Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 13:59

NI DIEU, NI MAITRE,

JUSTE UN(E) CANDIDAT(E)

POUR UNE ELECTION.

Faites vos jeux… Rien ne va plus,: la candidate à la présidentielle de 2012 d’EELV est Eva Joly. Le sort en estarbre-small[1] jeté, le bonheur est dans le pré et que vive la campagne. 

 

La question est simple et se décline en deux questions. Aurons-nous (les écologistes) un candidat aux présidentielles ? La réponse a été très majoritairement oui. On ne discute plus alors on y va. Mais avec quel (le) candidat (e) ? A priori avec celle ou celui qui doit rassembler sur son nom le maximum d’électeurs, c'est-à-dire très au-delà des militants et même des sympathisants. Il est là l’enjeu, c’est celui de dépasser largement le pré-carré vert et le cercle des convaincus. Ce qui devrait-être une évidence devient un problème, pire un handicap à moins que cela soit un incroyable quiproquo.

 

numerisation0233.jpgC’est que l’écolo AOC n’imagine pas une seconde que son représentant (e) à la présidentielle, tout en défendant les mêmes projets de transformation de la société, par son histoire de vie et son parcours écologiste soit différent de lui, et surtout qu’il soit populaire (ce qui en écologie n’est pas donné à tout le monde, on le saurait). Alors cela devient très compliqué, puisqu’à l’évidence pour bon nombre de militants, de façon implicite, on ne peut à la fois, être populaire et un « bon écologiste ». La popularité semblerait-il n’est pas pour beaucoup, compatible avec une supposée pureté idéologique, comme si populaire était entaché de mille vices cachés et de plus que la pureté existerait (n’est-on pas toujours  le « social-traître » d’un autre ?). Résultat, mieux vaut désigner un(e) candidat (e) conforme à l’image« bien-pensante » de nous-mêmes, à savoir le contraire de la popularité. Etonnant, non ?

 

En 2012 pour les écologistes, ça sert à quoi de participer à l’élection présidentielle ? A être élu à l’Elysée ? Bien évidement non, pour témoigner ? Personnellement je pense que nous avons dépassé ce stade. Sans doute pour populariser les idées que nous défendons, mais pour ces idées nous faisons de la politique, c’est-dire que dans cette élection, notre score doit être le plus élevé possible afin de négocier avec le PS un groupe parlementaire et un accord de gouvernement. Avoir des ministres sans groupe parlementaire, c’est faire de la figuration. Un parti politique, bien que partenaire, n’a pas vocation naturelle à distribuer des sièges éligibles à un parti concurrent si il n’en est pas obligé soit par nécessité, soit par le poids d’un rapport de force et en politique, tout rapport de force passe par les urnes. Dans le cas présent c’est le chiffre du premier tour de la présidentielle qui permettra ou non d’atteindre nos objectifs. Sans oublier que nous sommes dans un scrutin à forte participation ce qui, pour les écolos, ne leur est pas favorable et n’a rien à voir avec les européennes, les régionales ou même les cantonales qui sont des scrutins à très forte abstention. Sans oublier le vote utile dès le premier tour sachant que de nombreux électeurs de gauche n’ont pas envie de revivre 2002 et que par ailleurs, il y a urgence à dégager l’actuel occupant de l’Elysée.

 

Pas sûr que nos écolos aient bien tous percuté sur les enjeux véritables au-delà de leur « bulle verte » sur la réalité vraie, à savoir celle de monsieur « tout le monde ». Il en est même qui en défendant la candidature d’Eva Joly pensent qu’elle fera un score  plus faible que Nicolas Hulot et ainsi fera courir moins de risques pour un nouvel échec de la gauche et des démocrates. En clair, au final il nous faudrait (les écolos) une candidature qui ne gène pas trop les socialistes. Dans ces conditions à quoi bon présenter un candidat si cela ne doit pas trop gêner le principal partenaire avec lequel il va falloir négocier un groupe parlementaire ?

 

Sur ce blog j’ai exprimé le pourquoi de mon choix de Nicolas Hulot (voir « entre Eva Joly et Nicolas Hulot j’ai fait mon choix »). J’ai fait ce choix en réaction à la détestation militante qui de façon épidermique et injuste a frappé Hulot durant ces primaires. J’avoue ne pas comprendre cette presque haine pour certains, alors que cela plaise numérisation0232ou non par son engagement professionnel et personnel, Hulot a beaucoup apporté à une reconnaissance publique et politique de l’écologie en France. Il ne l’a pas fait contre les Verts mais en complémentarité. Là où il agissai les Verts n’y étaient pas et inversement. Le Pacte Ecologique initié par lui et son équipe n’a-t-il pas été signé en 2007 par Dominique Voynet la candidate Verte à la présidentielle d’alors ? Revenons à la question de savoir qui serait le bon candidat(e) ? Pour ce choix, les écolos se sont trouvés dans un quiproquo « démocratique » de première grandeur. Soit avec Hulot, EELV poursuit l’ouverture de sa base et franchit une nouvelle étape d’un élargissement de popularité dans l’opinion publique. Soit les militants choisissent un repli identitaire en votant Eva Joly ce qui signifie que l’ouverture est « fermée ». Eva Joly ne s’y trompe pas quand dans ses déclarations elle loue la « culture militante ». Le succès d’Europe Ecologie aux Européennes de 2009 et Régionales de 2010 s’est construit sur une ouverture à la société civile qui bousculée et régénérée cette « culture militante », dont Eva Joly a bénéficié, et sur des scrutins à très forte abstention. Aujourd’hui la député européen, tout à fait estimable, est fière d’avoir conquis le cœur des militants, sauf que le cœur de la présidentielle est de conquérir « madame et monsieur tout le monde », d’où la nécessaire ouverture au grand public. Voilà pourquoi ces primaires n’étaient pas qu’un choix de personne, mais un choix entre poursuivre l’ouverture ou la stopper. C’est ainsi que EELV vient de vivre un chassé croisé autour de la popularité : celle des militants et celle de l’électorat et il est clair que la grande popularité de Nicolas Hulot ne vient pas des militants ce qui explique facilement les résultats des primaires. Voilà en quoi l’Ecologie politique française a raté une occasion de plus de passer à la vitesse supérieure en ne plaçant pas Hulot comme candidat. Ce n’est pas Hulot pour Hulot, c’est que pour ce scrutin de 2012, je continue comme Stéphane Essel, José Bové, Yves Cochet et beaucoup d’autres de penser qu’il aurait été la bonne personne au bon moment et au bon endroit. La majorité des militants en a décidé autrement et on fera avec. Rendez-vous au début 2012

 800px-Eva-Joly-12.jpg

                         Eva Joly-Photo N4thaniel

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:07

21 AVRIL 2002 PLUS JAMAIS CA !

J’ai pris mon temps, j’ai observé et écouté les uns et les autres et j’ai placé mon choix en perspective de l’histoire écolo, mais aussi de façon plus large, c’est-à-dire des enjeux de la société française, voire européenne.

 

Ecologiste engagé et actif depuis 1970, j’ai toujours depuis 1974 autour de René Dumont défendu la présence d’une candidature écologiste à l’élection présidentielle. Scrutin peu favorable aux minorités et qu’on le veuille ou non, pour les écologistes, participer à cette élection c’est témoigner. C’est aussi un des outils nous permettant un jour de gagner une majorité culturelle au sein de la société. Politiquement c’est potentiellement un moyen de arbre-small[1]négocier avec nos partenaires des circonscriptions gagnables pour les législatives qui suivent et auxquelles dans tous les cas nous devons participer, puisque le financement des partis politiques s’opère à partir du nombre d’électeurs de ces législatives. Cependant, je fais partie de ces gens qui ont très mal vécu la présidentielle de 2002 et  la percée de l’extrême droite. Pourtant les écologistes avaient toutes les raisons d’être satisfaits de cette cinquième participation aux présidentielles depuis 1974. Pour la première fois notre candidat –Noël Mamère- avait passé la barre des 5% (5,25%), mais que reste-il dans la mémoire populaire de ce 21 avril, sinon l’élimination de la Gauche par l’extrême Droite et l’abstention dès le premier tour. J’avais d’autant mal vécu ce grave épisode présidentiel, que quatre ans auparavant en 1998, j’avais assisté en direct à la Région Centre à la tentative (réussie dans un premier temps) du détournement du suffrage universel par la collusion Droite-FN.

 

En 2007, le FN a été éliminé dès le premier tour par le siphonage de son électorat par le candidat Sarkozy. Démonstration concrète de la proximité d’idées et d’électorat entre l’UMP et le FN.

 

Pour 2012, le contexte politique, social, économique et écologique s’est considérablement assombri pour ne pas dire extrêmement dégradé. Il suffit de constater la faillite potentielle d’une majorité des états européens. Faillite qui pourrait se traduire par l’effondrement de la zone Euro, et de l’entité européenne tout court par des replis identitaires,  nationalistes et xénophobes qui nous le savons bien se terminent toujours dans la guerre. Le symptôme qui ne peut échapper à personne est celui de la montée des populismes et parfois extrêmes un peu partout en Europe. La France n’est pas exempte de ces dérives. Un taux d’abstentions record, et un gros pourcentage de votes FN dans les suffrages exprimés pèsent bien lourd pour l’expression démocratique. La fille de son père banalise les idées portées jusqu’alors afin de les rendre présentables et acceptables par de nouvelles catégories de la population. Moi qui habite dans un secteur particulièrement contaminé (aux régionales de 2010 le Loiret a été le seul département de la Région à envoyer deux élus FN à l’Assemblée régionale, tous deux issus du Gâtinais), chaque jour je constate la progression du mal par l’avance des idées extrêmesaffiche sarkozy a4 considérées désormais comme banales par un nombre croissant de mes concitoyens.

 

Dans les enjeux de cette présidentielle, comment ne pas prendre en compte concrètement (au-delà des discours) l’ensemble des reculs sociaux que connait dans tous les domaines la société française depuis 2002 ? Comment stopper concrètement cette globalisation libérale de l’économie. Comment des populations en souffrance peuvent se mobiliser sur les urgences écologiques alors que pour beaucoup les urgences sont de toute nature et touchent parfois à leur survie au quotidien, y compris pour des travailleurs pauvres ? Autant de réalités qui jettent nombre d’individus soit dans un rejet de la politique y compris écologiste, soit dans le pire des cas dans les bras de la fille du père. Ma priorité est celle de dégager l’UMP du pouvoir.

 

Aujourd’hui, nous ne sommes pas en 2007 et à onze mois de l’élection de 2012, le résultat reste très ouvert y compris un scénario à la 2002, à l’envers ou pas. De plus après 40 ans d’engagement écologiste, je suis un réalo et je n’ai pas la naïveté de penser qu’un écolo quel qu’il soit puisse arriver à l’Elysée en 2012. Ne nous racontons pas d’histoire. Ce n’est pas du défaitisme de ma part, c’est de la lucidité. Aussi la question que je me pose depuis longtemps est celle de la pertinence d’une présence écolo à cette présidentielle. Election phare de la cinquième République (alors que depuis 1980 nous en souhaitons une sixième) et que passant du septennat au quinquennat, la vie politique française est dans une perpétuelle danse de saint gui. Même si d’autres ne l’expriment pas, je sais qu’à EELV et chez nombre de nos sympathisants beaucoup se posent la même 221023.jpgquestion.

 

De par mon parcours militant, pour moi cette question n’est ni facile ni simple dans la mesure où je n’ai pas une réponse « écolo » pour lutter de suite contre la montée du populisme pour ne pas dire un peu plus. Ma conscience et ma responsabilité de citoyen et de politique sont interpellées à ce moment sensible de la vie publique. Je dois faire des choix tactiques qui doivent permettrent une nécessaire victoire de la Gauche et surtout d’éviter à l’Ecologie politique d’être co-responsable d’un nouveau

 

 « 21 avril ». La Gauche pourrait très bien être majoritaire en nombre d’électeurs et absente du second tour. Pour ma part ce scénario ne me conviendrait pas.

 

Personnellement, j’aurais préféré que nous négociions de suite un accord de gouvernement avec le PS et surtout l’existence d’un groupe parlementaire conséquent. Un tel groupe est l’outil indispensable à des ministres écolos. Sans troupes dans l’Assemblée Nationale, dans les années 1997-2002, Dominique Voynet, Yves Cochet et Guy Hascouët étaient bien seuls dans la mécanique gouvernementale, dépendants du premier ministre et face à des militants piaffant d’impatience de changement. Mais là aussi ne soyons pas candides, même si sur des sujets nous partageons avec le PS des valeurs communes, néanmoins nous ne sommes pas de même culture et rallier à la nôtre des partenaires convaincus du bien fondé de la leur ne se décrète pas et ne va pas de soi. Aussi ne soyons pas surpris que des partenaires n’abandonnent pas facilement des sièges de parlementaires, ce n’est écrit nulle part qu’il doit en être ainsi. Mais eux doivent comprendre que dans tous les cas pour gagner ils ont besoin de nous et que forcément cela a un coût.

 

Désolé pour ceux qui penseraient que tout cela est de la basse magouille et de la cuisine politicienne c’est-à-dire pas beau, pas propre. Ce n’est rien d’autre qu’une illustration de la vie qui quotidiennement dans tous les domaines oblige chacun de nous, individuellement et collectivement, à naviguer entre l’idéal et la réalité. Cela oblige à être clair avec soi-même par l’assurance d’une identité politique écologiste tranquille et bien trempée. C’est une histoire de confiance en soi, il en va des individus comme des groupes.  Reste pour nous EELV à voir quel serait le candidat PS le plus apte à rassembler la Gauche et par ce rassemblement de donner du contenu et de la cohérence à la transformation écologique de la société que nous portons. La clef de cette transformationphoto_1300056024050-2-0.jpg passant nécessairement par la sortie du nucléaire.

 

Ces questionnements ne m’ont pas mobilisé sur les candidatures, et  aucune d’entre elles ne m’a particulièrement séduit. Non pas que chacun n’ait pas des qualités, mais ce sont les conséquences d’une candidature qui me posent problème. Cependant en bon petit soldat, vu que la majorité des adhérents d’EELV ont décidé d’envoyer un candidat à la présidentielle après l’organisation de primaires, je ne peux rester en retrait d’où mon écoute et mon observation des candidats et de leurs soutiens.

Là je n’ai pas été déçu. Que des soutiens s’expriment pour tel ou tel candidat, c’est normal. Ce qui l’est moins ce sont les jugements sommaires et exécutoires qui volent en tous sens. Au détour de petites phrases, j’ai vu400px-Eva Joly Europe Ecologie 2009-06-03 flinguer des personnes à propos de leur choix, je pense à Claude Marie Vadrot, notoirement connu pour ses 40 années d’engagement de haut niveau pour la cause écolo. En politique il est important de maîtriser et hiérarchiser ses émotions. Du coup j’y ai regardé de plus près et j’ai constaté que le plus stigmatisé, le plus décrié, le plus dénoncé sur son passé est Nicolas Hulot et pour cause depuis 1987 il chemine de l’environnement à l’écologie à la télévision mais aussi sur le plan personnel. C’est vrai personne n’a rien à reprocher à Eva Joly et pour cause, elle n’était ni de près, ni de loin, engagée sur le terrain de l’écologie ou de l’environnement. De 1990 à 2002, juge d’instruction au Pole financier du Palais de justice de Paris, elle excelle dans la chasse aux affaires de corruption et comme citoyen je ne peux qu’apprécier son travail et naturellement je respecte son engagement et sa ténacité.

 

Si des primaires ne sont pas la chasse à la femme, pour autant elles ne peuvent-être la chasse à l’homme, à un homme.

 

Qui détient le curseur de la « pureté écolo » ? Qui coopte qui et selon quel dogme ? Qui désigne « les bons » et les « mauvais », c’est quoi les critères ? En tous les cas, il est clair qu’avec de tels comportements nous ne sommes plus dans les principes fondateurs de la philosophie de l’écologie politique des années 70 qui sont ceux de la reconnaissance et de l’acceptation de la différence et de la complémentarité. Paradoxal en ces temps de rassemblement des écologistes  avec EELV! Il est vrai qu’Europe Ecologie-Les Verts n’est jamais que le cinquième grand rassemblement des écologistes depuis1974. Heureusement qu’à cette date n’existaient pas de censeurs et gardiens du « temple » pour exiger des saufs conduits de bon écologisme, et que seul le présent de chacun comptait. Combien auraient été virés entre les membres des associations de défense de l’environnement, de la nature, de lutte contre la pollution, d’agriculture biologique, de consommateurs, de féministes, d’immigrés, de communautés, d’ anti-nucléaires, de l’économie distributive, de comités de santé, de régionalistes, de pacifistes, de tiers-mondistes, et j’en oublie. Tous ces gens qui dans leurs différences ne se connaissaient pas mais se respectaient et au-delà des générations parce que tous étaient dans l’action et non dans le commentaire virtuel qui n’est que l’illusion d’exister. Voilà comment est née l’Ecologie Politique en France, dans la confiance et le plaisir de faire ensemble et non dans la suspicion.

Si c’était aujourd’hui, René Dumont essuierait toutes sortes de critiques et d’anathèmes. Durant la guerre n’avait-il pas commis des prises de positions dans la presse agricole de Pétain qui lui valurent quelques difficultés à la fin du conflit. Dans les années 1950 il sera à la direction agricole pratique des travaux de la section agricole du plan Monnet où il recommande le remembrement et une agriculture productive et ouverte aux échanges internationaux. Pacifiste de toujours, il dénonce la guerre d’Algérie. Durant les années soixante, il est l’un des premiers à dénoncer l’agriculture productiviste et consacre l’essentiel de son activité à l’agriculture dans le tiers-monde et particulièrement l’Afrique. Ce qui nous intéresse en 1974, ce n’est pas ce que Dumont fit ou fut quelques décennies auparavant, mais ce qu’est devenu l’homme dans son évolution personnelle et professionnelle. Homme résolument de Gauche, et qui restera écolo jusqu’à sa mort. Comme le dit Nicolas Hulot : « je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu », Il a raison, être écologiste n’est pas génétique, on le devient dans l’action, sachant qu’il y a tant à faire et de la place pour tout le monde, dans la différence et la complémentarité.

 

Encore un exemple d’évolution positive qui mérite respect. Noël Mamère est journaliste bien au chaud à Antenne 2 où il présente le journal de la mi-journée. Il n’est pas viré, mais par conviction politique il quitte son poste et en 1990 avec Brice Lalonde (alors à Gauche) et Jean-Louis Borloo, il crée « Génération Ecologie » clairement ancré à Gauche, ce qui n’est pas la posture des Verts de l’époque. Il est élu Conseiller régional en Aquitaine en 1992. En 1994, il quitte Génération Ecologie et part avec Bernard Tapie sur la liste « Energie Radicale » auarbre-small[1] Européennes avec lequel il sera élu député Européen alors que les Verts ont perdu les neuf sièges qu’ils avaient gagnés en 1989. Il rejoint les Verts avec ses amis de Convergences Ecologie Solidarité. Il sera le candidat des Verts en 2002 et sera le premier écolo à franchir les 5%, manque de bol avec l’élimination de la Gauche. Ce parcours ne me gène pas et c’est l’histoire (rapide) d’un écolo sincère même si à des instants précis nous n’étions pas toujours en phase..

 

Personne n’a à se poser en inquisiteur des uns ou des autres. Chacun assume sa différence non pas en fonction d’une posture raide et rigide, mais dans le sens d’un vaste rassemblement où chacun à sa place contribue à gagner une majorité culturelle dans la société. C’est très loin d’être gagné. Alors si l’Ecologie Politique devenait dogmatique et sectaire et que les membres d’EELV se laissaient aller à exclure ceux qui sont différents d’eux de part leur parcours, c’est conforter tous ceux et ils sont nombreux qui rejettent la politique et ses représentants y compris chez ceux qui s’indignent d’ailleurs avec raison. Je ne pense pas que cela soit les ambitions du moins affichées de notre Mouvement.

 

J’ai entendu et lu trop de choses excessives anti Hulot. C’est dommage je pense qu’il ne le mérite pas, Depuis vingt ans ce n’est pas un inconnu pour nous et encore moins pour le grand public. Depuis toutes ces années son parcours se rapprochait de notre galaxie. Je me souviens de sa visite en 2006 lors des journées d’été des Verts à Coutances, il était question de la présidentielle de 2007. Ce que je pense c’est que là où il était dans son action moi je n’y étais pas comme bien d’autres d’ailleurs, et bien tant mieux parce personne d’autre non plus. Et tant mieux si ce sont 300 émissions Ushuaïa qui se sont répandues sur TF1 de 1987 jusqu’à 1995 plus toutes les autres après 1998. Nous n’aimons pas TF1, mais le monde n’est pas comme nous le souhaitons ; TF1 a toujours une grande audience et particulièrement dans les milieux populaires, alors si Hulot a pu contribuer à sensibiliser des gens alors que moi je n’ai aucun moyen de le faire, alors tant mieux. Pareil pour le pacte écologique signé par 750000 personnes dont moi. Et même sentiment pour le Grenelle même si le déroulé ne suit pas les engagements pris et peut être détourné par des signataires peu scrupuleux. Pour moi, il en est ainsi de tous ses engagements même imparfaits. Hulot n’est pas dupe et dans son cheminement il a compris que d’aller plus loin encore nécessitait de faire bloc pour les plus déterminés, nous sommes dans une actionphoto 1254148475475-2-0 collective.

 

Je ne le considère pas comme un homme providentiel (ce n’est pas ma culture), mais de par son expérience, comme l’homme utile dans la séquence précise de ces présidentielles. De plus il maîtrise parfaitement la connaissance des dossiers et sait clairement rentrer dans les détails si besoin est. On ne va tout de même pas faire la gueule parce qu’il passe bien dans les médias. Il faut savoir ce que l’on veut sinon restons cachés et rentrons dans la clandestinité. Comme je l’ai déjà dit le monde n’est pas comme nous le rêvons, parfois il faut savoir l’entendre pour mieux être compris par d’autres. C’est à nous de faire cet effort. Voilà c’est pour toutes ces raisons et d’autres encore que je fais le choix de voter à ces primaires pour Nicolas Hulot.

 

Une réserve cependant, pour moi il est clair et je suis d’accord avec Daniel Cohn-Bendit pour faire le point en janvier ou février 2012 afin de voir à travers les sondages s’il n’y a pas péril en la demeure de Gauche.

Je l’ai dit plus haut l’urgence c’est que l’UMP dégage et que le FN ne confisque les clefs de la maison France.

 

Jean-Luc BURGUNDER

Vice-président du Conseil Régional du Centre (1998-2010),

Conseiller municipal de Montargis depuis 2001,

Directeur de l’Agence Presse Ecologie et d’ECOLOGIE-INFOS (1972-1992)

 

 

 

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:26

DES IMPÔTS LOCAUX EN AUGMENTATION…

Quelle est la différence entre un maire et un député maire? Le premier détermine ses taux d'imposition en fonction de la loi de finances. Le second vote à l'Assemblée nationale la loi de finances qui entre autres détermine les bases locatives, ce lui permet par de subtils jeux de passe passe, laisse à penser, et à faire croire qu'il réduit les impôts locaux. Ici à Montargis c'est faux, chaque année depuis dix ans, ils augmentent régulièrement. Ce n'est pas moi qui le dis mais mes avis d'imposition.  

 

Contrairement à ce qui a été écrit dans l’Eclaireur du 14-04-11, ce n’est pas « l’administration fiscale » qui augmente la base de la valeur locative. J’ai rappelé que ce sont les députés de la majorité présidentielle, dont Jean-Pierre Door, qui à l’Assemblée Nationale, tous les ans, lors des lois de finances votent les bases locatives bâtit et non bâtit. Pour 2010, les députés ont voté une augmentation des bases d’imposition de 2,5 % et pour 2011, une augmentation de 2 %, soit 4,5% en deux ans. Ces petits jeux font que les impôts locaux augmentent sans que les élus municipaux ne se mouillent allant jusqu’à dire qu’ils diminuent. Faux, mes avis d’imposition comme les vôtres, prouvent le contraire. C’est pourquoi j’ai proposé au député maire de voter une baisse de ces bases d’imposition compte tenu des difficultés que rencontrent les Français dont les Montargois.

numérisation0197

  L'Eclaireur du Gâtinais du 21-04-2011

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:01

numerisation0180.jpg

du Conseil général du Loiret,

de son management

et de ses cadres et agents «maltraités»...

numérisation0110Nous sommes juste après les élections cantonales qui une fois encore ont vu dans un climat citoyen particulier (très forte abstention) le maintien d'Eric Doligé. Champion de la Droite peut-être mais à quel prix au sein des personnels du Conseil Général. Un climat brutal et de terreur pour nombre d'agents, y compris des cadres et des directeurs voilà pour l'ambiance. Eric Doligé laisse faire non pas par faiblesse mais volontairement parce que cela l'arrange et que cela lui ressemble. Trois directeurs sur trente, c'est déjà beaucoup, mais ce sont trois Directeurs Généraux Adjoints sur sept ce qui pour le moins ne fait plus la même proportion. Cette gestion des ressources humaines est lamentable pour le Loiret et dangereuse pour les agents. En attendant, ils sont prévenus, ils en ont encore pour trois ans. Pas sûr que cela tienne jusque là, en espérant qu'un drame humain ne renvoie pas le champion de la Droite sinon à sa conscience, du moins à sa responsabilité. Qu'en pensent les élus de l'opposition (PS, PC et Verts) qui sont informés de cette situation déjà ancienne ? (voir ci-dessous).

Merci à Libération et à Mourad Guichard qui "sortent" les vrais sujets concernant notre département. Raison de plus pour sauver LibéOrléans qui doit disparaître à la fin Avril. Signer la pétition (voir article: "Urgent, sauvez LibéOrléans", texte précédent).   

 

INSTITUTIONS. (Article paru dans le quotidien Libération du 11 avril 2011)Eric Doligé, président UMP du conseil général du Loiret, le jure la main sur le cœur: la maltraitance, le harcèlement, le management par la terreur n’ont pas cours ici-bas. Pourtant, des cas révélés par Libération en avril 2008, avaient conduit l’institution à la mise en place d’une cellule d’écoute destinée aux agents. Si l’on pouvait imaginer un retour à la normale, la récente suspension d’un directeur général adjoint (DGA), qui avait demandé la protection du président face au directeur général des services, ravive les inquiétudes. D’autant que celle-ci se double d’arrêts maladie subits de deux autres DGA. «Sur une trentaine de directeurs aux fonctions éminentes, ils ne sont que trois à se plaindre du management, assure Eric Doligé. Je ne vais pas donner raison à la minorité 

 

Il n’empêche que depuis plus d’un an, l’hémorragie de hauts fonctionnaires se poursuit. Pour quelles raisons ? Eric Doligé dégaine la théorie du complot: «Les cadres concernés, que j’ai reçus séparément, m’ont dit les mêmes choses, ont utilisé les mêmes mots. Ça interpelle…» Le président reconnaît que des agents lui glissent régulièrement des missives dans sa voiture ou sous sa porte pour se plaindre de ce management. «Dans trois ans, on doit rendre les clefs du conseil général du fait de la réforme des collectivités territoriales, justifie-t-il. D’ici là, je veux P1100027que la maison avance

 

Selon un cadre, «la situation de maltraitance est connue de tous. Il s’agit d’un système qui tourne autour d’un seul homme: le directeur général des services, surprotégé par le président».Les deux hommes font équipe depuis le milieu des années 90.

 

Depuis jeudi, des ordres sont donnés aux agents pour que le silence le plus absolu entoure ces affaires. Un courrier a été envoyé aux conseillers généraux pour les appeler à la retenue. Contactés par Libération, deux des trois «mutins» n’ont pas souhaité donner suite. «Ils sont morts de peur, il faut les comprendre», explique un cadre.

 

Mourad Guichard

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 21:34

PRIORITE AUX INTERETS FRANCAIS 

 

Le discours affiché par les médias français et les politiques tente de justifier notre intervention militaire dans ce conflit par la nécessité de faire respecter les résultats d’un scrutin démocratique et de préserver les droits de l’homme. La réalité est sans doute beaucoup plus complexe, beaucoup  moins humaniste et ne peut être comprise que si elle est remise en perspective.

 

photo_1302362486396-6-0.jpgLes relations avec la Côte d’Ivoire ont été bonnes tant que les présidents en place depuis l’indépendance ont été en phase avec la politique française et nos intérêts économiques et géopolitiques. En effet, contrairement à ce qu’a affirmé Nicolas Sarkozy, la France a besoin, économiquement  de ses anciennes colonies, (l’économie ivoirienne représentant à elle seule 40% de tous les pays de la sous région)et politiquement (en particulier à l’ONU). Les contrats de coopération signés à l’indépendance font la part belle à la France quant aux retombées économiques dont elle bénéficie, dont la participation à l’exploitation du pétrole récemment découvert dans le golfe de Guinée. Et que dire de cet archaïsme qu’est le Franc CFA, cette monnaie qu’aucun des pays francophone d’Afrique ne peut contrôler en dehors de la France ?

 

Finalement, le reproche majeur fait à Laurent Gbagbo, c’est son panafricanisme et sa volonté de renégocier ces contrats de l’indépendance. Demande inacceptable pour la France mais aussi pour tous les dirigeants de la Sous Région, voyant ainsi leurs intérêts (souvent très personnels) menacés. Dans ce contexte, Il est très pratique de dire que Laurent Gbagbo est un « dictateur ». Sans doute n’est il pas exempt de comportements parfois limites, en pointant les turpitudes de son entourage. Mais il serait injuste d’oublier que c’est lui qui a introduit en Côte d’Ivoire le multipartisme, qu’il n’a pas pratiqué la censure des médias, qu’il a accepté en 2004 un premier ministre qui avait pris la tête des rebelles en 2002, qu’il a accepté sous la pression de la « fameuse communauté internationale » l’organisation des élections alors que ces mêmes rebelles n’étaient pas désarmés ?

 

Dans ces conditions il fallait bien penser qu’il y aurait des irrégularités. D’autres pays en ont connu (et ils sontphoto 1302428031828-1-0 nombreux) qui n’ont pas pour autant provoqué de guerre civile (par exemple le recomptage des voix pendant plusieurs semaines lors de l’élection de Georges Bush n’a pas provoqué d’émeutes ni d’émois particuliers dans la communauté internationale, et s’interroge-t-on sur celle d’Haïti (il est vrai que ce pays n’a ni ressources minières, ni cacao, ni pétrole !!)

 

Donc sans l’empressement à ce point ostentatoire de l’ONU (qui d’ailleurs aurait dû se contenter de certifier le scrutin et non pas de valider le résultat, qui normalement est le rôle du Conseil constitutionnel de la Côte d’Ivoire) et de la France pour faire proclamer le vainqueur adoubé par la communauté internationale, nombre d’Ivoiriens y ont vu une ingérence inacceptable, et un mépris de leur constitution. Des irrégularités ont bien eu lieu dans les deux camps, mais elles n’auraient vraisemblablement pas empêché Alassane Ouattara de prendre le pouvoir. Mais pourquoi ces ingérences permanentes sinon pour  « défendre nos intérêts économiques post coloniaux

 

Malheureusement la volonté de faire plier Laurent Gbagbo, sans rien comprendre ni de sa personnalité (historien et militant rompu au combat politique) ni de l’état actuel de la société ivoirienne), a conduit à un embargo injuste pour la population et à cette intervention militaire désastreuse. Car malgré les précautions de langage de nos responsables politiques, l’armée française se conduit comme une armée d’occupation et soutient logistiquement et presque ouvertement d’après les témoignages sur place, les forces de Monsieur Ouattara. A  ce propos ses forces militaires n’étant pas l’armée officielle, on peut se demander où et comment elles ont trouvé des armes ? Si ce n’était pas pour nos intérêts, était ce nécessaire d’aller jusqu’à la situation actuelle pour un simple conflit post électoral, qui aurait pu se régler entre africains sans humilier les uns ou les autres dans l’esprit de leur culture ? .

 

photo_1302428054871-1-0.jpgLe pire cependant ce sont les dégâts à long terme dans la cohésion de la société ivoirienne ; les rancœurs et les haines attisées seront autant de ferment pour des violences que Monsieur.Ouattara aura bien du mal à contrôler. Il risque de récupérer un pays ingouvernable, et les victimes seront les ivoiriens. Dira-t-on nous français un fois de plus « on ne savait pas » ?

 

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 20:49

ETAT DE GUERRE... ET DE TROIS,

 

numerisation0179.jpgAprès l’Afghanistan, la Lybie, maintenant la Côte d’Ivoire. La France est en guerre. Décidément pour ce pays, et plus largement une partie de l’Occident, il est dur de quitter les habits coloniaux. Il faut dire que l’idée que nous avons raison en tout n’est pas qu’un fantasme. Notre culture n’est-elle pas celle qui domine et doit servir de modèle à tous les peuples, hier au nom du progrès et de la « civilisation », aujourd’hui au nom des Droits de l’Homme et de la Démocratie. Jusqu’alors dominante, il va sans dire que notre économie capitaliste n’a de cesse de piller tout ce qui peut l’être sur terre. Le colonialisme n’est pas mort, il a seulement changé de forme et s’exerce de façon plus hypocrite et insidieuse mais tout autant oppressif.

 

Pas question aujourd’hui de développer une analyse sur ce colonialisme version 21ième siècle. Je veux tout simplement dire que je n’ai aucune confiance dans les discours officiels qu’ils soient de notre diplomatie, Juppé en tête, et de la classe politique ou encore médiatique. Trop d’intérêts, trop de connivences, trop de suffisance (voir le discours de Dakar de Nicolas Sarkozy.du 26 juillet 2007). C’est quoi cette manière d’être qui consiste à vouloir plaquer aux autres notre culture et nos comportements ? Peut-on donner des leçons de démocratie à coup de suffrage universel quand notre démocratie représentative est à ce point malade alors que chaque scrutin bat des records d’abstention (62% à Montargis lors des dernières cantonales). Nous-mêmes ne sommes-nous pas arrivés aux limites de notre système ? Qui peut jurer de demain.

 

En ces temps de « vaches maigres », la France ne regarde pas à la dépense au nom de « l’aide humanitaire » aux populations. Passé l’instant de l’émotion des évènements libyens, j’ai vraiment le sentiment qu’on nous manipule et qu’on nous prend pour des pigeons. Ne voulait-on pas vendre de l’EPR nucléaire au colonel Kadhafi il y a bien peu de temps ? Notre intervention militaire est-elle adaptée pour réellement aider à la protection des populations ? Je n’en crois rien,

 

En Libye, l’objectif vrai n’est-il pas de ménager l’avenir de nos intérêts économiques ? Intérêts économiquesarticle_photo_1232258791832-1-0.jpg encore et indépendance énergétique autour de la bataille de l’uranium au Niger qui après la prise d’otages en septembre 2010 (cinq français, un togolais et un malgache) à Arlit se poursuit en janvier 2011 par l’enlèvement à Niamey de deux jeunes français de vingt cinq ans. Ils perdront la vie suite à une intervention coordonnée par des éléments militaires français. Intérêts économiques encore qui tuèrent en janvier 2009 huit militaires français dans un accident d’hélicoptère au large du Congo. Sans parler de l’Afghanistan…et du reste, et le reste aujourd’hui c’est la Côte d’Ivoire. Colonisation, silence, la France veille.

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 22:01

LA CHANDELLE PAR LES DEUX BOUTS

Monsieur le député maire,

 

Permettez-moi quelques réflexions sur le budget que vous nous proposez au vote ce soir.

 

Comparaison de BP à BP, c’est-à dire de 2010 à 2011. Les recettes de fonctionnement sont en hausse de 6,19 %. Toutefois, elles sont artificiellement gonflées par des produits exceptionnels d’un montant de 1 000 000 € (assurances je crois) pour la piscine Girardy. Nous retrouvons bien évidemment cette somme en dépense de fonctionnement (sous le chapitre 939) et en recette d’investissement (chapitre 919).

 

Ainsi, hors cette recette exceptionnelle, les recettes de fonctionnement traditionnelles n’augmentent que de 1,77 %, ce qui est grosso modo le montant de l’inflation 2010 (de l’ordre de 1,5 %). Cependant, ce maintient du « pouvoir d’achat communal » se fait sur le dos du contribuable c'est-à-dire des montargois, puisque les recettes des impôts augmentent elles de 3,66 % ; augmentation fortement consécutive à l’augmentation des bases votée lors des lois de finances par les députés, c’est-à-dire vous-même (plus 2 % pour 2011 après et ne n’oublions pas des 2,5 % pour 2010, ce qui fait une augmentation effective de 4,5% sur deux années). Comme d’habitude, le maire n’est pas responsable, mais le député que vous êtes, l’est tout à fait. Vous votez tous les ans lors des lois de finances à l’Assemblée Nationale les augmentations des impôts locaux, les montargois doivent le savoir. Comme pour mes concitoyens mon avis d’imposition de la taxe d’habitation l’atteste (j’ai apporté mon avis d’imposition que je soulève de la main) … 

  P1000036

 

Sur les dépenses de fonctionnement, il est difficile de voir la masse salariale et donc son évolution (dans un sens ou un autre) sachant que c’est réparti service par service. C’est beaucoup plus un compte analytique, qu’un compte budgétaire. Cependant ceci permet de voir les chiffres par grands secteurs d’intervention. Ainsi, les services généraux augmentent de 5,64 %, la sécurité et la salubrité publiques de 8,01 %, les interventions sociales et la santé de 3,01 %, alors que le secteur enseignement et formation baisse de 2,54 %, la culture baisse de 0,64 %, sport et jeunesse de 3,69 %, etc…

 

Pour l’investissement, dans les recettes, je trouve que le virement de la section de fonctionnement est faible (297 491 €). Par ailleurs, je ne comprends pas qu’il y ait une recette excédents de fonctionnement pour 709 367,89 €. Peut-être que l’explication est dans le compte administratif et l’affectation du résultat ?

 

Concernant les dépenses d’investissement, ce sont les projets d’équipements sportifs (piscines essentiellement) qui impactent le budget. A noter une annuité d’emprunt importante 2 470 000 €. Quel est l’encourt de la dette ?. Sur le site du Ministère des finances, il est noter que l’encourt en 2009 était de plus de 25 millions d’euros soit 1 528 € par habitant alors que la moyenne de la strate des villes comme la nôtre, est de 958 €. Jamais depuis 2001, à votre arrivée, nous n’avons été autant endettés. Comment ne pas avoir en mémoire le rapport de la Cour Régionale des Comptes qui en 2008 tirait la sonnette d’alarme et qui remarquait : que l’encourt de la dette par habitant de Montargis présentait une évolution de près de 30% entre 2002 et 2006 et s’établissait au 31 décembre 2006 à 1340€, soit 42% au-dessus de la moyenne. Le même rapport disait que la situation de notre commune s’était dégradée et qu’à périmètre constant, les marges de manœuvre de la collectivité s’étaient réduites. Remarques, « la pression fiscale étant à un niveau élevé (ce que vous avez reconnu dans votre réponse) limite pour l’avenir les possibilités de recours à de nouveaux emprunts pour financer les finances d’investissement ». Visiblement vous avez décidez de passer outre et vous poursuivez et continuez de bruler la chandelle par les deux bouts. Après moi le déluge, les jeunes, à savoir les générations futures payeront. A-propos de votre réponse à la Cour des Comptes vous précisiez : «  à noter qu’il n’a jamais été institué de taxe ni de redevance d’enlèvement d’ordures ménagères » Et bien maintenant c’est fait avec la TEOM même si cela passe par l’Agglo dont vous êtes le président. Vous voyez que les impôts augmentent.

 

Ce qui me soucie c’est que notre ville est maintenant la dernière ville du département (334ème) en terme de revenu par foyer fiscal, et que le bassin d’emploi est tours le troisième en difficulté de la Région Centre. Il y a comme un décalage entre la politique que vous menez et la réalité de la vie des foyers Montargois

numerisation0162.jpg. L'Eclaireur du Gâtinais du 23-02-10

 

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:51

SECOND TOUR :

VOTE BLANC CONTRE L’ABSTENTION

Au lendemain du premier tour des cantonales, à Montargis je m'étonne que certains candidats se félicitent de leur « progression », voire de leur score en parlant de sanction de la politique Sarkozy-Door. Décidément le clientélisme et l'indécence n'ont pas de limites. Ces calculs « petits bras » ne répondent pas à la réalité vraie. Avec ses 64,10% c'est l'abstention qui a gagné. A remarquer qu’elle a progressé depuis 2004 sur cette même élection, de 20,93%. Il a manqué 6 voix à la Gauche rassemblée (PS, Ecologiste et Radicale) pour être au second tour. Après vérification, je sais que c’est l’abstention qui nous a battus et qui a profité à un FN qui n’a pas de programme.

La grande perdante du premier tour des élections cantonales est la démocratie représentative. C’est dans ce contexte d’abstention galopante d’une démocratie malade et dégradée qu’à Montargis trois des candidats sur quatre (dont moi) se sont retrouvés départagés par six voix maximum pour être présents au second tour, un cas de figure aussi exceptionnel que surréaliste !

Pour le second tour, après avoir entendu ici à Montargis le discours de Monsieur Jean-François Copé Secrétaire national de l’UMP, j’ai décidé en accord avec ma suppléante (PS) Eliane Poursin-Sirot de voter blanc. 

numerisation0161.jpgLa République du Centre du 25 mars 2011 

 

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 09:30

numérisation0160

v

DEMOCRATIE REPRESENTATIVE :

GRAND CORPS MALADE

En ces temps de perte de repères, je remercie chaleureusement les 689 personnes qui m’ont apporté leur adhésion par leurs voix.

 

La grande perdante du premier tour des élections cantonales est la démocratie représentative. Avec une moyenne d’abstention de 55,52% dans le Loiret et un record à 64,10% d’abstention à Montargis, on constate que scrutin après scrutin la gangrène gagne toujours plus la démocratie. Si chaque citoyen par mécontentement ou « dégoût » de la politique s’abstient, il se censure seul. C’est un mauvais coup pour lui, pour la vie collective et pour le suffrage universel.

 

C’est dans ce contexte d’une démocratie malade et dégradée qu’à Montargis trois des candidats sur quatre (dont moi) se sont retrouvés départagés par six voix maximum pour être présents au second tour, un cas de figure aussi exceptionnel que surréaliste !

 

Si je suis lucide que la pratique politique n'est pas forcément l'exercice de la bonne foi, il n’empêche que je considère que la fin ne justifie pas tous les moyens. Cela m’oblige à un comportement sincère vis-à-vis des autres candidats et de l’électorat, ce que je n’ai pas rencontrés chez les trois autres compétiteurs.

 

A commencer par la candidate sortante UMP qui n’a jamais affiché sa couleur politique et s’est planquée derrière l’étiquette fumeuse de « Majorité départementale ». Résultat, elle a perdu 461 voix depuis 2004 tout en conservant un pourcentage sensiblement le même. Mais avec une légitimité dévaluée.

 

A continuer par l’incroyable escroquerie d’un candidat FN qui ne connait pas le canton, n’a pas de programme, ne fait pas de campagne et qui dénonce « les magouilleurs, les tricheurs et les arnaqueurs » autant de qualificatifs qui lui vont comme un gant. Ne trompe-il et n’abuse-t-il pas des montargois déçus et en colère contre la politique en leur « vendant » du vent, et en les prenant pour des pigeons ?

 

En terminant par le candidat PC. S’il est important et nécessaire de rassembler les siens, ce qui l’est beaucoup moins c’est de le faire en dénigrant et en méprisant les concurrents de gauche.par une surenchère démagogique, archaïque et trompeuse qui ferait que seul le PC serait le « bon opposant ». C’est contre productif.

 

Pour moi l’urgence n’est pas de savoir quel serait le parti le plus à gauche. L’urgence est de répondre aux difficultés de la vie quotidienne des gens.

numérisation0159

L'Eclaireur du Gâtinais du 24-03-2011

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article
26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:55

numerisation0158.jpg

La République du Centre du 17 mars 2011

 

Dommage pour le titre, car si les parlementaires sont Verts et moi aussi je n'en étais pas moins candidat de la Gauche rassemblée PS, EELV et PRG contrat que j'ai respecté. Dans le même temps, notre concurrent PC distribuait des tracts anti-Verts...

 

Repost 0
Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
commenter cet article

Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
  • Contact

Rechercher

Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

numerisation0782.jpg

PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

542375 4005555250810 157558470 n

Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

numerisation0344.jpg

 

C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

2012-08-06--Bretagne-5-062.JPG

L'info d'hier et d'aujourd'hui

numérisation0756

 

En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

numérisation0176

Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

numérisation0175

Tourner manège...

2012-08-06 Bretagne 5 022