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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:54

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FUKUSHIMA, TCHERNOBYL, PLUS JAMAIS ÇA !  

La catastrophe de Fukushima vient de rejoindre celle de Tchernobyl au niveau maximum de gravité sur l'échelle internationale des événements nucléaires, et l'on perçoit avec effroi les conséquences irréversibles et dramatiques sur la santé et l'environnement qui s'annoncent pour plusieurs générations au Japon, au regard de ce que continuent à subir les populations russes 25 ans après le drame.

 

Contre le déni et l'oubli, à l'initiative du réseau « sortir du nucléaire », les organisations :

 

Acirad, Attac45,

Comité Stop Belleville Stop Dampierre

et Europe Écologie-Les Verts,

 

appellent à une action de commémoration de l'anniversaire de la catastrophe deTchernobyl en participant à un pique-nique sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (12h-14h), mardi 26 avril 2011.

 

Depuis 25 ans, les autorités nient les conséquences du drame de Tchernobyl sur la santé des populations. Aujourd’hui, alors que l’histoire se répète, ne laissons pas la machine à désinformer se remettre en marche.

 

En solidarité avec les victimes de Tchernobyl, en solidarité avec les Japonais qui subissent la catastrophe de Fukushima, faisons la lumière sur les ravages et les risques liés à l’industrie nucléaire, partout dans le monde.

Aujourd’hui plus que jamais, rappelons que les alternatives au nucléaire existent, rappelons que partout dans le monde, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables progressent plus vite que l’atome, et n’attendent que d’être enfin soutenues.

 

P1100111Pour tout renseignement complémentaire et en particulier pour toute recherche ou proposition de covoiturage pour se rendre sur le site, merci de faire passer vos demandes et offres à l'adresse mail ci-dessous.

Nous nous efforcerons de mettre en relation les participants.

contact@eelvorleanais

 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:34

TU VOTES OU TU VOTES PAS ?

La Région Centre est la seconde région nucléaire de France. Compte tenu de l'actualité nous sommes particulièrement concernés. Lors de la session plénière du Conseil régional du 14 avril, les élus régionaux du groupe Europe Ecologie-Les Verts ont déposé et voté le voeu ci-dessous. Reste qu'il n'a été voté que par eux sachant qu'au final il est néanmoins voté et approuvé, ce qui fait que la Région centre est la première des régions françaises à adopter un tel voeu (à quand Rhône-Alpes?). Mais attention, l'accident nucléaire n'est pas seulement lié à des tremblements de terre, des tsunamis, des pénuries d'eau ou des crues, des accidents extérieurs de toutes natures ou d'attentats terroristes mais aussi de défaillance humaine. Défaillance humaine qui fut à l'origine de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

 

Bandeau11.jpgLà où je suis interpellé, c'est sur le vote du Groupe Communiste-Front de Gauche du Conseil régional qui lui s'est abstenu. Le 19 Avril, à Gien en effet telle ne fut pas ma surprise au vu des drapeaux et des tracts "Front de Gauche". Je peux me réjouir de voir de nouveaux venus dans la lutte anti-nucléaire (appelons un chat un chat), mais alors pourquoi des élus PC-Front de Gauche se sont abstenus sur le voeu des élus Europe Ecologie-Les Verts? Y-aurait-il un positionnement à géométrie variable histoire d'avoir plusieurs fers au feu ? En tous les cas où est la sincérité du discours et des actes du PC-Front de Gauche?     

Voeu relatif à la sortie du nucléaire

c03ebd07c5.jpgLe nucléaire est un choix politique. La France est le pays le plus nucléarisé au monde, avec 19 centrales et 58 réacteurs. Le budget de la recherche française dans le domaine de l’énergie passe pour 90 % dans le nucléaire et pour seulement 2 % dans les énergies renouvelables…
La région Centre est la 2ème région française la plus nucléarisée, avec 4 centrales : Chinon, Saint-Laurent, Dampierre et Belleville.

25 ans après Tchernobyl, nous assistons depuis un mois à Fukushima à une nouvelle catastrophe de niveau 7 (niveau maximal sur l’échelle des évènements nucléaires et radiologiques) : il est grand temps de faire un vrai bilan de notre politique énergétique.

Le gouvernement n’a aujourd’hui clairement pas de propositions qui permettent d’écarter les 3 principaux problèmes que pose le nucléaire, à savoir un risque d’accident majeur, la prolifération et les déchets à vie longue. Les centrales installées le long de la Loire peuvent être victimes de problèmes de refroidissement liés au risque de crues centennales, ou au contraire à la pénurie d’eau en période de sécheresse. Elles peuvent aussi être impactées par des tremblements de terre ou des actions terroristes…

P1100090Contrairement à ce que le gouvernement et le lobby nucléaire peuvent avancer, le coût de l’énergie nucléaire n’est pas bon marché du tout : la Cour des Comptes estime «embryonnaires» les coûts de démantèlement  prévus par EDF, ce qui fausse le coût de l’énergie nucléaire : 35 milliards d‘euros provisionnés pour 58 réacteurs français, contre 103 milliards pour 23 réacteurs britanniques !

Le nucléaire n’est pas incontournable. Si en France environ 78 % de l’électricité produite est d’origine nucléaire, elle ne représente en réalité que 17 % de l’énergie totale consommée. Au niveau mondial, l’énergie nucléaire représente seulement 2,4 % de l’énergie consommée, ce qui reste très marginal. Aujourd’hui, l’enjeu consiste à développer sur une grande échelle les économies d’énergie et les énergies renouvelables afin de pouvoir à la fois sortir du nucléaire en une vingtaine d’années et assumer nos responsabilités dans la lutte contre l’effet de serre.

Le Danemark, la Norvège et l’Irlande ont interdit le recours au nucléaire dans leur loi. L'Autriche, suite à un référendum,numerisation0185.jpg l’a même banni dans sa Constitution. En Allemagne, où le débat sur ce sujet est plus ouvert qu’en France, même les plus convaincus par le nucléaire s’interrogent aujourd’hui, à la lumière de la catastrophe au Japon. Dans notre pays, un sondage réalisé par l’IFOP du 15 au 17 mars 2011 révèle que 70 % des citoyens se déclarent favorables à la sortie du nucléaire.

Il faut que cesse la course folle du nucléaire. L’heure n’est plus à développer des nouveaux modèles de réacteurs comme les EPR, tant pour les installer en France que dans le monde : faut-il rappeler la tentative d’en vendre au colonel Kadhafi en 2007 ? Faut-il rappeler aussi que c’est en particulier du MOX issu du retraitement en France qui est présent dans les réacteurs de Fukushima ?


En conséquence, le Conseil régional du Centre, réuni le 14 avril 2011 à Orléans :

- demande au Préfet de région la mise en place d’une conférence régionale de sûreté nucléaire pour examiner à la fois les possibles conséquences en région Centre des rejets radioactifs de Fukushima et revoir à la lumière de cette catastrophe et du rapport de l’Autorité de la Sureté Nucléaire présenté le 12 avril dernier, les mesures de précaution mises en oeuvre autour des centrales de notre région ;
- demande dans ce cadre que soit aussi conduite une étude épidémiologique dans les départements concernés ;
- souhaite que les Commissions Locales d’Information (CLI) soient ouvertes au public, considérant que, selon la loi Transparence et Sécurité Nucléaire, «toute personne a le droit d’être informée sur les risques liés aux activités nucléaires» et que leur périmètre soit élargi à toutes les communes dans un rayon de 30 km autour des centrales ;
- décide de mettre en place en interne du Conseil régional un groupe de travail sur la prospective et la sortie progressive du nucléaire, dans le prolongement du SRADDT et du Plan Énergie Climat ;
- demande qu’une réflexion régionale s’engage sur les compétences et les formations nécessaires aux travaux de démantèlement des centrales ;
P1100107.JPG- s’oppose à la construction de tout nouveau réacteur en région Centre ;
- demande la mise en place d’un vaste plan de développement des économies d’énergie et de développement des énergies réellement renouvelables, et une sortie progressive mais très volontariste du nucléaire dans notre région comme dans l’ensemble du pays.

Voeu adopté par 12 voix positives du groupe Europe-Écologie Les Verts, 8 voix contre du FN, et une non-participation au vote des groupes PS-PRG, PCF, UMP-NC 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:56

CHANGEONS D’ERE,

SORTONS DU NUCLEAIRE

numérisation0183

PARTICIPEZ A LA JOURNEE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLEAIRE :

« TCHERNOBYL  DAY »

  P1100080.JPG

Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !

 

Le réacteur nucléaire n° 4 a explosé le 26 avril 1986 , il y a 25 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : des conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.

 

26 avril 1986 – 26 avril 2011 : 25 ans de mensonges de l’industrie nucléaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

et des autorités.

P1100069.JPGLa situation au Japon exige de s’indigner sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon, en France comme partout ailleurs !

Nous, citoyens et organisations locales, appelons les citoyens, groupes et organisations :

  • A manifester leur solidarité envers le peuple japonais,
  • A exiger la mise en place d’un programme de sortie du nucléaire, donc son remplacement par des énergies renouvelables, moins polluantes pour les générations futures.

Après Fukushima il y a un peu plus d’un mois et 25 ans après Tchernobyl, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de ces accidents.

 

DIMANCHE 24 AVRIL 2011  

ETRE ACTIF AUJOURD’HUI POUR NE PAS ETRE RADIOACTIF DEMAIN !  

En soutien au peuple japonais et pour exiger la sortie du nucléaire.

Refusons absolument d’oublier Tchernobyl.

Cosne sur Loire – 58, Belleville sur Loire – 18, Neuvy sur Loire – 58

 

9h à 13 h : stand sur le marché de Cosne : distribution de la brochure « Changez d’ère »

 

LES NUAGES NE S’ARRETENT PAS AUX FRONTIERES

9H30 : Départ de Cosne du convoi de vélos « TCHERNOBYL » jusqu’à la centrale deP1100104.JPG Belleville avec arrêt à chaque mairie des villages traversés : Boulleret, Léré, Sury-près-Léré et Belleville.

 

CONTRE LE DENI ET L’OUBLI,

13h à 15h : pique-nique géant (tiré du sac) sur la pelouse de la centrale atomique de Belleville

15h : défilé jusqu’à Neuvy sur Loire, rassemblement, dépôt de gerbe, minute de silence au monument de Notre dame de la Délivrance à côté du rond point de l’Europe, distribution de tracts sur la RN7, prises de paroles.

 

Coordination : (organisée par un collectif citoyen)

François Mativet – sortir du nucléaire 89 / lapining@free.fr  /06 03 92 20 13

 

Les photos sont de JLB prisent à Gien  (Loiret) le 19 avril 2011. 

                               

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:31

Être actif aujourd’hui

pour ne pas être radioactif demain !

 

Rassemblement à Gien le 19 avril 2011 à 18h sur le pont  « Anne de Beaujeu» 

 

Soutien au peuple japonais : Nucléaire : nous voulons avoir le choix!

Être actif aujourd’hui pour ne pas être radioactif demain !

 

Parce que la situation au Japon exige de s'indigner sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France, et partout ailleurs

Parce que Sarkozy privilégie la santé du lobby nucléaire à celle des Français.

Parce que le nucléaire nous prouve chaque jour qu'il est criminel et mortifère, Pour la cinquième fois nous nous sommes réunis, à chaque fois plus nombreux, pour manifester notre soutien au peuple japonais et notre pressante demande de sortir du nucléaire, le 5 nous étions 100 personnes à Saint-Amand dans la Nièvre, 120 à Belleville dans le Cher... ? Après Côsne, Belleville et Saint-Amand, nous nous retrouverons : 

  

Comme tous les mardis, dans un secteur proche de la centrale de Belleville, cette fois on se rapproche de Dampierre, à chaque rassemblement le nombre de manifestants s'est multiplié, c'est pour cela que nous vous invitons à rejoindre le collectif pour cet évènement (ce sera le 6ème) du 19 avril. Rendez-vous sur le pont  « Anne de Beaujeu» !

numerisation0184.jpg

Affiches, affichettes et autocollants produits dès 1974 à Montargis en réponse à l'annonce de la construction de la centrale de Dampierre en Burly et diffusés durant des années dans

les Comités anti-nucléaire français par l'Agence Presse Ecologie. 

  • Prévoyez combinaisons blanches et masques de Tchernobyl.
  • LE NUCLEAIRE TUE L’AVENIR sera la phrase du jour ! En lettres individuelles de plus d’un mètre de haut, 21 personnes se chargeront de tenir les 21 lettres sur le côté du pont.
  • Distribution de la brochure « Changez d’ère »,
  • Un die in est prévu !
  • Nous apportons tout le matériel !

C'est une organisation citoyenne qui est à l'origine de ces rassemblements à qui se sont  associés  le Comité "Stop Belleville Stop Dampierre" et  "Sortir du Nucléaire 89", différentes personnes de différentes organisations ont déjà été présentes dans certains rassemblements,  

Contacts  et renseignements : 

Lucien PETIT : 06 83 67 17 69 - petit.lucien@wanadoo.fr

François MATIVET : 06 03 92 20 13 - lapining@free.fr

 

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 14:45

numerisation0182.jpgIls n'ont pas arrêté Fukushima, arrêtons Fessenheim.

Le monde entier a vu exploser le bâtiment qui abrite le réacteur de Fukushima. Mis en service en 1970, c'est l'un des plus anciens au Japon.

Il devait être fermé le mois dernier

Mais, à la demande de l'opérateur Tepco, les autorités japonaises ont accordé un permis d'exploitation pour dix années de plus. On connait la suite : séisme de 8,9 sur l'échelle de Richter, arrêt automatique de la centrale, tsunami qui inonde les installations électriques de secours, échauffement puis fusion partielle du cœur : un scénario catastrophe qui a mis les "experts" en sûreté nucléaire en défaut.

 

En France, le réacteur le plus ancien est celui de Fessenheim. Il a été construit à partir de 1970 en bordure du grand canal d'Alsace, entre Bâle et Strasbourg, dans une zone d'activité sismique. Il a été construit avec les normes anti-sismiques des années 60 qui sont très éloignées des normes actuelles.

 

En 2000, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquait que certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. Malgré la vétusté des installations et les risques sismiques, EDF a demandé à prolonger l'exploitation de la centrale. Un grand nombre d'élus et de citoyens s'y opposent. Le 9 mars dernier, le tribunal administratif de Strasbourg a débouté les élus qui demandaient la fermeture de Fessenheim pour cause de vétusté et de dangerosité. Aurait-il prononcé le même jugement aujourd'hui ?

 

C'est dans quelques semaines que l'Autorité de Sûreté Nucléaire doit rendre son avis autorisant ou non unefessenheim.jpg prolongation de l'exploitation du réacteur n°1 de la centrale de Fessenheim pour dix ans supplémentaires. Après la catastrophe de Fukushima, il n'est plus acceptable de mentir sur les dangers du nucléaire, en particulier dans les zones sismiques. L'accident de Fukushima démontre que, même dans un pays réputé pour son expertise en matière nucléaire, le risque zéro n'existe pas.

 

La ministre de l'écologie explique que la centrale de Fessenheim a été construite pour résister au risque sismique maximal constaté sur les 1000 dernières années, augmenté d'une marge de sécurité. C'est avec les mêmes arguments que les Japonais ont prolongé l'exploitation du réacteur de Fukushima. Le désastre japonais démontre qu'il n'est plus possible de raisonner ainsi. Voilà pourquoi les signataires demandent l'arrêt immédiat de la centrale de Fessenheim.

 

Signez la pétition, voir colonne de droite à liens.

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 14:51

 UN ACCIDENT PEUT EN CACHER UN AUTRE.

Lundi 14 mars 2011 : « deux explosions se sont produites lundi au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, mais le réacteur n’a pas été endommagé, a affirmé l’opérateur Tokyo Electric Power (Tepco) ». Pourtant le 1er avril le poisson est bien radioactif !

 

photo_1299923419255-52-0.jpgA Fukushima au Japon, même si à ce jour l’on n’en connait pas l’ampleur, il y a déjà une catastrophe nucléaire majeure. Après Three Mile Island (USA) en 1979 et Tchernobyl (URSS) en 1986 il est temps de regarder en face la réalité et la vraie nature du nucléaire, les dangers réels qu’ils font courir aux populations et à la vie d’une façon générale.

 

Contrairement à nos certitudes, le risque d’accident majeur existe partout même en France. Nos centrales sont vieillissantes et par mesure d’économie, il a été décidé de largement doubler leur temps de vie initialement prévu (Dampierre en Burly est concernée).De plus, le stockage et la surveillance des déchets radioactifs, toujours plus nombreux au fil du temps, devront être gérés durant des milliers d’années ( !). Sans oublier que l’uranium vient d’Afrique où l’armée française conserve des dispositifs d’intervention pour garantir l’exploitation et l’acheminement de « notre indépendance énergétique ».

 

Avec cet accident majeur dans ce pays de haute technologie qu’est le Japon, il est grand temps d’engager la France dans une transition énergétique en décidant une sortie progressive du nucléaire sur environ 25 ans en commençant par fermer les centrales les plus fragiles. Cette décision permettrait d’ouvrir un vrai débat public autour de l’énergie et du climat qui, d’une façon incontournable, nous amèneront à terme à de réels changements de société et de comportements individuels et collectifs.

 

La crise de l’énergie est devant nous et n’aura plus de répit. Chacun peut déjà constater les dégâts par lesphoto_1299926847343-52-0.jpg augmentations permanentes du pétrole, du gaz et de l’électricité de plus en plus difficiles à supporter pour les plus modestes d’entre nous. En attendant l’ouverture de ce débat, trois décisions sont urgentes à prendre. La première est de stopper toute privatisation d’EDF et conserver l’exploitation des centrales dans le giron de l’Etat afin de garantir un maximum de sécurité par professionnalisation et les compétences des personnels. La seconde est d’arrêter de diluer les missions d’intervention auprès de multiples sociétés de sous-traitance qui ont des logiques de performances comptables peu compatibles avec l’intérêt général et celui des personnels employés sur des tâches à risque. La troisième est que tous les personnels EDF et ceux des sous traitants doivent disposer de leurs certificats médicaux sur la totalité de leurs années travaillées dans le nucléaire, ce qui aujourd’hui n’est pas toujours le cas. Ces trois mesures ont pour objectif de sécuriser l’existant pour la période de transition. A suivre, ce débat ne fait que commencer. 

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 L'Eclaireur du Gâtinais du 7 Avril 2011

  

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:35

SAUVONS LES CAPTAGES D'EAU

 

Pour ma part, il ne s'agit pas de pointer du doigt en permance le monde agricole en le rendant responsable de tout. Reste que néanmoins, alors que l'on sait que  les agriculteurs sont les premières victimes de l'arsenal chimique totalement énergivore qui leur est "imposé" au nom du rendement. Mais rendement pour qui ? Pour des multinationales qui possèdent tout à la fois: les semences, les engrais et les produits de traitement. En attendant aujourd'hui l'on sait que la frénésie productiviste imposée à nos agriculteurs les menace dans leur intégrité physique, dans leur survie économique pour un grand nombre, qu'elle détruit ou fragilise les écosystèmes, qu'elle porte atteinte à la diversité génétique par les sélections des espèces les plus productives, et encore par la pollution des nappes phréatiques par les nitrates, et l'eutrophisation des eaux de surface par les phosphates. Tout cela n'a pas valeur d'accusation, ce sont des faits qui doivent trouver des solutions non seulement techniques mais aussi alternatives à une économie productiviste qui ne respecte rien et détruit tout .  Les nitrates et pesticides polluent les réserves d’eau “brute” de la France. L’Etat a identifié 507 points de captage de l’eau particulièrement exposés, qui vont faire l’objet de plans d’action.

 

Si aujourd’hui, l’eau du robinet répond à des normes de qualité strictes, il n’en va pas de même pour l’eau “brute”, qui sert justement à la production d’eau potable. Qu’il s’agisse d’eaux de surface (cours d’eau, rivière, fleuve, etc.) ou d’eaux souterraines, ces ressources, qui alimentent près de 34 000 points de captage sont, dans certains secteurs, polluées. En cause, les nitrates rejetés par les engrais chimiques ou organiques issus de l’agriculture ou de l’élevage, ou présents dans les eaux usées mal traitées.

bonnesvacances

 

“Les engrais sont utilisés en grande quantité pour prévenir les aléas climatiques et assurer des rendements élevés et, étant fortement solubles, ils se retrouvent dans les eaux par infiltration diffuse”, tempête Bernard Rousseau, spécialiste de l’eau à la fédération d’associations France nature environnement. Responsables de la prolifération des algues vertes en Bretagne, les nitrates contaminent depuis cinquante ans la plaine calcaire de la Beauce, à des taux qui peuvent être supérieurs aux 100 milligrammes par litre à ne pas dépasser pour les eaux souterraines. Les fleuves, à l’image du Rhône ou de la Loire, ne sont pas mieux lotis et leurs multiples affluents polluent à leur tour les ressources souterraines de départements comme le Loiret. Résultat : plus de la moitié du territoire français est polluée par les nitrates au vu d’une carte des zones vulnérables publiée et réactualisée depuis vingt ans.

 

Premier consommateur européen de pesticides

Aux nitrates, s’ajoutent les pesticides issus des produits phytosanitaires, comme les désherbants ou les insecticides qui, par évaporation, contaminent les sols et donc les eaux. Avec 78 000 tonnes de pesticides de synthèse utilisées en 2008, la France est le premier consommateur en Europe et le quatrième au niveau mondial. Or, si les nitrates arrivent à être bien suivis, “les pesticides sont quant à eux beaucoup plus difficiles à identifier par les services sanitaires, étant donné la grande diversité des molécules présentes dans les produits utilisés pour l’entretien des routes, des parcs et jardins, et bien sûr des cultures arboricoles ou viticoles”, souligne une experte d’une agence de l’eau.

 

Malgré des périmètres de protection mis en place il y a plusieurs années ou l’élaboration de schémas directeurs,arretesvossalades.jpg la qualité de l’eau laisse encore à désirer. “Les schémas de gestion des eaux sont souvent un condensé de bonnes intentions, sans engagements financiers, et les programmes d’action préfectoraux sont souvent négociés avec la profession agricole”,dénonce Bernard Rousseau. Pour inverser la tendance et limiter le coût de la dépollution, la France s’est engagée, dans le cadre du Grenelle de l’environnement, dans une politique volontariste de protection des captages, mais sans aller jusqu’à la reconquête de la totalité des eaux souhaitée par Bruxelles. Des puits aux captages agricoles, en passant par les retenues des barrages, l’opération n’est pas aisée, compte tenu de la surface à traiter lorsqu’il s’agit d’un fleuve par exemple.

 

Solution médiane

Aussi, la France a-t-elle trouvé une solution médiane en décidant d’identifier un point noir, limité en général à quelques hectares, sur l’aire de captage à protéger en priorité. Répartis sur toute la France, 507 points de captage sur 100 départements ont été identifiés par les services de l’État sur la base de trois critères : l’état de l’eau vis-à-vis des pollutions par les nitrates et les pesticides, le caractère stratégique de la qualité de l’eau au vu de la population desservie, enfin la volonté de l’État de reconquérir certains captages abandonnés.

Sur la base d’un diagnostic élaboré en concertation avec le milieu agricole, les agences de l’eau pourront financer des études ou compenser le coût des changements de pratiques ou aider à l’acquisition de nouveaux matériels. Sans attendre ces plans d’action prévus pour 2012, certaines collectivités se sont engagées à protéger leur captage. A voir si toutes ces décisions seront suivit d'actions concrètes et de résultats probants dus à des changements de pratiques et de comportements du monde agricole, alors qu'il est directement concerné dans son intégrité.

P1050543

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 12:18

MARCHE POUR UN AVENIR

SANS NUCLEAIRE...

 

Footprints for Peace (Empreintes de pas pour la paix) est une communauté globale d’amis qui œuvrent pour créer des changements par des actions pacifiques. Nous organisons des événements au niveau mondial pour rapprocher dans un élan de solidarité une communauté en marche, dans le but d’approfondir notre compréhension sur des questions spirituelles, culturelles et environnementales. Notre but est d’éduquer, d’inspirer et d’habiliter des individus et des communautés afin de construire un avenir durable.

 

Qui sont-ils ?

 

Footprints for Peace est né suite à la participation à plusieurs courses et marches sacrées des Indiens autochtones d’Amérique, à partir de 1992. Le message appris de ces marches et que nous portons encore aujourd’hui est le suivant : Toute forme de vie est sacrée, protégez la Terre-Mère. Après la marche pour le Traité sur la Non-Prolifération des armes Nucléaires, Footprints est devenu ce que nous sommes aujourd’hui : une forte communauté mondiale d’amis qui organise des événements dans le but de créer un monde meilleur.

 

numerisation0168.jpgLes événements rassemblent des personnes du monde entier pour marcher, courir ou faire du vélo, allant de communauté en communauté. C’est un moyen efficace de s’éduquer et de sensibiliser le public sur divers problèmes politiques sociaux et culturels.

Tous nos événements sont guidés par la note d’intention de Footprints of Peace, plaidant pour la non-violence. De plus, ni drogue ni alcool sont autorisés pendant ces événements.

 

C'est quoi le but ?

 

Footprints for Peace a pour but d’inspirer des gens, de leur faire prendre en main leur avenir et de les mobiliser, d’agir et de s’exprimer, non seulement par biais de la marche, la course ou le vélo, mais aussi par le théâtre dans la rue, la musique, l’art, les rencontres avec les publics, les pétitions, les lettres à des décisionnaires et l’action directe non-violente.

 

Nous organisons des rencontres avec le public et des ateliers. Nous publions des bulletins et d’autres documents pour informer et éduquer le public dans le but d’encourager la prise de conscience et l’implication du public dans les questions portant sur environnement, la politique, les domaines sociaux et culturels.

 

La Marche pour un avenir sans Nucléaire – qu’est-ce que c’est ?

 

La Marche pour un Avenir sans Nucléaire est une campagne initiée par Footprints for Peace pour la prise de conscience au niveau des citoyens, par biais d’une série de marches à travers l’Australie, le Canada, les Etats-Unis et le Japon. Les marches suivront la route du nucléaire depuis les mines d’uranium jusqu'aux réacteurs nucléaires en passant par les sites d'enfouissements de déchets radioactifs et les sites d’armementsnumérisation0168.

 

Les objectifs de La Marche pour un Avenir sans Nucléaire

 

Se joindre aux peuples et organisations à travers le monde pour construire et renforcer le mouvement global d’un avenir sans nucléaire

Pour la prise de conscience au niveau des citoyens, par le biais d’une série de marches à travers l’Australie, le Canada, les États-Unis, le Japon et la France et l'Europe. . Les marches suivront la route nucléaire des mines d’uranium aux réacteurs nucléaires en passant par les sites d'enfouissements de déchets radioactifs et les sites d’armements.

De rapprocher les gens et les inciter à marcher de communauté en communauté, afin de s’éduquer et de sensibiliser le public à propos des dangers, destruction et gaspillage qui menacent toute forme de vie à chaque étape du processus nucléaire.

D'inspirer des gens, de leur faire prendre en main leur avenir et de les mobiliser, d’agir et de s’exprimer, non seulement par le biais de la marche, mais aussi en lançant des campagnes créatrices par le théâtre dans la rue, la musique, l’art, les rencontres avec le public, les pétitions, les lettres à des décisionnaires et l’action directe non-violente.

De promouvoir de bonnes solutions sociales, environnementales et économiques. Pour le but d’un avenir durable, de contribuer au développement des technologies des énergies renouvelables comme le solaire, le vent, la mernumérisation0166 et la géothermie.

De maintenir en vie l’esprit de la conscience citoyenne

 

La Marche pour un Avenir sans Nucléaire demande :

  • ·         du respect et de la solidarité pour les droits des peuples indigènes
  • ·         une interdiction globale des mines d’uranium
  • ·         l’arrêt progressif de l’énergie nucléaire
  • ·         le désarmement nucléaire total
  • ·         des solutions responsables pour la gestion des déchets nucléaires
  •         la remise en état, pour l’usage autre que nucléaire, de tous les sites et mines     abandonnés
  • ·         le développement et l'utilisation de la technologie des énergies renouvelables

Nous nous engageons à organiser des marches intéressantes, non-violentes, diversifiées et ouvertes afin d’offrir aux participants l’occasion de vivre dans une communauté en mouvement riche en diversité culturelle

Nos marches ont une durée d'environ de 1 à 6 mois, en marchant de 15 miles / 25 kilomètres par jour.

Dans chaque ville que nous traversons, nous distribuons des tracts d’informations sur comment créer un avenir sans nucléaire. A chaque occasion présentée, nous tenons des réunions avec le public et utilisons les contacts médiatiques afin de souligner les dangers et menaces de toute la chaîne de l'énergie nucléaire.

 

Marcher dans l'esprit de footprints

 

Les événements organisés par Footprints for Peace sont dès le départ gérés collectivement. Des gens de tout âge, milieu et culture se regroupent pour marcher à travers la terre et vivre en communauté en partageant les responsabilités ; une occasion  passionnante pour s’impliquer.

 

Pendant ces événements, le groupe se réunit « en cercle » afin de partager les informations et s’exercer à un système non-hiérarchisé où les décisions sont prises par consensus général. Toutefois, sachant l’importance du repos dans de tels événements, il est possible parfois d’avoir recours à d’autres méthodes.
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La traversée de la Région Centre est prévue début juillet 2011, parcours, programme et toutes informations utiles vous serons transmis dès que possible.   

 

 

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 11:01

UN SCÉNARIO POUR RÉDUIRE

LA CONSOMMATION D’ÉLECTRICITÉ NUCLÉAIRE

EST POSSIBLE EN RÉGION CENTRE 

P1080517Citoyens responsables, nous sommes accablés par ce qui se passe au Japon, et nous ne voulons donner de leçons à personne, et encore moins profiter avec indécence de la situation, comme voudraient le faire croire certains. Hélas, les raisons de penser qu’il faut multiplier les précautions en France, pour éviter un drame comme celui du Japon, ces raisons sont bien là ! Dès lundi dernier, nous avons posé des questions précises aux autorités sur la sécurité de nos centrales.

 

Citoyens responsables, nous invitons les élus à s’impliquer, avec les associations de protection de l’environnement et les milieux professionnels ou universitaires concernés par les questions énergétiques, dans la construction d’un SCÉNARIO RÉGIONAL DE VIRAGE ÉNERGÉTIQUE, AVEC DIVISION PAR 4 DES GAZ A EFFET DE SERRE ET SORTIE PROGRESSIVE DU NUCLÉAIRE. Nous pouvons diviser par 4 les gaz à effet de serre d’ici 2050, tout en fermant progressivement nos centrales, à commencer par les tranches les plus anciennes, sans revenir à la bougie ni à la lampe à pétrole. C’est possible, et voici sur quelles bases :

 

Consommer moins en éliminant les gaspillages et les solutions problématiques comme le chauffage électrique (2kw/h perdus pour un kw/h consommé).

 

Engager un effort industriel massif en faveur des économies d’énergie et des innovations dans l’habitat, l’industrie et les déplacements (par exemple en développant les réseaux de chaleur, le stockage intersaisonnier de chaleur solaire, les constructions basse consommation, la récupération de chaleur etc…). 

 

Engager un effort d’organisation de nos territoires, en luttant contre l’étalement urbain, en aidant les villes et lesP1040067 villages à devenir économes en énergie, en orientant mieux les constructions neuves vers le soleil… Engager un effort industriel massif en faveur des énergies renouvelables, qui doivent progressivement prendre la place du nucléaire, au lieu de contribuer à augmenter encore les consommations. Le photovoltaïque, les capteurs à eau chaude, l’éolien, la biomasse (biogaz, bois énergie), l’hydraulique peuvent et doivent être développés harmonieusement.

 

Les spécialistes de l’association « négawatt » ont étudié un tel scénario au plan national, et des groupes régionaux les relaient, comme « virage-énergie », dans le Nord Pas De Calais, le grand ouest, les pays de la Loire, et maintenant la région parisienne, avec le soutien du Réseau Action Climat et du CLER (Comité de Liaison des énergies Renouvelables) . Nous proposons aux élus et aux décideurs responsables de toute la Région Centre de s’y engager avec nous.

 

CONTACT : ACIRAD-CENTRE

aciradcentre@gmail.com

06 83 17 95 06

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 10:54

SE MOBILISER

Suite aux évènements du Japon, des associations membres du réseau "Sortir du nucléaire" et l'ACIRAD-Centre ont publié le communiqué qu'il me semble important de vous faire suivre.  

 

Les événements qui viennent de se produire au Japon nous amènent à poser aux autorités publiques (M. Le Préfet de Région, M. le Directeur régional de l’ASN, Autorité de Sûreté Nucléaire) un certain nombre de questions relatives à la sécurité de nos propres installations nucléaires en région Centre, et à alerter nos élus.

 

numérisation0163Membres des CLI (Commissions Locales d’Information) des centrales nucléaires de la Région Centre, en qualité d’associations de protection de l’environnement, nous avons à plusieurs reprises attiré l’attention des élus et des autres membres des CLI sur les risques majeurs que fait peser le choix du tout nucléaire, qu’il s’agisse des risques d’attentats, des risques liés à l’absence de solution fiable de traitement des déchets radioactifs, ou des risques d’accidents en cours d’exploitation, dans les centrales de notre région.

 

En notre qualité d’associatifs responsables, nous jouons le jeu de la concertation. Nous suivons avec attention, par exemple, l’évolution des dossiers dits « DARPE » (dossiers d’Autorisation de Rejets et Prélèvements d’Eau), sans tirer à tout instant la sonnette d’alarme, même si nous émettons de nombreuses réserves sur, par exemple, les effets des chlorations massives réalisées en période d’étiage pour limiter la prolifération des légionnelles, ou sur l’absence inacceptable de délai de validité pour lequel sont délivrées à EDF les autorisations de rejet.

 

Par contre, nous aimerions bien être entendus quand nous demandons l’inscription à l’ordrenumérisation0163 du jour des CLI d’un bilan des exercices d’évacuation passés, ou quand nous posons la question de l’opportunité de procéder à de nouveaux exercices. Comme le savent bien Messieurs les préfets, M. le Directeur de l’ASN, et les élus qui ont eu l’occasion d’y participer, le bilan de ces exercices d’évacuation est accablant, et apporte pour l’instant la preuve que les autorités publiques ne sont pas en mesure de faire face à un incident grave ou à un accident du type de celui qui vient de se produire au Japon.

 

Lorsque, récemment, nous avons transmis aux CLI les doutes exprimés par notre réseau « sortir du nucléaire » sur la sécurité des systèmes de refroidissement de certaines des centrales françaises, en particulier celles qui sont situées sur la Loire, nous avons reçu en retour des propos sybillins et rassurants de l’ASN, et de la très pronucléaire SFEN (Société française d’Energie Nucléaire), sous forme d’une réponse mail d’une dizaine de lignes jargonnantes. Or, c’est de la fiabilité des ces systèmes de refroidissement en cas de crise (inondation, tremblement de terre, attentat, ou panne technique grave) que dépend l’évolution ou non vers la fusion du cœur, c’est à dire vers un accident de type Tchernobyl, avec explosion de la cuve du réacteur et diffusion massive de gaz radioactifs.

 

Nous demandons donc à Monsieur le Préfet de la Région Centre, ainsi qu’à Monsieur le directeur régional de l’ASN de rendre public le bilan des exercices d’évacuation passés, et d’organiser dans les meilleurs délais de nouveaux exercices de crise.

 

numérisation0163Nous demandons à l’ASN et à EDF d’apporter des réponses précises, avec des dossiers et des schémas compréhensibles, aux questions posées par notre réseau relativement aux systèmes de refroidissement du cœur des réacteurs en cas d’emballement de la réaction nucléaire, et de nous apporter la preuve que, sur ces installations vieillissantes (30 ans) que l’on s’apprête à prolonger encore pour 30 ans, un scénario du type de celui qui se produit au Japon n’est pas possible.

 

Au delà de ces questions que, malheureusement, l’actualité nous amène à poser dans l’immédiat,  il nous faut tous réfléchir à l’avenir.  A l’évidence, le choix du quasi  tout nucléaire en matière de production d’électricité nous mène dans une impasse . Nos associations ont des propositions à faire et les développeront prochainement.

 

CONTACT : ACIRAD-CENTRE aciradcentre@gmail.com 06 83 17 95 06

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  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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