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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 23:01

TERRA MADRE

 Terra Madre est un projet planétaire imaginé par Slow Food, dont le but est de former des réseaux entre les participants de la filière alimentaire et les communautés alimentaires, afin de mettre en place une nouvelle logique agroalimentaire plus respectueuse des hommes et de la terre.

 

Tous les deux ans, les différents acteurs de cette filière se retrouvent à Turin pour s’entretenir des problématiques qui les concernent et pour se faire entendre. Le travail se poursuit au jour le jour, et les rencontres régionales de Terra Madre se multiplient (Suède, Brésil, Pays-Bas, Moyen Orient…)

 

EXPO PHOTO TERRA MADRE 

Dans le cadre d'Euro Gusto 2011 et du projet européen 4Cities4Dev (Quatre villes pour le développement), une exposition photo est présentée en centre ville de Tours sur les grilles du Jardin de la Préfecture à Tours jusqu'en février 2012.

 

Cette exposition en dix panneaux aborde notamment : la biodiversité, le rôle des femmes, les semences, le pastoralisme, l'alimentation locale, l'éducation, les saveurs, la place du riz, de la pomme de terre, les abeilles, l'impact social, économique et écologique de certaines pratiques de production et de consommation.

  Expo-photo-TM-1.jpeg

4Cities4Dev est un projet de coopération décentralisée co-financé à hauteur d'un million d'euros par l'Union Européenne (Programme EuropeAid) qui rassemble 5 partenaires : Slow Food, les ville de Turin (Italie - chef de projet), Tours (France), Bilbao (Espagne) et Riga (Lettonie).

Ces quatre villes européennes travaillent sur des projets de coopération décentralisée identifiés par Slow Food, ayant pour but de contribuer à la réduction de la pauvreté. Il s'agit de projets développés par les communautés nourricières du Sénégal, de Mauritanie, d'Éthiopie, du Kenya, du Mali, de Côte d'Ivoire et de Madagascar. Ces communautés nourricières du réseau international Terra Madre sont constituées de personnes qui produisent, transforment et distribuent de manière durable une alimentation de qualité, en conservant des liens forts aux niveaux historique, social, économique et culturel avec leur territoire.

Expo-photo-TM-2.jpeg  Plus d'information sur www.terramadre.info

 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 19:37

 

EUROGUSTO2011SIG.jpg

En 1986, à Bra, Serralunga d’Alba et Barolo, (Italie), soixante deux personnes se regroupent et fondent Arcigola, le précurseur de Slow Food.

 

A Paris en 1989, le mouvement international Slow Food se crée et le manifeste fondateur est signé par des délégués de quinze pays. Il s’agit de contrer les fast food et la « fast life », pour enrayer la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, ses origines, ses saveurs et les conséquences de leurs choix alimentaires sur le reste du monde

 

Slow Food est une association éco-gastronomique à but non lucratif, financée par ses membres. Aujourd’hui, plus de cent mille membres de par le monde se sont regroupés afin de promouvoir une nouvelle logique de production alimentaire, de développer des programmes alimentaires et d’agir en faveur de la biodiversité.

 PastaTerra09-1-.JPG

Pasta Terra à Montargis (Gâtinais-Loiret)-ph JLB

 

Dirigé par un Comité exécutif international, il est élu tous les cinq ans lors du Congrès international Slow Food. Le Conseil est composé de délégués de pays comptant au moins cinq cents membres. Certains pays ont des organismes nationaux dirigés par des Comités exécutifs des pays concernés. Ces branches nationales coordonnent les évènements et les projets Slow Food grâce à une connaissance approfondie des besoins de leurs membres et de leur pays. Certaines associations nationales ont créé des structures pour organiser des évènements commerciaux et des entreprises dont les profits servent à financer les activités de l’association (la Maison d’Edition de Slow Food Italie).

 

Assiette, terroir et planète

 

La philosophie de ce mouvement considère que le droit fondamental au plaisir concerne chaque individu et que, par conséquent, il en est de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaires, traditionnels et culturels qui rendent ce plaisir possible. Ce mouvement fondé autour du concept d’éco-gastronomie est celui de la reconnaissance des liens qui unissent  l’assiette, le terroir et la planète.

 

Slow Food se donne pour mission de travailler à défendre la biodiversité dans l’offre alimentaire, de diffuser une éducation au goût et mettre en relation des producteurs de nourriture de qualité et des coproducteurs (consommateurs) au moyen d’évènements et d’initiatives.

 

Slow Food estime que le plaisir procuré par des boissons et des aliments de bonne qualité doit aller de paire avec des efforts pour sauver les innombrables variétés traditionnelles de céréales, légumes, fruits, et les races animales, ainsi que les produits alimentaires en train de disparaître à cause d’une alimentation dominée par les industries agroalimentaires.

 

Les membres de Slow Food estiment que le fait d’être informés sur le mode de production de ce qu’ils mangent et le soutien qu’ils apportent à ceux qui produisent font d’eux des partenaires actifs du processus de production. De même, les producteurs doivent recevoir une juste compensation pour leur travail et leur savoir-faire.

 

En 2003, la Fondation Slow Food est créée. Ses objectifs sont de soutenir les projets du mouvement visant à défendre la biodiversité agricole et les traditions gastronomiques en accordant une attention particulière aux pays en voie de développement (Terra Madre). Au moyen de projets comme l’Arche du Goût et des Sentinelles mises en œuvre par la Fondation, Slow Food souhaite protéger le patrimoine gastronomique des nations.

 

Slow Food est l’un des fondateurs de l’Université des Sciences Gastronomiques (UNISG) qui inclutslow-food b dans ses parcours des disciplines relatives à la culture, à la science et à l’histoire de la gastronomie. Cette Université est pour Slow Food un moyen de réunir d’une part, l’innovation et la recherche des secteurs universitaires et scientifiques, et d’autre part les savoirs traditionnels des fermiers et des producteurs alimentaires. Son objectif est de contribuer à la naissance d’une nouvelle génération de producteurs alimentaires partout dans le monde.

 

L’Arche du Goût…

 

L’Arche du Goûtrecherche, décrit, signale et catalogue des saveurs presque oubliées du monde entier, des produits en danger d’extinction mais encore vivants et aux potentialités productives et commerciales réelles. Les critères de sélection des produits de l’Arche sont : l’excellence gastronomique, le lien avec le territoire, le caractère artisanal, la dimension soutenable des exploitations et le danger d’extinction, autant de critères qui répondent à l’engagement régional.

 

…et les Sentinelles

 

Les Sentinelles sont des projets menés par Slow Food en liaison avec des producteurs (et éventuellement des transformateurs), dans le but d’aider à la relance d’un produit alimentaire, et dans l’esprit de soutenir la petite production agricole et artisanale et l’activité économique, ciblées sur de petits territoires.

 

Pour valoriser un produit, il faut réunir les quelques producteurs qui restent et les rendre visibles, les aider à communiquer l’excellence gastronomique de leurs productions et arriver à des prix plus rémunérateurs. Il faut parfois des créations  ou des restaurations de structures : construire un abattoir, restaurer un four ou les murs en pierres sèches d’un vignoble. Parfois, un seul projet ne suffit pas, il en faut autant qu’il y a de produits, chacun étant étudié en fonction des besoins d’une filière précise. Les Sentinelles sont donc des projets ciblés sur le territoire. Ils peuvent ne concerner qu’un seul fromager ou bien rassembler des milliers de paysans. Ainsi Slow Food a encouragé et permis la création d’associations et de coopératives.

 

Arche du Goût en Région Centre

Cinq productions menacées ou en risque de disparition de la Région Centre sont inscrites à l’Arche du Goût de Slow Food : l’Oie de Touraine, la Poule Noire du Berry, l’Agneau Berrichon de l’Indre, l’Agneau Solognot, et la Sucrine du Berry.

 

 

Tours : Euro Gusto, Salon international

 

Organisé tous les deux ans à Tours, au cœur du Val de Loire, inscrit par l’UNESCO au Patrimoine mondial, ce nouvel événement international de Slow Food permet à tout à chacun de découvrir en famille, ou entre amis, des productions de qualité venant des quatre coins de l’Europe, de la France et de la Région Centre, d’appréhender les enjeux culturels, économiques et environnementaux qui s’y rattachent et de s’informer sur les pratiques de consommation responsables. A l’heure où de plus en plus de décisions intéressant l’avenir de l’alimentation se prennent au plan Européen, Euro Gusto est aussi un formidable moment d’échange et de partage d’expériences pour celles et ceux qui interviennent dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture, de l’environnement et de la santé (professionnels du secteur public et du secteur privé, responsables et bénévoles associatifs, élus) ou pour qui s’y intéresse.

 

Euro Gusto présente des productions et des savoir-faire remarquables du patrimoine alimentaire européen, mais s’attache aussi à informer un large public sur les « bonnes pratiques alimentaires » et les choix « responsables », à sensibiliser les professionnels et les décideurs, et à favoriser l’émergence d’un réseau d’acteurs porteurs de projets innovants pour préparer l’avenir de l’alimentation en Europe. La première édition d’Euro Gusto a eu lieu en novembre 2009 et a réuni plus de 16 000 participants sur trois jours. La prochaine édition aura lieu les 18,19, et 20 novembre 2011. 

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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 18:43

Les 18, 19 et 20 novembre 2011

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 23:37

PROMIS BIENTÔT LE RETOUR...

124

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 13:59

NI DIEU, NI MAITRE,

JUSTE UN(E) CANDIDAT(E)

POUR UNE ELECTION.

Faites vos jeux… Rien ne va plus,: la candidate à la présidentielle de 2012 d’EELV est Eva Joly. Le sort en estarbre-small[1] jeté, le bonheur est dans le pré et que vive la campagne. 

 

La question est simple et se décline en deux questions. Aurons-nous (les écologistes) un candidat aux présidentielles ? La réponse a été très majoritairement oui. On ne discute plus alors on y va. Mais avec quel (le) candidat (e) ? A priori avec celle ou celui qui doit rassembler sur son nom le maximum d’électeurs, c'est-à-dire très au-delà des militants et même des sympathisants. Il est là l’enjeu, c’est celui de dépasser largement le pré-carré vert et le cercle des convaincus. Ce qui devrait-être une évidence devient un problème, pire un handicap à moins que cela soit un incroyable quiproquo.

 

numerisation0233.jpgC’est que l’écolo AOC n’imagine pas une seconde que son représentant (e) à la présidentielle, tout en défendant les mêmes projets de transformation de la société, par son histoire de vie et son parcours écologiste soit différent de lui, et surtout qu’il soit populaire (ce qui en écologie n’est pas donné à tout le monde, on le saurait). Alors cela devient très compliqué, puisqu’à l’évidence pour bon nombre de militants, de façon implicite, on ne peut à la fois, être populaire et un « bon écologiste ». La popularité semblerait-il n’est pas pour beaucoup, compatible avec une supposée pureté idéologique, comme si populaire était entaché de mille vices cachés et de plus que la pureté existerait (n’est-on pas toujours  le « social-traître » d’un autre ?). Résultat, mieux vaut désigner un(e) candidat (e) conforme à l’image« bien-pensante » de nous-mêmes, à savoir le contraire de la popularité. Etonnant, non ?

 

En 2012 pour les écologistes, ça sert à quoi de participer à l’élection présidentielle ? A être élu à l’Elysée ? Bien évidement non, pour témoigner ? Personnellement je pense que nous avons dépassé ce stade. Sans doute pour populariser les idées que nous défendons, mais pour ces idées nous faisons de la politique, c’est-dire que dans cette élection, notre score doit être le plus élevé possible afin de négocier avec le PS un groupe parlementaire et un accord de gouvernement. Avoir des ministres sans groupe parlementaire, c’est faire de la figuration. Un parti politique, bien que partenaire, n’a pas vocation naturelle à distribuer des sièges éligibles à un parti concurrent si il n’en est pas obligé soit par nécessité, soit par le poids d’un rapport de force et en politique, tout rapport de force passe par les urnes. Dans le cas présent c’est le chiffre du premier tour de la présidentielle qui permettra ou non d’atteindre nos objectifs. Sans oublier que nous sommes dans un scrutin à forte participation ce qui, pour les écolos, ne leur est pas favorable et n’a rien à voir avec les européennes, les régionales ou même les cantonales qui sont des scrutins à très forte abstention. Sans oublier le vote utile dès le premier tour sachant que de nombreux électeurs de gauche n’ont pas envie de revivre 2002 et que par ailleurs, il y a urgence à dégager l’actuel occupant de l’Elysée.

 

Pas sûr que nos écolos aient bien tous percuté sur les enjeux véritables au-delà de leur « bulle verte » sur la réalité vraie, à savoir celle de monsieur « tout le monde ». Il en est même qui en défendant la candidature d’Eva Joly pensent qu’elle fera un score  plus faible que Nicolas Hulot et ainsi fera courir moins de risques pour un nouvel échec de la gauche et des démocrates. En clair, au final il nous faudrait (les écolos) une candidature qui ne gène pas trop les socialistes. Dans ces conditions à quoi bon présenter un candidat si cela ne doit pas trop gêner le principal partenaire avec lequel il va falloir négocier un groupe parlementaire ?

 

Sur ce blog j’ai exprimé le pourquoi de mon choix de Nicolas Hulot (voir « entre Eva Joly et Nicolas Hulot j’ai fait mon choix »). J’ai fait ce choix en réaction à la détestation militante qui de façon épidermique et injuste a frappé Hulot durant ces primaires. J’avoue ne pas comprendre cette presque haine pour certains, alors que cela plaise numérisation0232ou non par son engagement professionnel et personnel, Hulot a beaucoup apporté à une reconnaissance publique et politique de l’écologie en France. Il ne l’a pas fait contre les Verts mais en complémentarité. Là où il agissai les Verts n’y étaient pas et inversement. Le Pacte Ecologique initié par lui et son équipe n’a-t-il pas été signé en 2007 par Dominique Voynet la candidate Verte à la présidentielle d’alors ? Revenons à la question de savoir qui serait le bon candidat(e) ? Pour ce choix, les écolos se sont trouvés dans un quiproquo « démocratique » de première grandeur. Soit avec Hulot, EELV poursuit l’ouverture de sa base et franchit une nouvelle étape d’un élargissement de popularité dans l’opinion publique. Soit les militants choisissent un repli identitaire en votant Eva Joly ce qui signifie que l’ouverture est « fermée ». Eva Joly ne s’y trompe pas quand dans ses déclarations elle loue la « culture militante ». Le succès d’Europe Ecologie aux Européennes de 2009 et Régionales de 2010 s’est construit sur une ouverture à la société civile qui bousculée et régénérée cette « culture militante », dont Eva Joly a bénéficié, et sur des scrutins à très forte abstention. Aujourd’hui la député européen, tout à fait estimable, est fière d’avoir conquis le cœur des militants, sauf que le cœur de la présidentielle est de conquérir « madame et monsieur tout le monde », d’où la nécessaire ouverture au grand public. Voilà pourquoi ces primaires n’étaient pas qu’un choix de personne, mais un choix entre poursuivre l’ouverture ou la stopper. C’est ainsi que EELV vient de vivre un chassé croisé autour de la popularité : celle des militants et celle de l’électorat et il est clair que la grande popularité de Nicolas Hulot ne vient pas des militants ce qui explique facilement les résultats des primaires. Voilà en quoi l’Ecologie politique française a raté une occasion de plus de passer à la vitesse supérieure en ne plaçant pas Hulot comme candidat. Ce n’est pas Hulot pour Hulot, c’est que pour ce scrutin de 2012, je continue comme Stéphane Essel, José Bové, Yves Cochet et beaucoup d’autres de penser qu’il aurait été la bonne personne au bon moment et au bon endroit. La majorité des militants en a décidé autrement et on fera avec. Rendez-vous au début 2012

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                         Eva Joly-Photo N4thaniel

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
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1 juillet 2011 5 01 /07 /juillet /2011 16:34

2009-Geneve-Bruxelles-3038.jpg

  Marcher pour sortir du nucléaire et pour la paix

 

Lucien PETIT

 Les Bottins - F 18300 BANNAY

Tél :02 48 72 42 92 Port: 06 83 67 17 69

petit.lucien@wanadoo.fr

correspondant au départ de la marche sdn la paix

Albert Monti et Marc Erens, coordinateurs de la marche

Contact :

mailto:marchesortirdunucleaire@gmail.com 

tél : 067875 60 55

  numerisation0228.jpg

Voici les infos concernant la marche qui partira le 3 juillet, des Bottins à Bannay dans le Cher, jusqu'à Sury près Léré, et passera le lendemain, le lundi 4 juillet 2011 par la centrale de Belleville pour rejoindre Châtillon dans le 45 .......puis Gien, Sully sur Loire ............!  voir l’itinéraire départ à Bannay (18), qui passe notamment par Sury-près-Léré Centrale

Nucléaire Belleville-sur-Loire, Châtillon-sur-Loire, Gien, Centrale Nucléaire Dampierre-en-Burly, Sully sur Loire, Jargeau, Orléans, Beaugency, Centrale Nucléaire Saint-Laurent, Monthou-sur- Bièvre, Tours, Centrale Nucléaire de Chinon, Candes-Saint-Martin, Grézillé, Angers, La Pouëze, Freigné, Pannecé, Nantes, Le Pellerin.

 

L'industrie nucléaire est une menace

pour chacun et chacune d'entre nous !

 

Il y a aujourd'hui un besoin urgent d'une action internationale globale pour rompre le cycle de destruction massive créé par :

 

·        L’exploitation de l’uranium (au Niger, en Australie et au Canada),

·        Le processus d’enrichissement de l’uranium,

·        Les centrales nucléaires,

·        La production d’armes nucléaires,

·        La gestion des déchets radioactifs.

 

Et de promouvoir les énergies telles que :

·        Le solaire,

·        L’éolien,

·        La géothermie,

·        La biomasse,

·        Etc…,

·        Sans oublier les économies d’énergie pour aller vers une sobriété énergétique.

numérisation0168

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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27 juin 2011 1 27 /06 /juin /2011 08:39

Voici le commentaire qui a été déposé hier dimanche à la suite de l'article:"Entre Eva Joly et Nicolas Hulot j'ai fait mon choix" .Personnellement je ne vois pas de rapport entre ce texte et le commentaire.

 

PAS BEAU, PAS BEAU... 

"un élu qui se permet d 'assimiller Sarko et le pen n 'est pas digne de sa fonction ton bloig est a chier de toute façon les écolos vous êtes trop mal vus dans le loiret mouhahahahaha faitent pas chier les Français avec le nucléaire , ce qu'il veulent c 'est une éléctricité pas chère bande de bornés suicidaires que vous êtes partisants de la décroissance , vous êtes bons a tuer oui a tuer tous écolo que vous êtes!" 

Signé: "Vive La France"

(je n'ai pas corrigé ni les fautes, ni le texte)

 

C'est beau l'appel au meurtre signé "Vive La France". Reste à savoir de quelle France il se revendique celui là. Par9782858158416 contre ce n'est pas courageux de se planquer derrière l'annonymat pour déverser sa haine de pousse au crime. Les convictions quelles qu'elles soient devraient s'exposer et se défendre à visage découvert. Dans une société évoluée, construire, combattre et s'opposer en politique n'oblige pas à tuer physiquement ses adversaires, du moins en principe. C'est vrai que l'idéal de la civilisation est toujours en équilibre fragile et instable et  que même  parfois il lui arrive de reculer. La France et plus largement l'Europe  ont connu plusieurs fois au 20ème siècle ces moments de régression. Et  aujourd'hui certains de ses territoires sont toujours problématiques et demandent une vigilance de tous les instants. Que dire d'autres continents et de pays où la vie des personnes ne pèse rien dans des contextes de violence absolue. Il n'est pas assez de jours pour nous le rappeller.      

 

Dans le cas présent de ce commentaire,  Immonde sûrement, provocateur peut-être, mais dans les deux cas on ne peut  laisser banaliser de tels propos comme de si rien n'était. Laisser dire et faire revient à accepter la loi de la violence ordinaire. C'est un climat que j'avais déjà bien perçu durant la campagne des cantonnales dernières où plusieurs fois,  avec des copains nous avons été l'objet de propos de violence rare et sans raisons objectives. Nous faisions tout simplement de la distribution de tracts dans les boites aux lettres. Pas vraiment de quoi déclencher tant de haine. A remarquer que ces incidents ne se sont pas produits dans des quartiers dits difficiles mais dans ceux de la classe moyenne! N'en tirons pas des conclusions hâtives et définitives..                                                                           

 

Rassurons le "pousse au crime masqué" qu'est Vive la France, dans tous les cas il restera toujours des citoyens écolos pour contester le nucléaire et faire des propositions alternatives.

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Société
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 23:07

21 AVRIL 2002 PLUS JAMAIS CA !

J’ai pris mon temps, j’ai observé et écouté les uns et les autres et j’ai placé mon choix en perspective de l’histoire écolo, mais aussi de façon plus large, c’est-à-dire des enjeux de la société française, voire européenne.

 

Ecologiste engagé et actif depuis 1970, j’ai toujours depuis 1974 autour de René Dumont défendu la présence d’une candidature écologiste à l’élection présidentielle. Scrutin peu favorable aux minorités et qu’on le veuille ou non, pour les écologistes, participer à cette élection c’est témoigner. C’est aussi un des outils nous permettant un jour de gagner une majorité culturelle au sein de la société. Politiquement c’est potentiellement un moyen de arbre-small[1]négocier avec nos partenaires des circonscriptions gagnables pour les législatives qui suivent et auxquelles dans tous les cas nous devons participer, puisque le financement des partis politiques s’opère à partir du nombre d’électeurs de ces législatives. Cependant, je fais partie de ces gens qui ont très mal vécu la présidentielle de 2002 et  la percée de l’extrême droite. Pourtant les écologistes avaient toutes les raisons d’être satisfaits de cette cinquième participation aux présidentielles depuis 1974. Pour la première fois notre candidat –Noël Mamère- avait passé la barre des 5% (5,25%), mais que reste-il dans la mémoire populaire de ce 21 avril, sinon l’élimination de la Gauche par l’extrême Droite et l’abstention dès le premier tour. J’avais d’autant mal vécu ce grave épisode présidentiel, que quatre ans auparavant en 1998, j’avais assisté en direct à la Région Centre à la tentative (réussie dans un premier temps) du détournement du suffrage universel par la collusion Droite-FN.

 

En 2007, le FN a été éliminé dès le premier tour par le siphonage de son électorat par le candidat Sarkozy. Démonstration concrète de la proximité d’idées et d’électorat entre l’UMP et le FN.

 

Pour 2012, le contexte politique, social, économique et écologique s’est considérablement assombri pour ne pas dire extrêmement dégradé. Il suffit de constater la faillite potentielle d’une majorité des états européens. Faillite qui pourrait se traduire par l’effondrement de la zone Euro, et de l’entité européenne tout court par des replis identitaires,  nationalistes et xénophobes qui nous le savons bien se terminent toujours dans la guerre. Le symptôme qui ne peut échapper à personne est celui de la montée des populismes et parfois extrêmes un peu partout en Europe. La France n’est pas exempte de ces dérives. Un taux d’abstentions record, et un gros pourcentage de votes FN dans les suffrages exprimés pèsent bien lourd pour l’expression démocratique. La fille de son père banalise les idées portées jusqu’alors afin de les rendre présentables et acceptables par de nouvelles catégories de la population. Moi qui habite dans un secteur particulièrement contaminé (aux régionales de 2010 le Loiret a été le seul département de la Région à envoyer deux élus FN à l’Assemblée régionale, tous deux issus du Gâtinais), chaque jour je constate la progression du mal par l’avance des idées extrêmesaffiche sarkozy a4 considérées désormais comme banales par un nombre croissant de mes concitoyens.

 

Dans les enjeux de cette présidentielle, comment ne pas prendre en compte concrètement (au-delà des discours) l’ensemble des reculs sociaux que connait dans tous les domaines la société française depuis 2002 ? Comment stopper concrètement cette globalisation libérale de l’économie. Comment des populations en souffrance peuvent se mobiliser sur les urgences écologiques alors que pour beaucoup les urgences sont de toute nature et touchent parfois à leur survie au quotidien, y compris pour des travailleurs pauvres ? Autant de réalités qui jettent nombre d’individus soit dans un rejet de la politique y compris écologiste, soit dans le pire des cas dans les bras de la fille du père. Ma priorité est celle de dégager l’UMP du pouvoir.

 

Aujourd’hui, nous ne sommes pas en 2007 et à onze mois de l’élection de 2012, le résultat reste très ouvert y compris un scénario à la 2002, à l’envers ou pas. De plus après 40 ans d’engagement écologiste, je suis un réalo et je n’ai pas la naïveté de penser qu’un écolo quel qu’il soit puisse arriver à l’Elysée en 2012. Ne nous racontons pas d’histoire. Ce n’est pas du défaitisme de ma part, c’est de la lucidité. Aussi la question que je me pose depuis longtemps est celle de la pertinence d’une présence écolo à cette présidentielle. Election phare de la cinquième République (alors que depuis 1980 nous en souhaitons une sixième) et que passant du septennat au quinquennat, la vie politique française est dans une perpétuelle danse de saint gui. Même si d’autres ne l’expriment pas, je sais qu’à EELV et chez nombre de nos sympathisants beaucoup se posent la même 221023.jpgquestion.

 

De par mon parcours militant, pour moi cette question n’est ni facile ni simple dans la mesure où je n’ai pas une réponse « écolo » pour lutter de suite contre la montée du populisme pour ne pas dire un peu plus. Ma conscience et ma responsabilité de citoyen et de politique sont interpellées à ce moment sensible de la vie publique. Je dois faire des choix tactiques qui doivent permettrent une nécessaire victoire de la Gauche et surtout d’éviter à l’Ecologie politique d’être co-responsable d’un nouveau

 

 « 21 avril ». La Gauche pourrait très bien être majoritaire en nombre d’électeurs et absente du second tour. Pour ma part ce scénario ne me conviendrait pas.

 

Personnellement, j’aurais préféré que nous négociions de suite un accord de gouvernement avec le PS et surtout l’existence d’un groupe parlementaire conséquent. Un tel groupe est l’outil indispensable à des ministres écolos. Sans troupes dans l’Assemblée Nationale, dans les années 1997-2002, Dominique Voynet, Yves Cochet et Guy Hascouët étaient bien seuls dans la mécanique gouvernementale, dépendants du premier ministre et face à des militants piaffant d’impatience de changement. Mais là aussi ne soyons pas candides, même si sur des sujets nous partageons avec le PS des valeurs communes, néanmoins nous ne sommes pas de même culture et rallier à la nôtre des partenaires convaincus du bien fondé de la leur ne se décrète pas et ne va pas de soi. Aussi ne soyons pas surpris que des partenaires n’abandonnent pas facilement des sièges de parlementaires, ce n’est écrit nulle part qu’il doit en être ainsi. Mais eux doivent comprendre que dans tous les cas pour gagner ils ont besoin de nous et que forcément cela a un coût.

 

Désolé pour ceux qui penseraient que tout cela est de la basse magouille et de la cuisine politicienne c’est-à-dire pas beau, pas propre. Ce n’est rien d’autre qu’une illustration de la vie qui quotidiennement dans tous les domaines oblige chacun de nous, individuellement et collectivement, à naviguer entre l’idéal et la réalité. Cela oblige à être clair avec soi-même par l’assurance d’une identité politique écologiste tranquille et bien trempée. C’est une histoire de confiance en soi, il en va des individus comme des groupes.  Reste pour nous EELV à voir quel serait le candidat PS le plus apte à rassembler la Gauche et par ce rassemblement de donner du contenu et de la cohérence à la transformation écologique de la société que nous portons. La clef de cette transformationphoto_1300056024050-2-0.jpg passant nécessairement par la sortie du nucléaire.

 

Ces questionnements ne m’ont pas mobilisé sur les candidatures, et  aucune d’entre elles ne m’a particulièrement séduit. Non pas que chacun n’ait pas des qualités, mais ce sont les conséquences d’une candidature qui me posent problème. Cependant en bon petit soldat, vu que la majorité des adhérents d’EELV ont décidé d’envoyer un candidat à la présidentielle après l’organisation de primaires, je ne peux rester en retrait d’où mon écoute et mon observation des candidats et de leurs soutiens.

Là je n’ai pas été déçu. Que des soutiens s’expriment pour tel ou tel candidat, c’est normal. Ce qui l’est moins ce sont les jugements sommaires et exécutoires qui volent en tous sens. Au détour de petites phrases, j’ai vu400px-Eva Joly Europe Ecologie 2009-06-03 flinguer des personnes à propos de leur choix, je pense à Claude Marie Vadrot, notoirement connu pour ses 40 années d’engagement de haut niveau pour la cause écolo. En politique il est important de maîtriser et hiérarchiser ses émotions. Du coup j’y ai regardé de plus près et j’ai constaté que le plus stigmatisé, le plus décrié, le plus dénoncé sur son passé est Nicolas Hulot et pour cause depuis 1987 il chemine de l’environnement à l’écologie à la télévision mais aussi sur le plan personnel. C’est vrai personne n’a rien à reprocher à Eva Joly et pour cause, elle n’était ni de près, ni de loin, engagée sur le terrain de l’écologie ou de l’environnement. De 1990 à 2002, juge d’instruction au Pole financier du Palais de justice de Paris, elle excelle dans la chasse aux affaires de corruption et comme citoyen je ne peux qu’apprécier son travail et naturellement je respecte son engagement et sa ténacité.

 

Si des primaires ne sont pas la chasse à la femme, pour autant elles ne peuvent-être la chasse à l’homme, à un homme.

 

Qui détient le curseur de la « pureté écolo » ? Qui coopte qui et selon quel dogme ? Qui désigne « les bons » et les « mauvais », c’est quoi les critères ? En tous les cas, il est clair qu’avec de tels comportements nous ne sommes plus dans les principes fondateurs de la philosophie de l’écologie politique des années 70 qui sont ceux de la reconnaissance et de l’acceptation de la différence et de la complémentarité. Paradoxal en ces temps de rassemblement des écologistes  avec EELV! Il est vrai qu’Europe Ecologie-Les Verts n’est jamais que le cinquième grand rassemblement des écologistes depuis1974. Heureusement qu’à cette date n’existaient pas de censeurs et gardiens du « temple » pour exiger des saufs conduits de bon écologisme, et que seul le présent de chacun comptait. Combien auraient été virés entre les membres des associations de défense de l’environnement, de la nature, de lutte contre la pollution, d’agriculture biologique, de consommateurs, de féministes, d’immigrés, de communautés, d’ anti-nucléaires, de l’économie distributive, de comités de santé, de régionalistes, de pacifistes, de tiers-mondistes, et j’en oublie. Tous ces gens qui dans leurs différences ne se connaissaient pas mais se respectaient et au-delà des générations parce que tous étaient dans l’action et non dans le commentaire virtuel qui n’est que l’illusion d’exister. Voilà comment est née l’Ecologie Politique en France, dans la confiance et le plaisir de faire ensemble et non dans la suspicion.

Si c’était aujourd’hui, René Dumont essuierait toutes sortes de critiques et d’anathèmes. Durant la guerre n’avait-il pas commis des prises de positions dans la presse agricole de Pétain qui lui valurent quelques difficultés à la fin du conflit. Dans les années 1950 il sera à la direction agricole pratique des travaux de la section agricole du plan Monnet où il recommande le remembrement et une agriculture productive et ouverte aux échanges internationaux. Pacifiste de toujours, il dénonce la guerre d’Algérie. Durant les années soixante, il est l’un des premiers à dénoncer l’agriculture productiviste et consacre l’essentiel de son activité à l’agriculture dans le tiers-monde et particulièrement l’Afrique. Ce qui nous intéresse en 1974, ce n’est pas ce que Dumont fit ou fut quelques décennies auparavant, mais ce qu’est devenu l’homme dans son évolution personnelle et professionnelle. Homme résolument de Gauche, et qui restera écolo jusqu’à sa mort. Comme le dit Nicolas Hulot : « je ne suis pas né écologiste, je le suis devenu », Il a raison, être écologiste n’est pas génétique, on le devient dans l’action, sachant qu’il y a tant à faire et de la place pour tout le monde, dans la différence et la complémentarité.

 

Encore un exemple d’évolution positive qui mérite respect. Noël Mamère est journaliste bien au chaud à Antenne 2 où il présente le journal de la mi-journée. Il n’est pas viré, mais par conviction politique il quitte son poste et en 1990 avec Brice Lalonde (alors à Gauche) et Jean-Louis Borloo, il crée « Génération Ecologie » clairement ancré à Gauche, ce qui n’est pas la posture des Verts de l’époque. Il est élu Conseiller régional en Aquitaine en 1992. En 1994, il quitte Génération Ecologie et part avec Bernard Tapie sur la liste « Energie Radicale » auarbre-small[1] Européennes avec lequel il sera élu député Européen alors que les Verts ont perdu les neuf sièges qu’ils avaient gagnés en 1989. Il rejoint les Verts avec ses amis de Convergences Ecologie Solidarité. Il sera le candidat des Verts en 2002 et sera le premier écolo à franchir les 5%, manque de bol avec l’élimination de la Gauche. Ce parcours ne me gène pas et c’est l’histoire (rapide) d’un écolo sincère même si à des instants précis nous n’étions pas toujours en phase..

 

Personne n’a à se poser en inquisiteur des uns ou des autres. Chacun assume sa différence non pas en fonction d’une posture raide et rigide, mais dans le sens d’un vaste rassemblement où chacun à sa place contribue à gagner une majorité culturelle dans la société. C’est très loin d’être gagné. Alors si l’Ecologie Politique devenait dogmatique et sectaire et que les membres d’EELV se laissaient aller à exclure ceux qui sont différents d’eux de part leur parcours, c’est conforter tous ceux et ils sont nombreux qui rejettent la politique et ses représentants y compris chez ceux qui s’indignent d’ailleurs avec raison. Je ne pense pas que cela soit les ambitions du moins affichées de notre Mouvement.

 

J’ai entendu et lu trop de choses excessives anti Hulot. C’est dommage je pense qu’il ne le mérite pas, Depuis vingt ans ce n’est pas un inconnu pour nous et encore moins pour le grand public. Depuis toutes ces années son parcours se rapprochait de notre galaxie. Je me souviens de sa visite en 2006 lors des journées d’été des Verts à Coutances, il était question de la présidentielle de 2007. Ce que je pense c’est que là où il était dans son action moi je n’y étais pas comme bien d’autres d’ailleurs, et bien tant mieux parce personne d’autre non plus. Et tant mieux si ce sont 300 émissions Ushuaïa qui se sont répandues sur TF1 de 1987 jusqu’à 1995 plus toutes les autres après 1998. Nous n’aimons pas TF1, mais le monde n’est pas comme nous le souhaitons ; TF1 a toujours une grande audience et particulièrement dans les milieux populaires, alors si Hulot a pu contribuer à sensibiliser des gens alors que moi je n’ai aucun moyen de le faire, alors tant mieux. Pareil pour le pacte écologique signé par 750000 personnes dont moi. Et même sentiment pour le Grenelle même si le déroulé ne suit pas les engagements pris et peut être détourné par des signataires peu scrupuleux. Pour moi, il en est ainsi de tous ses engagements même imparfaits. Hulot n’est pas dupe et dans son cheminement il a compris que d’aller plus loin encore nécessitait de faire bloc pour les plus déterminés, nous sommes dans une actionphoto 1254148475475-2-0 collective.

 

Je ne le considère pas comme un homme providentiel (ce n’est pas ma culture), mais de par son expérience, comme l’homme utile dans la séquence précise de ces présidentielles. De plus il maîtrise parfaitement la connaissance des dossiers et sait clairement rentrer dans les détails si besoin est. On ne va tout de même pas faire la gueule parce qu’il passe bien dans les médias. Il faut savoir ce que l’on veut sinon restons cachés et rentrons dans la clandestinité. Comme je l’ai déjà dit le monde n’est pas comme nous le rêvons, parfois il faut savoir l’entendre pour mieux être compris par d’autres. C’est à nous de faire cet effort. Voilà c’est pour toutes ces raisons et d’autres encore que je fais le choix de voter à ces primaires pour Nicolas Hulot.

 

Une réserve cependant, pour moi il est clair et je suis d’accord avec Daniel Cohn-Bendit pour faire le point en janvier ou février 2012 afin de voir à travers les sondages s’il n’y a pas péril en la demeure de Gauche.

Je l’ai dit plus haut l’urgence c’est que l’UMP dégage et que le FN ne confisque les clefs de la maison France.

 

Jean-Luc BURGUNDER

Vice-président du Conseil Régional du Centre (1998-2010),

Conseiller municipal de Montargis depuis 2001,

Directeur de l’Agence Presse Ecologie et d’ECOLOGIE-INFOS (1972-1992)

 

 

 

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 10:20

DU 20 JUIN 1987 AU 11 JUIN 2011

 

100px-TepcoNucléaire, en ce printemps 2011, l’actualité est chargée…de radioactivité. Alors qu'à Fukushima au Japon, personne (ni TEPCO, ni le Gouvernement) n’est capable de dire au jour le jour, les choses telles qu'elles sont, et que pudiquement on pose des bâches sur les réacteurs afin de « stopper » la prolifération de la radioactivité, tu parles ! On embauche aussi des « liquidateurs » à 3500€ la journée pour faire le sale boulot, un boulot à crever. Aujourd’hui ils sont 600, à Tchernobyl, souvenez-vous il en avait fallu entre 550 et 600 000. Un champ de bataille incroyable et contre un ennemi invisible. Chacun a obtenu une médaille, une belle affaire compte tenu de leur vie perdue ou de leur état de santé ou de celle de leurs descendants à ce jour. Au fait, il manque 600 millions d’€uros d’après l’Ukraine pour terminer le second sarcophage de Tchernobyl. C’est donc en pleine crise nucléaire autour de Fukushima que nous nous sommes souvenu de ce triste jour du 26 avril 1986 et de l'accident nucléaire soviétique.  Décidément le printemps n’aime pas l’atome puisque l’accident de Three Miles Island aux USA a eu lieu le 28 mars 1979. Le « positif » de cet accident, c’est d’abord que ses conséquences pour lesphoto_1307791550560-1-0.jpg personnes et l’environnement furent bien moindre que les deux autres, et surtout qu’il a stoppé le programme nucléaire civil américain.

La réalité des conséquences de l’accident de Fukushima nous est livrée par les autorités nipponnes au goutte à goutte. Ainsi aujourd'hui 11 juin 2011 il est reconnu (enfin) que les réacteurs 1, 2 et 3 avaient bien fondu peu après le tremblement de terre (on le savait déjà). Ce 11 juin, soit trois mois après le tremblement de terre et de la catastrophe qui a suivi et qui reste encore devant nous, tous les anti-nucléaires sont solidaires des japonnais. Le chef de leur gouvernement vient de réaffirmer l'attachement du Japon à cette énergie. Dommage parce que si cela continue c'est le nucléaire civil qui aura la peau du Japon et même au-delà...    

 

numérisation0175Comme je l’ai annoncé dans la rubrique « l’info d’hier et d’aujourd’hui », (voir la colonne de droite du blog) je vous propose de visiter l’histoire de l’Ecologie politique à partir de ce qui fut publié dans l’actualité d’hier. Actualité qui résonne toujours très fort aujourd’hui. Ci-dessous l'article paru dans le numéro 380 d'ECOLOGIE-INFOS de Juin 1987 à propos de la marche du 20 juin, la première lancée à l'appel du tout jeune "Réseau pour un avenir sans nucléaire" qui alors vient de naître...

 

Le 20 Juin (1987)

 

Depuis 9 mois, le mouvement anti-nucléaire se cherche et se rassemble. A la suite de la proposition des Verts européens, le « Réseau pour un avenir sans nucléaire » a mis sur pied un premier test : le 20 juin à Paris, une manifestation vise à réunir plusieurs dizaines de milliers d’opposants à la politique énergétique de la France.

 

numerisation0225.jpgQuand l’accident de Tchernobyl survient, le mouvement anti-nucléaire français est au plus bas. Plus de structuration, plus de manifestations, plus d’apparitions publiques… à l’exception de quelques réactions sur les sites lorsque de nouveaux évènements interviennent. Un an plus tard, le contraste est saisissant.

 

En mai 1986, la première initiative d’ampleur est à mettre sur le compte de la C.R.I.I-RAD (Commission régionale indépendante d’information sur la radioactivité). Des gens du milieu scientifique de la Drôme lancent l’idée d’une station de mesure indépendante de la radioactivité à la suite des mensonges des structures officielles. Très rapidement, une collecte est organisée, et, sans plus attendre, grâce à un emprunt bancaire, le laboratoire de mesure est mis en route. Un an après, l’association compte plus de mille adhérents, a fait des centaines de mesures dans toute la France, a permis d’avertir le consommateur sur les dangers du thym, de certains fromages et de certaines viandes (2).

 

Ce travail sur le quotidien a permis d’enfoncer le clou dans les fissures apparues dans l’opinion à la suite de Tchernobyl. Les sondages sont éloquents. De ces derniers, il ressort, pour la France, que si l’on pouvait faire autrement, entre 70 et 80% des gens sont près à s’opposer au nucléaire… Oui, mais la plupart des gens pense que l’on ne peut pas faire autrement.

 

En octobre 1986, profitant de la tenue à Cannes d’une conférence mondiale pour l’énergie, différents groupes écologistes (3) organisent une contre-conférence où est exposée une démonstration chiffrée des possibilités de sortie du nucléaire. Cette contre-conférence qui ne rassemble (en semaine) qu’une centaine de participants permettre d’avoir un document de grande valeur pour argumenter sur les alternatives possibles (CAP).

 

En novembre 1986, à l’initiative du Comité Malville et de Didier Anger, une réunion se tient à Paris pour essayer de coordonner les initiatives qui commencent à partir dans tous les sens. Ainsi nait le Réseau pour un avenir sans nucléaire », qui, pour la première fois, rassemble les composantes du mouvement à travers des individus venant de tous bords (scientifiques, militants de sites, politiques…). Après discussion, le réseau prend l’initiative d’organiser une première mobilisation en deux étapes :

-      Des actions décentralisées dans le maximum de lieux autour de la date anniversaire de Tchernobyl, 

-      Un rassemblement soutenu par des groupes européens le 20 juin  à Paris.

 

Une multitude d’initiatives

 

numerisation0223.jpgDans de nombreuses villes de France, autour de la semaine du 25 avril, des conférences-débats sur le nucléaire se sont ainsi tenues. On a pu y compter jusqu’à 300 personnes sur les futurs lieux de stockage des déchets nucléaires (en particulier au nord de l’Ain et en Vendée). Des manifestations ont rassemblé au total près de 10000 personnes sur l’ensemble de la France (5000 à Thionville, 500 à Paris, 200 à Golfech, 200 à Bourg en Bresse, etc…) La C.R.I.I.R.A.D. a fait de multiples conférences, de même que des membres du G.S.I.E.N.(Groupement des scientifiques pour l’information sur l’énergie nucléaire)… Des livres ont été publiés : (Crépuscule des atomes) par Louis Puiseux, ancien conseiller économique à EDF, Silence on contamine » de Didier Anger un des porte-parole du Réseau. Des brochures sont sorties, dont la plus remarquée est le numéro spécial du journal « Que choisir ? » épuisé en quelques jours dans les kiosques.

 

D’un mouvement en pleine déconfiture, on se retrouve aujourd’hui avec un mouvement en convalescence… Convalescence car les têtes ne sont pas tellement nouvelles et si les sondages montrent un regain d’intérêt des jeunes pour le problème (selon un sondage de « La Vie » de début 1987), le nucléaire arrive même en tête des préoccupations des jeunes lycéens et étudiants devant le racisme !. Le problème nucléaire ne s’appuie pas encore aujourd’hui sur une base sociale.

 

Le test du 20 juin

 

Le 20 juin sera le premier test en grandeur nature sur la capacité du Réseau à intéresser les gens. Le programme nucléaire , déjà bien malade (20 centrales à l’arrêt début mai, essentiellement pour des problèmes de fuites) pourrait se voir opposer une opinion publique de plus en plus persuadée que le nucléaire n’est pas indispensable.

 

Pour éviter l’écueil de la « manifestation –traîne savate », celle-ci sera sonorisée avec des groupes de musique et se poursuivra en soirée par une fête avec stands, prise de parole et musique pour permettre aux gens de discuter, de se rencontrer, de faire des projets (5)… Enfin, pour essayer de faire progresser les idées, le dimanche 21, une conférence se tiendra avec les délégations étrangères pour faire le point autour des alternatives au nucléaire. Si cette manifestation est un succès, le Réseau devrait très vite se structurer, s’amplifier pour mettre en place une nouvelle campagne autour d’une date stratégique : le 25 avril 1988, deuxième anniversaire de l’accident de Tchernobyl, 35 millions de Français et Françaises sont appelés auxnumerisation0218.jpg urnes pour choisir leur futur président

 

Michel BERNARD

 

1 le thym s’est avéré être un accumulateur de radioactivité extraordinaire, il peut contenir actuellement jusqu’à 20000 becquerels par kg. Des agneaux de la Drôme ont été mesurés avec plus de 1000 becquerels par kg en particulier au niveau des rognons. Certains fromages (de chèvre en particulier) contiennent également une forte radioactivité. La limite de commercialisation est fixée théoriquement en France à 600 becquerels par kg… mais pas un seul agneau, pas un seul brin de thym n’a été retiré du commerce

 

2 Verts, Amis de la Terre, Greenpeace, GED, Wise, GSIEN, Espace Ecologie...

 

Note du blog: les autres notes ont été supprimées parceque donnant des adresses ou des prix obsolètes aujourd'hui. 

Photos en bas à droite: Didier Foubert

Dessins: Carlos extraits du numéro spécial n°7 d'ECOLOGIE "Surgénérateur comprendre et agir" 

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 09:12

Comme annoncé dans l'article précédent et à la veille de marquer notre solidarité avec le Japon, je pense important de mettre nos actions d'aujourd'hui en perspective avec celles d'hier. Notre combat pour la sortie du nucléaire s'inscrit dans le refus du nucléaire des années 70, à savoir celui déjà d'entrer dans le nucléaire. Nombres d'arguments d'hier restent d'actualité aujourd'hui. Comme promis voici un article paru dans ECOLOGIE-INFOS n° 380 de juin 1987, qui retrace à cette date, à la fois l'histoire de l'anti-nucléaire en France et propose des perspectives de lutte pour les années à venir et particulièrement la naissance d'un mouvement anti nucléaire unifié avec la création du "Réseau pour un avenir sans nucléaire". Cet article sera suivi par celui qui sera le premier appel à manifester à Paris le 20 juin 1987, et qui marque un tournant dans l'histoire anti-nucléaire française. 

LA DEUXIEME MANCHE

 

Le nucléaire est là : quelques dizaines de sites dans toute la France montrent que, grosso-modo, les nucléocrates ont réussi à imposer leur plan malgré les luttes de ceux qui ne voulaient pas de leur réalisation. Une immense vague de dégoût et de découragement s’en est suivie. Certains ont abandonné le combat, d’autres hésitent à le rejoindre parce que le nucléaire serait désormais une réalité. La victoire d’EDF est un fait : pour beaucoup de copains, le nucléaire est certes toujours dangereux et condamnable, mais contre lui, il n’y a plus de lutte possible.

 

Par François BERTHOUT

 

numérisation0175Rien n’est moins sûr. Notre échec d’hier peut s’analyser comme une bataille perdue dans des circonstances particulières ; la victoire d’EDF est loin d’être totale. Enfin, peu à peu s’esquissent les contours d’un avenir sans nucléaire.

 

La bataille perdue.

 

Le 5 mars 1974, le gouvernement français se lance dans le nucléaire à tout va. Si, selon certains, le gouvernement s’est décidé en trois jours, il est en tout cas certain que la préparation du « plan Messmer » était manifestement insuffisante. Cela reflète bien l’inconscience dans laquelle la « crise pétrolière » trouvait la France. Impréparation des officiels, mais aussi des dissidents ! Et pour ceux-ci, qui n’avaient d’autre force que les idées, le manque de réflexion ne pouvait pardonner.

 

Les partisans du nucléaire avaient eux d’autres moyens d’imposer leurs projets. Et ils ne se sont pas faits faute de les employer. Une fois effectué le choix délicat de la filière à eau pressurisée, le programme électronucléaire fut réalisé par un appareil uni. Sans état d’âme ni dissension apparente, CEA, EDF et appareils d’état présentèrent un fond sans failles : la nucléocratie n’était ni une injure gratuite, ni un vain mot.

 

Matraques et grenades, enquêtes bidon et informations mensongères, tout fut mis en œuvre pour imposer les constructions sur les sites choisis. Le nucléaire n’en était encore qu’à ses balbutiements, et pour beaucoup de gens, de journalistes notamment, il n’y avait pas alors d’éléments de  décision très probants. On devait s’en rapporter à la parole des uns ou des autres. A ce jour, les joyeux lurons chevelus et barbus n’avaient pas le poids sérieux de leurs adversaires principaux dignitaires scientifiques français, dont le CEA était le sanctuaire, joyaux parés du prestige des grands ancêtres, progressistes de surcroît, renforcés par les cocoricos gaullistes.

 numérisation0217

Enfin, il serait faux et dangereux d’oublier que le mouvement antinucléaire ne fut pas toujours à la hauteur de sa nécessité. Débats stériles, querelles organisationnelles, affrontements personnels absorbèrent bien des réunions qu’on aurait pu mieux employer. Il n’y eut bien souvent qu’un regroupement d’opposants locaux refusant leur centrale, et de militants politiques en mal de programme et de troupes. Pris dans le grand mouvement de remise en cause des mythes révolutionnaires classiques, vivant néanmoins toujours dans l’ombre des socialistes (dont certains se sentaient une sous-espèce et dont bon nombre espérait une rupture avec le tout nucléaire giscardien), le mouvement nucléaire ne réussit guère à se structurer, à développer un projet.

 

Après le 10 mai 81, le premier mouvement antinucléaire livra ses derniers combats et rendit ses derniers soupirs.

 

Pour EDF, une victoire à la Pyrrhus

 

La victoire des pro-nucléaires était complète : le ralliement  total du PS à la logique nucléaire en octobre 81 renvoyait aux calandes grecques toute perspective de débat démocratique et de nouvelles poliques énergétiques. Dans le grand silence qui s’en suivit, s’opérait la donne d’une nouvelle partie.

 

Victoire politique certes pour EDF, mais tout n’était pas réglé pour autant. La victoire se doublait de ratés techniques et d’un échec économique. La liste des incidents est longue, de La Hague à Super Phénix. Tant qu’ils n’étaient guère connus, cela ne modifiait pas sensiblement la situation. Mais peu à peu se répandait, au moins dans les milieux de l’information, dans les environs des installations, que le nucléaire n’était pas une technologie maîtrisée. Surtout, EDF n’obtenait pas le résultat qu’elle escomptait sur le plan économique, P1100268s’empêtrant dans une dette colossale, en grande partie en monnaie forte, n’obtenant pas l’autorisation d’augmenter ses prix comme elle le souhaitait, elle ne pouvait maintenir ses prétentions et diminuait ses demandes de construction de centrales. Elle n’arrivait même pas à installer un réseau à la hauteur de sa capacité de production. Le nucléaire absorbait toutes les possibilités financières. Le problème se pose bien au-delà de la trésorerie d’EDF. Cette mobilisation extraordinaire de capitaux handicapait lourdement la modernisation de l’industrie française par rapport à ses concurrents internationaux. En outre, l’électricité ne pénétrait guère la société française. Si dans le secteur de l’habitat le chauffage électrique progressait en raison d’une politique délibérée et contraignante, dans le secteur industriel la consommation n’augmentait pratiquement pas. Entre le ralentissement de l’activité économique et le développement d’industries peu énergivores, la prétendue loi du doublement de la consommation d’énergie tous les dix ans passait au rang des souvenirs, aucun électricien n’ose plus l’évoquer… En outre, l’accident de Harrisburg en 1979 induisait dans presque tous les pays du monde une révision des politiques nucléaires. Les perspectives d’exportation des centrales s’effondraient, le »créneau » dans lequel l’état Giscard nous proposait d’engager l’industrie française s’avérait un pur leurre.

 

Si tout cela se passait dans la pénombre, il est manifeste que cela induisait des fissures dans le petit monde du nucléaire. Si les industriels du seul nucléaire et le CEA continuent d’essayer de maintenir leur raison de vivre, EDF est plus circonspecte et le gouvernement hésitant.

 

Tchernobyl relance la partie

 

La catastrophe ukrainienne allait remettre les problèmes du nucléaire sur la place publique. Le nucléocratie française manœuvrait  d’une façon lamentable se croyant encore dix ans plus tôt. Ne prenant pas la mesure de la transformation des médias, elle accumulait silence et omission. Elle allait perdre en quelques jours le prestige dont elle jouissait encore. Les Français allaient se convaincre que des hommes de science, à priori intègres, mentaient comme des maquignons de bas étages. Non seulement l’accident apparaissait possible et grave pour les Russes, mais aussi dangereux pour nous, mais les savants cachaient ce qu’il en résultait ici.

 

Là dessus se greffe une nouvelle sensibilité des médias et de l’opinion. Les récents incidents de Tricastin déjà, Pierrelatte et Malville l’ont confirmée. Tous les sondages montrent une profonde évolution de la perception desnumerisation0035.jpg Français. Le nucléaire est dangereux même s’il est encore pensé comme nécessaire.

 

C’est à démontrer cette fausse évidence que nous devons nous employer. A partir des travaux élaborés à la Conférence alternative sur l’énergie à Cannes à l’automne dernier, nous devons montrer qu’il est possible d’abandonner le nucléaire dans une période allant de cinq à dix ans, ce sera le thème de la manifestation du 20 juin à Paris. En nous appuyant sur ces populations convaincues de la gravité du nucléaire, nous devons construire un nouveau mouvement antinucléaire dont « le Réseau pour un avenir sans nucléaire » (1) peut être l’embryon.

 

90, rue Vergniaud, 75013 Paris.

Note du blog : ce fut la première adresse des Verts nationaux.

 

Photos: au centre, Ecologie. A gauche en couleur, JLB

Dessin de Cabu, ECOLOGIE-INFOS n° 380

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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2012-08-06 Bretagne 5 022