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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 00:01

LES PHOTOS DU LENDEMAIN

Des hommes sans protection

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ECOLOGIE-Infos n°378ECOLOGIE-Infos a fixé pour vous ces images, tirées d'un film de la télévision soviétique, tournées au lendemain du jour de la catastrophe de Tchernobyl. La qualité technique n'est pas exceptionnelle dans la mesure ou celles-ci ont été prises à partir d'un écran de télévision.

 

Ces hommes travaillaient au déblayage du site, sans aucune protection particulière contre les radiations. Sans doute sont-ils morts ou très malades.

 

Dans le cas d'un tel accident en France, qu'en serait-il des premiers secours ? Un des responsables des sapeurs pompiers de Dampierre-en-Burly (Loiret) interrogé par la télévision suite à Tchernobyl, déclarait ne pas disposer d'équipements spéciaux anticontamination pour faire face à une situation semblable.

 

Pour la population, la dose maximale admissible est de 0,5 rem par an ; pour les travailleurs du nucléaire elle s'élève à 5 rem (10 fois plus !).

 

Les habitants de Pripyat, ville de 49360 habitants située à 3 km de la centrale de Tchernobyl ont du en moyenne recevoir des doses comprises entre 25 et 200 rem.

 

Le 29 mai, soit un mois après l'accident, on détectait aux abords de la centrale accidentée un débit de doses de 0,1 rem par heure, soit 0,50 en 5 heures et 5 rem en deux jours. La mort est inéluctable

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 23:05

SOUVENIR, SOUVENIR...

 

L'an passé à la même date, je vous demandais que faisiez-vous le 26 avril 1986 ? A l'occasion du 25ème anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, je vous disais que contemporains de cet évènement, nous devions faire en sorte de ne pas oublier ce terrible accident nucléaire. Je vous avais présenté des extraits du livre de Grigori Medvedev : "La vérité sur Tchernobyl, quatre ans après" révélations d'un grand scientifique russe, préfacé par Andreî Sakharov, paru chez Albin Michel en 1990. Grigori Medvedev a été ingénieur en chef du service exploitation à la centrale de Tchernobyl lors de sa création. Longtemps censuré, son livre est finalement paru dans la revue Novy Mir au cours de l'été 1989. 

 

numérisation0435Dans les archives en avril 2011. Vous pouvez retrouver sur ce blog les textes de l'an passé, Tchernobyl : "Compte à rebours d'un jour pas ordinaire, ces minutes et secondes qui comptent" en allant . Cette année, je vous propose deux articles. Le premier,,du même auteur, avec des extraits du chapitre : "Le mythe de la sûreté". Le second qui présente le numéro du 14 avril 1987 d'ECOLOGIE-Infos n° 378 : "Tchernobyl, les photos du lendemain, des hommes sans protection". Ces images nous sont parvenues avec la complicité d'une réalisatrice alors employée à TF1, pas encore privatisé. Sur Tchernobyl, ECOLOGIE-Infos a encore plein de choses à vous transmettre au fil du temps.

 

Travaillant à l'exploitation de centrales nucléaires, lors de l'accident de Three Mile Island (28 mars 1979), Grigori Medvedev ne disposait pas d'information complète sur cet évènement. Devant l'impossibilité de contredire la propagande officielle, il décida d'agir seul. Il écrivit quatre récits décrivant la vie et le travail des agents des centrales nucléaires : "Les opérateurs", "Une expertise", "Le bloc pile" et "Bronzage nucléaire". Les éditeurs pressentis estimaient que ces récits ne pouvaient être vrais et que les académiciens écrivaient partout que les centrales soviétiques étaient parfaitement sûres. L'académicien Kirilline n'avait-il pas l'intention de louer un lopin de terre pour sa datcha à côté d'une centrale atomique ? "Un accident pouvait arriver en Occident mais pas chez nous". Le directeur d'une importante revue estima que si pareille chose s'était passée en Occident, de tels récits seraient publiables. "Les opérateurs" finit par être publié en 1981, mais en petit nombre.

 

Vous remarquerez dans le texte de Medvedev présenté aujourd'hui, de nombreuses analogies entre l'URSS et la France Cela saute aux yeux, y compris dans des prises de positions politiques récentes.

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Dessin extrait d'ECOLOGIE de juin 1986

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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 17:01
CHAîNE HUMAINE SILENCIEUSE
Belleville sur Loire (Cher) – FR Chernobyl Day 2012.

Samedi 28 avril 2012
Action silencieuse, de 15h à 17h : Chaîne humaine pour la commémoration de la catastrophe de Tchernobyl devant le grillage de la centrale, suivie d'une marche vers le rond point de l'Europe D 907 à Neuvy-sur-Loire (58) pour y déposer une gerbe au monument de "NOTRE DAME DE LA DÉLIVRANCE" puis retour au point de départ.

Point de rassemblement : Sur le bord de la route D87 devant le grillage de la centrale de Belleville-sur-Cher (18), dans le grand parking en face de la Maison de Loire près de la centrale au niveau des réacteurs.

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Venez constituer la chaîne avec nous , Chaque mètre compte !

Contact : Lucien Petit
Comité Stop Belleville Stop Dampierre
petit.lucien@wanadoo.fr
06 83 67 17 69

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 21:57

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 APPEL NATIONAL

 Le 11 mars 2012, réagissons ensemble pour sortir du nucléaire !

Avec d’énormes moyens financiers, le lobby nucléaire français a lancé une offensive considérable pour discréditer la perspective d’une sortie du nucléaire en France. Afin d’empêcher une remise en cause de notre système énergétique lors des élections de 2012, les VRP du nucléaire multiplient leurs interventions dans les médias.

Le 11 mars 2011 débutait la terrible catastrophe nucléaire de Fukushima. À ce jour, les réacteurs éventrés continuent d’exposer des millions de Japonais à la radioactivité et de contaminer le pays pour des milliers d’années.

Un an plus tard jour pour jour, le 11 mars 2012, réagissons pour dénoncer le risque de catastrophe nucléaire en France et pour affirmer, tous ensemble : « sortir du nucléaire, c’est possible ! ». D’autres pays européens le font, pourquoi pas nous ? Réagissons pour manifester notre solidarité avec le peuple japonais et ses générations futures sacrifiées.

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Formons une grande chaîne humaine de Lyon à Avignon
dans la région la plus nucléarisée d’Europe

Une forte majorité de Français souhaite la sortie du nucléaire. Mais un bulletin de vote ne suffira pas pour forcer nos gouvernants à engager la nécessaire transition énergétique, qui nous libèrera de notre dépendance au nucléaire et aux énergies fossiles.

 

C’est en descendant dans la rue, en se mobilisant par dizaines de milliers, que les Allemands ont obtenu une décision de sortie du nucléaire d’ici 2022, alors même que leur chancelière est favorable à l’atome. Nous aussi, nous devons établir un rapport de force avec ces élites coupées des citoyens, qui nous imposent le danger nucléaire et la politique de l’autruche face aux enjeux environnementaux majeurs du XXIe siècle. Indignons-nous, mais surtout rassemblons-nous : c’est en étant nombreux que nous sommes forts.

Vous aussi, soyez un « maillon fort » !

Depuis mai 2011, des chaînes humaines sont organisées un peu partout dans la vallée du Rhône, le quatrième dimanche de chaque mois. À Montélimar, Bourg Saint-Andéol, Avignon, Die, Romans, Tournon, Aubagne, Valence, Lyon, Grenoble, Saint-Étienne … à chaque fois des centaines de personnes de tous horizons se rassemblent, dans la bonne humeur et une ambiance familiale, avec la ferme intention de faire changer les choses.

Vous aussi, rejoignez la grande chaîne humaine
entre Avignon et Lyon le dimanche 11 mars 2012 à partir de 13h30

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CHAQUE PERSONNE COMPTE, ET NOUS COMPTONS SUR VOUS

 

Départ groupé depuis : HENRICHEMONT - 18250
Via : BOURGES (PARKING DES CINÉMAS CGR AU PRADO)


Lieu du rendez-vous : Place Henri IV
Tronçon d'arrivée : LYON – VIENNE
Départ le :
11/03/2012 à 07:15
Nombre de bus réservés :
1
Infos complémentaires : Contribution libre Appel aux dons à adresser à l'ordre de : AVEC (Chaîne humaine) Le Gros Chêne 18110 SAINT-PALAIS
Groupe/association : CSBSD et AVEC
Contact pour réservation : Lucien Petit
Tel : 06 83 67 17 69
 
Départ groupé depuis : TOURS / ATHÉE-SUR-CHER,
A 85 AIRE DU VAL DE CHER - 37270
 
Lieu du rendez-vous : Athée-sur-Cher A 85, aire du Val de Cher
Tronçon d'arrivée : LYON – VIENNE
Départ le :
11/03/2012 à 05:00
Nombre de bus réservés :
1
Tarif du voyage : 50 euros
Tarif réduit du voyage : 35 euros
Infos complémentaires : Bus en provenance d'Angers, (organisé par SDN 41). Rendez-vous sur une aire d'autoroute à accès gratuit, (portion gratuite de l'A85, aire située à 25km au Sud/Est de Tours)
Groupe/association : SDN Touraine
Contact pour réservation : PHILIPPE GARDELLE
Tel : 02 47 93 49 47
 
Départ groupé depuis : BLOIS - 41000
Via : ROMORANTIN, VIERZON, BOURGES

Lieu du rendez-vous : Parc des Expositions Avenue Wilson
Tronçon d'arrivée : TAIN L'HERMITAGE – VALENCE                                                                                                                      
Départ le :
11/03/2012 à 07:00
Nombre de bus réservés :
2 mini-bus                                                                                                                                           
Tarif du voyage : 50 euros
Tarif réduit du voyage : 30 euros
Groupe/association : SDN 41
Contact pour réservation : Jean COLY                                                                                                                                                                                                                                                                                    
Tel : 02.54.81.31.80
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Mail réservations :
coly.famille@wanadoo.fr
Mail réservations :
 
Départ groupé depuis : PARIS - 75012

Lieu du rendez-vous : devant le café le Dalou, 30 place de la Nation, à l'angle de l'avenue du Trône.
Tronçon d'arrivée : LYON – VIENNE
Départ le :
11/03/2012 à 06:00
Nombre de bus réservés :
3
Tarif du voyage : 40 euros
Tarif réduit du voyage : 25 euros
Infos complémentaires : Règlement à l'ordre de "Sortir du Nucléaire Paris" à envoyer à Laurence ESQUIEU 9 rue Fénelon 75010 Paris http://www.sortirdunucleaire75.org/actions/2012-03-11_chaine_humaine/
Groupe/association : Sortir du Nucléaire Paris
Contact pour réservation : Vincent GAY
                                                                                                     Tel : 06 72 49 35 60

                                                                                                     Mail réservations :
                                                                                                     gayvincent@wanadoo.fr
  
Départ groupé depuis : AUXERRE - 89000
Via : SEMUR-EN-AUXOIS ET BEAUNE

Lieu du rendez-vous : Place de l'Arquebuse (sur les emplacements réservés aux bus urbains en face de la rue du Temple)
Tronçon d'arrivée : LYON – VIENNE
Départ le :
11/03/2012 à 07:30
Nombre de bus réservés :
2
Tarif du voyage : 30 euros
Tarif réduit du voyage : 15 euros
Infos complémentaires : A propos de Sens et ses alentours : Ne pas oublier de s'inscrire au bus, inscription à la chaîne par Edwige( coordonnées d'Edwige ci-dessus) Pour rejoindre Auxerre depuis Sens : un co-voiturage est proposé. Il se fera depuis Sens RDV à 5H45 parking Place Jean Jaurès devant le cinéma REX de SENS INSCRIVEZ-VOUS AU PLUS VITE, SVP. Les étapes restent ouvertes, en fonction des demandes reçues (peut-être Avallon ou Autun, Beaune).
Groupe/association : EELV89
Contact pour réservation : Edwige DORBON
Tel : 09 64 37 37 73

Mail réservations :
 
  numérisation0184
Départ groupé depuis : TOUCY - 89130
Via : COURSON LES CARRIÈRES, AUBERIVES

Lieu du rendez-vous : Place André et Robert Genet En face magasin Bachelard
Tronçon d'arrivée : VIENNE – ROUSSILLON
Départ le :
11/03/2012 à 06:30
Nombre de bus réservés :
1
Groupe/association : Sdn 89
Contact pour réservation : Martine Rouillard
Tel : 0386397034

Mail réservations :
 
Départ groupé en covoiturage depuis : TROYES - 10000
Via : CHAUMONT

Lieu du rendez-vous : Gare SNCF
Tronçon d'arrivée : LYON – VIENNE
Départ le :
11/03/2012 - horaire à confirmer
Infos complémentaires : TROYES COVOITURAGE au départ de TROYES GARE SNCF à 7h40 pour rejoindre le car à Chaumont
Groupe/association : STOP BURE
Contact pour réservation : Claude KAISER
Tel : 0622050924

Mail :
claude.kaiser@stopbure.com                                                                                                                                                                    
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Départ groupé en covoiturage depuis : CHARTRES - 28000 
Via : ORLÉANS

Lieu du rendez-vous : Place Saint Brice Parking des Abbayes de Saint Brice
Tronçon d'arrivée : TAIN L'HERMITAGE – VALENCE
Départ le :
11/03/2012 à 07:30
Nombre de bus réservés :
co voiturage
Tarif du voyage : 20 euros
Tarif réduit du voyage : 10 euros
Infos complémentaires : Nous demandons à tous ceux qui ne peuvent venir de souscrire solidairement à cette action. Une collecte suffisante pourra nous permettre de louer un mini bus? Jeunes et précaires pourraient ainsi venir "à faible coût"
Groupe/association : en cours de création
Contact pour réservation : Dominique DUPLAN
Tel : 06 37 23 56 98

Mail :
duplan.dom@orange.fr


Mail réservations :

 

Pour nous contacter :
contact@chainehumaine.org
0777 202 771

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  Photos JLB, Sortir du nucléaire, marche internationale du 1er au 31 juillet 2011, Dampierre en Burly le 6 juillet 2011.   

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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:34

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  Marcher pour sortir du nucléaire et pour la paix

 

Lucien PETIT

 Les Bottins - F 18300 BANNAY

Tél :02 48 72 42 92 Port: 06 83 67 17 69

petit.lucien@wanadoo.fr

correspondant au départ de la marche sdn la paix

Albert Monti et Marc Erens, coordinateurs de la marche

Contact :

mailto:marchesortirdunucleaire@gmail.com 

tél : 067875 60 55

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Voici les infos concernant la marche qui partira le 3 juillet, des Bottins à Bannay dans le Cher, jusqu'à Sury près Léré, et passera le lendemain, le lundi 4 juillet 2011 par la centrale de Belleville pour rejoindre Châtillon dans le 45 .......puis Gien, Sully sur Loire ............!  voir l’itinéraire départ à Bannay (18), qui passe notamment par Sury-près-Léré Centrale

Nucléaire Belleville-sur-Loire, Châtillon-sur-Loire, Gien, Centrale Nucléaire Dampierre-en-Burly, Sully sur Loire, Jargeau, Orléans, Beaugency, Centrale Nucléaire Saint-Laurent, Monthou-sur- Bièvre, Tours, Centrale Nucléaire de Chinon, Candes-Saint-Martin, Grézillé, Angers, La Pouëze, Freigné, Pannecé, Nantes, Le Pellerin.

 

L'industrie nucléaire est une menace

pour chacun et chacune d'entre nous !

 

Il y a aujourd'hui un besoin urgent d'une action internationale globale pour rompre le cycle de destruction massive créé par :

 

·        L’exploitation de l’uranium (au Niger, en Australie et au Canada),

·        Le processus d’enrichissement de l’uranium,

·        Les centrales nucléaires,

·        La production d’armes nucléaires,

·        La gestion des déchets radioactifs.

 

Et de promouvoir les énergies telles que :

·        Le solaire,

·        L’éolien,

·        La géothermie,

·        La biomasse,

·        Etc…,

·        Sans oublier les économies d’énergie pour aller vers une sobriété énergétique.

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:20

DU 20 JUIN 1987 AU 11 JUIN 2011

 

100px-TepcoNucléaire, en ce printemps 2011, l’actualité est chargée…de radioactivité. Alors qu'à Fukushima au Japon, personne (ni TEPCO, ni le Gouvernement) n’est capable de dire au jour le jour, les choses telles qu'elles sont, et que pudiquement on pose des bâches sur les réacteurs afin de « stopper » la prolifération de la radioactivité, tu parles ! On embauche aussi des « liquidateurs » à 3500€ la journée pour faire le sale boulot, un boulot à crever. Aujourd’hui ils sont 600, à Tchernobyl, souvenez-vous il en avait fallu entre 550 et 600 000. Un champ de bataille incroyable et contre un ennemi invisible. Chacun a obtenu une médaille, une belle affaire compte tenu de leur vie perdue ou de leur état de santé ou de celle de leurs descendants à ce jour. Au fait, il manque 600 millions d’€uros d’après l’Ukraine pour terminer le second sarcophage de Tchernobyl. C’est donc en pleine crise nucléaire autour de Fukushima que nous nous sommes souvenu de ce triste jour du 26 avril 1986 et de l'accident nucléaire soviétique.  Décidément le printemps n’aime pas l’atome puisque l’accident de Three Miles Island aux USA a eu lieu le 28 mars 1979. Le « positif » de cet accident, c’est d’abord que ses conséquences pour lesphoto_1307791550560-1-0.jpg personnes et l’environnement furent bien moindre que les deux autres, et surtout qu’il a stoppé le programme nucléaire civil américain.

La réalité des conséquences de l’accident de Fukushima nous est livrée par les autorités nipponnes au goutte à goutte. Ainsi aujourd'hui 11 juin 2011 il est reconnu (enfin) que les réacteurs 1, 2 et 3 avaient bien fondu peu après le tremblement de terre (on le savait déjà). Ce 11 juin, soit trois mois après le tremblement de terre et de la catastrophe qui a suivi et qui reste encore devant nous, tous les anti-nucléaires sont solidaires des japonnais. Le chef de leur gouvernement vient de réaffirmer l'attachement du Japon à cette énergie. Dommage parce que si cela continue c'est le nucléaire civil qui aura la peau du Japon et même au-delà...    

 

numérisation0175Comme je l’ai annoncé dans la rubrique « l’info d’hier et d’aujourd’hui », (voir la colonne de droite du blog) je vous propose de visiter l’histoire de l’Ecologie politique à partir de ce qui fut publié dans l’actualité d’hier. Actualité qui résonne toujours très fort aujourd’hui. Ci-dessous l'article paru dans le numéro 380 d'ECOLOGIE-INFOS de Juin 1987 à propos de la marche du 20 juin, la première lancée à l'appel du tout jeune "Réseau pour un avenir sans nucléaire" qui alors vient de naître...

 

Le 20 Juin (1987)

 

Depuis 9 mois, le mouvement anti-nucléaire se cherche et se rassemble. A la suite de la proposition des Verts européens, le « Réseau pour un avenir sans nucléaire » a mis sur pied un premier test : le 20 juin à Paris, une manifestation vise à réunir plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la politique énergétique de la France.

 

numerisation0225.jpgQuand l’accident de Tchernobyl survient, le mouvement anti-nucléaire français est au plus bas. Plus de structuration, plus de manifestations, plus d’apparitions publiques… à l’exception de quelques réactions sur les sites lorsque de nouveaux évènements interviennent. Un an plus tard, le contraste est saisissant.

 

En mai 1986, la première initiative d’ampleur est à mettre sur le compte de la C.R.I.I-RAD (Commission régionale indépendante d’information sur la radioactivité). Des gens du milieu scientifique de la Drôme lancent l’idée d’une station de mesure indépendante de la radioactivité à la suite des mensonges des structures officielles. Très rapidement, une collecte est organisée, et, sans plus attendre, grâce à un emprunt bancaire, le laboratoire de mesure est mis en route. Un an après, l’association compte plus de mille adhérents, a fait des centaines de mesures dans toute la France, a permis d’avertir le consommateur sur les dangers du thym, de certains fromages et de certaines viandes (2).

 

Ce travail sur le quotidien a permis d’enfoncer le clou dans les fissures apparues dans l’opinion à la suite de Tchernobyl. Les sondages sont éloquents. De ces derniers, il ressort, pour la France, que si l’on pouvait faire autrement, entre 70 et 80% des gens sont près à s’opposer au nucléaire… Oui, mais la plupart des gens pense que l’on ne peut pas faire autrement.

 

En octobre 1986, profitant de la tenue à Cannes d’une conférence mondiale pour l’énergie, différents groupes écologistes (3) organisent une contre-conférence où est exposée une démonstration chiffrée des possibilités de sortie du nucléaire. Cette contre-conférence qui ne rassemble (en semaine) qu’une centaine de participants permettre d’avoir un document de grande valeur pour argumenter sur les alternatives possibles (CAP).

 

En novembre 1986, à l’initiative du Comité Malville et de Didier Anger, une réunion se tient à Paris pour essayer de coordonner les initiatives qui commencent à partir dans tous les sens. Ainsi nait le Réseau pour un avenir sans nucléaire », qui, pour la première fois, rassemble les composantes du mouvement à travers des individus venant de tous bords (scientifiques, militants de sites, politiques…). Après discussion, le réseau prend l’initiative d’organiser une première mobilisation en deux étapes :

-      Des actions décentralisées dans le maximum de lieux autour de la date anniversaire de Tchernobyl, 

-      Un rassemblement soutenu par des groupes européens le 20 juin  à Paris.

 

Une multitude d’initiatives

 

numerisation0223.jpgDans de nombreuses villes de France, autour de la semaine du 25 avril, des conférences-débats sur le nucléaire se sont ainsi tenues. On a pu y compter jusqu’à 300 personnes sur les futurs lieux de stockage des déchets nucléaires (en particulier au nord de l’Ain et en Vendée). Des manifestations ont rassemblé au total près de 10000 personnes sur l’ensemble de la France (5000 à Thionville, 500 à Paris, 200 à Golfech, 200 à Bourg en Bresse, etc…) La C.R.I.I.R.A.D. a fait de multiples conférences, de même que des membres du G.S.I.E.N.(Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire)… Des livres ont été publiés : (Crépuscule des atomes) par Louis Puiseux, ancien conseiller économique à EDF, Silence on contamine » de Didier Anger un des porte-parole du Réseau. Des brochures sont sorties, dont la plus remarquée est le numéro spécial du journal « Que choisir ? » épuisé en quelques jours dans les kiosques.

 

D’un mouvement en pleine déconfiture, on se retrouve aujourd’hui avec un mouvement en convalescence… Convalescence car les têtes ne sont pas tellement nouvelles et si les sondages montrent un regain d’intérêt des jeunes pour le problème (selon un sondage de « La Vie » de début 1987), le nucléaire arrive même en tête des préoccupations des jeunes lycéens et étudiants devant le racisme !. Le problème nucléaire ne s’appuie pas encore aujourd’hui sur une base sociale.

 

Le test du 20 juin

 

Le 20 juin sera le premier test en grandeur nature sur la capacité du Réseau à intéresser les gens. Le programme nucléaire , déjà bien malade (20 centrales à l’arrêt début mai, essentiellement pour des problèmes de fuites) pourrait se voir opposer une opinion publique de plus en plus persuadée que le nucléaire n’est pas indispensable.

 

Pour éviter l’écueil de la « manifestation –traîne savate », celle-ci sera sonorisée avec des groupes de musique et se poursuivra en soirée par une fête avec stands, prise de parole et musique pour permettre aux gens de discuter, de se rencontrer, de faire des projets (5)… Enfin, pour essayer de faire progresser les idées, le dimanche 21, une conférence se tiendra avec les délégations étrangères pour faire le point autour des alternatives au nucléaire. Si cette manifestation est un succès, le Réseau devrait très vite se structurer, s’amplifier pour mettre en place une nouvelle campagne autour d’une date stratégique : le 25 avril 1988, deuxième anniversaire de l’accident de Tchernobyl, 35 millions de Français et Françaises sont appelés auxnumerisation0218.jpg urnes pour choisir leur futur président

 

Michel BERNARD

 

1 le thym s’est avéré être un accumulateur de radioactivité extraordinaire, il peut contenir actuellement jusqu’à 20000 becquerels par kg. Des agneaux de la Drôme ont été mesurés avec plus de 1000 becquerels par kg en particulier au niveau des rognons. Certains fromages (de chèvre en particulier) contiennent également une forte radioactivité. La limite de commercialisation est fixée théoriquement en France à 600 becquerels par kg… mais pas un seul agneau, pas un seul brin de thym n’a été retiré du commerce

 

2 Verts, Amis de la Terre, Greenpeace, GED, Wise, GSIEN, Espace Ecologie...

 

Note du blog: les autres notes ont été supprimées parceque donnant des adresses ou des prix obsolètes aujourd'hui. 

Photos en bas à droite: Didier Foubert

Dessins: Carlos extraits du numéro spécial n°7 d'ECOLOGIE "Surgénérateur comprendre et agir" 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 09:12

Comme annoncé dans l'article précédent et à la veille de marquer notre solidarité avec le Japon, je pense important de mettre nos actions d'aujourd'hui en perspective avec celles d'hier. Notre combat pour la sortie du nucléaire s'inscrit dans le refus du nucléaire des années 70, à savoir celui déjà d'entrer dans le nucléaire. Nombres d'arguments d'hier restent d'actualité aujourd'hui. Comme promis voici un article paru dans ECOLOGIE-INFOS n° 380 de juin 1987, qui retrace à cette date, à la fois l'histoire de l'anti-nucléaire en France et propose des perspectives de lutte pour les années à venir et particulièrement la naissance d'un mouvement anti nucléaire unifié avec la création du "Réseau pour un avenir sans nucléaire". Cet article sera suivi par celui qui sera le premier appel à manifester à Paris le 20 juin 1987, et qui marque un tournant dans l'histoire anti-nucléaire française. 

LA DEUXIEME MANCHE

 

Le nucléaire est là : quelques dizaines de sites dans toute la France montrent que, grosso-modo, les nucléocrates ont réussi à imposer leur plan malgré les luttes de ceux qui ne voulaient pas de leur réalisation. Une immense vague de dégoût et de découragement s’en est suivie. Certains ont abandonné le combat, d’autres hésitent à le rejoindre parce que le nucléaire serait désormais une réalité. La victoire d’EDF est un fait : pour beaucoup de copains, le nucléaire est certes toujours dangereux et condamnable, mais contre lui, il n’y a plus de lutte possible.

 

Par François BERTHOUT

 

numérisation0175Rien n’est moins sûr. Notre échec d’hier peut s’analyser comme une bataille perdue dans des circonstances particulières ; la victoire d’EDF est loin d’être totale. Enfin, peu à peu s’esquissent les contours d’un avenir sans nucléaire.

 

La bataille perdue.

 

Le 5 mars 1974, le gouvernement français se lance dans le nucléaire à tout va. Si, selon certains, le gouvernement s’est décidé en trois jours, il est en tout cas certain que la préparation du « plan Messmer » était manifestement insuffisante. Cela reflète bien l’inconscience dans laquelle la « crise pétrolière » trouvait la France. Impréparation des officiels, mais aussi des dissidents ! Et pour ceux-ci, qui n’avaient d’autre force que les idées, le manque de réflexion ne pouvait pardonner.

 

Les partisans du nucléaire avaient eux d’autres moyens d’imposer leurs projets. Et ils ne se sont pas faits faute de les employer. Une fois effectué le choix délicat de la filière à eau pressurisée, le programme électronucléaire fut réalisé par un appareil uni. Sans état d’âme ni dissension apparente, CEA, EDF et appareils d’état présentèrent un fond sans failles : la nucléocratie n’était ni une injure gratuite, ni un vain mot.

 

Matraques et grenades, enquêtes bidon et informations mensongères, tout fut mis en œuvre pour imposer les constructions sur les sites choisis. Le nucléaire n’en était encore qu’à ses balbutiements, et pour beaucoup de gens, de journalistes notamment, il n’y avait pas alors d’éléments de  décision très probants. On devait s’en rapporter à la parole des uns ou des autres. A ce jour, les joyeux lurons chevelus et barbus n’avaient pas le poids sérieux de leurs adversaires principaux dignitaires scientifiques français, dont le CEA était le sanctuaire, joyaux parés du prestige des grands ancêtres, progressistes de surcroît, renforcés par les cocoricos gaullistes.

 numérisation0217

Enfin, il serait faux et dangereux d’oublier que le mouvement antinucléaire ne fut pas toujours à la hauteur de sa nécessité. Débats stériles, querelles organisationnelles, affrontements personnels absorbèrent bien des réunions qu’on aurait pu mieux employer. Il n’y eut bien souvent qu’un regroupement d’opposants locaux refusant leur centrale, et de militants politiques en mal de programme et de troupes. Pris dans le grand mouvement de remise en cause des mythes révolutionnaires classiques, vivant néanmoins toujours dans l’ombre des socialistes (dont certains se sentaient une sous-espèce et dont bon nombre espérait une rupture avec le tout nucléaire giscardien), le mouvement nucléaire ne réussit guère à se structurer, à développer un projet.

 

Après le 10 mai 81, le premier mouvement antinucléaire livra ses derniers combats et rendit ses derniers soupirs.

 

Pour EDF, une victoire à la Pyrrhus

 

La victoire des pro-nucléaires était complète : le ralliement  total du PS à la logique nucléaire en octobre 81 renvoyait aux calandes grecques toute perspective de débat démocratique et de nouvelles poliques énergétiques. Dans le grand silence qui s’en suivit, s’opérait la donne d’une nouvelle partie.

 

Victoire politique certes pour EDF, mais tout n’était pas réglé pour autant. La victoire se doublait de ratés techniques et d’un échec économique. La liste des incidents est longue, de La Hague à Super Phénix. Tant qu’ils n’étaient guère connus, cela ne modifiait pas sensiblement la situation. Mais peu à peu se répandait, au moins dans les milieux de l’information, dans les environs des installations, que le nucléaire n’était pas une technologie maîtrisée. Surtout, EDF n’obtenait pas le résultat qu’elle escomptait sur le plan économique, P1100268s’empêtrant dans une dette colossale, en grande partie en monnaie forte, n’obtenant pas l’autorisation d’augmenter ses prix comme elle le souhaitait, elle ne pouvait maintenir ses prétentions et diminuait ses demandes de construction de centrales. Elle n’arrivait même pas à installer un réseau à la hauteur de sa capacité de production. Le nucléaire absorbait toutes les possibilités financières. Le problème se pose bien au-delà de la trésorerie d’EDF. Cette mobilisation extraordinaire de capitaux handicapait lourdement la modernisation de l’industrie française par rapport à ses concurrents internationaux. En outre, l’électricité ne pénétrait guère la société française. Si dans le secteur de l’habitat le chauffage électrique progressait en raison d’une politique délibérée et contraignante, dans le secteur industriel la consommation n’augmentait pratiquement pas. Entre le ralentissement de l’activité économique et le développement d’industries peu énergivores, la prétendue loi du doublement de la consommation d’énergie tous les dix ans passait au rang des souvenirs, aucun électricien n’ose plus l’évoquer… En outre, l’accident de Harrisburg en 1979 induisait dans presque tous les pays du monde une révision des politiques nucléaires. Les perspectives d’exportation des centrales s’effondraient, le »créneau » dans lequel l’état Giscard nous proposait d’engager l’industrie française s’avérait un pur leurre.

 

Si tout cela se passait dans la pénombre, il est manifeste que cela induisait des fissures dans le petit monde du nucléaire. Si les industriels du seul nucléaire et le CEA continuent d’essayer de maintenir leur raison de vivre, EDF est plus circonspecte et le gouvernement hésitant.

 

Tchernobyl relance la partie

 

La catastrophe ukrainienne allait remettre les problèmes du nucléaire sur la place publique. Le nucléocratie française manœuvrait  d’une façon lamentable se croyant encore dix ans plus tôt. Ne prenant pas la mesure de la transformation des médias, elle accumulait silence et omission. Elle allait perdre en quelques jours le prestige dont elle jouissait encore. Les Français allaient se convaincre que des hommes de science, à priori intègres, mentaient comme des maquignons de bas étages. Non seulement l’accident apparaissait possible et grave pour les Russes, mais aussi dangereux pour nous, mais les savants cachaient ce qu’il en résultait ici.

 

Là dessus se greffe une nouvelle sensibilité des médias et de l’opinion. Les récents incidents de Tricastin déjà, Pierrelatte et Malville l’ont confirmée. Tous les sondages montrent une profonde évolution de la perception desnumerisation0035.jpg Français. Le nucléaire est dangereux même s’il est encore pensé comme nécessaire.

 

C’est à démontrer cette fausse évidence que nous devons nous employer. A partir des travaux élaborés à la Conférence alternative sur l’énergie à Cannes à l’automne dernier, nous devons montrer qu’il est possible d’abandonner le nucléaire dans une période allant de cinq à dix ans, ce sera le thème de la manifestation du 20 juin à Paris. En nous appuyant sur ces populations convaincues de la gravité du nucléaire, nous devons construire un nouveau mouvement antinucléaire dont « le Réseau pour un avenir sans nucléaire » (1) peut être l’embryon.

 

90, rue Vergniaud, 75013 Paris.

Note du blog : ce fut la première adresse des Verts nationaux.

 

Photos: au centre, Ecologie. A gauche en couleur, JLB

Dessin de Cabu, ECOLOGIE-INFOS n° 380

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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 14:56

MERCI DE NE PAS REINVENTER L'HISTOIRE.

 

C’était il y a quinze jours trois semaines, tout en m’activant à autre chose, j’écoutais Eva Joly qui parlait dans le poste. En outre il était question du nucléaire. D’un coup ses propos m’ont propulsé « en bas de l’armoire ». J’apprenais là en direct à la radio et le plus sérieusement du monde « qu’en France, les écologistes s’étaient engagés dans le combat anti nucléaire il y a vingt ans ». Merde alors comme raccourci ce n’est pas mal, mais c’est faire peu de cas de la réalité de la lutte anti nucléaire en France et du rôle fédérateur qu’elle joua dans la construction de l’écologie politique. De plus à l’évidence, c’est même ne pas connaitre le cycle de la construction du nucléaire en France et de son impact sur la société en fonction des périodes de ce cycle. En quarante ans, il y en a eu plusieurs.

 

numérisation0215Avec tout le respect que je peux avoir pour Eva Joly, je ne peux accepter de laisser banaliser les propos d’une histoire réductrice. Je sais par expérience que les écologistes n’ont pas la mémoire de leur histoire, et que nombre d’auteurs d’aujourd’hui en se plagiant les uns les autres finissent par écrire une histoire consanguine ce qui ne facilite rien. Pour ma part en tant que responsable dans la presse écologiste durant vingt ans 1972-1992, cette histoire ce n’est pas moi qui l’écris, elle s’est écrite toute seule dans la presse écolo et en temps réel.

 

Ne pas oublier ce que fut la lutte anti-nucléaire dès 1971, c’est se remémorer, qu’alors rares étaient les week-ends ou plusieurs milliers de personnes ne se retrouvaient pas soit sur les sites annoncés, soit sur les chantiers des sites nucléaires en construction. Jusqu’à Malville 1977 (60 000 personnes) la mobilisation n’avait rien à voir avec celle d’aujourd’hui, sauf que depuis le nucléaire s’est installé dans le paysage français et que la mobilisation physique des personnes est plus dure. Pour revenir à Malville 1977, ce mouvement anti nucléaire qui en France était non violent, le 31 juillet dans la pluie et la boue s’est cassé net. La violence a été totale entre les CRS et la gendarmerie mobile et des groupes autonomes au milieu desquels les écolos ont pris tous les coups et pour de vrai. Grenades explosives dont l’une tuera le non-violent Vital Michalon, poursuite des manifestants jusque dans les maisons, les vitres des voitures sur les parkings cassées par les forces de l’ordre,100 blessés dont plusieurs amputations, les secouristes tabassés et des dizaines d’arrestations, voilà pour le bilan et la découverte de la violence par les écolos d’alors. Promis, nous y reviendrons grâce à ce qu’ECOLOGIE a publié durant ces jours difficiles.

 

Un mot encore sur ce que fut le combat anti-nucléaire d’avant les vingt ans supposés d’Eva Joly. Souvenons-nous de Plogoff, où ce ne sont pas que des anti-nucléaires qui se sont frottés aux blindés de la gendarmerie, mais toute une population (les mamies comprises) qui s’est soulevée contre ce projet du second surgénérateur (avec Malville) qui lui ne fut pas construit. A ce propos je tiens à rappeler que l’arrêt définitif de Superphénix en 1997 est une victoire écolo et des Verts. C’était l’une des conditions de notre participation au gouvernement de Lionel Jospin.

 

Le 11 juin nous manifesterons un peu partout pour la sortie du nucléaire. Eva Joly m’a donné le prétexte de faire le lien entre le 20 juin 1987 et le 11 juin de cette année. Ce lien c’est le « Réseau pour un avenir sans  nucléaire ». Détail cocasse c’est que cette perte de mémoire touche aussi le Réseau. En effet, en 1997 des statuts ont été déposés, et l’une des responsables m’a dit aujourd’hui même ne pas connaître ce qu’il y avait avant. Reprenons la lecture du n° 380 d’ECOLOGIE INFOS de juin 1987 histoire de se souvenir comment est apparu un an après Tchernobyl notre Réseau. Je republie deux articles, l’un de François Berthout, « la deuxième manche » qui fait un tour rapide sur l’anti nucléaire et un second de Michel Bernard (SILENCE) sur le 20 juin et la proposition des Verts Européens…

 

En illustration: En haut à gauche la couverture du numéro spécial n°7 d'ECOLOGIE du 3ème trimestre 1976 consacré au surgénérateur. Ci-dessous une photo parue dans ce numéro d'une des nombreuses manifestations dans les communes concernées. 

numerisation0216.jpg 

      

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 16:12

Sortir du nucléaire maintenant,
c’est possible !

Décidément la société française évolue plus vite que ses dirigeants. Aujourd'hui trois Français sur quatre se déclarent partisans d'une sortie du nucléaire (rapide ou progressive). L'Elysée bien ringard et figé dans une posture idéologique, n'en a cure et envers et contre tout réaffirme son crédo nucléaire au prétexte entre autre, qu'en France nous n'avons pas de tsunami, ni de tremblement de terre. Bien, mais à Tchernobyl ce n'était ni l'un, ni l'autre mais une erreur humaine et qui n'avait rien à voir avec du terrorisme. Les Allemands plus réactifs et mieux préparés ont décidé de sortir du nucléaire pour devenir les champion industriels du secteur de l'énergie renouvelable. Si un jour le pire devait arriver en France, on peut espérer que les hauts responsables pro-nucléaires d'aujourd'hui, seront volontaires demain comme liquidateurs. Au cas où ils ne le seraient pas il faudra que la société les désigne comme tels. Sortir du nucléaire c'est possible, le 11 juin prochain marquons notre solidarité avec le peuple Japonais, victime en première ligne de ses nucléocrates. 

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 Pour exiger la sortie du nucléaire !

 
  Le samedi 11 juin 2011 à 18 h,

 Rassemblement devant la centrale de Belleville (Cher) 

 

Unissons-nous avec le peuple japonais, Tchernobyl, Fukushima, plus jamais ça !
Manifestation à Paris le samedi 11 Juin 2011. Départ à 14H30 de la Place de la République pour se terminer sur le parvis de l’Hôtel de Ville avec des prises de parole et un concert à 16H.

Mouvement mondial à l’initiative d’associations japonaises auquel s’associent Echo-Echanges ONG France-Japon, Sortir du Nucléaire Paris, Attac France, Réseau Sortir du nucléaire.
Premiers signataires : Les Alternatifs, Les Amis de la Terre, Collettivo 5.12, Europe Ecologie-Les Verts, Fédération
pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE), France Libertés, Italia dei Valori, Ligue Internationale des Femmes
pour la Paix et la Liberté (LIFPL), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Communiste Ouvrier de France (PCOF),
Parti de Gauche, Parti Pour la Décroissance, Mouvement des Objecteurs de Croissance.
Plus d’infos sur : http://www.sortirdunucleaire75.org/

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 09:59

REJOIGNEZ-NOUS

POUR LA JOURNÉE INTERNATIONALE D'ACTION

LE 11 JUIN 2011 POUR SORTIR DU NUCLÉAIRE !

fukushima_centrale--469x239.jpgDepuis le 11 mars, les conséquences de l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima ne sont toujours pas maîtrisées et les réacteurs endommagés continuent à rejeter dans l'environnement une quantité massive de produits radioactifs. Le cœur du combustible dans trois des réacteurs a entièrement fondu. Une zone d'exclusion de plusieurs dizaines de kilomètres autour de la centrale sera durablement créée.

Il existe actuellement au Japon 54 réacteurs pour lesquels on redoute les risques d’un séisme de grande ampleur dans les années à venir. Et si le Japon devait subir un nouvel accident nucléaire majeur, le risque se trouverait accru de voir la contamination radioactive s’étendre non seulement à tout le pays mais encore à la planète entière.

Il y a maintenant 25 ans que la catastrophe de Tchernobyl a produit dans le monde une contamination radioactive d’une extrême gravité. Pourtant, nous n'avons pas su tirer les leçons de cette expérience. L'utilisation de l’énergie atomique engendre massivement des produits radioactifs que l'homme ne maîtrise pas, et dont les méfaits se mesurent en siècles pour notre planète.

Voulons-nous continuer à courir le risque d’un tel danger après cette nouvelle catastrophe à Fukushima?

C‘est le 11 juin prochain au Japon, trois mois après le début de l’accident, que sera organisée une action commune de grande ampleur pour exprimer partout dans le pays la volonté de sortir du nucléaire. Nous lançons cet appel pour nous associer à cette journée de protestation internationale.

Chacun le constate, l'industrie nucléaire n'a de cesse, en dépit de nombreux incidents ou accidents, de proclamer ses certitudes d’un "nucléaire sûr" : largement globalisée, elle dispose de nombreux relais à travers les organismes internationaux, entretenant des relations de connivence avec les gouvernements des pays les plus puissants ainsi qu'avec leur intérêt militaire.

Nous ne voulons plus de ce monde nucléarisé. C’est la raison pour laquelle, solidaires avec tout courant, tout mouvement, toute organisation qui aspire à sortir du nucléaire, et afin de réfléchir ensemble à la construction d’une autre société fondée sur une nouvelle politique énergétique et une vision solidaire, nous appelons chaque citoyen dans le monde à participer à la journée internationale du 11 juin 2011.

Le 17 mai 2011

Echo-Echanges ONG France-Japon, Montreuil

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Le 12 mai 2011 à Tokyo

Aux amis(es) de France

Au Japon, il y a deux mois, nous avons eu des accidents nucléaires très graves à Fukshima. Au 11 juin 2011 (trois mois après ces accidents), nous appelons les associations et les mouvements sociaux divers dans le monde entier à organiser une journée d'action internationale contre le nucléaire. Afin de réaliser ce projet, nous souhaitons que les associations et les groupes en France adhèrent à cette initiative. Si vous voulez à ce projet, nous souhaiterions recevoir votre réponse, et nous joindrons le nom de votre association ou groupe à notre communication. Dans la mesure du possible, nous souhaiterions que vous organisiez une manifestation ou réunion le 11 juin pour réfléchir ou discuter sur les accidents nucléaires de Fukushima. Maintenant, avec citoyens du monde entier, nous devons mettre fin à l’ère nucléaire. Et nous espérons ouvrir le futur post-nucléaire avec vous.

L’Association pour mettre un terme au nucléaire et réaliser le passage aux énergies alternatives (http://e-shift.org/)

Le Congrès d’urgence pour faire face aux accidents nucléaires de Fukushima (http: //2011shinsai.info/node/125 )

*Nous avons déjà organisé plusieurs manifestations au Japon. Et cette fois nous avons créé un réseau pour appeler à des actions simultanées dans le monde entier. Vous pouvez nous donnez votre réponse sur notre site ( http://nonukes.jp/wordpress/?page_id=137).

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611日脱原発国際行動デー

世界市民へ 611 脱原発国際行動デーに参加を!

 

311日以来、福島原発多重事故は、今なお収束の見込みがたたないまま、大量の放射性物質を大気と地下、海洋に放出しつづけています。原発三基はメルトダウンだったのです。これから原発周辺に、長年、立ち入りできない禁止地域が数十キロに渡ってできるでしょう。新たな大地震の発生が懸念される日本には現在、54基の原子炉が存在し、予測されているもうひとつの事故がさらに起きたら、日本はもとより世界中を震撼させる放射能汚染にさらすでしょう。

今から25年前、チェルノブイリ原発事故はすでに重大な放射能汚染を世界にもたらしましたが、私たちはそこから何も教訓を得ませんでした。人間が制御できない放射性物質を大量に生み出し、その危害を何世代、何世紀にもわたって人類と地球に押しつける原発とはいったいなんでしょうか そんな原発を、フクシマ以後も私たちはこのまま受入れ続けなければならないのでしょうか

震災が起きてから3か月後の611日、日本では統一行動「脱原発100万人アクション」が企画されています。わたしたちは、脱原発を強く求める日本市民の動きに呼応するために、同日に国際行動デーを呼びかけます。度重なる事故にもかかわらず「安全」を謳いつづけた各国の原子力産業は多国籍企業となり、国際機関と結びついた巨大なロビーを持っています。そして各国の政府と癒着し、また軍事的利害とも結びついているのです。

私たちは、こうした構造を保ち続けている原子力社会にノンと言いましょう。原発はもうウンザリ!と言いましょう。そして、単に原発に代わる新しいエネルギーを提案するだけではなく、分ち合いによる循環型の新しい社会のヴィジョンを力を合わせて構想していこうではありませんか。611日にみんなで一緒に歩きましょう。世界中で、原子力社会にノン

原発にノンと表明するために。

 Le 6 mai 2011

エコー・エ シャンジュ(NPO) フランス、モントロイユ

Echo-Echandes ong France-Japon, Montreuil France

echoechanges@wanadoo.fr

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

Liste Des Pages

VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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