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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 17:05

GAZ DE SCHISTE : NON MERCI,

NI DANS LE GÂTINAIS, NI AILLEURS...

C’est sans aucune information, et sans aucune consultation ni des populations, ni des élus, que le gouvernement français  a offert à des sociétés nationales et étrangères le droit d’explorer sur 65 000 km2, le sous-sol français à la recherche de gaz et de pétrole de schiste (l’Américain Schuepbach Energy, Total, la canadienne pétrolière Réalm, Toreador Resources Corporation, Vermilion, etc…). Sont concernés le Sud Est de la France, le Gard, l’Hérault, l’Aveyron, l’Aquitaine, le Bassin Parisien(dont le Loiret – Gâtinais autour de Montargis et Pithiviers), la Seine et Marne, P1100243l'Essone, le nord de l'Yonne), la Picardie et la Champagne Ardenne pour l’instant. 

 

Localement depuis 50 ans à Château-Renard et Saint Firmin des Bois sont exploités sans dégâts des hydrocarbures conventionnels. Mais là où il y a du pétrole, il y a aussi du gaz, d’où l’émergence des schistes bitumineux et des hydrocarbures non conventionnels.

 

La technique pour ramener le gaz à la surface est nouvelle, délicate et surtout, désastreuse sur le plan environnemental. La «fracturation hydraulique horizontale», consiste à provoquer des failles à l’aide d’un liquide envoyé à très forte pression, pour libérer le gaz et le pétrole pris dans la roche compacte, à environ 2000 mètres de profondeur. Trois «ingrédients» sont nécessaires pour créer ces mini séismes : des quantités phénoménales d’eau (entre 15 000 et 20 000 m3), des produits chimiques (plus de 500) pour attaquer la roche et des microbilles pour maintenir ouvertes les failles. Cela n’a pas de sens alors que sous une sécheresse récurrente le gouvernement va demander aux agriculteurs une utilisation  de plus en plus économe de l’eau (!)  

 

Aux Etats-Unis, après dix ans d’exploitation le bilan de l’extraction de ces énergies fossiles est catastrophique P1100245: destruction et ravage des terres agricoles et des sols, pollution massive des nappes phréatiques et de l’air, destruction des paysages et des milieux naturels, etc. Leur exploitation, en France, conduirait inéluctablement aux mêmes dégâts ainsi qu’à des émissions accrues de gaz à effet de serre, alors même que notre pays s’est engagé à les diviser par quatre.

 

Les autorisations de prospection sur plus de 10% du territoire ont été accordées sans débat sur les besoins énergétiques à moyen et long terme, sans discussion sur la nécessité de lutter contre le gaspillage, en recherchant une meilleure efficacité énergétique et les alternatives renouvelables.

 

Pour toutes ces raisons, nous exigeons un débat public avec la société civile, les élus locaux et nationaux, pour dresser un inventaire complet des conséquences environnementales, sanitaires, économiques et sociales de cette «nouvelle folie industrielle». Comme ailleurs en France, localement Europe Ecologie- Les Verts Gâtinais seront actifs pour animer le débat public En attendant, nous demandons un gel immédiat des prospections et la suspension des permis de recherche de gaz et pétrole de schiste dans le Gâtinais et sur l’ensemble du territoire français.

numérisation0199

                                                                     L'Eclaireur du Gâtinais du 28 avril 2011

P1100238

Photos JLB   Exploitation d'hydrocarbures conventionnels autour de Château-Renard (Gâtinais-Loiret) en avril 2011)

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 20:26

DES IMPÔTS LOCAUX EN AUGMENTATION…

Quelle est la différence entre un maire et un député maire? Le premier détermine ses taux d'imposition en fonction de la loi de finances. Le second vote à l'Assemblée nationale la loi de finances qui entre autres détermine les bases locatives, ce lui permet par de subtils jeux de passe passe, laisse à penser, et à faire croire qu'il réduit les impôts locaux. Ici à Montargis c'est faux, chaque année depuis dix ans, ils augmentent régulièrement. Ce n'est pas moi qui le dis mais mes avis d'imposition.  

 

Contrairement à ce qui a été écrit dans l’Eclaireur du 14-04-11, ce n’est pas « l’administration fiscale » qui augmente la base de la valeur locative. J’ai rappelé que ce sont les députés de la majorité présidentielle, dont Jean-Pierre Door, qui à l’Assemblée Nationale, tous les ans, lors des lois de finances votent les bases locatives bâtit et non bâtit. Pour 2010, les députés ont voté une augmentation des bases d’imposition de 2,5 % et pour 2011, une augmentation de 2 %, soit 4,5% en deux ans. Ces petits jeux font que les impôts locaux augmentent sans que les élus municipaux ne se mouillent allant jusqu’à dire qu’ils diminuent. Faux, mes avis d’imposition comme les vôtres, prouvent le contraire. C’est pourquoi j’ai proposé au député maire de voter une baisse de ces bases d’imposition compte tenu des difficultés que rencontrent les Français dont les Montargois.

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  L'Eclaireur du Gâtinais du 21-04-2011

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 21:06

CES MINUTES ET SECONDES QUI COMPTENT...

Où étiez-vous les 25 et 26 avril 1986? Pouvez-vous reconstituer votre emploi du temps heure par heure, je n'ai pas dit minute par minute? Pour ma part j'étais au journal (ECOLOGIE), où avec Catherine et Sylvie, nous bouclions le numéro du mois de mai...Loin de nous se jouait une toute autre histoire. Histoire qui allait marquer notre humanité pour bien longtemps et nous n'en avions pas encore conscience. Je vous livre ici le compte à rebours de ce jour pas ordinaire extrait du livre passionnant "La vérité sur Tchernobyl" de Grigori Medvedev paru en 1989 chez Albin Michel. Grigori Medvedev a transmis les droits d'auteur de cette édition française aux enfants de Biélorussie, victimes de la catastrophe de Tchernobyl. .  

 

085_Chernobyl_blabla_03.jpgLe 25 avril 1986,à la centrale de Tchernobyl (URSS) on se prépare à arrêter la 4èmetranche pour des travaux d’entretien. Le programme approuvé par Fomine (ingénieur en chef de la centrale), prévoit, pendant l’arrêt de la tranche un essai « d’îlotage » durant lequel les sécurités du réacteur seront mises hors service. Il est prévu d’utiliser l’énergie potentielle du rotor du générateur pour produire de l’électricité. Nombreuses sont les centrales en URSS qui ont reçu des propositions pour ce genre d’essai, mais toutes ont reculé devant les risques. La direction de Tchernobyl les prend. Celles qui toutefois ont mené ce type d’essai ont toujours laissé le système de protection du réacteur enclenché.

 

Quel est le but de l’expérience ? En cas de perte complète d’alimentation électrique de la centrale, ce qui est possible en cours d’exploitation, les mécanismes de refroidissement du cœur et notamment les pompes s’arrêtent. Le cœur entre donc en fusion, ce qui équivaut à un accident grave. L’essai a pour objectif d’utiliser l’énergie mécanique du rotor afin de contourner ce danger en mobilisant d’autres sources d’énergie que l’alimentation par le réseau. En effet, tant qu’il tourne, le rotor du générateur produit de l’électricité. On peut, et on doit l’utiliser dans les cas critiques.

 

Le programme de ces travaux est établi très longtemps à l’avance et doit être approuvé par le constructeur du réacteur, le concepteur de la centrale, le service d’inspection et de surveillance des centrales nucléaires. Il prévoit obligatoirement une alimentation électrique de secours pendant l’expérience. Il prévoit de la même manière d’autres dispositions sur de multiples domaines.

 

Pour garantir la sûreté nucléaire pendant l’expérience, le système de protection d’urgence du cœur doit être absolument enclenché. Par ailleurs, le système de refroidissement du cœur, doit, être aussi en service. A condition que ces règles et d’autres consignes de sûreté soient respectées, les essais d’utilisation de l’énergie potentielle du089_Chernobyl_reactor4_03.jpg rotor sont autorisés dans des réacteurs en exploitation.

 

Il faut souligner que ces expériences ne doivent avoir lieu que si le système de protection du réacteur en cas d’accident ou système AU (arrêt d’urgence) est enclenché, c’est-à-dire à partir du moment où l’on a appuyé sur le bouton AU. Le réacteur doit être en régime stable, contrôlé, et sa réserve de réactivité doit correspondre aux normes règlementaires. Le programme approuvé par Fomine ne respectait aucune de ces prescriptions...

 

25 avril 1986, à 1h précise, le personnel d’exploitation commence à réduire la puissance du réacteur n°4 qui jusqu’alors fonctionnait en régime nominal à savoir 3000MWth.

 

13h 5mn,le turbo-alternateur n° 7 est découplé du réseau, alors que la puissance du réacteur est de 16MWth.

 

116_Pripyat_reactors.jpg14h,conformément au programme des essais, le système de refroidissement du réacteur est déconnecté du circuit de circulation forcée multiniveaux  qui refroidit le cœur. Cette opération est délibérément exécutée afin d’écarter le risque de choc thermique au cas où de l’eau froide des ballons du système d’injection de secours pénétrerait dans le réacteur à chaud. Manœuvre qui va se révéler fatale.

 

Quelles sont les pensées mystérieuses qui traversaient alors l’esprit de Fomine ? Il n’ignorait pas la physique des réacteurs mais semble avoir une confiance excessive en lui en prenant la décision d’isoler le système d’injection de secours qui aurait pu à l’instant critique, empêcher l’explosion en réduisant le titre de vapeur dans le cœur. Pourtant, il l’a fait, était-ce par un désir et l’ambition de se distinguer dans un travail prestigieux, et de démontrer qu’un réacteur nucléaire peut fonctionner sans être refroidi ! . Il est évident que le personnel d’exploitation n’avait pas envisagé l’éventualité d’un accident majeur. L’habitude et l’exploitation assez tranquille des dix dernières années à la centrale de Tchernobyl avaient contribué à banaliser pour les personnels la règle d’or des établissements dangereux : « attention ! une erreur et tout saute ». Pourtant, en septembre 1982, une fusion partielle du cœur de la première tranche aurait dû lui servir de leçon.A leur131 Pripyat building 26 décharge, il faut dire qu'on dissimulait les accidents, que les personnels ne mesuraient pas à leur juste niveau et n’y accordaient pas l’importance nécessaire. En outre, ils considéraient les accidents comme des avatars inévitables du développement du nucléaire d’où l’assurance des opérateurs qui s’est transformée avec le temps en suffisance ce qui les a conduits à bafouer les lois de la physique nucléaire et les dispositions des règles d’exploitation.

 

A 14h,les services extérieurs de la distribution de l’électricité à Kiev demandent à différer la mise à  l’arrêt de la tranche et de continuer à alimenter le réseau. C’est pourquoi, que contrairement aux règles d’exploitation, la tranche n°4 continue donc à fonctionner alors que le refroidissement de secours a été mis hors service.

 

23h 10mn le chef de quart de la tranche n°4 est à ce moment là Youri Tregoub, la réduction de puissance reprend.

A 24h,il va passer la main à A. Akimov. Néanmoins, compte tenu du caractère sensible de l’essai et dans un esprit de continuité, il restera avec la nouvelle équipe accompagné de son ingénieur principal chargé des turbines, Sergueï Gazin

 

Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986,tous les futurs responsables de Tchernobyl dorment tranquilles sur leurs deux oreilles. Qu'ils soient ministres, président de l’Académie des sciences d’URSS, responsable du service d’inspection de l’industrie nucléaire, le directeur général de la centrale de Tchernobyl ou encore N.M. Fomine l’ingénieur en chef. Moscou dort, ainsi que la moitié de la terre plongée dans la nuit. Pourtant à cet instant, dans la salle de commande de la tranche n°04 de la centrale de Tchernobyl se produisent des évènements historiques.

 

136_Pripyat_theatre_cccp60.jpgLes essais devaient avoir lieu dans le quart précédent. Il est 0h lorsque l’équipe d’Alexandre Akimov (chef d’équipe de la tranche) prend la relève. Nous sommes à 1h25 mn avant l’explosion. De cette équipe, deux mourront sur le champ et plusieurs ne travailleront pas jusqu’au matin.

 

1h 00mn,la puissance du réacteur de la tranche est stabilisée à 200MWth. L’empoisonnement du réacteur aux produits de désintégration se poursuit. Il est impossible de relever davantage la puissance, la réserve de réactivité disponible est nettement inférieure au seuil réglementaire. C’est le décompte qu’a donné l’ordinateur Sakla, 7 mn avant que ne soit pressé le bouton AU « arrêt d’urgence ».

 

Le réacteur est devenu instable il menace d’exploser : à partir de ce moment jusqu’à l’instant historique X, appuyer sur le bouton AU ne pouvait que provoquer une excursion fatale et incontrôlable sachant qu’on ne pouvait plus agir sur la réactivité.

 

De 1h 3mn, à 1h 7mn, deux pompes de circulation principales supplémentaires sont rajoutées aux 6 pompes de circulation principales déjà en fonctionnement, de façon qu’à la fin des essais, 4 d’entre elles restent disponibles dans le système de circulation pour assurer sans danger le refroidissement du cœur.

 

138 Pripyat theatre paintingsIl faut savoir que la perte de charge du cœur et du circuit primaire principal dépend directement de la puissance du réacteur. Celle-ci étant faible (200MWth), la perte de charge hydraulique du cœur est diminuée d’autant. Le débit total du fluide caloporteur dans le réacteur s’élève alors à 60000m3 alors que la norme est de 45000m3/h. A ce régime, la tuyauterie se met à vibrer suite à la mise en ébullition de l’eau accompagnée de coups de bélier importants.

 

L’augmentation brusque du débit de l’eau dans le réacteur contribue à faire chuter la pression dans les séparateurs chauffeurs de vapeur ce qui aggrave les effets d’autres paramètres.

 

Léonid. Toptounov (responsable du pilotage du réacteur), A. Akimov  et B. Stoliartchouk, (ingénieur principal chargé du pilotage du réacteur) tentent de maintenir manuellement les principaux paramètres du réacteur, sans y parvenir complètement. Ils s’aperçoivent que la pression de 5-6 atmosphères et que le niveau d’eau chute au-dessous de la cote d’alerte. Akimov en accord avec Diatlov (adjoint à l'ingénieur en chef chargé de l'exploitation) ordonne de bloquer les signaux d’arrêt d’urgence sur ces paramètres.

 

Pouvait-on éviter encore la catastrophe ? Oui. Il fallait interrompre immédiatement les essais et mettre en route une152 Pripyat kindergarten 03 gasmask série de protocoles afin de commencer peu à peu à réduire manuellement la puissance du réacteur jusqu’à son arrêt complet. En aucun cas il ne fallait appuyer sur le bouton AU sachant que c’était l’explosion garantie.

 

1h 22mn 30s (90s avant l’explosion)L Toptounov constate sur une sortie d’imprimante  que l’arrêt immédiat du réacteur s’impose. L’ordinateur s’est déjà trompé, les opérateurs en discutent entre eux. Pendant que le cœur est entier il est encore temps d’arrêter les essais et de réduire la puissance du réacteur en commande manuelle. Tous les opérateurs sont calmes, persuadés de bien faire. On commence les essais. Diatlov harangue toute l’équipe : « encore deux, trois minutes, et c’est fini ! Hauts les cœurs les gars ».

 

1h 23mn 40son court-circuite la sécurité d’urgence sur l’arrêt des deux turbines, de façon que l’essai puisse être répété s’il n’est pas réussi du premier coup. On s’écarte de nouveau du programme des essais qui ne prévoyait pas cette dernière opération. A ce moment, L. Toptounov donne l’alerte : il faut déclencher l’arrêt d’urgence, et A. Fedorovitch prévient Akimov que le réacteur s’emballe. Celui-ci est en proie à des sentiments complexes. Il remonte la puissance du 155 Pripyat kindergarten 06 girlréacteur hors du seuil non règlementaire et attend qu’une nouvelle occasion se présente de pousser le système de pression du réacteur. Le moment lui semble venu. C’est peut-être ce qui a poussé Akimov à appuyer, à 1h23mn40s sur le bouton AU dans l’espoir d’activer de nouveau l’arrêt d’urgence, ce qui provoque une conjonction de trois facteurs défavorables pour le cœur.

 

1h 23mn 40s :Dès qu’il a appuyé sur le bouton AU-5, Akimov voit avec effroi une lumière vive clignoter sur le cadran des indicateurs Selsyn. Même les opérateurs les plus expérimentés et les plus calmes sentent alors leur cœur se serrer… dans les entrailles du réacteur la destruction du cœur est amorcée, mais ce n’est pas encore l’explosion. Il reste 20 secondes jusqu’à l’instant X.

 

Qu’ont ressenti Akimov et Toptoumov, responsables du processus technologique, quand les barres absorbantes se sont bloquées à mi-course et que les premières secousses menaçantes se sont fait sentir dans le hall central ? Difficile à dire, puisqu'ils ont tous deux péri des suites de l’irradiation sans pouvoir témoigner sur ce sujet.

 

On peut l’imaginer. Le premier instant, c’est la stupeur ; on se sent comme emporté par une avalanche, par une vague glacée de peur panique devant l’imprévisible. D’abord, on ne sait que faire devant les aiguilles d’appareils enregistreurs et des indicateurs qui s’affolent, et on ne sait plus où donner de la tête. On ne connaît pas la raison et les lois de la séquence accidentelle que déjà, au fond de soi, on suppute les responsabilités en jeu et l’on envisage les conséquences de l’accident. L’instant d’après, on retrouve une clarté d’esprit et un sang froid inhabituel, et on se hâte de localiser précisément l’accident. Sur les 14 présents dans la salle de contrôle plusieurs ne connaissent pas la physique nucléaire, mais sont gagnés par la panique des opérateurs compétents dans le nucléaire. Dans le hall central raisonnent des coups secs… le sol tremble. Ce n'est toutefois pas encore l’explosion…

 

Akimov, au lieu d’appuyer sur le bouton, aurait dû attendre un peu. Le système de refroidissement du réacteur qui était débranché, verrouillé et scellé, aurait été bien utile. Là encore, toute une série de protocoles n’ont pas été ordonnancés. On appuie sur le bouton et une excursion brutale de criticité commence. Des secousses se font sentir142 Pripyat amusement park ferris wheel 01 du côté du hall central, tous les paramètres indiquent que de toute évidence, les canaux du réacteur sont déformés et que les barres descendues sont coincées. Dans les 20s qui précèdent l’explosion une multitude de phénomènes devenus incontrôlables se multiplient et s’accélèrent dans l’ensemble du réacteur, dans les circuits d’alimentation et dans le hall, allant jusqu’à la destruction totale des canaux de combustible.

 

1h 23mn 58s,la concentration d’hydrogène dans le mélange détonnant atteint le seuil critique d’explosion. Selon certains témoins, il y aurait eu deux explosions successives, selon d’autres trois et plus, en fait le réacteur et le bâtiment de la 4‘ème tranche sont détruits par une série d’explosions dues au mélange détonnant. Au dessus de la tranche 4 fusent des débris incandescents, des étincelles et jaillissent des flammes. Ainsi près de 50 tonnes de combustible nucléaire se sont évaporées, pour être propulsées dans l’atmosphère par l’explosion sous forme de particules finement dispersées :bioxyde d’uranium, radionucléides de haute activité (iode 131), plutonium 239, neptunium139, césium 137, strontium 90) et autres isotopes radioactifs ayant une durée de vie plus ou moins longue. L’explosion latérale a également touché 70 autres tonnes de combustible situées dans la périphérie du cœur, projetant les matériaux de construction. L’activité du combustible rejeté a atteint 15 à 20000 roentgens/h. 800 tonnes de graphite sur 1700 sont restées dans le cœur du réacteur formant un entonnoir semblable à un volcan. Pour mémoire, 50 tonnes de combustible évaporées, c’est-à-dire l’équivalent de 10 bombes d’Hiroshima sans les effets immédiats. A suivre…

154 Pripyat kindergarten 05 beds Photos: centrale et réacteur n°4 de Tchernobyl et la ville de Pripyat à 3km du site nucléaire mais se trouve dans la zône d'exclusion des trente km en juin 2005

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 08:35

MEMOIRE OBLIGATOIRE ET INCONTOURNABLE

L'homme a la mémoire courte mais l’atome a la vie longue. Avec Tchernobyl plus que jamais ce constat à tout son sens. L’Ukraine va devoir vivre avec cet atome là durant des siècles, voire des millénaires. Cela dépasse notre échelle de vie, comme si avec cet accident nous défions la notion même de temps. Pensez donc, plusieurs milliers d’années à surveiller ce cancer nucléaire, alors que l’on ne voit ni ne sent rien ? Est-ce possible ? Pour tenter de mesurer ce futur, faisons un bon en arrière dans le temps, à l’époque de Jésus-Christ ou encore au-delà, à l’Ancien Empire Egyptien, quelques 2700 ou 2300 ans avant JC. Vous voyez vous ? Moi j’ai du mal .

 

numérisation0189Dans le déroulement de cet avenir radieux, cette année n’est que la 25ème  Nous sommes les contemporains de cet incroyable évènement. Tellement incroyable que la majorité des gens n’en mesure pas les conséquences et le bel héritage que nous transmettons aux générations futures. Leur incompréhension est telle qu’ils en redemandent. C’est lumineux.

 

En attendant des siècles que nous ne connaîtrons pas, aujourd’hui pour les plus conscients, nous avons obligation de commémorer ce drame planétaire. Nous devons faire en sorte de ne pas en rajouter des louches et tout faire pour arrêter l’expansion de ce nucléaire qui chaque jour un peu plus laisse des tonnes de traces, appelées « déchets » ou encore « accidents » et que l’homme ne sait toujours pas gérer.

 

Tous ces jours bien des lieux ont été le théâtre de rencontres et de rassemblements pour commémorer ce triste évènement. Sur mon blog, compte tenu de l’actualité je vous propose plusieurs articles. Le premier sont des extraits du livre de Grigori Medvedev préfacé par Andreî Sakharov paru chez Albin Michel en 1990. Grigori Medvedev a été ingénieur en chef du service exploitation à la centrale de Tchernobyl lors de sa création. Longtemps censuré, son livre est finalement paru dans la revue Novy Mir au cours de l’été 1989. Les autres articles et illustrations sont tirés du journal ECOLOGIE denumérisation0176 mai 1989 que je publiais alors, bonne lecture.       

 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 23:03

66ème ANNIVERSAIRE

Le 14 avril 1954, le besoin exprimé par les déportés et les familles des déportés n’ayant pas survécu aux camps de concentration, a été reconnu par le gouvernement de Joseph Laniel sous la présidence de la République de René Coty par une loi proclamant le dernier dimanche d’avril « Journée Nationale du Souvenir des victimes et des héros de la Déportation ». Elle fut votée à l’unanimité par le parlement. Ainsi, tous les ans, ce dimanche là, est rendu par le pays, un hommage solennel à toutes les victimes de la déportation, sans distinction aucune. Ce jour là ayant été retenu parce que se situant au plus près des dates de libération de la plupart des camps et aussi parce qu’il ne risquait pas la confusion avec les autres célébrations nationales ou religieuses qui existaient.

P1020901.JPG  Camp de Mauthausen (Autriche). Photo JLB

 

Aujourd’hui nous célébrons le 66ème anniversaire de la Libération des Camps de Concentration. Aussi, ayons une pensée pour les millions (sept ou huit) d’hommes, de femmes et d’enfants qui furent les victimes innocentes de la folie meurtrière née au cœur même de l’Europe « civilisée » et qui périrent « rien » que dans ces camps. Soyons vigilants pour qu’un jour sous d’autres formes ne ressurgisse pas cette même folie qui désigne « l’autre » en bouc émissaire. Et dans ce domaine irrationnel, rien n’est jamais acquis, ni forcément gagné.

 

Pour la France : les travaux de l’Institut d’histoire du Temps Présent et du Ministère des Anciens combattants retiennent un chiffre de 141 000 déportés.

  •       75 000 environ pour des raisons raciales (2 500 survivants) Il convient d’ajouter 4 000 victimes mortes ou exécutées pendant leur internement en France.
  •       66 000 environ pour des raisons diverses dont 42 000 pour faits de résistance ( 23 000 survivants)

En effet, généralement, on nomme déportés politiques, (= en raison de la politique nazie) les déportés qui l’ont été pour raisons non raciales et qui ont ainsi obtenu après guerre une carte et une indemnisation à ce titre. Parmi eux se trouvent des déportés pour faits de résistance et appartenance à des mouvements qui n’étaient pas forcément "politiques", mais aussi des homosexuels, des raflés, des otages, etc. La carte de déporté politique est donnée aux personnes qui ont subi un internement dans un camp de concentration hors de France pour un motif politique entre 1939 et 1945.

 

Une pensée et un baiser pour chacun et chacune.

Respect pour les victimes comme pour les survivants.

  

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Société
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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 07:54

numerisation0186.jpg

FUKUSHIMA, TCHERNOBYL, PLUS JAMAIS ÇA !  

La catastrophe de Fukushima vient de rejoindre celle de Tchernobyl au niveau maximum de gravité sur l'échelle internationale des événements nucléaires, et l'on perçoit avec effroi les conséquences irréversibles et dramatiques sur la santé et l'environnement qui s'annoncent pour plusieurs générations au Japon, au regard de ce que continuent à subir les populations russes 25 ans après le drame.

 

Contre le déni et l'oubli, à l'initiative du réseau « sortir du nucléaire », les organisations :

 

Acirad, Attac45,

Comité Stop Belleville Stop Dampierre

et Europe Écologie-Les Verts,

 

appellent à une action de commémoration de l'anniversaire de la catastrophe deTchernobyl en participant à un pique-nique sur le site de la centrale nucléaire de Dampierre-en-Burly (12h-14h), mardi 26 avril 2011.

 

Depuis 25 ans, les autorités nient les conséquences du drame de Tchernobyl sur la santé des populations. Aujourd’hui, alors que l’histoire se répète, ne laissons pas la machine à désinformer se remettre en marche.

 

En solidarité avec les victimes de Tchernobyl, en solidarité avec les Japonais qui subissent la catastrophe de Fukushima, faisons la lumière sur les ravages et les risques liés à l’industrie nucléaire, partout dans le monde.

Aujourd’hui plus que jamais, rappelons que les alternatives au nucléaire existent, rappelons que partout dans le monde, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables progressent plus vite que l’atome, et n’attendent que d’être enfin soutenues.

 

P1100111Pour tout renseignement complémentaire et en particulier pour toute recherche ou proposition de covoiturage pour se rendre sur le site, merci de faire passer vos demandes et offres à l'adresse mail ci-dessous.

Nous nous efforcerons de mettre en relation les participants.

contact@eelvorleanais

 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 15:45

Comité de Défense de LibéOrléans :
2ème réunion à Orléans, le 23 avril 2011.

P1100027

Trois semaines écoulées depuis notre première réunion du Comité de Défense de LibéOrléans, qui s'est tenue le 02 avril dernier à Orléans.

 

Trois semaines pour réagir, mettre en commun : idées, actions, déplacements, interventions....

 

Il est grand temps de rendre compte, d'indiquer où nous en sommes, de mettre en partage d'autres idées, moyens d'envisager encore et toujours les jours à venir, le compte à rebours étant désormais enclenché quant à cette date butoir du 30 avril.

 

Il n'est pas temps de baisser les bras, de laisser "tomber", de nous résigner.

 

Bien au contraire. Alors, réunissons-nous le:

 

Samedi 23 avril 2011 à 12H

Salle Délicat &Scène du Cinéma Les Carmes

numérisation01887 rue des Carmes à Orléans.

 

Merci de confirmer votre présence en envoyant un mail à cette adresse : tripet.dominique@yahoo.fr.

Ceci afin de nous organiser au mieux.

 

Faites passer l'info et surtout, pour les plus timides, n'hésitez pas à vous joindre à nous. Je vous assure que tout cela est très joyeux, déborde d'énergie et que du coup, les talents se découvrent...

 

LibéOrléans nous appartient, montrons-leur ?

 

Et s'il vous fallait encore d'autres arguments, lisez-donc cet article signé Nicolas Demorand paru dans le Libération d'hier vendredi 20 avril. Après celui de Challenges, où Nathalie Collin s'exprime sur les "millions de Libération", on peut sans doute et à raison se demander si au niveau de la direction de Libération, certain-e-s ne souffrent pas de dissociation mentale.

 

Mais non, suis-je bête, il y a le discours envers les actionnaires et l'état de fait envers les autres, la valetaille, celles et ceux qui ne font pas partie du sérail : salariés et lecteurs. Alors bougeons-nous !

 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Société
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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 20:34

TU VOTES OU TU VOTES PAS ?

La Région Centre est la seconde région nucléaire de France. Compte tenu de l'actualité nous sommes particulièrement concernés. Lors de la session plénière du Conseil régional du 14 avril, les élus régionaux du groupe Europe Ecologie-Les Verts ont déposé et voté le voeu ci-dessous. Reste qu'il n'a été voté que par eux sachant qu'au final il est néanmoins voté et approuvé, ce qui fait que la Région centre est la première des régions françaises à adopter un tel voeu (à quand Rhône-Alpes?). Mais attention, l'accident nucléaire n'est pas seulement lié à des tremblements de terre, des tsunamis, des pénuries d'eau ou des crues, des accidents extérieurs de toutes natures ou d'attentats terroristes mais aussi de défaillance humaine. Défaillance humaine qui fut à l'origine de la catastrophe de Tchernobyl en 1986.

 

Bandeau11.jpgLà où je suis interpellé, c'est sur le vote du Groupe Communiste-Front de Gauche du Conseil régional qui lui s'est abstenu. Le 19 Avril, à Gien en effet telle ne fut pas ma surprise au vu des drapeaux et des tracts "Front de Gauche". Je peux me réjouir de voir de nouveaux venus dans la lutte anti-nucléaire (appelons un chat un chat), mais alors pourquoi des élus PC-Front de Gauche se sont abstenus sur le voeu des élus Europe Ecologie-Les Verts? Y-aurait-il un positionnement à géométrie variable histoire d'avoir plusieurs fers au feu ? En tous les cas où est la sincérité du discours et des actes du PC-Front de Gauche?     

Voeu relatif à la sortie du nucléaire

c03ebd07c5.jpgLe nucléaire est un choix politique. La France est le pays le plus nucléarisé au monde, avec 19 centrales et 58 réacteurs. Le budget de la recherche française dans le domaine de l’énergie passe pour 90 % dans le nucléaire et pour seulement 2 % dans les énergies renouvelables…
La région Centre est la 2ème région française la plus nucléarisée, avec 4 centrales : Chinon, Saint-Laurent, Dampierre et Belleville.

25 ans après Tchernobyl, nous assistons depuis un mois à Fukushima à une nouvelle catastrophe de niveau 7 (niveau maximal sur l’échelle des évènements nucléaires et radiologiques) : il est grand temps de faire un vrai bilan de notre politique énergétique.

Le gouvernement n’a aujourd’hui clairement pas de propositions qui permettent d’écarter les 3 principaux problèmes que pose le nucléaire, à savoir un risque d’accident majeur, la prolifération et les déchets à vie longue. Les centrales installées le long de la Loire peuvent être victimes de problèmes de refroidissement liés au risque de crues centennales, ou au contraire à la pénurie d’eau en période de sécheresse. Elles peuvent aussi être impactées par des tremblements de terre ou des actions terroristes…

P1100090Contrairement à ce que le gouvernement et le lobby nucléaire peuvent avancer, le coût de l’énergie nucléaire n’est pas bon marché du tout : la Cour des Comptes estime «embryonnaires» les coûts de démantèlement  prévus par EDF, ce qui fausse le coût de l’énergie nucléaire : 35 milliards d‘euros provisionnés pour 58 réacteurs français, contre 103 milliards pour 23 réacteurs britanniques !

Le nucléaire n’est pas incontournable. Si en France environ 78 % de l’électricité produite est d’origine nucléaire, elle ne représente en réalité que 17 % de l’énergie totale consommée. Au niveau mondial, l’énergie nucléaire représente seulement 2,4 % de l’énergie consommée, ce qui reste très marginal. Aujourd’hui, l’enjeu consiste à développer sur une grande échelle les économies d’énergie et les énergies renouvelables afin de pouvoir à la fois sortir du nucléaire en une vingtaine d’années et assumer nos responsabilités dans la lutte contre l’effet de serre.

Le Danemark, la Norvège et l’Irlande ont interdit le recours au nucléaire dans leur loi. L'Autriche, suite à un référendum,numerisation0185.jpg l’a même banni dans sa Constitution. En Allemagne, où le débat sur ce sujet est plus ouvert qu’en France, même les plus convaincus par le nucléaire s’interrogent aujourd’hui, à la lumière de la catastrophe au Japon. Dans notre pays, un sondage réalisé par l’IFOP du 15 au 17 mars 2011 révèle que 70 % des citoyens se déclarent favorables à la sortie du nucléaire.

Il faut que cesse la course folle du nucléaire. L’heure n’est plus à développer des nouveaux modèles de réacteurs comme les EPR, tant pour les installer en France que dans le monde : faut-il rappeler la tentative d’en vendre au colonel Kadhafi en 2007 ? Faut-il rappeler aussi que c’est en particulier du MOX issu du retraitement en France qui est présent dans les réacteurs de Fukushima ?


En conséquence, le Conseil régional du Centre, réuni le 14 avril 2011 à Orléans :

- demande au Préfet de région la mise en place d’une conférence régionale de sûreté nucléaire pour examiner à la fois les possibles conséquences en région Centre des rejets radioactifs de Fukushima et revoir à la lumière de cette catastrophe et du rapport de l’Autorité de la Sureté Nucléaire présenté le 12 avril dernier, les mesures de précaution mises en oeuvre autour des centrales de notre région ;
- demande dans ce cadre que soit aussi conduite une étude épidémiologique dans les départements concernés ;
- souhaite que les Commissions Locales d’Information (CLI) soient ouvertes au public, considérant que, selon la loi Transparence et Sécurité Nucléaire, «toute personne a le droit d’être informée sur les risques liés aux activités nucléaires» et que leur périmètre soit élargi à toutes les communes dans un rayon de 30 km autour des centrales ;
- décide de mettre en place en interne du Conseil régional un groupe de travail sur la prospective et la sortie progressive du nucléaire, dans le prolongement du SRADDT et du Plan Énergie Climat ;
- demande qu’une réflexion régionale s’engage sur les compétences et les formations nécessaires aux travaux de démantèlement des centrales ;
P1100107.JPG- s’oppose à la construction de tout nouveau réacteur en région Centre ;
- demande la mise en place d’un vaste plan de développement des économies d’énergie et de développement des énergies réellement renouvelables, et une sortie progressive mais très volontariste du nucléaire dans notre région comme dans l’ensemble du pays.

Voeu adopté par 12 voix positives du groupe Europe-Écologie Les Verts, 8 voix contre du FN, et une non-participation au vote des groupes PS-PRG, PCF, UMP-NC 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 16:56

CHANGEONS D’ERE,

SORTONS DU NUCLEAIRE

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PARTICIPEZ A LA JOURNEE INTERNATIONALE DE MOBILISATION CONTRE LE NUCLEAIRE :

« TCHERNOBYL  DAY »

  P1100080.JPG

Fukushima, Tchernobyl, plus jamais ça !

 

Le réacteur nucléaire n° 4 a explosé le 26 avril 1986 , il y a 25 ans. A cette date commença la plus grande catastrophe technologique et industrielle de tous les temps. Tchernobyl n’a pas fini de faire des victimes : des conséquences inouïes et irréversibles sur la santé (cancers, pathologies multiples, effets mutagènes et tératogènes) affecteront profondément les prochaines générations.

 

26 avril 1986 – 26 avril 2011 : 25 ans de mensonges de l’industrie nucléaire, de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

et des autorités.

P1100069.JPGLa situation au Japon exige de s’indigner sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon, en France comme partout ailleurs !

Nous, citoyens et organisations locales, appelons les citoyens, groupes et organisations :

  • A manifester leur solidarité envers le peuple japonais,
  • A exiger la mise en place d’un programme de sortie du nucléaire, donc son remplacement par des énergies renouvelables, moins polluantes pour les générations futures.

Après Fukushima il y a un peu plus d’un mois et 25 ans après Tchernobyl, le risque est plus grand que jamais de voir la désinformation et le mensonge masquer les véritables conséquences sanitaires de ces accidents.

 

DIMANCHE 24 AVRIL 2011  

ETRE ACTIF AUJOURD’HUI POUR NE PAS ETRE RADIOACTIF DEMAIN !  

En soutien au peuple japonais et pour exiger la sortie du nucléaire.

Refusons absolument d’oublier Tchernobyl.

Cosne sur Loire – 58, Belleville sur Loire – 18, Neuvy sur Loire – 58

 

9h à 13 h : stand sur le marché de Cosne : distribution de la brochure « Changez d’ère »

 

LES NUAGES NE S’ARRETENT PAS AUX FRONTIERES

9H30 : Départ de Cosne du convoi de vélos « TCHERNOBYL » jusqu’à la centrale deP1100104.JPG Belleville avec arrêt à chaque mairie des villages traversés : Boulleret, Léré, Sury-près-Léré et Belleville.

 

CONTRE LE DENI ET L’OUBLI,

13h à 15h : pique-nique géant (tiré du sac) sur la pelouse de la centrale atomique de Belleville

15h : défilé jusqu’à Neuvy sur Loire, rassemblement, dépôt de gerbe, minute de silence au monument de Notre dame de la Délivrance à côté du rond point de l’Europe, distribution de tracts sur la RN7, prises de paroles.

 

Coordination : (organisée par un collectif citoyen)

François Mativet – sortir du nucléaire 89 / lapining@free.fr  /06 03 92 20 13

 

Les photos sont de JLB prisent à Gien  (Loiret) le 19 avril 2011. 

                               

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 21:31

Être actif aujourd’hui

pour ne pas être radioactif demain !

 

Rassemblement à Gien le 19 avril 2011 à 18h sur le pont  « Anne de Beaujeu» 

 

Soutien au peuple japonais : Nucléaire : nous voulons avoir le choix!

Être actif aujourd’hui pour ne pas être radioactif demain !

 

Parce que la situation au Japon exige de s'indigner sur le drame que ce pays subit et sur la menace permanente que l’industrie nucléaire fait peser sur les peuples, au Japon comme en France, et partout ailleurs

Parce que Sarkozy privilégie la santé du lobby nucléaire à celle des Français.

Parce que le nucléaire nous prouve chaque jour qu'il est criminel et mortifère, Pour la cinquième fois nous nous sommes réunis, à chaque fois plus nombreux, pour manifester notre soutien au peuple japonais et notre pressante demande de sortir du nucléaire, le 5 nous étions 100 personnes à Saint-Amand dans la Nièvre, 120 à Belleville dans le Cher... ? Après Côsne, Belleville et Saint-Amand, nous nous retrouverons : 

  

Comme tous les mardis, dans un secteur proche de la centrale de Belleville, cette fois on se rapproche de Dampierre, à chaque rassemblement le nombre de manifestants s'est multiplié, c'est pour cela que nous vous invitons à rejoindre le collectif pour cet évènement (ce sera le 6ème) du 19 avril. Rendez-vous sur le pont  « Anne de Beaujeu» !

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Affiches, affichettes et autocollants produits dès 1974 à Montargis en réponse à l'annonce de la construction de la centrale de Dampierre en Burly et diffusés durant des années dans

les Comités anti-nucléaire français par l'Agence Presse Ecologie. 

  • Prévoyez combinaisons blanches et masques de Tchernobyl.
  • LE NUCLEAIRE TUE L’AVENIR sera la phrase du jour ! En lettres individuelles de plus d’un mètre de haut, 21 personnes se chargeront de tenir les 21 lettres sur le côté du pont.
  • Distribution de la brochure « Changez d’ère »,
  • Un die in est prévu !
  • Nous apportons tout le matériel !

C'est une organisation citoyenne qui est à l'origine de ces rassemblements à qui se sont  associés  le Comité "Stop Belleville Stop Dampierre" et  "Sortir du Nucléaire 89", différentes personnes de différentes organisations ont déjà été présentes dans certains rassemblements,  

Contacts  et renseignements : 

Lucien PETIT : 06 83 67 17 69 - petit.lucien@wanadoo.fr

François MATIVET : 06 03 92 20 13 - lapining@free.fr

 

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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Tourner manège...

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