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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 22:24

A QUOI SERT LE PRIX NOBEL DE LA PAIX ?

ACCORD D’ASSOCIATION

ENTRE L’UNION EUROPEENNE ET ISRAEL

 P1030699.jpeg

 

Entre le 23 octobre et le 6 novembre 2012, trois évènements touchant à l’actualité israélienne se sont déroulés. Mais qui dit Israël dit par ricochet Palestine. Regardons de plus près.

 

L’Union Européenne a reçu le Prix Nobel de la Paix. N’est-ce pas une raison de plus d’être très attentifs à nos relations internationales ? Il se trouve que le 23 octobre dernier, a été soumis et voté au Parlement Européen un protocole additionnel à l’accord d’association entre l’Union Européenne et Israël.

 

Ce protocole relatif à l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels est mieux connu sous l’acronyme « ACAA ». Concrètement celui-ci permet le libre accès de produits industriels sur les marchés respectifs des parties signataires, sans qu’il soit nécessaire de procéder à des essais ou des évaluations de conformité supplémentaires. Présentement, l’ACAA porte uniquement sur les produits pharmaceutiques, d’autres annexes sont prévues concernant notamment les produits cosmétiques et les jouets.

 

Le Parlement Européen est la seule instance européenne dont la légitimité repose sur l’élection au suffrage universel direct. Des pouvoirs lui ont été conférés en matière de politique étrangère par le traité de Lisbonne. Cet accord voté semble en contradiction avec la décision de l’Union Européenne de 2009 de suspendre le 1eab1e23.jpgrehaussement de l’accord d’association et le vote du Parlement de juin 2010 suspendant ce protocole ACAA. De fait, ce protocole constitue une forme d’intégration d’Israël au sein du marché unique européen sans exigence du respect des droits de l’homme et sans tenir compte de la politique illégale de cet Etat concernant l’extension des colonies dans le territoire palestinien occupé. L’Union Européenne semble plus exigeante avec la Turquie sur les droits de l’homme qu’avec l’Etat d’Israël. Voilà en quoi ce vote est inapproprié avec le Prix Nobel de la Paix que vient de recevoir l’Union Européenne. Le groupe Europe Ecologie-Les Verts du Parlement Européen a voté contre le protocole ACAA (voir article suivant).

 

La réalité au quotidien sur le terrain c’est que le gouvernement de monsieur Benjamin Netanyahou mène vis-à-vis des Palestiniens une politique parfaitement inhumaine. Rien n’y fait, ce gouvernement continue de nier les droits des Palestiniens en toute impunité des lois internationales, des accords d’Oslo dont il est signataire et des résolutions de l’ONU. Le résultat pour la population palestinienne (enfants compris) ce sont des entraves à la vie familiale, au travail, à l’accès à l’eau, aux soins, des spoliations et des brimades continuelles subies depuis des décennies. La politique de colonisation du territoire palestinien dans laquelle l’industrie pharmaceutique israélienne est particulièrement impliquée, s’intensifie chaque jour un peu plus à l’exemple de l’appel d’offres israélien pour plus de 1213 logements à Jérusalem Est, ainsi que 72 habitations de plus dans l’implantation d’Ariel, dans le nord de la Cisjordanie, lancé le 6 novembre 2012, jour de l’élection d’Obama aux Etats-Unis qui, alliés d’Israël, condamnent régulièrement et sans succès la poursuite de cette colonisation dans les Territoires palestiniens occupés. Concernant le secteur Est de Jérusalem, dont l’annexion n’est pas reconnue par la communauté internationale, Israël a construit une douzaine de quartiers de colonisation dans le secteur oriental. (Sources un communiqué du mouvement israélien anti-colonisation « la Paix Maintenant »).

 

Surtout sans vouloir tout mélanger, Il se trouve que le 1er novembre le président François Hollande et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou  se sont retrouvés à Toulouse au collège Ozar Hatorah. Il s’agissait pour eux de rendre hommage aux trois enfants et à l’enseignant qui ont péri, victimes des balles du tueur Mohamed Merah.

 

A cette occasion le président Hollande a déclaré que la sécurité des juifs est « une cause nationale » et a rappelé « la détermination de la République française à combattre sans relâche l’antisémitisme ». Oui, l’antisémitisme doit-être combattu comme tout racisme avec une grande rigueur et chaque citoyen français, dans toutes ses différences, doit pouvoir vivre dans son pays en toute sécurité.

 

Pour sa part le premier ministre israélien a déclaré « Le meurtrier de Toulouse n’a pas seulement tué des juifs mais aussi des soldats français, musulmans et chrétiens, sans aucune distinction. La haine barbare de ces dsc_9107.jpgassassins ne menace pas seulement des juifs mais la civilisation toute entière » et plus loin « Le peuple juif a aujourd’hui « les moyens de se défendre contre ceux qui veulent nous rayer de la carte ». Il a appelé la communauté israélite française à s’installer en Israël, sans doute dans de nouvelles colonisations ?

 

Ce qui pour le premier ministre israélien est juste en France pour les juifs et l’ensemble des citoyens, ne l’’est malheureusement pas en Palestine. Actuellement le gouvernement de monsieur Netanyahou ne fait pas que de défendre le peuple juif, il agresse tous les jours les Palestiniens sur leurs territoires. Sur place tout visiteur européen observe la violence que pratique l’Etat d’Israël en s’appuyant sur son armée d’occupation contre des habitants palestiniens qui aspirent à vivre et travailler librement. Il peut également constater la puissance de la désinformation qui tend à assimiler toute une population à un groupe de « terroristes ». Cette amalgame outrancier entre religion, politique et droits de l’homme justifie des atteintes permanentes aux droits des habitants palestiniens (arabes, chrétiens, musulmans et laïques) à la vue de tous sans réaction efficace de l’opinion internationale, ONU et UE comprises. Sur place, chacun peut rencontrer des familles qui comme tant d’autres peuples ont pour principaux soucis : travailler, se nourrir, habiller et éduquer les enfants, se déplacepalestinelespoirsurmurluj7r librement, jouir de leurs terres et finalement être reconnus comme des hommes, des humains à part entière.

 

Pour atteindre cet objectif, de nombreux bénévoles européens dont certains de confession juive sont présents sur place en Palestine. En Israël, des associations citoyennes soutiennent la cause des Palestiniens et certaines s’opposent à la destruction des maisons palestiniennes. Des milliers l’ont été depuis 1948 ordonnée par les gouvernements Israéliens successifs. Ici en France de nombreuses associations agissent pour aider la population palestinienne dans des domaines aussi variés que l’éducation, la culture, la santé, les produits locaux, les témoignages ou encore la défense des Droits de l’Homme. L’objectif est qu’Israël reconnaisse les Palestiniens dans leurs droits. En 2000, la Région Centre a été coproductrice de la mise en place de « deux jardins de la paix » l’un à Nazareth en Israël et l’autre à Bethléem en territoire Palestinien. Ce dernier a été détruit plus tard par les chars israéliens

 

Dans le Montargois, l’Association « Agir pour la Palestine » s’inscrit dans cette démarche, courriel : agirpourlapalestine@gmail.com

 

A l’instant où j’écris ce message des affrontements violents ont à nouveau lieu entre Israël et les Palestiniens de Gaza.

 

poi

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 15:42

Acte 2 (suite de "Retour sur un contexte particulier")

POURCENTAGES QUI NOIENT LE POISSON
ET ENFUMENT LE BON PEUPLE 

 P1340999.JPG 

Au soir du second tour, le 21 octobre, Jacques Reboul (PC) dit les choses : « Des électeurs de gauche insatisfaits nous ont dit pendant la campagne ne pas vouloir aller voter « parce que nous avons élu François Hollande mais dans notre vie quotidienne rien n’a changé ». Le mécontentement naissant à l’égard du gouvernement socialiste est d’ailleurs bien visible dans le score très faible du candidat PS-Verts-PRG le 14 octobre. Evidemment, ce mauvais résultat du PS a handicapé la dynamique du 2ème tour (…) ».

 

Ben voyons ! Sincèrement, de vous à moi, qui peut croire une seconde et de bonne foi que le changement annoncé puisse s’opérer sur un claquement de doigt, fut-il celui de Mr Reboul, au lendemain même d’une l’élection : personne. Par contre, pour avoir moi aussi beaucoup échangé avec les Montargois durant cette campagne, j’entends et je comprends, que les seuls qui ne peuvent pas entendre que le changement ne soit pas immédiat sont les personnes qui subissent de plein fouet au quotidien les conséquences des dix années de pouvoir UMP et particulièrement les cinq années de Sarkozy. J’ai parlé à beaucoup de gens en grande détresse, et ce qui m’interpelle le plus c’est qu’ils n’attendent de nous (les politiques) aucune promesse mais des actes immédiats qui répondent aux difficultés majeures qui les empêchent de vivre, et là j’avoue que je n’ai pas de « réponses minutes » et que vis-à-vis de cette attente dans l’urgence, je suis concrètement démuni. Plus que jamais le dicton « ventre affamé n’a pas d’oreilles » est d’actualité. Localement, notre bassin d’emplois est passé de 9000 chômeurs à la cantonale de 2011 à 9600 chômeurs inscrits en 2012 et donc a encore perdu 600 emplois. Voilà en quoi à lui seul, un changement de président ne peut en cinq mois réparer ce massacre numérisation0576économique et social. Le problème, c’est que ce « mécontentement » auquel fait référence le candidat PC, est son fond de commerce et qu’il l’entretient fort bien dans les quartiers populaires qu’il considère comme ses fiefs. Pour autant beaucoup de gens parlent et ne sont pas dupes de ce que leur dit ce candidat, par contre nombre d’entre eux m’ont clairement exprimé leur repli dans l’abstention, et souvent en sont fiers.   .

 

Alors, pensez bien qu’être candidat représentant la Majorité présidentielle dans un tel contexte économique et social à ce point dégradé localement, accompagné chaque jour d’annonces gouvernementales peu ou prou difficiles à entendre par telle ou telle catégorie sociale, ne fait pas recette. Plus facile pour ne pas dire trop simple, la posture du PC et du Front de gauche qui n’ont pas les mains dans le cambouis, et ne sont pas en responsabilité. Ainsi, dans la semaine qui a précédé le scrutin, plusieurs manifestations nationales ou locales se sont déroulées interpellant le gouvernement. Cerise sur le gâteau, à l’avant-veille du scrutin, l’annonce de la compromission d’une élue verte de Paris dans un trafic d’évasion fiscale (présomption d’innocence), ça fait désordre, et  rajouté au reste, cela fait beaucoup et crée un climat.. .

 

Pour ma part, j’avais parfaitement conscience des difficultés de la période, sans imaginer que le trou d’air serait électoralement aussi conséquent. D’un point de vue local, objectivement l’avantage du candidat PC a été d’avoir porté et gagné son recours, ce qui incontestablement lui a donné sur ce scrutin une légitimité vis-à-vis de son électorat et un argument fort de campagne débutée dès juillet. Je dis bien son électorat ! Car à bien observer les différents scrutins, il s’avère qu’il mobilise à Montargis toujours sensiblement un nombre d’électeurs constant, y compris dans les quartiers populaires.

 

Les pourcentages désinforment et manipulent l’opinion.

 

Evitons les pourcentages dans la mesure où pour ma part j’estime que cela ne donne aucune indication sur l’état réel des lieux. Les chiffres sont beaucoup plus explicites et parlants pour tout le monde que des pourcentages qui s’imposent à la mémoire sans pour autant illustrer clairement la réalité. Exemple, la République du Centre du lundi 22 octobre 2012 qui au lendemain du second tour sous son titre à la une « Viviane Jehannet élue conseillère générale » commente en six lignes « La représentante de l’UMP a remporté l’élection cantonale partielle, hier, avec 60,93% des voix » et plus loin « Malgré un taux d’abstention élevé, la candidate sortante a confirmé son statut de favorite ». En quelques mots tout est dit et avec ce pourcentage de 60,93%, pas de chiffres (ni pourcentage) concernant l’abstention ! Ce qui fait dire à la candidate UMP : « Je suis ravie et fière que les électeurs m’aient de nouveau fait confiance » (…) « Je suis réélue avec 61% des suffrages. C’est la reconnaissance de mon indéfectible engagement pour le département et pour tous les Montargois sans exception ». Bêtise ou inconscience ? Tu parles, la réalité est plus crue, voir cruelle. Le 21 octobre 2012, elle est élue avec 1569 voix sur les 2677 votants, et c’est bien là le malaise, 6233 électeurs sur les 8910 inscrits n’ont pas participé au scrutin. Voilà en quoi l’utilisation des pourcentages n’est qu’un enfumage qui planque tout ce qui dérange ou démontre ce qui arrange..

 

Pourcentages magiques… pour l'UMP...et le PC...

 

Ce qui est valable pour l’UMP l’est également pour le candidat du Parti Communiste quand au soir du second tour 2012, il déclare : « Après un 1er tour à 26% (en progrès de 4%), les électeurs de gauche se sont rassemblés sur mon nom au 2ème  (117 voix de plus que le total gauche du dimanche précédent (…). Pour le moins ces pourcentages ne parlent qu’à lui et embrouillent le bon peuple qui ne sait pas à quoi ces pourcentages font référence. Ce candidat oublie de dire qu’entre le premier tour de 2011 et celui de 2012, il a perdu 83 voix, que les inscrits ont baissé de 57, et que les votants sont passés de 3223 à 2365 soit 858 abstentionnistes de plus ce qui incontestablement a .pesé sur le scrutin. Reste que le premier tour du 14 octobre 2012 a été marqué d’une pluie de mousson toute la journée alors qu’il il a eu du soleil le 21 ce qui peut expliquer le retour aux urnes de ce second tour de 312 électeurs qui s’étaient abstenus au premier. Pas sûr que la météo explique tout. En tant que président d’un bureau de vote j’ai pu observer de nouveaux votants au second tour, alors que certains du premier ne se sont pas déplacés. Au second tour le candidat de gauche (PC) recueille 1006 sur les 8910 électeurs inscrits… ce qui pas plus que pour l’élection de Madame Jehannet, à ce niveau d’indifférence n’a de sens.

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Démocratie représentative: un cimetière d'abstentions

 

Ces pourcentages utilisés par les uns et les autres ne sont rien que les cache-sexe de la grande misère de la démocratie représentative. Ils permettent de maquiller et de manipuler afin de passer à la trappe ce malaise mortifère de la représentativité réelle des élus. Car au final à Montargis, c’est bien de cela dont il s’agit.

 

Bien-sûr Jehannet est élue et Reboul est battu, mais avec des strates qui profondément portent atteinte au fonctionnement démocratique de notre république. Avec de tels résultats que représente-t-on  quand on règne sur ce cimetière d’abstentions ? Même éliminé au premier tour je ne m’exclus pas de ce constat qui, au final, est un échec collectif de l’offre politique locale.       

 

Le grand gagnant de ce scrutin n’est pas Madame Jehannet, mais cette abstention record qui en dit long sur l’usure des Montargois vis-à-vis de la politique représentative dont ils n’attendent plus rien (Dixit nombre d’entre eux dans les cages d’escaliers). L’absence de débats publics contradictoires organisés selon des règles de bonne conduite n’invite pas nos concitoyens à s’intéresser à ce qui fait la différence entre la droite et la gauche, puis entre droite et extrême-droite et enfin entre gauche et gauche. Dans le cas présent de ce scrutin, il aurait été intéressant de débattre non seulement des projets du Conseil général mais du cadre de ses financements. Il n’y a rien eu sur ce point pourtant pertinent alors que cette collectivité est engagée par les Partenariats publics privés dans une spirale infernale de dettes différées sur des années et que le contribuable devra payer. Evidement ces questions ne répondent pas aux demandes immédiates de la population.

 

Ce type de confrontation et d’échanges publics répondraient au moins partiellement à l’interrogation de Madame Jehannet à propos de l’abstention qui d’après elle serait le fait que « ce sont des élections partielles » sans doute, mais pour mémoire le 27 mars 2011, au second tour d’un scrutin, qui lui n’était pas partiel, cette même candidate avait été élue avec 1799 voix sur les 3176 votants des 8967 inscrits soit avec la non participation de 5791 abstentionnistes…ce qui n’était déjà pas brillantissime. Débat qui pourrait répondre à son autre interrogation : « il y a peut-être un certain flou autour des missions du conseiller général »  Mais qu’a-t-elle localement pris comme initiatives pour informer les montargois sur ses missions ? Aucune que je sache. De plus elle a le grand avantage de la caractéristique exceptionnelle de notre canton dont le périmètre est uniquement celui de la ville, alors qu’elle dispose sur place d’une toute nouvelle Maison du département. Alors qu’attend-elle ?

 

Je t'aime, moi non plus !

 

De son coté, fort de ses 610 voix du 14 octobre sur 8910 inscrits, Monsieur Reboul et le PC dans la presse locale sont plus que jamais à la manœuvre. « Cette élection confirme aussi que pour que la gauche l’emporte à Montargis, il faut qu’elle soit unie, comme nous l’avions proposé pour cette élection partielle, alors que le PS local choisissait une fois de plus la division. Une telle attitude finit par décourager des électeurs de gauche et permet à la droite de gagner alors qu’elle est en perte de vitesse. On peut compter sur nous pour ne pas baisser les bras et dans les prochaines semaines nous prendrons une initiative en ce sens, dans le respect du choix des électeurs ! », de la même façon qu’il voit « un signe » dans les résultats obtenus par la gauche avec François Hollande à la présidentielle et Jalila Gaboret aux législatives.

 

Du grand art, toute une culture de la manipulation et de la propagande  avec comme ingrédients slogans et petites phrases  que l’on fait gober à des gens de bonne foi: « C’est moi le rassembleur », « les autres (le PS) comme d’habitude, n’accepte pas » « les électeurs de gauche sont découragés de cette situation », « Comptez sur nous », « nous ne baisserons pas les bras » et le fin du fin « nous prendrons des initiatives dans le respect des électeurs », je suppose qu’il parle des futures municipales ?

 

Ainsi donc, c’est sans rire qu’il avance « le respect des électeurs » alors qu’au second tour il totalise pour l’ensemble de la gauche 1006 voix sur 8910 inscrits ! Pas gêné non plus quand il amalgame aujourd’hui pour la gauche montargoise, ses résultats à ceux de François Hollande et ceux de Jalila Gaboret. C’est entretenir une ambigüité « unitaire » qui irait de soi alors qu’en réalité il n’en n’est rien. N’était-il pas en mai dernier l’auteur et le signataire d’un appel à un débat ouvert à tous pour aboutir à une candidature unique à gauche pour la législative numérisation0575dans la 4ème circonscription, alors que le candidat PC-Front de Gauche avait déjà déposé la sienne en préfecture… La difficulté avec le PC c’est qu’à l’écouter le rassemblement vient toujours de lui et qu’il doit se faire derrière lui puisqu’il s’autoproclame « la vraie gauche ». Si tel n’est pas le cas, les « autres » sont jetés en pâture à la vindicte de l’électorat de gauche tout en les culpabilisant. En d’autres termes, c’est le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière qui est son credo…La totale quoi ! 

 

Tant que la droite était au pouvoir, l’unité de la gauche avait un caractère automatique. Avec son arrivée à la présidence de la République, au gouvernement et majoritaire dans les deux assemblées, la donne n’est plus la même. Contrairement à 1981-84 avec le Gouvernement Mauroy, puis 1997-2002 au sein de la Gauche Plurielle de Lionel Jospin, en 2012 le PC et le Front de Gauche, après avoir contribué à la chute de Sarkozy, ont fait le choix délibéré de ne pas participer au Gouvernement tout en affichant un soutien supposé, ce qui n’est pas le cas. Alors pour être « unis » comme le propose Monsieur Reboul, il faudrait savoir sur quoi et comment ? A mes yeux l’opposition locale ne crée pas nécessairement et loin s’en faut une communauté d’idées, de projets et de résultat. Dans le cas présent, ce n'est pas de "division" dont il s'agit mais de postures et de rôles différents à gauche. C'est la différence entre une majorité et une opposition fussent-elles toutes deux de gauche.  

 

Même s’il y a des désaccords, dans tous les cas, les unions durables  passent par la confiance, Aussi il faut être clair vis-à-vis de soi-même, des partenaires et des électeurs, et ne pas jouer la confusion. On ne peut à la fois détester la politique gouvernementale, s’opposer sans cesse à elle et revendiquer derrière soi une «unité» locale, avec ceux-là-mêmes qui la soutiennent et prennent le risque de l’impopularité au quotidien par l’incontournable gestion du Pays. Il faut-être honnête, cohérent et savoir assumer ses choix. Dans le cas présent, ce n'est pas de "division" dont il s'agit mais de postures et de rôles différents.  

 

Dernier point, en tant qu’EELV j’ai voté pour un changement qui devrait s’opérer sur cinq ans. C’est du temps, voilà pourquoi, je ne peux réagir au quotidien sur toutes les décisions avant même qu’elles soient opérationnelles. Je revendique le droit d’inventaire au vue des résultats, c’est pourquoi je me dois de hiérarchiser mes critiques en fonction des situations sans pour autant jeter le bébé avec l’eau du bain. En clair je ne souhaite pas revoir le Sarkozisme revenir aux affaires.    

 

Résultats des différents scrutins en nombre de voix

à Montargis lors des premiers tours depuis 2011.

 

Cantonale 2011 : 693 voix PC-Front de gauche ; 689 voix Gauche rassemblée.

1059 voix UMP ; 694 voix FN.

8967 inscrits, 3223 votants, 3135 exprimés.

 

Présidentielle 2012 : 687 voix pour Mélanchon ; 1 706 voix pour Hollande et Joly.

1830 voix UMP ; 1217 voix FN.

8876 inscrits, 6262 votants, 6145 exprimés.

 

Législatives 2012 : 597 voix pour PC-Front de gauche ; 1188 voix pour la Gauche rassemblée.

1997 voix UMP ; 631 voix FN

8887 inscrits, 4644 votants, 4603 exprimés

 

Cantonale 2012 : 610 voix pour PC-Front de gauche ; 279 voix pour la Gauche rassemblée.

1110 voix UMP ; 328 voix FN

8910 inscrits, 2365 votants, 2327 exprimés.

 

A cette partielle en comparaison avec 2011, on constate une baisse de 57 inscrits, que les votants sont passés de 3223 à 2365 soit 858 abstentionnistes de plus ce qui incontestablement a .pesé sur le scrutin. 

A remarquer une érosion de l’électorat du FN (sans doute en faveur de l’UMP), ce qui l’a éliminé du second tour.

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 10:41

numerisation0575.jpgRETOUR SUR UN CONTEXTE PARTICULIER…

La musique s’est arrêtée, les lampions sont éteints, les urnes sont rangées, la fête est finie. Chacun des deux protagonistes du second tour du 21 octobre s’en sont allés contents et l’expriment. Madame Jehannet UMP parce qu’elle est élue : « Je suis ravie et fière que les électeurs m’aient de nouveau fait confiance ». Monsieur Reboul : « content, même si je suis battu, que ce soit les électeurs qui aient tranché, plutôt que la tricherie ». Au-delà de ces congratulations  et bien que la page soit tournée, essayons de regarder plus loin que le bout de nôtre nez et de comprendre la face cachée de cette élection partielle et les enseignements que l’on peut en tirer pour l’avenir. Je vous propose une autopsie de ce scrutin en deux actes : « retour sur un contexte particulier » et le second « pourcentages qui noient le poisson et enfument le bon peuple ».Pour moi, la seule vraie bonne nouvelle a été l’élimination du FN du second tour…encore faudra-t-il voir ce qu’il va en être pour les élections futures du rapprochement UMP-FN ?

 

Montargis: RPR-UMP et PC, 40 ans d'une complicité objective...

Depuis 1970, le canton de Montargis est une exception puisque en France rares sont les « villes-cantons » où les mêmes électeurs sont appelés à trois ans d’intervalle, tous les six ans à élire un maire et un conseiller général. Résultat à Montargis depuis 40 ans nous observons des alternances quelquefois contradictoires, mais toujours entre les mêmes, à savoir le RPR (aujourd’hui UMP) et le PC qui, par des politiques clientélistes, plombent les gens et ne libèrent pas les énergies. Finalement si l’on en juge par la situation sociale et économique de la ville, force est de constater que cet huis-clos politique consanguin n’est pas favorable ànumerisation0574.jpg l’intérêt général individuel et collectif des habitants.de notre commune. (Revenus fiscaux les plus bas du département et chômage record).

 

Pour rappel, en 2011, sur les quatre candidats présents, pour atteindre le second tour, trois d’entre eux, dont moi, ont été départagés sur cinq voix avec une abstention record de 5832 sur 8967 inscrits (64,06%) soit 10 points de plus que la moyenne départementale. A l’époque, toute la gauche était dans l’opposition au pouvoir UMP en place (présidence, gouvernement, parlement, sénat) et contre la majorité départementale.UMP du Loiret. Cependant c’est l’abstention qui a fait réélire Mme Jehannet conseillère générale UMP sortante face au candidat FN.

 

Le candidat du Parti communiste à qui il avait manqué une voix pour être qualifié au second tour, a porté un recours, en raison de la diffusion par la majorité UMP de la ville d’un bulletin municipal inhabituel de nature à altérer les résultats du vote. Le Conseil d’Etat lui donne raison et invalide en juillet 2012 les élections cantonales de Montargis.

 

A Gauche: gestion pour les uns, opposition pour les autres...

Entre temps, des changements politiques majeurs sont intervenus dans le Pays : majorité à gauche au Sénat en septembre 2011, élection du Président de la République François Hollande en mai 2012, majorité à gauche à l’Assemblée nationale en juin 2012 (PS majoritaire à lui seul). La mise en place du nouveau Gouvernement s’est faite principalement autour de trois partis : le PS, EELV et le PRG. Ces partis de gauche ont pris le risque et la responsabilité « d’hériter » de la situation sociale et économique catastrophique pour la France et sa population. Le Parti communiste et le Front de gauche ont délibérément décidé de ne pas participer à ce gouvernement pour des raisons qui sont les leurs. De fait ils ne prennent pas le risque de l’impopularité. Ainsi ils conservent leur « virginité » tout en instrumentalisant l’impatience des plus fragiles au prétexte que le changement de l’après Sarkozy n’est pas assez rapide ou encore jouent de démagogie par des surenchères qu’ils savent n’avoir jamais à assumer. Concrètement ils sont plus opposants que partenaires mais entretiennent dans l’électorat de gauche l’illusion d’un rassemblement alors que finalement ils se considèrent dans l’opposition de l’actuel président, de son gouvernement et de sa majorité.

 

Suite à cette invalidation du scrutin de mars 2011, celui du 14 octobre 2012 s’est présenté malgré les apparences, par la présence des quatre mêmes candidats et les mêmes étiquettes politiques, dans un contexte rigoureusement différent, et ce à plus d’un titre.

 

En un an et demi le contexte politique national a changé et si jusqu’à la chute de Sarkozy la Gauche était unie pour le battre, aujourd’hui, il existe bien deux postures différentes à gauche. L’une est passée de l’opposition au pouvoir, l’autre est passée de l’opposition à l’opposition. L’une s’inscrit clairement dans la majorité de gouvernement et l’autre, à l’exemple du PC, se tient à coté en embuscade dans une opposition à la première tout en s’affichant comme l’axe du « rassemblement à gauche » en jouant de « l’ambigüité  unitaire auprès desnumérisation0586électeurs.  C’est subtil, mais source de confusion pour bien des gens. La réalité c’est que le pouvoir UMP a laissé un pays à ce point ravagé qu’il n’y a pas eu d’état de grâce pour le nouveau pouvoir. Depuis cet été, celui-ci est l’objet de tirs croisés entre l’arrogance des sortants, qui en grande partie après dix ans de pouvoir sont responsables de la casse économique et sociale que l’on sait, et ceux autoproclamés en « vraie Gauche » qui dégoulinants de démagogie font de la surenchère tout azimut afin de se refaire « la cerise » sans prendre aucun risque, ni responsabilité.

 

Hollande bashing

Fin août début septembre à son tour, la presse magazine hebdomadaire s’engage dans un « Hollande bashing » dont aucun des titres ne veut être en reste pour des raisons commerciales. Qu’affichent ces unes ? : « Les cocus de Hollande » suivies de « Et si Sarkozy avait eu raison ? » pour l’Express ; « On se réveille ? » du Point ; au "Hollande, secoues-toi, il y a le feu !"de Marianne en passant par le « Sont-ils si nuls ? » du Nouvel Observateur classé à gauche. Autant de messages dévastateurs envoyés à l’opinion par ceux là mêmes qui avaient soutenu Hollande lors de la présidentielle. Le résultat est immédiat dans les sempiternels sondages de 1183666920.jpgpopularité qui indiquent tous un « dévissage » du tandem Hollande/Ayrault qui en quatre mois à peine bat un record d’impopularité. Et que dire des réseaux sociaux  qui relaient à l’envie des messages délétères ? A cela dans la vraie vie il n’est pas de jours sans que des plus riches parlent de changer de nationalité, que nombre d’entreprises ferment leurs portes en jetant sur le pavé leurs cohortes de chômeurs laissant à penser que le nouveau pouvoir en serait responsable ! Voilà en quoi pour la Gauche présidentielle, octobre n’est pas juin 2012, qui de loin aurait été électoralement plus favorable.

 

En toute franchise, l’invalidation du scrutin de la cantonale de Montargis 2011 n’a pas été vécue par nous (EELV) comme une bonne nouvelle. Sans aucun doute toute manipulation pré-électorale de la majorité UMP de la ville méritait d’être sanctionnée et ce d’autant plus que « l’altération » retenue par la justice a nui à tous les candidats sauf à l’UMP. Reste que de ce nouveau scrutin, politiquement pour plein de raisons, nous n’en attendions rien de bon. Alors pourquoi être reparti ? Tout simplement parce que ce jugement nous renvoyait au premier tour de 2011, et que ce dernier avait fait à l’époque, l’objet d’un accord départemental (je n’ai pas participé à son élaboration) entre le PS, EELV et le PRG. Un accord se respecte même si le climat n’est plus le même dix huit mois plus tard à commencer déjà par le fait qu’une élection partielle est très souvent favorable au sortant. Si bien que du coté d’EELV nous estimions, sans le dire, que tactiquement dans ce territoire très ancré à droite que la Gauche locale n’avait aucun intérêt à se prendre une « tôle » si près d’autres échéances électorales qui, de plus, très fréquemment ne sont pas favorables aux candidats des majorités nationales en place. D’autres ont fait un choix différent et on ne maitrise pas le calendrier.

 

Candidat, j’avais tout cela en tête. Alors pourquoi porter cette candidature, et comment peut-on être offensif sur une campagne courte dans un tel climat ? En politique où rien n’est linéaire, il y a des passages obligés qu’il faut assumer quelles que soient les circonstances. Par ailleurs, la lucidité sur un contexte ou une situation n’empêche ni la combattivité, ni l’offensive. Elle permet d’être au plus prêt de la réalité et évite la désillusion. Au nom du rassemblement de la Gauche présidentielle, je m’étais fixé comme objectif d’être présent au second tour. Pour ce faire avec l’équipe de campagne nous nous sommes dotés des outils et supports que nous avons-nous-mêmes créés afin d’informer les électeurs.

 

Premier tour 2012: 858 abstentionistes de plus qu'en 2011 et 57 inscrits de moins... 

419450 374268245983121 1126103280 nNon seulement l’objectif n’a pas été atteint, mais pour un trou d’air, c’est un vrai trou d’air. Si comme en 2011 je suis toujours en quatrième position, cette fois-ci ce n’est plus dans un mouchoir de poche mais avec une perte sèche de 410 voix, dont acte ! La pluie de mousson qui s’est abattue avec violence toute la journée du premier tour n’explique pas tout, même si elle a permis d’atteindre une abstention absolue avec seulement 2365 votants sur 8910 inscrits (73,5%). A remarquer qu'entre 2011et 2012, les inscrits ont baissé de 57 unités, et que les votants sont passés de 3223 à 2365 soit 858 abstentionnistes de plus ce qui incontestablement a impacté l'électorat du Rassemblement que je représentais.  C’est un échec en tant que candidat représentant la Majorité  présidentielle que j’assume localement. Cependant  cela ne

 

m’interdit pas de m’interroger plus largement sur le  pourquoi, comment et ce que cela signifie en termes de conséquences sur la vie publique ? Autant de questions qui ont des réponses à la fois locales et nationales. Mais au-delà, ce n’est pas être mauvais joueur que d’élargir une observation plus pointue de ce scrutin local et sur notre territoire particulier et d’en tirer quelques enseignements. Un échec, çà sert aussi

à  cela.

Fin du Ier acte

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2 novembre 2012 5 02 /11 /novembre /2012 09:48

AVERTISSEMENT

Il ne faut jamais perdre de vue que la Gauche est composée de plusieurs sensibilités dont les projets de société sont parfois forts différents et particulièrement dans cette période de grandes mutations de nos sociétés à tous niveaux. Si à Gauche nous avions tous les mêmes projets, nous serions tous dans le même parti, mais il se trouve que pour les partis uniques, on a déjà donné. Depuis la présidentielle de mai dernier, la Gauche institutionnelle est traversée par deux comportements : ceux qui s’engagent clairement dans la gestion de crises et les autres qui s’en tiennent à distance afin de conserver une totale « liberté » de parole et de nuisance vis-à-vis des 302964 106875032757654 739972596 npremiers. Se trouver à plusieurs dans la première catégorie n’empêche nullement des désaccords, ce que nous devons gérer politiquement à l’exemple d’EELV et du PS autour de Notre Dame des Landes, du traitement particulier réservé aux Roms et l'affaire toute récente de l'arrestation puis de l'extradition en Espagne, d'Aurore Martin la militante basque de Batasuna (parti légal en France) pour ne prendre que les trois cas aigus du moment.

 

Dans l’espoir d’avancer positivement sur ces sujets importants de discorde, il est temps de revenir sur ce que fut à Montargis la campagne de la cantonale partielle et les résultats que l’on connaît. Il ne s’agit pas de la refaire, mais de bien la comprendre pour mieux projeter dans l’avenir la construction et le partage d’un projet porteur pour les habitants de Montargis et plus largement ceux du Gâtinais. Dans un premier temps je vous livre une « autopsie » en deux actes, bonne lecture… 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 15:26

SORTIR DE LA TORPEUR DE L'ABSTENTION

P1340989.JPGNous avions prévu une conférence de presse dans le courant de la semaine pour présenter le fac-similé de l’Eclaireur du Gâtinais appelé « l’Eclairage du Gâtinais ». L’Eclaireur  annonçe un procès contre nous et donc ne sera pas présent à ce point presse. La République du Centre (quotidien du même groupe de presse) se refuse d’en parler, le point presse est annulé. En conséquence, il m’a été proposé de  faire un communiqué de presse qui paraîtra le vendredi 12 octobre. Ci-dessous le communiqué produit, et ce qui en est sorti dans le journal. Ne pouvant citer l’Eclairage du Gâtinais, dans le premier paragraphe, lorsque j’écris « jusqu’où va-t-il falloir aller dans la provocation », bien évidemment je fais référence à notre fac-similé "l'Eclairage du Gâtinais".

 

Mes nombreuses rencontres avec les Montargois (es) m'ont donné suffisamment d’indications sur la baisse de popularité de la majorité présidentielle et sur l’abstention qui allait s’en suivre. Abstention qui pour moi, c’était certain, serait fatale au candidat qui la représenterait…

 

Communiqué

Que faut-il faire pour sortir du huis-clos dans lequel la vie publique est enfermée à Montargis depuis 40 ans, laissant toujours les mêmes en responsabilité ? Jusqu’où va t-il falloir aller dans la provocation pour briser le cercle infernal et sortir de cette « consanguinité » ?

 

Le résultat de cet enfermement est une abstention gagnante, toujours supérieure à la moyenne départementale à l’exemple des cantonales de 2011 avec 64,06%. Ainsi Mme Jehannet Conseillère générale sortante avait obtenu au premier tour 1059 des 3135 suffrages exprimés sur les 8967 inscrits. On n’est ni plébiscitée, ni les rois du monde quand on « règne » sur un tel cimetière d’abstentions.

 

Comment parler des vrais sujets qui concernent tous les habitants quand, dans une période électorale, il n’y a même pas moyen d’obtenir un débat public afin que les électeurs puissent s’informer ? C’est qu’au-delà des étiquettes politiques,  sur le fond et l’esprit de l’intérêt général financé par les contribuables, des équipements et des services sont en jeu et doivent leur être utiles sans les ruiner. Après le bide qu’est l’A19 piloté par le Conseil Général, n’aurait-il pas été intéressant que la population prenne connaissance de l’engagement majeur du département dans 22 projets de Partenariat Public Privé qui livrent l’action publique à de grands groupes privés, en prenant le risque de s’interdire toute capacité d’intervention directe, et de ne pas donner le travail aux entreprises locales.

 

Madame Jehannet a refusé un débat public à un des candidats, et n’a jamais répondu à l’autre. Entre la surenchère démagogique des uns et la désinformation pratiquée par l’élue sortante, allant jusqu’à gommer son étiquette UMP, la campagne électorale reste au ras du gazon ce qui désintéresse les électeurs. Nôtre colère est grande.

 

On pourrait faire autrement : Montargois allez voter et bousculez cet « ordre établi »  pour qu’un changement intervienne enfin.

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                                       République du Centre le vendredi 12 octobre 2012

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 15:04

SCRUTIN DU 21 OCTOBRE

Depuis toujours, je n'ai jamais considéré que  les électeurs qui m'ont apporté leurs voix lors d'un scrutin  m'appartenaient. C'est donc uniquement en tant que candidat de la Gauche rassemblée (PS, EELV et PRG) au premier tour que j'appelle les électeurs de Montargis à voter pour le candidat de Gauche présent au second tour. 

 

Demain je publierais l'autopsie du premier tour.

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SECOND TOUR… A GAUCHE  ( communiqué envoyé aux médias)

Candidat du rassemblement de la Gauche Majorité Présidentielle (PS, EELV, PRG) pour l’élection cantonale partielle, je remercie les 279 électeurs (11,99%) qui nous ont fait confiance dans un contexte général difficile. Les 73,13% d’abstentions témoignent de la désespérance des Montargois dont beaucoup sont en grande difficulté et ne trouvent pas de réponses à leurs problèmes au quotidien.

 

Sur 8910 inscrits, 2327 se sont exprimés. Sont sélectionnés pour le second tour la candidate UMP avec 1110 voix et Jacques Reboul Parti Communiste-Front de Gauche avec 610 voix.

 

Le 21 octobre, pour le second tour, le rassemblement de la Gauche Majorité Présidentielle appelle les électeurs de Montargis à voter pour Jacques Reboul le seul candidat de Gauche présent au second tour.

numérisation0555

                                  L'Eclaireur du Gâtinais 18 octobre 2012

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                                           République du Centre du 17 octobre 2012 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 10:40

ERIC DOLIGE:

PRIX DE L'OBSTINATION

POUR LE PRESIDENT

DU CONSEIL GENERAL DU LOIRET 

Incroyable mais vrai, on glisse d'une faute à une autre comme si de rien n'était et dans une parfaite impunité sur le dos des contribuables. Ainsi Doligé Président du Conseil général du Loiret qui fut le chantre de l'A19, alors qu'au plus haut niveau les instances compétentes annonçaient  le déficit de cet équipement, aujourd'hui avéré et qui de plus ne sert à rien pour les déplacements dans le Loiret contrairement à ce qu'affirmait la communication (propagande) de 2009, aujourd'hui entraine notre département dans une spirale infernale en généralisant les numérisation0553Partenariats Publics Privés pour au moins vingt deux projets d'équipements importants.

 

Les PPP ne sont pas des dossiers techniques, il sont hautement politiques tant ils engagent la collectivité dans la durée, ses capacités de financement et les citoyens puisqu'au final ce sont eux qui payent. Dans le Loiret, pas de débat sur ces sujets, même en période électorale comme c'est le cas actuellement sur la partielle à laquelle se représente Viviane Jehannet vice-présidente UMP du Conseil général. Je me suis déjà prononcé sur ces Plans le 23/02/2008 sur ce blog sous le titre "Pour se faire Prendre par Plusieurs". J'y reviendrai prochainement tant il y a urgence à intervenir contre les dérives de Doligé (Sénateur et Président du Conseil général). En attendant, je vous propose le récent communiqué de deux Conseillers généraux Europe Ecologie-Les Verts du Loiret Thierry Soler et Estelle Touzin à propos de ces PPP.  

 

Les 10 et 11 octobre se réunit une grande assemblée des fans des partenariats public-privé (PPP), organisée par les principaux bénéficiaires de ce type de passation de commandes publiques, à savoir les grandes multinationales du BTP. Nul doute qu'il ne s'agit pas de philanthropie mais que le coût de ces "rencontres internationales des PPP" sera imputé dans les frais généraux des contrats signés tout comme les prix qui seront remis à cette occasion.

 

C'est ainsi, notamment, qu'Eric Doligé doit être récompensé pour ses efforts en faveur de la généralisation des contrats de partenariats dans le Département du Loiret, qu'il préside, sans oublier sa défense acharnée des PPP lors des débats au Sénat. Sans doute ce prix sera-t-il remis par le représentant du groupe Vinci qui a remporté tous les contrats de partenariats signés par le Conseil général ? A moins qu'il ne s'agisse de la société Bouygues qui a été choisie par la ville d'Orléans pour la future Arena privatisée ?

 

On peut toutefois s'interroger sur la pertinence de cette faveur accordée au Président Doligé après les546681 293823580695903 1834117589 n affirmations erronées qu'il put répandre lors de la récente session du Conseil général. Il affirmait en particulier que la collectivité n'a "pas d'autre moyen de construire de nouveaux collèges que de souscrire un contrat de partenariat" alors que le collège Montesquieu vient d'être achevé selon la procédure de maîtrise d'ouvrage publique et que celle-ci prévaut également à la reconstruction en cours du collège Pablo Picasso. Cela n'empêchait pas le Président de menacer de faire capoter le plan pluriannuel d'investissement départemental pour les collèges s'il n'obtenait pas un plébiscite en faveur des PPP.

 

Eric Doligé reçoit donc le prix de "l'obstination" dans le militantisme pro-PPP.

 

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 20:59

EN FINIR AVEC LA MEMOIRE SELECTIVE

François Hollande, Président de la République a eu raison de reconnaître officiellement la répression sanglante du 17 octobre 1961 à Paris contre les « Français musulmans d’Algérie ». Je ne comprends pas les cris d’orfraie des responsables de l’UMP et du FN. Admettre des faits avérés par l’ensemble des historiens n’est pas un acte masochiste ni de repentance, mais reconnaître et affirmer une réalité. C’est important pour ceux qui en furent victimes et leurs descendants. C’est mettre des mots sur une blessure toujours douloureuse.

 

Quelle que soit la guerre, pour moi elle ne fait pas de héros, mais des victimes, d’où la nécessité de pouvoir en parler. C’est beaucoup de souffrance pour toutes les parties impliquées. Dans le cas présent de l’Algérie, en France la République parlait « d’évènements » et non pas de guerre, quelle hypocrisie ! Si ce n’était pas la guerre, pourquoi en 8 ans la France a-t-elle envoyé 1 343 000 jeunes appelés plus 400 000 militaires d’active ? Autant d’hommes qui se sont, du jour au lendemain, retrouvés dans l’horreur de ce qu’ils ont vécu eux en tant que victimes mais aussi en tant qu’acteurs. Combien d’Oradours y-a-t-il eu en Algérie ? Suffisamment pour faire des cauchemars une vie entière. Je n’oublie pas les 25 à 30 000 morts de ces militaires, ni leurs 70 000 blessés. Je n’oublie pas les 400 000 civils morts, d’origine européenne ou Algérienne. Je n’oublie pas les 160 000 harkis  désarmés et abandonnés sur place avec leur famille qui connurent le sort que l’on sait, ni les harkis rapatriés en France par leurs officiers, mais que l’on a cachés dans des conditions de vie improbables y compris leur descendance, à peine reconnue aujourd’hui alors qu’ils sont français. Je n’oublie pas les massacres d’européens d’Oran, des 5, 6 et 7 juillet 1962, je n’oublie pas non plus le million de rapatriés d’origine européenne qui ont tout perdu.

 

C’est pourquoi je n’oublie pas le 17 octobre 1961 ni les massacres de Sétif et Guelma du 8 mai 1945 (entre 1165 victimes officielles et 17 000 selon les services secrets américains d’Alger, dont 100 européens), tous deux survenus sous la République française et les gouvernements du Général De Gaulle…

 

"Le 17 octobre 1961" film de Yasmina Adi - 2008- 

 

UNE NUIT NOIRE A PARIS

 

Après sept années de conflit en Algérie, des négociations sur le principe de l’indépendance sont ouvertes en mai 1961 à Evian. La cohabitation sur place entre les communautés est extrêmement tendue et s’étend en métropole. Les assassinats à la fois de policiers et d’indépendantistes algériens se multiplient. Maurice Papon préfet de police (ancien préfet de Constantine) instaure le 5 octobre un couvre-feu de 20h30 à 5h30 pour tous les Français musulmans d’Algérie.



La Fédération de France du FLN appelle les algériens de la région parisienne à manifester pacifiquement contre ce couvre-feu discriminatoire le 17 octobre 1961. La manifestation est interdite et carte blanche est donnée au Préfet pour la réprimer. Les Algériens qui sont majoritairement des ouvriers se rendent dans la capitale en costume du dimanche comme s’ils allaient à « un mariage, à une fête ». Pour nombre d’entre eux, c’était la première sortie de leurs bidonvilles. Ils sont ainsi près de 30 000 à prendre le métro pour entrer dans Paris. Ils sont accueillis par des milliers de policiers.

 

numérisation0541La répression est sans limites : près de 12 000 arrestations, interrogatoires, tortures, expulsions, rafles et internement, morts, manifestants jetés dans la Seine. Cette nuit noire à Paris a marqué un tournant dans la guerre d’Algérie jusqu’à l’indépendance le 5 juillet 1962. Des journaux relatent les faits comme Paris Match ou France Observateur (entre autres). Des demandes d’enquêtes sur le rôle de la police sont réclamées, mais Maurice Papon comme ses supérieurs les refusent. Deux jours après la répression, les journalistes Claude Bourdet et Gilles Martinet dénoncent la censure de l’Etat : « depuis des mois, personne n’a pu dire la vérité sur la façon dont les Algériens sont traités en France » écrivent-ils. La censure s’abat sur tout média tenté de faire la lumière sur cette nuit-là.

 

Le bilan exact de cette répression est impossible à établir avec précision. Il est officiellement de trois morts, alors que ce sont des dizaines de cadavres d’Algériens qui vont au fil de la Seine. Les archives officielles de l’époque ont presque toutes disparu. Celles qui restent dénombrent d’une façon certaine quarante morts ce qui laisse à penser que ce sont plusieurs centaines de personnes qui cette nuit-là et les jours qui ont suivi ont péri.

 

Quelques mois plus tard, le 8 février 1962, à l’appel du Parti Communistenumérisation0542 Français, une manifestation pour la « paix en Algérie » a lieu à Paris. La police charge, et tue 8 personnes. Leurs obsèques rassemblent plusieurs dizaines de milliers de personnes. Charonne reste dans la mémoire collective de gauche et du PCF en particulier, le symbole de la violence de l’Etat pendant la guerre d’Algérie. Ainsi le journal Le Monde qui avait dénoncé les violences du 17 octobre et qui s’était inquiété des dizaines de cadavres retrouvés dans la Seine écrit en février 1962 : « que la répression de Charonne a été la plus violente que Paris ait connue depuis 1934 ». Question : qu’est-ce qui distingue les manifestants de 1961 et ceux de 1962 ? La couleur de peau ou les droits qui y sont attachés ? Par ailleurs, il y a eu une confusion constante entre ces deux dates, que ce soit dans les livres ou les journaux télévisés les photos du 17 octobre servant à illustrer les violences de Charonne…autant d’éléments qui demandent à être éclaircis comme d’autres évènements.  

 

numérisation0544

 

 numérisation0546numérisation0549

 numérisation0548   PARIS MATCH n° 655/ 28 octobre 1961

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:04

2012-10-11-Eclaireur.jpg L'Eclaireur du Gâtinais le 11 octobre 2012

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 12:03

UNE ABSENCE TOTALE DE REPONSE

numérisation0533

 Montargis le 25 septembre 2012

 

 Madame JEHANNET bonjour,

 

Lors de la campagne électorale des cantonales de mars 2011 je vous avais invitée à débattre. Vous aviez alors décliné ma demande. Aujourd’hui à l’occasion de la cantonale partielle du 14 et 21 octobre un autre candidat a fait la même demande. Or j’apprends ce jour par voie de presse que vous réfléchissiez sur votre réponse. En conséquence à cette occasion je me permets de vous réitérer ma demande de débat avec vous.

 

Dans l’attente d’une réponse favorable, recevez Madame, l’expression de mes sentiments les meilleur

 

Jean-Luc BURGUNDER

Candidat de la Gauche rassemblée

(EELV, PS, PRG)

 

Déposé en Mairie de Montargis le 25 septembre 2012.

 

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                                                                République du Centre le 26 septembre 2012

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

2012-08-06 Bretagne 5 022