Fondation, Slow Food souhaite protéger le patrimoine gastronomique des nations.

 

Slow Food est l’un des fondateurs de l’Université des Sciences Gastronomiques (UNISG) qui inclutslow-food b dans ses parcours des disciplines relatives à la culture, à la science et à l’histoire de la gastronomie. Cette Université est pour Slow Food un moyen de réunir d’une part, l’innovation et la recherche des secteurs universitaires et scientifiques, et d’autre part les savoirs traditionnels des fermiers et des producteurs alimentaires. Son objectif est de contribuer à la naissance d’une nouvelle génération de producteurs alimentaires partout dans le monde.

 

L’Arche du Goût…

 

L’Arche du Goûtrecherche, décrit, signale et catalogue des saveurs presque oubliées du monde entier, des produits en danger d’extinction mais encore vivants et aux potentialités productives et commerciales réelles. Les critères de sélection des produits de l’Arche sont : l’excellence gastronomique, le lien avec le territoire, le caractère artisanal, la dimension soutenable des exploitations et le danger d’extinction, autant de critères qui répondent à l’engagement régional.

 

…et les Sentinelles

 

Les Sentinelles sont des projets menés par Slow Food en liaison avec des producteurs (et éventuellement des transformateurs), dans le but d’aider à la relance d’un produit alimentaire, et dans l’esprit de soutenir la petite production agricole et artisanale et l’activité économique, ciblées sur de petits territoires.

 

Pour valoriser un produit, il faut réunir les quelques producteurs qui restent et les rendre visibles, les aider à communiquer l’excellence gastronomique de leurs productions et arriver à des prix plus rémunérateurs. Il faut parfois des créations  ou des restaurations de structures : construire un abattoir, restaurer un four ou les murs en pierres sèches d’un vignoble. Parfois, un seul projet ne suffit pas, il en faut autant qu’il y a de produits, chacun étant étudié en fonction des besoins d’une filière précise. Les Sentinelles sont donc des projets ciblés sur le territoire. Ils peuvent ne concerner qu’un seul fromager ou bien rassembler des milliers de paysans. Ainsi Slow Food a encouragé et permis la création d’associations et de coopératives.

 

Arche du Goût en Région Centre

Cinq productions menacées ou en risque de disparition de la Région Centre sont inscrites à l’Arche du Goût de Slow Food : l’Oie de Touraine, la Poule Noire du Berry, l’Agneau Berrichon de l’Indre, l’Agneau Solognot, et la Sucrine du Berry.

 

 

Tours : Euro Gusto, Salon international

 

Organisé tous les deux ans à Tours, au cœur du Val de Loire, inscrit par l’UNESCO au Patrimoine mondial, ce nouvel événement international de Slow Food permet à tout à chacun de découvrir en famille, ou entre amis, des productions de qualité venant des quatre coins de l’Europe, de la France et de la Région Centre, d’appréhender les enjeux culturels, économiques et environnementaux qui s’y rattachent et de s’informer sur les pratiques de consommation responsables. A l’heure où de plus en plus de décisions intéressant l’avenir de l’alimentation se prennent au plan Européen, Euro Gusto est aussi un formidable moment d’échange et de partage d’expériences pour celles et ceux qui interviennent dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture, de l’environnement et de la santé (professionnels du secteur public et du secteur privé, responsables et bénévoles associatifs, élus) ou pour qui s’y intéresse.

 

Euro Gusto présente des productions et des savoir-faire remarquables du patrimoine alimentaire européen, mais s’attache aussi à informer un large public sur les « bonnes pratiques alimentaires » et les choix « responsables », à sensibiliser les professionnels et les décideurs, et à favoriser l’émergence d’un réseau d’acteurs porteurs de projets innovants pour préparer l’avenir de l’alimentation en Europe. La première édition d’Euro Gusto a eu lieu en novembre 2009 et a réuni plus de 16 000 participants sur trois jours. La prochaine édition aura lieu les 18,19, et 20 novembre 2011. 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:43

Les 18, 19 et 20 novembre 2011

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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:39

Voici le commentaire qui a été déposé hier dimanche à la suite de l'article:"Entre Eva Joly et Nicolas Hulot j'ai fait mon choix" .Personnellement je ne vois pas de rapport entre ce texte et le commentaire.

 

PAS BEAU, PAS BEAU... 

"un élu qui se permet d 'assimiller Sarko et le pen n 'est pas digne de sa fonction ton bloig est a chier de toute façon les écolos vous êtes trop mal vus dans le loiret mouhahahahaha faitent pas chier les Français avec le nucléaire , ce qu'il veulent c 'est une éléctricité pas chère bande de bornés suicidaires que vous êtes partisants de la décroissance , vous êtes bons a tuer oui a tuer tous écolo que vous êtes!" 

Signé: "Vive La France"

(je n'ai pas corrigé ni les fautes, ni le texte)

 

C'est beau l'appel au meurtre signé "Vive La France". Reste à savoir de quelle France il se revendique celui là. Par9782858158416 contre ce n'est pas courageux de se planquer derrière l'annonymat pour déverser sa haine de pousse au crime. Les convictions quelles qu'elles soient devraient s'exposer et se défendre à visage découvert. Dans une société évoluée, construire, combattre et s'opposer en politique n'oblige pas à tuer physiquement ses adversaires, du moins en principe. C'est vrai que l'idéal de la civilisation est toujours en équilibre fragile et instable et  que même  parfois il lui arrive de reculer. La France et plus largement l'Europe  ont connu plusieurs fois au 20ème siècle ces moments de régression. Et  aujourd'hui certains de ses territoires sont toujours problématiques et demandent une vigilance de tous les instants. Que dire d'autres continents et de pays où la vie des personnes ne pèse rien dans des contextes de violence absolue. Il n'est pas assez de jours pour nous le rappeller.      

 

Dans le cas présent de ce commentaire,  Immonde sûrement, provocateur peut-être, mais dans les deux cas on ne peut  laisser banaliser de tels propos comme de si rien n'était. Laisser dire et faire revient à accepter la loi de la violence ordinaire. C'est un climat que j'avais déjà bien perçu durant la campagne des cantonnales dernières où plusieurs fois,  avec des copains nous avons été l'objet de propos de violence rare et sans raisons objectives. Nous faisions tout simplement de la distribution de tracts dans les boites aux lettres. Pas vraiment de quoi déclencher tant de haine. A remarquer que ces incidents ne se sont pas produits dans des quartiers dits difficiles mais dans ceux de la classe moyenne! N'en tirons pas des conclusions hâtives et définitives..                                                                           

 

Rassurons le "pousse au crime masqué" qu'est Vive la France, dans tous les cas il restera toujours des citoyens écolos pour contester le nucléaire et faire des propositions alternatives.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 23:03

66ème ANNIVERSAIRE

Le 14 avril 1954, le besoin exprimé par les déportés et les familles des déportés n’ayant pas survécu aux camps de concentration, a été reconnu par le gouvernement de Joseph Laniel sous la présidence de la République de René Coty par une loi proclamant le dernier dimanche d’avril « Journée Nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation ». Elle fut votée à l’unanimité par le parlement. Ainsi, tous les ans, ce dimanche là, est rendu par le pays, un hommage solennel à toutes les victimes de la déportation, sans distinction aucune. Ce jour là ayant été retenu parce que se situant au plus près des dates de libération de la plupart des camps et aussi parce qu’il ne risquait pas la confusion avec les autres célébrations nationales ou religieuses qui existaient.

P1020901.JPG  Camp de Mauthausen (Autriche). Photo JLB

 

Aujourd’hui nous célébrons le 66ème anniversaire de la Libération des Camps de Concentration. Aussi, ayons une pensée pour les millions (sept ou huit) d’hommes, de femmes et d’enfants qui furent les victimes innocentes de la folie meurtrière née au cœur même de l’Europe « civilisée » et qui périrent « rien » que dans ces camps. Soyons vigilants pour qu’un jour sous d’autres formes ne ressurgisse pas cette même folie qui désigne « l’autre » en bouc émissaire. Et dans ce domaine irrationnel, rien n’est jamais acquis, ni forcément gagné.

 

Pour la France : les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

  •       75 000 environ pour des raisons raciales (2 500 survivants) Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.
  •       66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, (= en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des raflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

 

Une pensée et un baiser pour chacun et chacune.

Respect pour les victimes comme pour les survivants.

  

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 15:45

Comité de Défense de LibéOrléans :
2ème réunion à Orléans, le 23 avril 2011.

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Trois semaines écoulées depuis notre première réunion du Comité de Défense de LibéOrléans, qui s'est tenue le 02 avril dernier à Orléans.

 

Trois semaines pour réagir, mettre en commun : idées, actions, déplacements, interventions....

 

Il est grand temps de rendre compte, d'indiquer où nous en sommes, de mettre en partage d'autres idées, moyens d'envisager encore et toujours les jours à venir, le compte à rebours étant désormais enclenché quant à cette date butoir du 30 avril.

 

Il n'est pas temps de baisser les bras, de laisser "tomber", de nous résigner.

 

Bien au contraire. Alors, réunissons-nous le:

 

Samedi 23 avril 2011 à 12H

Salle Délicat &Scène du Cinéma Les Carmes

numérisation01887 rue des Carmes à Orléans.

 

Merci de confirmer votre présence en envoyant un mail à cette adresse : tripet.dominique@yahoo.fr.

Ceci afin de nous organiser au mieux.

 

Faites passer l'info et surtout, pour les plus timides, n'hésitez pas à vous joindre à nous. Je vous assure que tout cela est très joyeux, déborde d'énergie et que du coup, les talents se découvrent...

 

LibéOrléans nous appartient, montrons-leur ?

 

Et s'il vous fallait encore d'autres arguments, lisez-donc cet article signé Nicolas Demorand paru dans le Libération d'hier vendredi 20 avril. Après celui de Challenges, où Nathalie Collin s'exprime sur les "millions de Libération", on peut sans doute et à raison se demander si au niveau de la direction de Libération, certain-e-s ne souffrent pas de dissociation mentale.

 

Mais non, suis-je bête, il y a le discours envers les actionnaires et l'état de fait envers les autres, la valetaille, celles et ceux qui ne font pas partie du sérail : salariés et lecteurs. Alors bougeons-nous !

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 16:43

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LES LECTEURS DONNENT DE LA VOIX

Je reviendrai sur la disparition de la pluralité de la presse régionale de par la concentration des titres dans un même groupe, d'où l'importance de sauver LibéOrléans 

Les initiatives des lecteurs de LibéOrléans se poursuivent et se multiplient. Ces derniers, réunis en «Comité de défense de LibéOrléans» ont fait le déplacement, vendredi 8 avril, au siège parisien du journal pour exposer leurs vues à la direction. Le résumé de la journée, ainsi que le suivi des initiatives est à retrouver sur Le Blog de Circé. De nombreuses œuvres de dessinateurs favorables au maintien des LibéVilles sont exposés sur le blog de Polyborus 

 Rappel: suite à l’annonce faite par la direction de Libération de procéder, le 30 avril prochain, à la fermeture des deux tiers des Libévilles (Strasbourg, Lille, Rennes et Orléans), des lecteurs orléanais ont lancé un «Comité de défense de LibéOrléans» doublé d’une pétition. Cette dernière a déjà recueilli près de 1.000 signatures. Lundi 28 mars, une délégation composée d’élus du personnels et de représentants de l’intersyndicale CGT-SNJ-SUD a été reçue par la direction.

«Les représentants du personnel ont demandé un moratoire pour permettre la recherche de nouvelles alternatives pour le financement des Libévilles, qui reste d’un faible coût», ont-ils expliqué dans un communiqué. «Ils déplorent les conséquences sociales et financières de cette décision, qui empêcheront de manière durable le développement du journal en région».

De son côté, la direction a assuré que sa «décision était prise» et qu’elle «ne reviendrait pas en arrière», reconnaissant que cette décision n’était «pas facile sur le plan social». Elle a transmise le communiqué suivant:

«La direction de «Libération» a décidé de suspendre les sites régionaux - les libévilles - de Lille, Orléans, Rennes et Strasbourg.
P1100026Cette expérience, menée pendant près de trois ans, n'a pas apporté les résultats escomptés et il est difficile d'atteindre la taille critique, nous avons en conséquence choisi de nous recentrer sur un plus petit nombre de villes à Lyon, Marseille et Toulouse, avec nos correspondants permanents qui poursuivront l'expérience.
Cette décision ne remet pas en cause la volonté de «Libération» de continuer à travailler dans toutes les régions et d'être présent, sous différentes formes, sur l'ensemble du territoire avec notre Rédaction et l'ensemble de nos correspondants régionaux.
La direction de Libération»

 

Le «Comité de défense de LibéOrléans» et la Société des lecteurs de Libération (SLL) ont organisé une première rencontre samedi 2 avril 2011 à l’Espace Délicat & Scène du cinéma Les Carmes et acté le principe d'un calendrier d'actions à mener en faveur du maintien de LibéOrléans.

M.Gd

( lien dans la colonne de droite)

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 16:27

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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