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5 mai 2007 6 05 /05 /mai /2007 12:03
Présidentielles deuxième tour

Les Verts votent Ségolène Royal

Avec 1,57% au premier tour, l'écologie politique n'a pas été entendue par les électeurs. C'est d'autant plus dommage que les problèmes sont déjà là (réchauffement climatique, raréfaction des ressources naturelles comme les énergies fossiles ou l'eau, menaces la biodiversité, ect...). Toutes ces problématiques pèsent et pèseront de plus en plus lourd et en urgence sur l'économie et le social, c'est-à-dire la vie quotidienne des personnes, des états et des continents. Ce ne sont pas les promesses environnementales des candidats qui seulement comptent mais leur programme économique. L'économie ultra libérale proposée par M Sarkozy est en totale opposition avec l'indispensable excellence écologique ce qui ne peut qu'aggraver la situation. Alors qu'une majorité des Français est hostile aux OGM et à l'EPR (nouvelle génération de réacteurs nucléaires), M Sarkozy est pour, Mme Royal est favorable à des moratoires. Pour ce second tour, les Verts appellent à voter pour Ségolène Royal, même si plus tard ils restent vigilants sur des sujets aussi vitaux.
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 20:29

De Benito SARKOSY à Nicolas POUTINE


La première évidence de ce premier tour est la forte mobilisation des électeurs. C'est un point positif pour la vitalité de la vie démocratique. Mais un point positif, peut cacher d'autres sujets beaucoup moins glorieux. Par ultra libéralisme, je parle du glissement de la Droite républicaine au delà de l'extrême droite, ce qui à l'évidence a séduit lors de ce premier tour une majorité de Français comme quoi une démocratie et une forte participation ne sont pas garantes de la pertinence du résultat. En Europe, et en Allemagne en particulier dans les années trente, l'histoire nous l'a douloureusement appris.

M.Sarkozy se diabolise tout seul, il suffit d'observer son comportement et de suivre ses propos. Depuis cinq ans qu'il est le numéro deux du gouvernement et durant sa campagne électorale, sur tous les sujets, il dit tout et fait l'inverse de tout, si bien que personne ne sait vraiment où on en est. Cette incohérence dans son discours, c'est ce qu'il appelle son "parler vrai". Autour de ce discours désordonné qui ne souffre pas la contradiction, s'organise une politique de la confusion dans la société et les esprits qui entraine la Droite républicaine dans une dérive digne, « dans une autre époque », de celle d'un certain maréchal Pétain, avec sa Révolution Nationale. M.Sarkozy a séduit l'électorat frontiste. Il ne l'a pas séduit sur de nouvelles valeurs républicaines mais en exacerbant le désordre des idées pour mieux fonder son ordre à lui en allant bien au delà des idées de Le Pen. En introduisant l'eugénisme au service du libéralisme, M.Sarkozy impose pour une meilleure compétitivité une nouvelle forme de sélection en matière d'immigration comme de dépistage (suicide, pédophilie, hétérosexualité, délinquance, cancer du fumeur, dépistage des comportements dès l'âge de trois ans, etc), auquel s'ajoute sa capacité à opposer entre elles des catégories sociales, professionnelles ou de populations, sans parler de l'identité nationale (!). Avec de tels principes, je suis convaincu que M.Sarkosy en tant que chef de l'Etat est un homme dangereux pour l'unité de la France et que le « nouveau rêve français » qu’il agite aujourd’hui ne s’achève en cauchemar pour une majorité de français, y compris de son électorat.

Avec 1,7%, coincé entre le vote utile du traumatisme d'avril 2002 et la candeur d'un Nicolas Hulot, qui fort des signatures des candidats (!!!) qui ont fait illusion auprès de beaucoup, le résultat de la candidate des Verts ne pouvait guère être meilleur, même si l'espoir fait vivre par la qualité de la campagne menée par Dominique Voynet. Dans la campagne électorale irrationnelle que nous venons de vivre, le caractère concret et les solutions transversales rationnelles proposés par notre candidate n'ont semblé intéresser personne. Dommage, car les problèmes écologiques sont bien réels, s'accélèrent et vont s'imposer sur tous les sujets de société, de l’économie, du social et dans la vie quotidienne des gens. C’est un vrai sujet. C'est pourquoi l'avenir ne s'écrira pas sans l'écologie politique qui aura d'autres occasions pour s'exprimer et agir. Je le rappelle, une présidentielle ne fait pas le printemps
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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 12:30
Dominique VOYNET le Jeudi 29 mars à Amiens, lors des sélections nationales des Olympiades des Métiers, en présence des élus de Picardie, de Yannick SOUBIEN, patrick COTREL et Jean-Luc BURGUNDER, tous trois Vice-Président de Régions, en charge de la Formation Professionnelle et Apprentissage.
Une présidentielle ne fait pas le printemps


A quelques heures du 1er tour des présidentielles, les Verts sont au pied du mur. Avec un record absolu et jamais égalé du nombre de sondages, l’intox aura été durant cette campagne à son comble. La manipulation de l’opinion est habile et ballade les électeurs au gré des pourcentages. Cette « politique attitude » relève plus de la Star’Ac que de convictions politiquement réfléchies en conscience. Sauf à une souhaitable et géniale surprise dimanche soir, bien peu de personnes ne semblent se faire d’illusion sur le score de la candidate des Verts, seule représentante de l'écologie politique dans cette cavalcade « démocratique ». A remarquer qu’à aucun moment les échanges directs et publics sur le fond des programmes n’a eu lieu entre les candidats eux-mêmes. Etonnant, non ?


Dominique VOYNET serait-elle à ce point « mauvaise » qu'elle n'aurait pas su incarner les idées portées par les Verts et plus largement par les écologistes depuis plus de trois décennies ? Non seulement je ne le pense pas, mais je suis persuadé du contraire. Femme de conviction, opiniâtre, courageuse, aujourd'hui forte de son expérience militante et institutionnelle, je la sens déterminée et sereine dans ce redoutable chaudron présidentiel où tous les coups sont permis y compris les plus sordides et où le cynisme domine au nom du pouvoir à prendre ou à conserver.

Ce que je pense, c'est que Dominique Voynet et les idées qu'elle incarne durant cette campagne, sont victimes d'un contexte.
D'abord, celui du vote « utile » en résonance au 21 avril 2002. Vote utile qui consiste à réduire la Gauche et l'Ecologie au seul vote PS.
Ensuite, celui d'un contexte d’inquiétude et de peur de la société française sur des réalités quotidiennes ou générales comme : l'emploi ; le logement ; les retraites ; le pouvoir d’achat ; la discrimination des sexes, des âges, des origines, des handicaps… ; la qualité alimentaire ; la santé ; l’éducation et la formation ; l’équilibre des territoires urbains et ruraux ; la réduction ou la disparition des services publics ; les transports ; l’énergie ; les désordres environnementaux ; les menaces sur la biodiversité (OGM,…) ; le réchauffement climatique ; l’Europe ; la mondialisation ; l’équilibre Nord-Sud, sont autant de sujets qui touchent l’ensemble des français.
La peur n'est pas bonne conseillère et n'évite pas le danger, mais elle favorise l'émergence et la désignation de boucs émissaires (les étrangers, les fonctionnaires, etc…) et peut aussi créer l'évitement des problèmes par la négation sur le fond et la forme des causes et des effets.

Autre élément du contexte, le pacte de Nicolas Hulot. Qu’est ce que Dominique VOYNET n’aurait pas dit et qu’HULOT aurait dit en plus ? Rien bien sûr, et je dirais même qu’elle en dit plus que lui. Alors, au-delà des sondages, c’est quoi la différence entre eux deux ?
Nicolas HULOT, comme Al GORE, est un passeur d’idées. Il insiste sur le diagnostic et sur les conséquences qu’il faudrait en tirer, tant sur le plan individuel que collectif. Sauf que dans la campagne présidentielle, l’animateur télé joue au politique tout en n’assumant absolument aucune responsabilité et engagement politique. Cette absence de responsabilité confère à HULOT une virginité vis-à-vis de citoyens en délicatesse avec le politique. En faisant signer son pacte aux principaux candidats, cela plait au plus grand nombre, alors que d’une certaine manière, il lâche la proie pour l’ombre et laisse à penser qu’une signature des uns et des autres (si c’était si simple !) règlerait les causes et les effets. A ce stade, nous sommes incontestablement dans un évitement inconscient collectif puisque les électeurs abandonnent massivement l’écologie politique sur des signatures. Cette forme de lobbying laisse à penser à beaucoup que l’écologie politique n’a plus d’utilité, c’est en cela que HULOT marque sa différence avec d’autres grands passeurs d’idées, qui bien avant lui, à l’image de COUSTEAU ou de Théodore MONOD, eux n’hésitaient pas au-delà de leur lobby personnel à soutenir ouvertement les écolos. En passeurs d’idées, ils ne substituaient pas le lobbying à l’engagement politique. Ils les rendaient complémentaires en ne faisant pas d’amalgames. En choisissant de ne pas les soutenir lors de cette présidentielle, Nicolas HULOT a choisi de sacrifier l’écologie politique  et les Verts pour des signatures bien aléatoires. Dommage pour la cause de l’écologie politique, pour les Verts et l’engagement de plusieurs décennies de militants et d’élus.

En attendant, courageusement, Dominique VOYNET assure la présence Verte dans cette campagne. Alors que l’inquiétude, l’insécurité et la peur sont partout dans les têtes, et dans la vie quotidienne de la population, elle n’instrumentalise pas cette peur comme le font certains. Elle pose les problèmes et avance des solutions individuelles et collectives. Dans la confusion médiatico-politique de cette campagne, je n’ai à aucun moment entendu de la part d’autres candidats des propositions transversales qui créeraient du lien entre les problèmes immédiats et une vision qui anticipe l’avenir à la hauteur des enjeux majeurs de la planète et des populations qui l’habitent. On entend de ci de là des bribes souvent liées à des intérêts catégoriels ou thématiques. Seule Dominique VOYNET pour les Verts a abordé l’ensemble des sujets en transversalité et tente de décrire la réussite sur le plan économique, sociale et environnementale d’un 21ème siècle que l’humanité est écologiquement condamnée à réussir. Sujet qui à l’évidence n’a pas été entendu à la hauteur des enjeux puisque les sondages lui accordent au mieux 2%... Dans tous les cas de figure, quoi qu’il arrive lors de ce scrutin, la classe politique et la société ne feront pas sans les écologistes, tout simplement parce qu’à elle seule une présidentielle ne fait pas le printemps, mais que de temps perdu !


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13 mars 2007 2 13 /03 /mars /2007 00:43
6ème République : une idée part…
une idée arrive…

 D’où sort-elle cette idée de 6ème République désirée et espérée aujourd’hui par bien des candidats à ces présidentielles de 2007 ? D’Arnaud Montebourg du Nouveau Parti Socialiste ? Sans doute le croit-il mais c’est sans compter avec les écolos comme l’atteste Ecologie, journal que j’ai animé durant 20 ans (1973-1992). Il est vrai que les « grandes idées » se rencontrent toujours mais dans le cas présent la rencontre est quelque peu décalée puisque la couverture du n°333 d’Ecologie est celle de… janvier 1981, c'est-à-dire à la fin de la présidence de Giscard d’Estaing. A l’époque, les écologistes politiques regroupés en trois grandes familles (le Mouvement d’Ecologie Politique, les Amis de la Terre et la Confédération Ecologiste) avaient choisi comme candidat commun pour les élections présidentielles de 1981 Brice Lalonde (à l’époque il n’avait pas politiquement dérivé et dérapé comme il le fit plus tard dans les années 1990). Il était alors le candidat légitime de l’écologie politique sous l’appellation de campagne « Aujourd’hui l’Ecologie ». Invité au Club de la Presse d’Europe 1 le dimanche 30 novembre 1980, cuisiné par les grandes signatures médiatiques de l’époque dont certaines sévissent toujours, Claude Estier pour l’Unité, Flora Lewis pour le New York Times, Alain Schmit pour FR3, François-henri de Virien pour le Matin, Albert du Roy pour l’Express, Philippe Tesson du Quotidien de Paris et Patrice Duhamel, qui représentait TF1, Brice Lalonde a expliqué les raisons pour lesquelles les écologistes et lui-même, leur porte parole, estimaient devoir changer de Constitution (…). « Réforme des grandes écoles et des grands corps d’Etat, véritables maffias organisées de telle sorte que chaque personne puisse passer des cabinets ministériels aux entreprises publiques ou privées (…). Réforme du Parlement qui serait maître de son ordre du jour pour libérer des élus qui dans l’ordre actuel sont des bâillonnés ou des paillassons (…). Il faut une séparation du pouvoir plus grande à côté de la démocratie représentative (…). Qu’est-ce que la démocratie représentative ? Tous les cinq ou sept ans : « vote et tais-toi ! » Est-ce qu’avec une question aussi simple on répond à tous les problèmes qui se posent quotidiennement dans la vie ? Non certainement pas. A côté de la démocratie représentative, il faut qu’il y ait une autre forme de démocratie plus directe, avec, par exemple, des droits au référendum (…). Il n’y a pas si longtemps, une proposition a été présentée au Sénat concernant le référendum communal. Tous les partis, tous sans exception, ont été contre ce référendum communal, tant il existe une classe politicienne pour qui la démocratie est si importante qu’il ne faut pas la confier aux Français et la garder ou la réserver uniquement aux partis politiques (…). Il faut qu’il y ait une nouvelle conception de la démocratie (…). Il faut changer la Constitution, il faut créer la VIème République (…) ». Voilà, l’idée a été lancée sous Giscard d’Estaing par les Ecologistes qui déjà pointaient les dysfonctionnements de la démocratie à la française. Depuis, cycliquement, les écologistes et les Verts particulièrement ont revendiqué la 6ème République. En 2002, le candidat Vert, Noël Mamère, en avait fait un point fort de son programme. « Ce régime n’a de République que le nom et le fait que l’on procède tous les 5 ans à des élections ne suffit pas à en faire un modèle de démocratie » (…). « Les Verts plaident depuis toujours pour que se construise enfin en France une véritable démocratie participative où le citoyen soit au cœur du système et où il serait régulièrement associé au processus de décision, à tous les niveaux ». Aujourd’hui dans le « Contrat Ecolo » de Dominique Voynet dans les 15 orientations proposées la 12ème est celle de « constituer une 6ème République » avec entre autre « extension du rôle et du droit d’initiative du Parlement » et une « loi d’initiative citoyenne : avec 500 000 signatures une pétition sera soumise obligatoirement au Parlement », etc… Une idée part…une idée arrive, en ce qui concerne la 6ème République il aura fallu 27 ans pour que beaucoup y pensent vraiment, y compris les candidats à l’élection présidentielle. Il en va ainsi de bien des idées : du cheminement, de l’inertie, et de nombreuses années avant que celles-ci ne surgissent comme des évidences qui s’imposent au plus grand nombre.
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2 mars 2007 5 02 /03 /mars /2007 23:21
Tout simplement pour m'exprimer et me donner les moyens d'échanger avec qui le souhaite en utilisant les outils technologiques de notre temps. Pour moi, à partir des informations, des remarques ou des commentaires que je diffuserais, il s'agit de créer du lien et du dialogue.

Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement partisan chez les Verts, je suis un individu libre de sa pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes questionnements, mes doutes, mes coups de coeur, mes espoirs, mes colères et une curiosité en éveil constant. De plus, dans la durée, je n'ai pas l'intention d'intervenir sur le seul champ politique traditionnel mais d?élargir ce périmètre à toutes les dimensions de la vie.
L'ouverture de ce blog s'inscrit dans une histoire de vie. On ne sort pas indemne d'une aventure de 20 ans de presse militante écologiste (1973-1992) (1). Aussi quand on aime l'information et l'échange, et qu?ils ne sont plus au rendez-vous et à votre portée, c'est frustrant, si bien que retrouver une forme nouvelle d'expression, je l'avoue pour moi, c'est du plaisir :).

Parallèlement, mon engagement politique a abouti en 1998, à être élu conseiller régional Vert en région Centre, où je suis devenu Vice-président délégué à la formation professionnelle et à l?apprentissage. Mandat et délégation renouvelés aux élections régionales de 2004. De plus en 2001, à Montargis (Loiret), après avoir mené une liste autonome aux élections municipales, avec presque 11%, je deviens conseiller municipal d'opposition à un maire UMP devenu député en 2002.

Mais durant tout ce temps, un mal pernicieux et profond s'est installé dans notre société. Crise de la représentation, rejet des politiques et des institutions, fracture civique et ethnique, deux français sur trois ne faisant plus confiance, ni à la gauche, ni à la droite, pour gouverner le pays. Le déphasage semble considérable entre le politique et la population.

Comme citoyen politiquement engagé, cette réalité m'est pénible, douloureuse et m'inquiète, mais je suis de ceux qui estiment que si le politique a sa part de responsabilité, il n?est pas seul responsable de cet état de fait.

C'est Milena Jesenska (2), journaliste tchèque qui en 1938, dans sa lettre d'adieu à Jules Romain après la trahison de la France (3), écrit : « Puis sont venues ces journées (...) et c'est alors que j'ai compris que, dans la vie des hommes, la politique est tout aussi importante que l'amour. Elle affecte notre corps, elle nous colle à la peau comme notre chemise, elle s'immisce dans notre coeur comme nos sentiments les plus intimes (...) et tant que les gens qui se refusent absolument à faire de la politique ne considèreront pas « la politique » - c'est-à-dire « se qui ce passe » - comme aussi importante que leurs affaires privées, la grande masse des hommes se laissera ballotter avec indifférence, au gré des événements, sans se rendre compte que ces mêmes événements pénètreront dans leur maisons, jusque dans leurs assiettes (...) ». En clair, bien au-delà des élections, si on ne s'engage pas activement et civiquement pour bouger les lignes de la vie quotidienne et au-delà si besoin est, alors on subit, et parfois le pire.

Je n'ai pas la réponse à tout, mais ce dont je suis convaincu, c'est que l'absence de dialogue nuit gravement à la citoyenneté, à l'intérêt général, à la vie collective et individuelle et au final à la vie démocratique. Le dialogue c'est du lien social et ce lien est vital à tout ce qui a à voir à la vie de la cité, aux personnes entre-elles et à toute société organisée et qui pour moi est naturellement politique.

Vous l'avez compris, la création et l'activité autour de ce blog sera, je l'espère, ma modeste participation au dialogue entre nous tou(te)s.

A bientôt !

JLB

(1) C'est suite à une idée que j'avais lancée en avril 1972 de créer une Agence de presse écologiste, que le premier numéro hebdomadaire paraîtra le 5 janvier 1973 (APRE Hebdo). C'est au numéro 242 le 29 avril 1977 qu'il deviendra Ecologie-hebdo, puis Ecologie en 1979 et Ecologie-info en 1985. Au début des années 80 il deviendra mensuel. La diffusion est principalement nationale jusqu'en 1979 par abonnement puis en maisons de la presse durant 14 ans. Parallèlement Ecologie édite une vingtaine de numéros spéciaux thématiques dont « l'énergie solaire » et « éolienne » seront des best-sellers écolos des années 70-80. Deux livres ont marqué cette période d'édition : « Déjouons la publicité » qui sera à l'honneur sur le plateau d'Apostrophe chez Bernard Pivot et « L'arbre aux papiers » (papier recyclé) qui reçut le prix de l'environnement « Jean Sainteny ». Titre écologiste militant non subventionné, Ecologie-info arrête sa parution après la publication du numéro 406, pour raisons économiques en 1992.

(2) Tchécoslovaque, Milena Jesenska a été journaliste de 1919 à mars 1939 où elle fut contrainte de cesser son activité avec l'occupation de Prague par les troupes hitlériennes. Elle participa à un journal clandestin qui lui valut de disparaître en 1944 au camp de concentration de Ravensbrück. Durant sa vie elle fut la destinataire de superbes lettres d?amour d'un certain auteur : Franz Kafka.

(3) En 1938, la France et la Tchécoslovaquie sont liées par une alliance d'assistance militaire réciproque. En septembre, lors des accords de Munich, la France et l'Angleterre pensant éviter la guerre, abandonnent la Tchécoslovaquie aux exigences d'Hitler qui revendique le territoire des Sudètes. Une fois cette partition acquise, l'Allemagne en exigea encore plus jusqu'à la prise de Prague en 1939. Homme de lettres français, Jules Romains s'est réjouit publiquement des « Accords de Munich », c'est-à-dire dans la réalité de la trahison de la France vis-à-vis de son allié, tout en déplorant « la catastrophe qui a frappé la Tchécoslovaquie ». Milena, admiratrice de Jules Romains, lui écrivit : « si en son temps la France a décidé de conclure une alliance avec nous, c'est que la France y trouvait son compte (...). Si la France ne s'est pas trouvée à nos côtés au moment décisif, elle nous a trahi (...) en fait elle s'est surtout trahie elle-même. Cher maître, tant que vous ne parlerez pas d'une catastrophe qui a frappé la France, vos arguments seront sans objet (...). Le peuple pardonne plus facilement une hostilité ouverte qu?une trahison enrubannée (...). Adieu Jules Romains !


Rattrapée par sa trahison, un an plus tard, la France de Jules Romains n'échappait pas à la guerre avec l'Allemagne nazie et fut humiliée et battue en mai-juin 1940 dans une débâcle militaire, économique, politique, institutionnelle et morale sans précédent. Cependant la trahison tua Milena mais pas l'écrivain humaniste qui survécut jusqu'en 1972 !

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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