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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 13:58

LA CANTONALE DE MARS 2011 INVALIDEE

 

Il faut se souvenir que les élections cantonales de 2011 se sont déroulées dans un contexte tout particulier d'abstention record de plus de 64%. Trois des quatre candidats présents ont été départagés par cinq voix pour disputer le second tour. Le candidat PC à qui il a manqué une voix a déposé un recours qui fut rejeté par le Tribunal administratif d'Orléans. Finalement, c'est le Conseil d'Etat qui en juillet dernier a invalidé ces élections cantonales de Montargis de mars 2011, en raison de la diffusion par la majorité UMP de la Ville en janvier 2011 d'un bulletin municipal inhabituel (et dans sa forme et son contenu) de nature à altérer les résultats du vote. En conséquence le PC s'estime de fait le leader de la Gauche et appelle les autres formations à une candidature unique derrière lui. A première vue cela semble allez de soi, pourtant à y regarder de plus près c'est loin d'être si simple comme nous allons le voir...    2012-09-06-Eclaireur.jpg               Eclaireur du Gâtinais du 6 septembre 2012

 

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 22:27

TRANSPORTS SCOLAIRES :

DES EUROS « SYMBOLIQUES » POUR QUI ?

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               Ph: JLB

En cette rentrée 2012, pour la première fois dans le Loiret les élèves doivent payer le transport scolaire. Le 12 juillet au nom d’Europe Ecologie-Les Verts, j’ai dénoncé cette décision. Le 26 juillet, Mr Marc Gaudet vice président du Conseil Général s’est exprimé dans l’Eclaireur considérant que ma tribune « comportait un tel nombre d’incohérences» d’où la nécessité de m’apporter les réponses que je semblais « ignorer ».

 

Qu’avais-je exprimé : « En votant l’abolition de la gratuité des transports scolaires, la majorité UMP du Conseil Général du Loiret, porte non seulement atteinte à cette obligation scolaire républicaine gratuite mais aussi un très mauvais coup particulièrement aux territoires ruraux et à leurs habitants (dont beaucoup de précaires). Ainsi les élèves du primaire, des collèges et des lycées des zones urbaines proches de leurs établissements sont favorisés en termes de déplacement". J’exprimais aussi que : "l’organisation des écoles par une redistribution des établissements scolaires entre différentes communes obligeant ainsi à des déplacements des élèves, ce qui n’est pas une revendication des populations". L’Education nationale avait alors garanti « que les transports seraient gratuits ! ». Promesse non tenue par le vote du Conseil Général ! Contrairement à ce qu’a écrit Mr Gaudet dans son communiqué de juillet, en mars 2012 le dispositif mis en place a recueilli 27 voix pour (majorité) et 14 contre (opposition dont EELV).

 

Je ne vois rien d’incohérent aussi je persiste et signe. De plus, Mr Gaudet vu du Conseil Général déclare que cette participation des familles de 7% du coût du transport est symbolique. "Symbolique" pour qui ? Certainement pas pour l’ensemble des familles concernées, augmentation qui s’ajoute à tant d’autres. Ces 200€ (lycéens) ,120 (collégiens) et 80 pour un écolier n’ont rien de symbolique et encore moins à l’instant où la part départementale de la taxe foncière pour le Loiret augmente de 14,5 à 15,5%...

 

La liste de Mr Gaudet des départements de droite et de gauche qui font payer le transport scolaire démontre la difficulté que rencontrent ces collectivités à faire de vrais choix sur les compétences qui sont les leurs en évitant de toucher à tout. Les 16 millions d’€uros des contribuables« investis » par le Conseil Général du Loiret sur le bide annoncé qu’est l’A19 en est bel exemple !

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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 16:03
L'ATELIER DE SACHA
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Ce lundi 17 septembre 2012, Sacha ouvre "l'Atelier Chanson", dans la belle salle de "Courtenay Joue": des séquences de 1h30 à 2 heures à 4 ou 5 chanteurs, en journée ou en soirée, tous âges et niveaux mélangés, avec un échauffement collectif, puis du travail technique individuel, suivi d'un travail sur scène individuel ou collectif: compréhension approfondie et interprétation personnelle du texte, découverte de différents répertoires, tenue vocale et physique sur scène en fonction d'un public, travail technique (micro, éclairage, vidéo), mise en place de projets musicaux ET pluridisciplinaires, en fonction des opportunités et des envies (vie locale, collaboration avec d'autres artistes...IL Y A DEJA PLEIN D' IDEES !). BREF, UN TRAVAIL DYNAMIQUE ALLIANT PLAISIR, EXIGENCE, DIVERSITE ET CURIOSITE des arts et des autres...
 
300€ par an, plus 20€ d'adhésion à "l'Association Courtenay Joue". Les ateliers se dérouleront dans l'ancienne salle de technologie du collège.
 
Renseignez-vous:
Sandrine: 06 85 76 07 89
 
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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 20:20

IL Y A AUSSI LE 11 SEPTEMBRE 1973... 

Au Chili, le 11 septembre 1973, le gouvernement d'Unité Populaire est renversé dans des conditions dramatiques. C'est pour le pays la fin d'une pratique démocratique vieille de plusieurs décennies qui lui avait valu le surnom autrefois élogieux de «Prusse de l'Amérique du sud» ou encore de «Suisse de l'Amérique du sud».

 

Au matin du 11 septembre 1973, des unités de la marine neutralisent le port de Valparaiso. Peu après, à Santiago-du-Chili, les soldats investissent le palais présidentiel de La Moneda, construit en 1806. Vers midi, l'aviation bombarde le palais et les soldats y pénètrent enfin. Après une allocution désespérée à la radio, le président demande à ses défenseurs de quitter les lieux. Resté seul, il se suicide d'une rafale de mitraillette. Il a 65 ans.

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Dernier discours de Salvador Allende à la radio nationale le 11 septembre 1973

 

"Le Peuple doit être vigilant, il ne doit pas se laisserprovoquer, ni massacrer, mais il doit défendre ses acquis. Il doit défendre le droit de construire avec son propre travail une vie digne et meilleure. À propos de ceux qui ont soi-disant « autoproclamé » la démocratie, ils ont incité la révolte, et ont d’une façon insensée et douteuse mené le Chilidans le gouffre. Dans l’intérêt suprême du Peuple, au nom de la patrie, je vous exhorte à garder l’espoir. L’Histoire ne s’arrête pas, ni avec la répression, ni avec le crime. C’est une étape à franchir, un moment difficile. Il est possible qu'ils nous écrasent, mais l’avenir appartiendra au Peuple, aux travailleurs. L’humanité avance vers la conquête d’une vie meilleure.

 

C’est certainement la dernière occasion que j’ai de vous parler. Les forces armées aériennes ont bombardé les antennes de radio. Mes paroles ne sont pas amères mais déçues. Elles sont la punition morale pour ceux qui ont trahi le serment qu’ils ont prêté. Soldat du Chili, Commandant en chef, associé de l’Amiral Merino, et du général Mendosa, qui hier avait manifesté sa solidarité et sa loyauté au gouvernement, et aujourd’hui s’est nommé Commandant Général des armées.

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Face à ces évènements, je peux dire aux travailleurs que je ne renoncerai pas. Dans cette étape historique, je paierai par ma vie ma loyauté au Peuple. Je vous dis que j’ai la certitude que la graine que l’on a confiée au Peuple chilien ne pourra pas être détruite définitivement. Ils ont la force, ils pourront nous asservir, ils mais n’éviteront pas les procès sociaux, ni avec le crime, ni avec la force.

 

L’Histoire est à nous, c’est le Peuple qui la fait.

 

Travailleurs de ma patrie, je veux vous remercier pour la loyauté dont vous avez toujours fait preuve, de la confiance que vous avez accordé à un homme qui fut le seul interprète du grand désir de justice, qui jure avoir respecté la constitution et la loi. En ce moment crucial, la dernière chose que je voudrais vous dire, c’est que la leçon sera retenue.

 

Le capital étanger, l’impérialisme, ont créé le climat qui a cassé les traditions : celles que montrent Scheider et qu'aurait réaffirmé le commandant Araya. C’est de chez lui, avec l’aide étrangère, que celui-ci espérera reconquérir le pouvoir afin de continuer à défendre ses propriétés et ses privilèges.

 

Je voudrais m’adresser à la femme simple de notre terre, à la paysanne qui a cru en nous, à l’ouvrière qui a travaillé dur et à la mère qui a toujours bien soigné ses enfants. Je m’adresse aux fonctionnaires, à ceux qui depuis des jours travaillent contre le coup d’État, contre ceux qui ne défendent que les avantages d’une société capitaliste. Je m’adresse à la jeunesse, à ceux qui ont chanté et ont transmis leur gaieté et leur esprit de lutte. Je m’adresse aux Chiliens, arton11460-1659b.jpgouvriers, paysans, intellectuels, à tous ceux qui seront persécutés parce que dans notre pays le fascisme est présent déjà depuis un moment. Les attentats terroristes faisant sauter des ponts, coupant les voies ferrées, détruisant les oléoducs et gazoducs, face au silence de ceux qui avaient l’obligation d’intervenir. L’Histoire les jugera.

 

Ils vont sûrement faire taire radio Magallaneset vous ne pourrez plus entendre le son métallique de ma voix tranquille. Peu importe, vous continuerez à m’écouter, je serai toujours près de vous, vous aurez au moins le souvenir d’un homme digne qui fut loyal avec la patrie. Le Peuple doit se défendre et non pas se sacrifier, il ne doit pas se laisser exterminer et se laisser er. Travailleurs : j’ai confiance dans le Chiliet dans son destin. D’autres hommes espèrent plutôt le moment gris et amer où la trahison s’imposerait. Allez de l’avant sachant que bientôt s’ouvriront de grandes avenues où passera l’homme libre pour construire une société meilleure.

 

Vive le Chili, vive le Peuple, vive les travailleurs ! Ce sont mes dernières paroles, j’ai la certitude que le sacrifice ne sera pas vain et qu’au moins surviendra une punition morale pour la lâcheté et la trahison."

 

Le discours d’Allende devant l’ONU en 1971.

 

Alors que le Chili est en pleine grève des chauffeurs routiers, un mouvement insurrectionnel piloté et financé par Nixon et la CIA. Que nous dit le président Chilien, il y a quarante ans de cela ? Qu’une page de l’histoire du monde se tourne, que nous assistons à un combat féroce entre les États démocratiques et les multi (ou trans) nationales, et que le capitalisme va sûrement l’emporter. À la fin du discours d’Allende, tous les délégués présents se lèvent et applaudissent à tout rompre.

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Aujourd’hui, nous avons affaire aux "marchés", aux fonds d’investissement et à Goldman Sachs à savoir la FIRME.Grande manipulatrice, elle s'est fait connaître du public pour sa fabrication de produits dérivés financiers pendant la crise de la dette grecque. Le 16 août 2011, Alan Brazil, stratégiste haut placé de Goldman Sachs, remet un rapport de 54 pages aux centaines de clients institutionnels de la firme. Il recommande aux Hedge Funds de tirer profit de la situation en spéculant sur une aggravation de la crise de la dette en Europe. L'affaire est révélée par le Wall Street Journal.

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En novembre 2011, la crise de la dette grecque en Europe nécessite plusieurs remaniements dans les gouvernements. En Grèce, le premier ministre Goergios Papandréou est remplacé par Loukas Papadimos, ayant travaillé pour la Firme. En Italie Mario Monti un ex travailleur de Goldman Sachs remplace Berlusconi comme premier ministre et le pompom est la succession de Jean-Claude Trichet le 1ernovembre 2011 à la présidence de la Banque centrale européenne (BCE) par Mario Draghi, vice-président de la branche européenne de la Firme de 2002 à 2005.

 

Salvador Allende avait raison, respect Monsieur le Président. 

 

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 10:22

AVIS DE TEMPETE

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Jeux organisés par les "Jeunes Ecologistes" sur le thème des marchés lors des journées d'été d'EELV à Poitiers. Photo: JLB 

 

Trop souvent, pour ne pas dire toujours, nous (je veux dire les acteurs et composants de la "Société") quand nous ne l'accompagnons pas, nous courons derrière l'évènement (les crises en l'occurrence). Résultat, nous subissons, et nous ne prenons pas l'initiative de changements réels et de comportements nouveaux significatifs et porteurs d'avenir d'un "nouveau monde". Vieux débat si il en est et qui me rappelle celui des années 70 sur l'alternative et l'autarcie. Sachant que rien ne se modifie du jour au lendemain et qu'il faut savoir trouver un équilibre acceptable et tenable au quotidien et dans la durée. La question est: faut-il mobiliser nos petits moyens à s'essouffler, à courir derrière le métro de retard, ou faut-il mieux se concentrer sur des objectifs de création et de construction que l'on maîtrise au plus près ? De plus, je pense que "l'agitprop militant" tous azimuts pratiqué par certains dans l'urgence de cette course poursuite, brouille les objectifs. Si à première vue cet activisme paraît "naturellement" fédérateur, en réalité à bien observer, il cache bien des désaccords sur le fond et la forme. Seule l'action par des initiatives concrètes sur le plan local feront le tri et la différence, levant ainsi toutes les ambiguités. Aujourd'hui je vous présente un texte de Philippe Lalik d'Attac 45 demeurant dans le Gâtinais qui pose bien la problématique tout en proposant (à nouveau, il l'a déjà fait) la réalisation et la mise en place d'une monnaie locale. Un vrai chantier bien concrêt qui souvent est initié par des associations, voire des collectivités comme Toulouse, Nanterre ou encore plus près de nous Fontainebleau. De ces monnaies locales il en existe plusieurs en France, je ferai un petit recapitulatif dans un prochain article, en attendant pour les plus curieux j'ai créé un lien avec Monnaies locales (voir rubrique "liens" dans la colonne à droite du blog).   

 

Le texte de Philippe

                                          

Alors que nous subissons chaque jour davantage les effets de la « crise financière » de l'automne 2008, une deuxième vague, beaucoup plus violente que la précédente, est annoncée pour la fin de l'été (1). Il nous reste donc moins de trois mois pour réagir et mettre en place un bouclier économique local. Nous allons devoir faire dans ce délai ce que nous n'avons pas même envisagé depuis près de trois ans. Le fait est que nous n'avons pas pensé une crise impensable. Mais si nous ne sortons pas rapidement de notre torpeur, ses effets seront démultipliés et bien plus dramatiques que nous ne pouvons l'imaginer. Et pas seulement pour les autres, car il ne faut pas espérer passer entre les gouttes cette fois ci.

 

Dans l'ensemble, les petites et moyennes entreprises vont mal. Le système financier international ne tient plus guère qu'à un fil et les banques françaises – comme bien d'autres – sont virtuellement en faillite. En effet, selon les normes internationales de prudence, les dettes d'une banque ne doivent pas excéder 10 fois ses capitaux propres. Lorsque la banque américaine Lehman Brothers s'est écroulée comme un château de carte, le montant de ses emprunts était 30 fois supérieur à ses capitaux propres. Ce que nos compatriotes ignorent généralement, c'est que les banques françaises (2) se trouvent dans une situation identique, si ce n'est pire. La Société Générale a un effet levier de 50, la Banque Postale de 35, le Crédit Agricole de 33, la BNP de 27, la Banque Populaire-Caisse d’Épargne de 22 et le Crédit Mutuel de 15 ! La norme étant, j'insiste, de 10.

 

Chacun d'entre nous poursuit ses activités militantes dans son domaine particulier. Il existe une fragmentation des luttes qui ne permet pas de prendre les mesures d'urgence qui pourraient atténuer les conséquences prévisibles d'un effondrement de notre économie. Nous n'avons pas suffisamment pris conscience que nous ne vivons plus une situation que l'on pourrait qualifier de normale. Les manières de nous engager, de lutter, de militer appartiennent – momentanément, soyons optimistes– au monde d'avant la crise. Alors que la récession et l'insolvabilité du système bancaire et financier occidentale constituent désormais notre horizon à court terme, il nous faut créer une synergie entre nos mouvements qui seule permettrait de produire un impact positif sur l'économie locale et réduire les conséquences sociales de la deuxième vague. La cellule de veille économique, créée par la mairie de Chalette sur Loing, qui réunit des acteurs économiques, syndicaux et politiques va dans le bon sens. Mais son caractère est défensif à l'instar de celui du CAC-453, créé à l'initiative d'Attac-45 et du CADTM, il y a quelques mois, sur le thème des dettes publiques. Dans le cadre d'une situation qui s'aggrave, il nous faut développer un volet offensif qui ne viserait pas seulement à conserver des emplois mais aussi à en créer, à ne pas seulement protester dans tel ou tel domaine mais à mettre en mouvement les pratiques que nous souhaitons voir advenir. Les citoyens-consommateurs que nous sommes ont un rôle important à jouer dans ce domaine à la condition d'être organisés.

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L'AMAPP du Gâtinais, créée il y a maintenant sept ans, a constitué la première pierre de cette offensive. La création d'autres AMAPP a laissé penser qu'un édifice territorial était en cours de construction, mais il n'en est rien. L'ensemble de ces structures ne possède ni la dimension nécessaire, ni la densité requise, ni la volonté pour faire face aux chocs à venir. Il nous faut bien comprendre que faute d'une vision claire de ce qui nous attend, ces structures alternatives n'auront qu'un intérêt limité et ne résisteront pas mieux que d'autres au tsunami. Face à l'effondrement financier et à la ruine qui nous guettent, la création d'une monnaie locale dont j'ai déjà esquissé le fonctionnement (4) me semble plus que jamais relever de l'urgence (5). Au vu de la dégradation continue de l'économie, le bonus de 3% que je suggérais alors devraitt être remplacé par un bonus de 10% constitué de billets de monnaie locale non échangeables en euros. En tout état de cause, il faut absolument nous doter d'outils facilitant la résilience de notre territoire pendant qu'il en est temps. Nos actions se situent généralement dans le cadre du système. C'est-à-dire que nous souhaitons améliorer l'embarcation sur laquelle nous sommes (aide aux plus défavorisés, défense du système de retraite par répartition, de la retraite à 60 ans, soutien aux agriculteurs biologiques, aide aux sans papiers, défense du système de santé, lutte contre les paradis fiscaux...). Si nous avons bien en tête que sur ce navire est inscrit "TITANIC", nous devons alors adapter nos stratégies et nous préoccuper des chaloupes plutôt que du navire. Le soutien de l'économie locale du premier étage à l'aide – entre autres – d'une monnaie complémentaire locale ne produira pas de miracle. Il évitera simplement les conséquences les plus désastreuses de l'agonie plus ou moins rapide d'un système qui n'a pas prévu la moindre plan B tant il se croit insubmersible.

 

Philippe Lalik

22/06/2012.

 

402794_370799729655009_701435622_n.jpg1) http://europe2020.org/spip.php?article735&lang=fr

Précisons que les Américains qui ont suivi les conseils du LEAP en 2006 ont évité la ruine 2 ans plus tard.

On pourra se reporter par exemple à l'article sur la bulle immobilière de septembre 2006

http://www.leap2020.eu/Septembre-2006-Le-FMI-confirme-les-anticipations-de-LEAP-E2020-sur-la-crisesystemique-globale_a298.html ou à celui sur l'anticipation d'une crise majeure dès février 2006

http://www.leap2020.eu/Alerte-LEAP-Europe2020-Rupture-Systemique-Globale-20-26-Mars-2006-Iran USDeclenchement-

d-une-crise-mondiale-majeure_a264.html

2) http://www.jpchevallier.com/article-leverage-des-banques-francaises-86478219.html

3) Collectif pour un audit citoyen de la dette du Loiret nécessaire, ni la densité requise, ni la volonté pour faire face aux chocs à venir. Il nous faut bien comprendre que faute d'une vision claire de ce qui nous attend, ces structures alternatives n'auront qu'un intérêt limité et ne résisteront pas mieux que d'autres au tsunami. Face à l'effondrement financier et à la ruine qui nous guettent, la création d'une monnaie locale dont j'ai déjà esquissé le fonctionnement

4) me semble plus que jamais relever de l'urgence

5) http://europe2020.org/spip.php?article735&lang=fr  

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 15:35

LE CHEMINEMENT D'UNE DEMOCRATIE... 

 

L'actualité va vite. Un évènement chasse l'autre y compris en période estivale. Ce tuilage d'informations toutes plus urgentes les unes que les autres font que la mémoire s'évapore et que finalement on suit mal ce que sur un instant nous étions toutes ouies. Ce blog n'a pas vocation à rivaliser entre la dictature de l'immédiat et ce qui me parait être une continuité nécéssaire pour bien intéger un évènement afin de rester mobilisé dans le temps. Voilà pourquoi malgré la rentrée difficile en France et en Europe, la Syrie, le procès de Moscou des Pussy Riot, le massacre des 44 mineurs Sud Africains, la destruction du patimoine de l'Humanité à Tombouctou et les expulsions des Rooms, tous des évènements importants,  je poursuis encore en deux articles sur la Birmanie et l'opposante Aung San Suu Kyi.

 

Le 13 juin dernier la chef de l'opposition birmane quitte Rangoun pour un voyage de 15 jours en Europe. Le premier depuis près de 24 ans. Au programme: Suisse, Norvège, Irlande, Grande-Bretagne et France ont été autant d'étapes symboliques. Genève où elle a salué au siège de l'Organisation internationale du travail (OIT) l'engagement permanent de cette agence onusienne contre le travail forcé en Birmanie. A Oslo en Norvège ou  vingt et un ans après avoir été nommée prix Nobel de la Paix, l’icône pacifiste Aung San Suu Kyi a reçu son titre honorifique. C’est donc accompagnée du Prince Håkon et du Président du Comité Nobel que la « Dame de Rangoun » a prononcé un discours d'acceptation appelant à la démocratie et à la solidarité devant 10 000 admirateurs venant de tous horizons.  Elle a déclaré qu' «un prisonnier d'opinion est un de trop (...). S'il vous plait, souvenez-vous d'eux et faites tout ce qui est en votre pouvoir pour parvenir au plus tôt à leur libération inconditionnelle». C'est dans le jet privé du chanteur de U2 qu'elle a fait le trajet de d'Oslo à Dublin.
 
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                         En Irlande 
En Irlande l'opposante birmane a rencontré les autorités du pays et a reçu un prix de la ville de Dublin qui lui avait été accordé il y a 12 ans. Ensuite elle assiste à un concert organisé en son honneur, "Electric Burma". A l'affiche se trouvaient Bob Geldof, la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, et Bono, qui a dédié à Aung San Suu Kyi une chanson, "Walk On", avec son groupe U2. Durant ce concert  le prix "d'ambassadeur de conscience" décerné par Amnesty International lui a été remis.  Plus tôt, lors de sa rencontre à Oslo avec Aung San Suu Kyi, Bono s'était dit "ébloui" par l'opposante birmane: "Ce que je trouve le plus impressionnant, c'est son attitude de non-violence", a expliqué le chanteur irlandais lors d'un forum pour la paix organisé dans la capitale norvégienne.

 

Le 19 juin, elle reçoit un accueil triomphal en Grande Bretagne, pays dans lequel elle a longuement vécu et a créé sa famille. Ce jour là, entourée de sa famille et d'amis, elle fête son 67ème anniversaire. Anniversaire encore, et ovationnée par une salle comble à la London School of Economics, où en tant que dirigeante de l'opposition birmane, elle évoque l'importance de l'Etat de droit en Birmanie au moment où le pays commence à s'ouvrir aux réformes démocratiques:  «C'est vous tous et des gens comme vous qui m'ont donné la force de continuer», a déclaré Aung San Suu Kyi. «Si j'ai mis autant l'accent sur la règle de droit dans mon travail politique, c'est parce que c'est ce dont nous avons tous besoin si nous voulons vraiment progresser vers la démocratie», a ajouté la diplômée d'Oxford qui siège désormais au parlement birman.

 

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                        Au Royaume Uni

Reçue  par David Cameron et son épouse au coeur de Londres  à sa résidence et son bureau  au 10 Downing Street.  Le jeudi 21 juin Aung Saun Suu Kyi a été invitée à s’exprimer devant  les deux Chambres du Parlement britannique à Westminster. D’ordinaire, les seules personnalités étrangères ayant ce privilège sont des chefs d’Etat. Londres a fait une exception pour la célèbre opposante birmane, prix Nobel de la paix en 1991.

 

En guise d’introduction, le speaker de la Chambre de chambre des Communes a déclaré : “j’ai l’honneur d’accueillir celle qui est la conscience d’un pays et une figure pour l’humanité : Aung san Suu Kyi.” Prenant alors la parole, la chef de l’opposition birmane a lancé : “mon pays s’apprête aujourd’hui à entamer sa route vers un avenir plus radieux. Il y a encore de nombreuses collines à gravir, de fossés à traverser, d’obstacles à surmonter. Notre propre volonté nous permettra d’y parvenir. Le soutien du peuple britannique et des peuples du monde entier nous permettra d’aller encore plus loin”.

 

Sans doute l'instant le plus intime et émouvant de ce voyage fut pour elle le passage à Oxford, université où elle a fait ses études, et rencontré celui qui est devenu son mari décédé en 1999. Pour la première fois elle a pu se recueillir sur sa tombe.

 

Visite Aung San Suu Kyi-d5c3a           Arrivée à Paris au coté de Pascal Canfin ministre délégué au développement auprès du ministre des Affaires Etrangères 

Dernière étape de sa tournée européenne en provenance de Grande Bretagne, la Prix Nobel de la Paix arrive en France, à Paris, le mardi 26 juin en train et est accueillie par Pascal Canfin ministre délégué au développement auprès du ministre des affaires étrangères,  selon un protocole habituellement réservé aux chefs d'Etat. Ces trois jours passés à Paris furent une succession de rencontres de toutes natures. De suite, elle est invitée et reçue à l'Elysée pour un diner par le président François Hollande. Le président a assuré le soutien de la France à la transition démocratique en Birmanie. Il a plaidé pour des élections libres et le respect des minorités, et a aussi souhaité plus de transparence pour les entreprises étrangères qui y investissent. Paris devait justifier la présence de l'entreprise pétrolière française Total, présente en Birmanie depuis 1992.  Présence très critiquée par des ONG qui dénonçaient l'entreprise française de collusion avec la junte militaire au pouvoir. Le président Hollande a affirmé que la compagnie Total respecterait les normes en matière d'environnement et de travail et qu'en cas de manquement a promis d'intervenir directement auprès de l'entreprise: « Aujourd'hui, il y a de la part de cette entreprise des pratiques qui ont changé et qui sont respectueuses d'abord des droits de l'Homme et qui doivent aussi respecter les normes environnementales et les normes sociales »..

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                        Avec François Hollande Président de la République 

Aung San Suu Kyi a renchéri: « Total a fait des efforts pour accorder des compensations suffisantes à ceux qui ont été déplacés par le gazoduc et essaie de faire ce qu'il peut pour ses employés », « Je sais qu'il y a eu de nombreuses accusations, mais je ne veux pas rester prisonnière du passé. Nous devons regarder vers l'avenir (...) » En outre, M. Hollande a indiqué qu'il était prêt à accueillir en France son homologue birman, l'ancien général Thein Sein, « s'il veut venir ». Le président birman a été décrit par Mme Aung San Suu Kyi comme « un homme qui est sincère dans le mouvement qu'il a engagé, » a déclaré M. Hollande lors de la conférence de presse. Le président français a d'ailleurs assuré que la France soutiendrait « tous les acteurs » de la transition démocratique en Birmanie. Suite à la tenue des élections démocratiques, la plupart des sanctions économiques européennes contre la Birmanie ont été levées, pour un an, en avril dernier.

 

Le 27 juin, acclamée dans les salons de l'Hôtel de Ville de Paris, le maire Bertrand Delanoë lui a remis son diplôme de citoyenne d'honneur de la Ville qui lui avait été décerné en 2004 alors qu'elle était assignée à résidence. Devant une assistance compacte la députée a ensuite pris la parole en français (qu'elle apprend depuis de nombreuses années), dans le salon des arcades pour saluer «le profond attachement de Paris à la justice et à la liberté qui ne sont pas le produit d’idées abstraites», «En 2009 alors que j'étais en prison on m’a dit que Paris était en émoi, j’en fus étonnée et heureuse que Paris soutienne ma cause avec une telle vigueur», "je suis heureuse et fière d'être citoyenne d'honneur de la ville". Entouré de ses principaux adjoints, le maire lui a répondu sur «la fidélité de l’engagement de la ville», «sa résistance» sa «ténacité» et «foi inébranlable» pour la liberté, «Vous êtes une femme de paix et d’amour et c’est aussi pour cela que Paris vous aime», a poursuivi Bertrand Delanoë. Ensuite déjeuner fut pris avec le maire, certains de ses adjoints et des représentants d'associations des droits de l'Homme.

 

Aung San Suu Kyi a tenu à visiter la maison de Victor Hugo qu'elle admire depuis longtemps aussi bien pour sa littérature que pour pour ses engagements politiques. Elle a laissé un mot en français sur le livre d'or du musée.

 

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                         Au Musée Victor Hugo 

Au milieu des hommages officiels et convenus, elle a tenu à rencontrer ceux qui ne l’ont jamais oubliée et aux yeux desquels elle incarne un combat gagné : les militants des droits de l’homme. Le 27 juin c'est chose faite à bord  d' une péniche sur la Seine où elle fut accueillie par Souhayr Belhassen, tunisienne, présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme, qui très émue, lui a dit tout ce que peut représenter la présence à Paris de cette femme libre, que beaucoup dans la salle ont défendue sans être certains que leur action servait réellement à quelque chose (un peu à la manière des colibris de l'article précédent). 

 

"Je suis ravie de constater que c’est quelqu’un de Tunisie qui préside cette rencontre. J’ai été tellement surprise de voir des gens d’Afrique, du Maghreb, du Moyen-Orient, m’aborder pour me dire à quel point ils nous soutenaient, avaient prié pour nous, et nous souhaitaient bonne chance. C’est une surprise car je pensais que nous étions bien loin d’eux..." . Sont présents également  le fils de Mikhaïl KhodorkvsKi l’ex-oligarque russe emprisonné par Vladimir Poutine et la fille de Loulia Tymochenko, l’ex-premier ministre ukrainien actuellement emprisonné par le pouvoir en place. Concernant Total, un militant s'est étonné et dit surpris à propos des "bons points" que Aung San Suu Kyi a distribués au groupe pétrolier français, réponse: "Tout le monde devrait avoir le droit à la rédemption. Comment pourrions-nous parler de réconciliation avec le gouvernement birman, et la refuser à des entreprises comme Total ?", "Dire que Total a "entendu les critiques" ne signifie pas pour autant l'innocenter pour ses "actions passées en Birmanie", a-t-elle néanmoins précisé.

 

7459860138_a2661-95202.jpg                        Avec les militants des Droits de l'Homme 

Plus tard, en fin d'après midi, dans les jardins du ministère des Affaires Etrangères Aung San Suu Kyi en compagnie de Laurent Fabius chef de la diplomatie française a planté symboliquement un "arbre de la liberté", un Magnolia grandiflora de 3,5 m de haut, mis en place le matin même. "Pour nous, vous êtes la dame des droits de l'Homme" a déclaré le ministre qui a poursuivi en louant "sa résistance morale et physique". "Nous sommes juste au début du chemin. Nous devons être extrêment prudents pendant les trois prochaines années", jusqu'aux prochaines années" (jusqu'aux prochaines élections générales) a-elle répondu dans son allocution.

 

Le jeudi 28 au matin, durant trois quart d'heure à sa demande, Aung San Suu Kyi a pris un petit déjeuner avec Nicolas Sarkozy et son épouse. En début 2012, alors qu'il était encore président, l'ancien chef de l'Etat avait envoyé à Rangoun Alain Juppé son ministre des Affaires étrangères qui en son nom a décoré l'opposante de la légion d'honneur tout en l'invitant à se rendre en France. Ensuite elle s’est rendue au musée d’Orsay puis a 12h 45 elle a été accueillie sur le perron de l'hôtel de Lassay par le nouveau président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone (il a été élu l'avant veille). Les deux personnalité ont déjeuné ensemble. 

 

Le chef de l'opposition birmane s'est ensuite rendue au Sénat pour un entretien avec son président Jean-Pierre Bel (PS). Celui-ci "a voulu à la fois rendre hommage à son parcours et à la détermination qu'elle a manifestée mais aussi savoir en quoi le Sénat français pouvait faciliter la transition démocratique en Birmanie", a-t-on indiqué de source parlementaire à l'issue de l'entretien.  Mme Aung San Suu Kyi, pour sa part, a notamment évoqué "l'idée d'une coopération parlementaire que pourrait organiser le Sénat".

 

En fin d'après midi, l'ancienne prisonnière birmane s'est rendue dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne. Durant plus d'une heure, elle a répondu aux questions de 1 400 étudiants français réunis qui lui firent un accueil particulièrement chaleureux. Les échanges ont porté sur la situation politique en Birmanie: "Je n'ai jamais pensé à punir les militaires, déclare l'ancienne prisonnière de la junte, je n'y pense que quand d'autres se mettent à en parler. Car ce pourquoi nous avons combattu, ce n'est pas pour punir, c'est pour améliorer la vie des gens. Il ne s'agit pas de punir, je n'ai jamais éprouvé le désir de vengeance. Je reconnais le fait que, parmi ceux qui ont  plus souffert que moi, certains peuvent ressentir le besoin de voir les militaires traduits en justice. Mais je ne pense pas qu'il faille sacrifier l'avenir de notre pays simplement par soif de vengeance. Mais il faut qu'il y ait réconciliation". Discours qui en a séduit beaucoup à en juger les salves d'applaudissements... "La prochaine étape, c'est maintenant", affirme Aung San Suu Kyi, qui se voit tout à fait dans le rôle de future dirigeante de la Birmanie: "Bien sûr, j'y pense. Ce serait si stupide de ma part de ne pas y penser alors qu'on n'arrête pas de me le demander".

photo-4.jpg                        A la Sorbonne

Samedi 29 et dernier jour de sa visite à Paris, Aung San Suu Kyi  s’est rendue au  musée du Louvre où elle fut accueillie par la  Ministre de la culture Mme Aurélie Filippetti . De nombreux touristes qui visitaient  alors le musée, la reconnaissant l'ont applaudie : "C'est une belle visite, je n’ai tout simplement pas pu rester plus longtemps. Je vais devoir revenir en France à nouveau, et pas seulement pour quelques jours. Ce n’est pas une façon de visiter la France. J’ai besoin de quelques mois... ». De son coté Aurélie Filippeti, ministre de la Culture a déclaré: «Elle est une femme exceptionnelle dans un environnement exceptionnel qui est le  Louvre. Avec la  visite d'hier du musée d'Orsay, ce sont les deux seuls musées qu'elle a réussi à visiter lors de son voyage à l'étranger. Son premier voyage en 25 ans, je suis heureuse qu'elle ait choisi Paris et la France et le Louvre et le musée d'Orsay. Cette visite culturelle met un terme à une tournée de dix neuf  jours.

  

louvre_galleryphoto_paysage_std.jpg                         Au Musée du Louvre accompagnée d'Aurélie Philippetti, ministre de la Culture   

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 08:04

CARAVANE DES INDIGNES DU NUCLEAIRE...

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Organisée par des Indignés du nucléaire de plus en plus inquiets du silence médiatique et politique de ce qui se passe réellement à Fukushima et au Japon, cette caravane à vélo a pour objectifs : 

  • ·     De réveiller le souvenir des résistances à la déraison nucléaire (Plogoff, Erdeven, Le Pellerin-Le Carnet, Wyhl (Allemagne). En ce qui concerne le trajet de la Caravane (il me semble que le projet de centrale à Champtocé-Ingrandes (Pays de la Loire) a été oublié comme résistance victorieuse… c’est ce projet avorté qui quelques années plus tard se pose au Pellerin-Le Carnet).
  •       Exiger une date très prochaine pour le débat sur l’énergie promis par le Candidat Hollande et qu’il soit d’une durée suffisante pour tirer les enseignements des catastrophes nucléaires, et en particulier celles de Mayak, Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima,
  • ·     Réclamer un dorlotement exceptionnel de tous les salariés des centrales nucléaires, y compris bien évidemment les intérimaires à tous les niveaux de la hiérarchie afin de maintenir à leur niveau le plus bas les risques d’accident,
  • ·     Et fixer la date de fermeture de la centrale de Fessenheim.

Partie le 5 Août de Plogoff dans le Finistère la caravane s’est présentée le 25 Août vers 17h à Dampierre-en-Burly (Loiret). Je l’ai rejoint en tant qu’élu Vert et antinucléaire convaincu à son arrivée à Belleville (Cher) le 26 à 17h. C’est environ une quinzaine de cyclistes qui sont arrivés au pied de la centrale, accueillis par une vingtaine de personnes qui n’avaient pas pu suivre à vélo : musique, quelques pas de danse, un coup à boire et des P1340854.JPGgalettes produites à Fukushima (une spécialité locale) apportées du Japon par la sœur japonaise d’une potière du Pays du Soleil Levant installée à Sancerre dans le Cher.

 

C’est sous les jumelles et les appareils photos des gardes de la centrale et de la proximité de gendarmes débonnaires que des discussions se sont engagées entre les participants. La Caravane se veut festive avec des chanteurs, compteurs et artistes de rue. Ecriture d’un feuilleton quotidien et peut-être d’une vidéo, l’idée étant de susciter l’intérêt du plus grand nombre de sites et blogs spécialisés tout en, si possible, mobilisant les médias traditionnels régionaux et qui sait nationaux. Le slogan du jour était «Vélos inactifs ce matin, radioactifs ce soir». Dans les discussions entre les présents, références nombreuses à la révolution des hortensias qui se déroule actuellement au Japon (voir les manifestations successives à Tokyo, mobilisant de 170 000 à 200 000 manifestants)…Ils arriveront à Fessenheim (Haut-Rhin) le 8 septembre.

 

 

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ANTI NUCLEAIRE OUI, MAIS PROPOS ET RUMEURS POPULISTES 

Une action pleine de bonne volonté et de courage, je n'en doute pas, mais dont le discours et surtout les écrits ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ainsi dans le texte introductif -le manifeste de la Caravane ?- que je ne publierai pas pour les multiples jugements sommaires, le caractère sentencieux, les approximations de toutes natures, les amalgames de toutes sortes auxquels s'ajoute un manque de rigeur et finalement l'incroyable immodestie qui ressort de sa lecture. Un texte populiste que je n'accepte pas. J'espère que le "feuilleton quotidien" sera d'un autre niveau.

 

D’abord je ne trouve pas judicieux de faire des comparaisons entre des régions aussi différentes que la Bretagne et celle du Centre. La Bretagne a des marqueurs identitaires et culturelles forts qui expliquent cette résistance (à l’exception de Brennilis). Ensuite, sincèrement je ne crois pas de bon aloi de prendre les gens de haut avec beaucoup de suffisance, par exemple, en traitant les ligériens (habitants du Val de Loire) d’inféodés à la fée électricité en des termes méprisants comme si les autres Français n'étaient pas dans la même situation. On ne P1340468.JPGconvainc pas les gens et surtout on s’interdit toute discussion avec eux en commençant par les mépriser ou encore en les culpabilisant. Par ailleurs ont été oubliees les luttes menées le long de la Loire contre le nucléaire dès 1972, en particulier l’opération « Loire échaudée » menée par le Mouvement Pollution-Non et différents groupes antinucléaires, plus tard et jusqu'à ce jour des Verts, de la création en 1990 de l'Association pour le Contrôle et l'Information sur la Radioactivité (ACIRAD-Centre) basée à Orléans, de même que plus tard autour du Comité Stop Belleville Stop Dampierre et bien d’autres comités locaux citoyens. Sans doute le succès n’a pas été au rendez-vous à l'exemple de l'ensemble des sites implantés dans d’autres régions ce qui n’empêche qu’un certain nombre d’entre nous sommes toujours de tous les rendez-vous pour manifester notre opposition à ce type d’énergie et d’installations. Pourquoi vouloir « dorloter » les travailleurs du nucléaire? ne s'agit-il pas plutôt que leurs conditions de travail soient conformes à leurs missions et que leurs droits soient respectés à la lettre et particulièrement autour de la prévention de leur santé avec une reconnaissance officielle de maladies professionnelles.

 

Pourquoi comparer la France au Japon ? Si aujourd’hui celui-ci mobilise autant, c’est qu’il est touché de plein fouet par un accident majeur. Qu’en était-il de la mobilisation antinucléaire au Japon avant cet accident ?  A peu près la même qu'ici aujourd'hui. On ne peut pas comparer la France qui jusqu’alors a échappé à une telle catastrophe (qui n’arrive qu’aux autres...) au Japon. Pour autant, je ne souhaite pas un accident sur notre territoire rien que pour obtenir cette mobilisation générale tant espérée depuis quatre décennies. De la même façon, je ne trouve pas juste ni conforme à la réalité de désigner Europe-Ecologie les Verts de traîtres, comme j’ai eu le désagrément de l’entendre de la part de quelques participants (heureusement pas tous). C’est quoi çà. Je m’indigne devant de tels propos et rumeurs. Sous des formes différentes, y compris autour des alternatives énergétiques, le problème du nucléaire ne cesse d’être posé par les membres de ce Parti mais aussi par bien d’autres citoyens non encartés. Pour ma part je n’oublie pas l’arrêt du surgénérateur Superphénix qui était unnumerisation0504.jpg "gros morceau" et qui fut obtenu en 1997 grâce à un accord politique entre les Verts et le Gouvernement Jospin. Certes, ce n’est pas suffisant peut-on toujours dire, mais quand on prétend que la Caravane à vélo "tape dans le dur", il faut être juste et avoir la modestie des résultats obtenus.

 

Je ne trouve pas très intéressant cette surenchère qui consiste à désigner les bons antinucléaires des autres. Pour ma part je considère que chacun agit là où il se trouve à pieds, à cheval, en vélo ou autrement en fonction de ses responsabilités, de sa citoyenneté et en choisissant sa méthode d’engagement. Pas plus que la révolte, l’indignation n’est la propriété de personne, et ce ne sont pas des marques déposées. Dernier point pour aujourd’hui, l’indignation n’exclue nullement la responsabilité et la rigueur dans les arguments. Attention, je ne considère pas que tous les participants sont concernés par ce que j'écris. Seuls sont concernés ceux qui ont écrit le "manifeste" ou qui ont tenu des propos hors sujet.

 

Sur ce sujet, et ces manières de faire et de dire, j’aurais beaucoup de choses à exprimer… peut-être un jour. En attendant, bonne route à la Caravane et sans rancune... 

 

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LEGENDES DES PHOTOS DE HAUT EN BAS

La centrale nucléaire de Belleville,

La soeur japonnaise habitant au Japon de Machiko potière-

céramiste à Sancerre (Cher),

Sous les jumelles des gardes de la centrale,

Arrivée des cyclistes de la Caravanne,

"Loire échaudée 1" document de 1973 du Mouvement

Pollution Non-Loiret (Dampierre en Burly),

Trois des participants à la journée,

Un journal japonnais relatant les impressionantes manifestations anti-nucléaires au Japon,

Papier d'emballage des galettes de Fukushima,

Lucien Petit, animateur du Collectif Stop Belleville-Stop Dampierre,

Trois participantes de la Caravane,

Machiko, japonnaise potière-céramiste à Sancerre dans le Cher,

 

Ci-dessous,

Arrivée du peloton,

Extrait d'un article de Nouvelle République Maine et Loire du 30/04/1973 concernant le Mouvement Pollution Non Angevin à propos du nucléaire.

 

Photos JLB 

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 19:56

TRANSPORTS SCOLAIRES :

ABOLITION DE LA GRATUITE

ABANDON DE MISSION DE SERVICE PUBLIC…

Incroyable évaporation des obligations de qualité de services publiques dans le département du Loiret qui désormais organise une discrimination entre les territoires dont il est en charge. Les nouvelles victimes du président du Conseil Général, Eric Doligé (sénateur) sont les jeunes scolaires ruraux, leurs familles, les communes ou encore les communautés de communes.

Quel recul... 

 

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                   Photo JLB

En France, l’instruction a été rendue obligatoire pour les enfants des deux sexes par une succession de lois : loi Ferry (1882), loi initiée par Jean Zay (1936), l’ordonnance de Charles de Gaulle qui porte la scolarité jusqu’à 16 ans (1959). Cette obligation scolaire gratuite s’impose à tous les parents en ce qui concerne les établissements publics.

 

En votant l’abolition de la gratuité des transports scolaires, Eric Doligé, Président du Conseil Général du Loiret, porte non seulement atteinte à cette obligation scolaire républicaine gratuite mais aussi un très mauvais coup particulièrement aux territoires ruraux et à leurs habitants. De plus, la disparition de cette gratuité de service public accentue la discrimination territoriale entre les aires urbaines et rurales. Ainsi les élèves du primaire, des collèges et des lycées des zones urbaines proches de leurs établissements sont favorisés en termes de déplacement.

 

L’organisation des écoles en Regroupement pédagogique intercommunal (RPI), par une redistribution des établissements scolaires entre différentes communes obligeant ainsi à des déplacements des élèves, n’est pas une revendication des populations. L’Education nationale avait alors garanti « que les transports seraient gratuits ! ». Promesse non tenue par le vote du Conseil Général !  La puissance publique ne tiendrait-elle pas ses engagements et son rôle.

 

En demandant une participation familiale de 200 euros/an pour un lycéen, 120 euros pour un collégien et 80 euros pour un écolier, il est clair que les familles à bas revenus auront des difficultés pour s’acquitter de cette nouvelle charge payable en seulement deux fois l’an. Lorsque l’on connait la pauvreté de l’ensemble des communes du Gâtinais et de l’Est Loiret en général, on s’interroge sur la connaissance réelle du territoire et de ses habitants par le Conseil Général qui considère que les familles en difficulté devront se tourner vers les services sociaux comme les centres communaux d’action sociale.

 

Tant sur le fond que sur la forme Europe Ecologie-Les Verts du Gâtinais condamnent cette décision du Conseil Général et dénoncent le transfert de ses responsabilités vers des collectivités sans transfert de moyens.

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                                    Il faut lire: Jean-Luc Burgunder conseiller municipal de Montargis

                                    Eclaireur du Gâtinais du 12 juillet 2012  

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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 12:32

ANIS, ADIEU MON AMI... 

Ce vendredi 20 juillet, c'est le ciel qui versait les milliers de larmes que nous contenions dans nos coeurs serrés de chagrin et de révolte. J'ai entamé le chemin de la marche blanche, rose à la main : jeunes, enfants, femmes avec bébés dans leur poussette, hommes dans un cortège silencieux aux couleurs bigarrées, tous unis dans la même douleur.

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                         Photo: République du Centre  La marche blanche le 20 juillet 2012

 

Combien de fois nous sommes-nous croisés au tabac de la Chaussée sans nous connaître vraiment, bonjour, sourire et gentillesse.

 

Je pense à tes parents, ta famille, tes amis et à tous ceux qui continueront de t'aimer et de te porter en leur coeur.

 

Samedi matin, une montgolfière multicolore flottait doucement dans l'air doux sur fond de ciel bleu.

 

Anis a été assassiné à coups de ciseaux reçu à la gorge et à l'abdomen au Centre commercial de la Chaussée le mardi 17 juillet à 9h30... à la veille de ses 22 jeunes printemps.

 

Maintenant, il repose en paix en Tunisie.

 

Sylvie BURGUNDER

P1290468.JPG                         Photo;JLB

CHOC...

Dans un pays en paix, hormis l'accident, rien ne peut expliquer que l'on meure à 22 ans. Rien, je dis bien rien. Tout être vivant n'a qu'une vie, une seule... C'est précieux et raison de plus pour la respecter. Choc, désarroi,  incompréhension, injustice, rage, tristesse, désolation, colère autant de sentiments parfois contradictoires me traversent depuis l'acte irrémédiable qui a privé Anis de la vie, de sa vie. C'est insupportable qu'un jeune homme de 22ans à un jour près, la perde un matin ordinaire sans crier gare à coups de ciseaux. C'est l'horreur, en un instant  tout bascule et la vie s'évanouit et s'efface au fil du sang qui s'écoule du corps blessé. Anis n'est plus et sa disparition renvoie chacun à son malaise.  

 

Et toi l'assassin, oui assasin qui du haut de tes 20 ans a retiré la vie à un autre jeune sans lui laisser la moindre chance, tu réalises ? Tu es vivant, mais qu'est-ce qui à tes yeux a bien pu condamner à mort Anis ? Il va falloir payer ta dette à la société, même si au bout du bout cela ne fera pas revenir à la vie celui que tu as supprimé. Reste que non seulement tu as tué mais plongé toute sa famille dans quelque chose d'irréparable, je n'oublie pas non plus les tiens et le désarroi dans lequel tu les a mis et qui ce soir ne comprennent toujours pas le pourquoi du comment.de ton acte P1290466.JPGet qui irrémédiablement va changer leur existence bien malgré eux. Bien mauvais départ pour toi pour vivre ta vie dans ce bouleversement que tu as créé.

 

Même si quelques incivilités existent selon les périodes, à Montargis, le quartier de la Chaussée (c'est le quartier dans lequel  j'ai toujours vécu) et son Centre commercial ne sont pas Chicago, si bien que ce crime a surpris et choqué tout le monde. Anis nous ne t'oublierons pas. Là bas sur place à l'instant de nos courses nous aurons toujours une pensée pour toi

 

Jean-Luc BURGUNDER  

 

 

 

Photos:JLBP1290471.JPG

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20 juillet 2012 5 20 /07 /juillet /2012 08:08
L'APRES NOVEMBRE 2006
Depuis ce jour de novembre 2006 et de mon entretien avec l'ambassadeur de Birmanie (voir sur ce blog le texte paru le 7 juillet 2012), mon attention sur la situation politique dans ce pays et particulièrement le traitement infligé à madame Aung San Suu KYi et à l'ensemble de l'opposition par la junte militaire, s'est faite pour moi plus aiguë. Passé ce jour qu'en fut-il de la suite ?   
 
En mai 2007, le régime militaire birman une nouvelle fois prolonge d'un an l'assignation à résidence d'Aung San Suu Kyi. La même année en septembre , elle sort de sa résidence surveillée pour soutenir les moines bouddhistes qui manifestent depuis plusieurs jours contre la junte militaire. Cela lui vaut d'être emprisonnée deux jours plus tard puis replacée en résidence surveillée. En mai 2008, sans procès, l'assignation est prolongée d'un an, ce qui porte à sept années cette condamnation à résidence forcée. Son état de santé se dégrade et inquiète son assistance médicale, ce qui n'empêche la junte de la placer en mai 2009, à quelques jours de sa libération, en détention article 1505-MON10-SANSUUKYIaccusée d’activité subversive. Au mois d'août elle est condamnée à 18 mois de prison. En fait, il s'agit d'évincer 
Aung San Suu Kyi de toute participation aux premières élections législatives depuis vingt ans prévues en 2010. La Malaisie en appelle à l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), vous savez ceux de la délégation rencontrée en 2006 au Conseil régional, et l' Union Européenne menace la junte de sanctions. 
 
Dans ce contexte, son parti, la Ligue nationale pour la démocratie lance un boycott des élections législatives de 2010 les premières depuis sa victoire. La participation est faible. C'est le 13 novembre de cette même année soit six jours après ce scrutin qu'est levée par la junte l'assignation à résidence surveillée de Daw Aung San Suu Kyi. Elle est autorisée à se déplacer librement dans la capitale.
 
Le 4 février 2011, le premier ministre depuis 2007, Thein Sein,  succède à Than Shwe à la tête de l'État et est élu par le parlement 8ème Président de la République le 30 mars. Peu après , la junte militaire est dissoute et le général Than Shwe quitte officiellement la scène politique. Début juillet Aung San Suu Kyi sort pour la première fois de l'ancienne capitale Rangoun. Courant août, elle est invitée dans la (nouvelle) capitale Naypyidaw à rencontrer le président Thein Sein. Elle décide  de soutenir l'ouverture engagée par le pouvoir, laquelle comprend notamment la libération de nombreux prisonniers, le retour d'exilés...

 

Ayant été autorisée à se présenter aux élections législatives partielles de 2012, le 1er avril son parti  La Ligue nationale pour la démocratie (LND) remporte très largement le scrutin avec au moins 43 des 45 sièges à pourvoir. Pour sa part, en devenant députée Aung San Suu Kyi  obtient  son premier mandat officiel. Toutefois, le parti reste très minoritaire dans une chambre basse qui compte 435 sièges. Les prochaines élections générales ne sont prévues que pour 2015. La toute nouvelle députée Aung San Suu Kyi a refusé de prêter serment sur la Constitution à la date prévue (23 avril 2012). Elle acceptera finalement de le faire le 2 mai dernier.

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Le 30 mai 2012 pour la première fois depuis...28 ans Madame Aung San Suu Kyi  a franchi les frontières de son pays pour six jours en Thaïlande où elle a assisté au Forum économique mondial sur l'Asie de l'Est. Par ailleurs à Bangkok et dans le camp de Mae La, elle a rencontré de nombreux réfugiés Birmans et Karens.

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A suivre avec le voyage en Europe du 13 au 30 juin 2012.

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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2012-08-06 Bretagne 5 022