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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 11:35

UN JOUR PAS COMME LES AUTRES...

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Deux ans, deux ans déjà que la triple catastrophe (séïsme, tsunami, catastrophe nucléaire) a frappé le Japon. Comment ne pas se souvenir et ne pas être solidaire de nos amis japonais, dont beaucoup aujourd'hui encore sont en grande souffrance. Trop d'incertitudes, trop de silences, trop de mensonges favorisent ce mal être d'une société culturellement stoïque, mais humaine. Ce lundi 11 mars à 14h46 à l'heure exacte du début de ce séïsme surpuissant, sirènes et cornes de brume ont retenti et tout le Japon s'est figé pour se souvenir et se concentrer sur l'immense chantier hérité de cette catastrophe.  

 

Mémoire solidaire avec les japonais 

Au nord-est du Japon ce matin-là du11 mars 2011 personne n'imaginait le soir. Une journée ordinaire que chacune et chacun s'applique à vivre au mieux, et dans son activité et dans sa vie personnelle. Ainsi au quotidien, il y a beaucoup d'automatismes dans le fonctionnement de chacun. La journée se déroulait normalement, lorsqu' à 14h 46 mn (6h 46mn en France) tout bascule. Un séisme surpuissant d'une magnitude de 9,0 se produit à 130 km au large de l'est de Sendaï, chef-lieu de la préfecture de Miyagi à environ 300 km au nord-est de Tokyo faisant violemment tanguer ses immeubles. Ce séïsme dévastateur a été ressenti jusqu'à Pékin. Il a duré entre deux et trois minutes. Moins d'une heure plus tard c'est un tsunami qui ravage le littoral nipon sur 600 km de côtes et parfois jusqu'à 10 km à l'intérieur des terres. Une vague gigantesque de 20 à 30 mètres de haut par endroit, emporte toute vie  en détruisant partiellement ou totalement  villes avec habitations, écoles, usines, installations portuaires, infrastructures routières ou ferroviaires.

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"Etat d'urgence nucléaire"

Sous le choc du séisme, à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (220 km au nord-est de Tokyo), les systèmes de refroidissement tombent en panne semble-il avant le raz-de-marée.  A 15 h30 une vague de 15 m de haut submerge le mur de protection de 5,70 m que Tepco la société exploitante avait édifié comme protection. Sans refroidissement le réacteur n°1 chauffe et avant 20h les barres de combustible fondent, c'est l'escalade vers un accident majeur comme celui de Tchernobyl  25 ans plus tôt. Le 11 mars à 19h 03, le gouvernement japonais déclare "l'état d'urgence nucléaire" pour le pays.

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Le même jour, ce sont 56 répliques dont plusieurs de magnitudes 6, et dans les jours et les mois qui suivent, elles seront très nombreuses dont l'une supérieure à 7. Si les tremblements de terre à eux seuls ont provoqué peu de victimes par la qualité des constructions antisismiques japonaises,  le tsunami et ses conséquences sont à l'origine de plus de 90% des morts et disparus. Dans le désordre immédiat de l'après catastrophe le total des victimes est estimé à 25000 morts, on relève 6000 blessés.  Le 6 juin 2012, la police japonaise a ramené ces chiffres à la baisse.15.861 personnes décédées sont comptabilisées, 3.018 sont encore portées disparues sans que leur corps ait été retrouvé, soit un total de 18 879 victimes. Par ailleurs, plusieurs centaines de dépouilles, dont les états ne permettent que difficilement toute reconnaissance, restent anonymes dans des morgues.

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315 000 personnes toujours déplacées

Certaines zones restent inabitables et aujourd'hui, ce sont 341 500 personnes qui sont déplacées et réparties sur l'ensemble du territoire, et nombre de ces réfugiés ne reviendront jamais dans leur logement détruit par le tsunami. De plus, la plupart des dizaines de milliers de personnes évacuées après l'accident nucléaire n'ont pu regagner leur domicile. N'oublions pas qu'entre les 11 et 12 mars, le rayon de la zone à évacuer autour de la centrale a été porté successivement de 2 km à 3, puis 10 et enfin 20 km soit 140 000 personnes auxquelles il faut rajouter les animaux d'élevage abandonnés à eux-mêmes (10 000 bovins, 30 000 porcs et 600 000 poulets). En mai 2011 le gouvernement demande leur abattage contre indemnisation.  Ces 315.000 réfugiés demeurent en habitat provisoire, chez des proches ou coupés de leurs familles dans des logements temporaires bâtis à la hâte.  

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Même si des moyens importants (plus de 150 milliards d'euros) pour rebâtir les zones détruites ont été mobilisés, même  si les routes ont été goudronnées et les poteaux électriques replantés et que peu à peu la vie reprend autour de la reconstruction, nombre de secteurs restent à l'abandon et certains littoraux demeurent couverts par des montagnes de débris entassés suite à la vague. Moins de la moitié des 17 millions de tonnes de détritus ont été incinérés ou stockés en décharches ce qui laisse un sentiment d'abandon à ces populations de réfugiés vivant dans des conditions précaires et difficiles. Cette histoire est loin d'être terminée pour ces japonais, qui dans une grande dignité, restent profondemment traumatisés par l'ampleur de la catastrophe et dont les conséquences sont encore loin d'être totalement mesurées (suicides, maladies, hausse des troubles mentaux particulièrement dans le secteur de Fukushima, grossissement des enfants confinés, séparations, pollutions, retombées sur les productions agricoles locales... avec leurs retombées économiques...).   Si les radiations de Fukushima Daiichi n'ont tué personne à ce jour, le stress et les difficultés de tous ordres engendrés par la triple catastrophe (séïsme, tsunami, accident nucléaire) ont coûté depuis la vie à plus de 2.300 survivants, d'après des enquêtes officielles.

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Silence on irradie

Le 14 mars 2011 à 16 h 58, TEPCO confirme une fusion en cours dans les réacteurs 1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima Daiichi pour une situation placée au niveau 7, la plus élevée sur l'échelle internationale des évènements nucléaires (INES) des accidents nucléaires et radiologiques soit l'équivalent de Tchernobyl.  N'oublions pas que les réacteurs 4, 5 et 6 connaissent des dégâts importants. Depuis décembre 2011, TEPCO considère la phase critique de l'accident comme terminée, sauf qu'elle ne l'est pas et que sur la  question sanitaire bien des questions posées restent sans réponses de la part de l'exploitant qui pratique le non-dit et la désinformation. Par exemple, Tepco n'a toujours pas remis les données sur les doses de rayonnements auxquelles ont été exposés quelque 20 000 travailleurs du complexe nucléaire ravagé. Aujourd'hui, deux ans après, la thyroïde des enfants de Fukushima (40% sur les 100 000 qui ont subi une échographie) présente des anomalies.

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L'OMS absente du Japon

L'omerta est exercée au plus haut niveau. Pour en être persuadé, il suffit de lire le premier rapport d'estimations de l'OMS de 172 pages des risques de cancers attribuables aux radiations dans la préfecture de Fukushima, sur l'ensemble du pays et en dehors du Japon. Finalement, c'est comme pour Terchnobyl circulez il n'y a rien à voir, sauf peut-être  pour les personnes vivant dans les zones les plus exposées de la préfecture de Fukushima, les travailleurs de la centrale et les travailleurs d'urgence exposés pendant les opérations de sauvetage ont un risque de cancer plus élevé.  Mais quoi d'étonnant lorsque l'on sait que l'Organisation Mondiale de la Santé dont le but est la santé publique dans le monde est liée par l'accord WHA 12-40, signé en 1956 à l'Agence internationle de l'énergie atomique (AIEA) dont la mision est le développement du nucléaire civil.  Pour fournir des chiffres, il faut faire des travaux et l’OMS n’en a pas fait. L’OMS ne peut que répéter les chiffres que lui donne l’AIEA. Autant de sujets angoissants pour les populations concernées, mais aussi pour tous les peuples de la planète.

Cet accord entre OMS et AIEA d'une part et le nucléaire à Fukushima feront l'objet d'autres interventions sur ce blog.

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:46

FEMMES DU MONDE... RESPECT A VOUS TOUTES 

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Les femmes ne sont pas forcément meilleures que les hommes, mais sincèrement, je n'ai jamais admis les discriminations et les maltraitances dont elles sont l'objet au quotidien. C'est qui les femmes ?  ma mère, ma soeur, ma compagne, ma fille, mes amies.et amours, toutes ces femmes que j'aime. alors pour moi, il n'y a jamais eu de doute. Dans nos différences nous sommes égaux. La question ne devrait même pas se poser... Hélas si...

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En France, un viol est commis toutes les huit minutes et seulement une plainte sur dix. Trop dur d'en parler et d'entendre !

Felicity-Ingram.jpgOù est la place des femmes  dans les trois religions monothéistes, où seuls des hommes parlent au nom des dieux. C'est commode pour dominer. ET SI DIEU ETAIT UNE FEMME ?

Indonesia-2009.jpg531198_426331957405534_2047973287_n.jpgN'oublions pas les deux Pussy Riot condamnées à deux ans de camp de détention par la justice du tricheur Poutine. Que les artistes français se sont fait discrets pour ne pas dire qu'ils ont fermé leur gueule. Pas même indignés comme l'incitait un certain Stéphane Hessel.

AFP_121012_de4b7_malala-yousufzai-pakistan_sn635.jpgSoutenons Malala Yousufzaï Pakistanaise de15 ans, qui depuis l'âge de 11 ans milite pour l'éducation des filles. Les talibans ont décidé de la tuer au prétexte qu'éducation égale Occident. Seuls les hommes peuvent espérer y accéder. Le 9 octobre 2012, un tir la blesse à la tête. Elle a survécu et aujourd'hui est bien décidée à poursuivre son combat. Toutes les filles de la planète doivent avoir accès à l'éducation au même titre que les garçons.

Le 27 décembre dernier, une jeune étudiante indienne a été victime d'un viol collectif d'une violence absolue dans un bus alors qu'elle était accompagnée de son fiancé. Après avoir tenté de l'écraser, elle est décédée deux jours Elle avait 23 ans Indeplus tard. Et ce n'est pas un cas isolé. Ces viols collectifs sont un sport national, et le premier ministre indien a reconnu que les violences contre les femmmes sont "un problème" significatif en Inde où près de 90% des 256 329 crimes violents enregistrés en 2011 ont une ou des femmes pour victime(s), selon les chiffres officiels. Manmohan Singh s'est engagé à mieux protéger les femmes contre les crimes sexuels et a souhaité des peines plus sévères pour leurs auteurs. Il serait temps !

Que dire du viol systématique pratiqué dans tous les conflits sur la planète, pour humilier et détruire ! 

 

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Le constat c'est bien, l'action c'est mieux. Il n'y a pas une minute à perdre, à tous les niveaux,  normalisons l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines afin que ma mère, ma soeur, ma compagne, ma fille, mes amies et amours, soient reconnues et respectées au même titre que les hommes. Ainsi, il n'y aura plus besoin d'une fête spécifique dédiée à la femme. Allez au boulot ...

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Société
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 15:35

(1er épisode)

DE FESSENHEIM A BUGEY...

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Une chaîne est composée de maillons. Aussi, pour vous mettre en bouche juste avant de participer à celle du 9 mars prochain à Paris, je vous propose sur plusieurs articles l’histoire de tous les maillons anti-nucléaires qui la composent depuis 1971.

 

Pour moi cette chaîne du 9 mars est le maillon le plus récent de la déjà longue chaîne anti-nucléaire française qui débute dès les années 60, c'est-à-dire avant-même le programme de construction du parc des centrales actuelles. C'est autour de celui-ci que l'action anti-nucléaire se structure en France. Cette chaîne militante débute avec Jean Pignero et le docteur Pierre Pizon qui l'un et l'autre créent dans les années 60 l'Association pour la Protection contre les Rayonnements Ionisants (APRI). Qui est longtemps la principale source d'information pour le plus grand nombre de personnes autour d'un nucléaire aux effets multiples hautement improbables.  En 1970, les adhérents de l'APRI sortent de la seule information pour la protection desnumérisation0791 rayonnements ionisants et passent à l'action anti nucléaire.

 

En juillet de cette année, l'autorisation de construction du projet d'une centrale nucléaire à Fessenheim est décidée par un conseil interministériel sous De Gaulle le 7 novembre 1967.  Deux initiatives: l'une autour de Jean-Jacques Rettig, son épouse et un groupe d'amis, tous d'Alsace, interpellent le ministre de l'Industrie, l'autre autour d'Esther Peter-Davis (américaine, traductrice scientifique) épouse de Garry Davis (fondateur du mouvement des "Citoyens du Monde") et d'un groupe d'amis habitant également en Alsace publient une brochure: "Fessenheim, vie ou mort de l'Alsace".  Les deux initiatives  se rejoignent et créent le premier comité antinucléaire français: le Comité de sauvegarde de Fessenheim et de la plaine du Rhin (CSFR).

 

Le CSFR affiche clairement une dimension régionale et transfrontalière. L'opposition à la construction de la centrale s'opère sans violence. Lanza del Vasto et plusieurs compagnons de l’Arche sont présents. L'idée est de s'engager auprès de l'opinion publique afin de la sensibiliser à une conception  "plus saine et plus humaine du progrès». Jean Pignero appelle de suite à soutenir le CSFR, Grothendieck  du Mouvement Survivre, prend contact avec Pignero. Beaucoup d'activités et de rencontres entre différents groupes et personnes s'opèrent autour du CSFR et de son opposition au projet de la centrale de Fessenheim. Jean Pignero précise" le danger de Fessenheim sera celui de Bugey 1 pour la région lyonnaise, de Saint-Laurent-des eaux 2 pour la Loire et de Golfech pour la Garonne".

 

A son tour entre en scène Pierre Fournier, celui qui depuis 1969 sévit dans les colonnes d' Hara-Kiri-hebdo et de Charlie-hebdo,  (tirage 150 000 exemplaires). Ses chroniques et dessins d'une lucidité redoutable posent les fondements numérisation0790de l'engagement écologiste et du mouvement qui l'accompagne. Il met en mots, en illustrations et diffuse largement les idées de l'écologie qui se construisent autour de lui et de ses lecteurs. Adhérent de l'APRI, il soutient naturellement et sans réserve le CSFR. Ses articles donnent un élan militant alors que lui-même se défend de l'être. Néanmoins, son action dépasse largement les frontières des différents groupes constitués et provoque une interactivité entre sa production dans "le journal bête et méchant" et ses lecteurs.

 

L'année 70 voit apparaître plusieurs mouvements antinucléaires ou écologiques.  Autour d' Alain Hervé, journaliste au Nouvel Observateur se crée la branche française des « Amis de la Terre » soutenue par un important comité de parrainage où l'on retrouve Jean Dorst, Claude Levi-Strauss, le navigateur Bernard Moitessier, Théodore Monod, Jean Rostand..., « Survivre », fondé à l'université de Montréal par des mathématiciens d'horizons divers dont Grothendieck, professeur associé au Collège de France, le « Mouvement Pollution Non », créé à Montargis avec Sylvie ma compagne et des copains correspondants dans  plusieurs départements.

 

numérisation0284« Gueulez non de dieu ! »

 

Dans Charlie hebdo des 5  et 12 avril 1971,  Pierre Fournier relaie l'appel du CSFR à la manifestation organisée à Fessenheim. Le 12 avril, lundi de Pâques, elle regroupe 1100 personnes dont une majorité de jeunes, et le slogan "Plutôt actif aujourd'hui que radioactif demain" est apparu ce jour-là. Fessenheim est donc le premier maillon en France de la longue chaîne antinucléaire des rassemblements. A la même époque, se termine la construction du réacteur nucléaire de Bugey1 (Ain). Sous l'impulsion d'Emile Prémilieu et de quelques amis dont Martine Joly, se crée le Comité Bugey qui prend pour nom définitif "Comité d'information et de défense des cobayes récalcitrants", ce qui donne en raccourci Bugey-Cobayes.

 

Pierre Fournier, Jean Pignero sont de la partie et appellent à un rassemblement contre le réacteur de Saint Vulbas (Bugey 01). Pierre Fournier ne cesse de relayer et de proclamer "que la lutte antinucléaire n'est pas une fin enNouvelle image soit, mais un point de départ, et le rassemblement de Bugey doit être le "coup d'envoi" de la révolution écologique". Le rassemblement est prévu le 10 juillet 1971. Les comités et groupes français relaient l'appel sur l'ensemble du territoire, ce qui donne de 12 à 15000 personnes réunies pour la première fois en France. Même si la manifestation prévue non-violente, des accrochages ont lieu avec les CRS. Plus tard, Fournier écrit qu'à Bugey quelque chose est né voulant y voir  « l'acte de baptême de l'écologie de ce côté-ci de l'Atlantique". Bugey marque la naissance d'un mouvement antinucléaire d'une ampleur nationale voire européenne.

 

A la fin de l'été 71, douze groupes antinucléaires constitués ou en voie de constitution sont recensés. Au mois d'août, le projet de la centrale de Dampierre-en- Burly dans le Loiret est rendu public. A la fin des vacances, le Comité Bugey-cobayes informe que 180 personnes appellent à participer à une action non-violente "dure". Le sit-in annoncé face à la centrale de Saint-Vulbas débute le 4 septembre et dure jusqu'au 17 octobre, par roulement de 5 à 6 personnes présentes 24h/24 devant la centrale. C’est le premier sit-in antinucléaire civil en France, autre nouveau maillon de la chaîne antinucléaire.

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En haut, la cigogne du CSFR, à droite son autocollant sur fond bleu,

12 avril 1971, Fessenheim, dessin de Charlie-Hebdo du 26 avril 1971,

Logo de Bugey-Cobayes, dessin P. Fournier,

Couverture de Charlie-Hebdo du 12 juillet 1971, dessin de Reiser, texte P.Fournier,

Photo: marche de Bugey du 10 juillet 1971 par Christian Weiss,

Photo en bas à droite: Charlie Hebdo du 19 juillet 1971.

 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 10:47

Reprenons en main notre avenir énergétique, formons une grande chaîne humaine pour encercler les lieux de pouvoir !

 

Aurions-nous déjà oublié Fukushima ?

Démesurément dangereux et coûteux, le nucléaire soumet les humains et tous les êtres vivants à des pollutions et à une menace inacceptables. Hiroshima, Tchernobyl, Fukushima : aucune autre technologie n’a créé en si peu de temps des catastrophes si « durables ». Avec 58 réacteurs, le parc nucléaire français représente un risque majeur, pour nous et nos voisins européens. Attendrons-nous que la centrale de Nogent-sur-Seine, à 95 km de Paris, devienne le Fukushima français ?

Cette industrie met ses propres salariés en danger, des régions entières à travers le monde sont polluées par l’extraction de l’uranium, de surcroît la fameuse « indépendance énergétique » qu’elle promet est un mythe. Non seulement le nucléaire ne peut pas freiner le réchauffement climatique, mais il produit des milliers de tonnes de déchets toxiques ingérables et entretient des habitudes de consommation qui ne sont pas soutenables.

Déjà, de nombreux pays ont fait le choix de sortir du nucléaire, créant ainsi des centaines de milliers d’emplois. Nous n’avons pas besoin de prolonger la vie de nos centrales vieillissantes, ni d’en construire de nouvelles !

Une révolution énergétique, nécessaire et urgente, offre une formidable opportunité pour l’emploi, la santé et la démocratie. Le nucléaire a été imposé sans aucun débat ; mais imaginer de nouvelles manières de produire et consommer l’énergie, c’est l’affaire de tous !

Le 11 mars 2012, un an après la catastrophe de Fukushima, 60 000 personnes ont formé une immense chaîne humaine de Lyon à Avignon pour réclamer la sortie du nucléaire. Pour toute réponse, le nouveau président n’a promis que la fermeture hypothétique d’ici 2017 d’une seule centrale, Fessenheim. Continuons sur notre lancée pour obtenir une décision de sortie du nucléaire !

Le 9 mars 2013, rejoignez-nous à Paris lors de cet événement national pour mettre la pression sur les décideurs politiques et économiques. Alors que se prépare, avec un débat tronqué, une loi qui engagera notre pays dans des choix énergétiques fondamentaux, l’heure est à la mobilisation ! Face au pouvoir de l’argent,  aux mensonges de l’Etat et de l’industrie nucléaire, nous pouvons l’emporter par la force du nombre et de la détermination. Pour cela nous avons absolument besoin de vous !

Pour que cette chaîne soit la preuve vivante de notre volonté commune, pour rassembler de façon non-violente et conviviale toutes les personnes qui veulent une société sans nucléaire,

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En quoi consiste cette chaine ?

L’objectif est d’encercler symboliquement les différents lieux de pouvoir où se prennent les décisions concernant le nucléaire : Areva, EDF, les ministères, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire, etc.

Pour encercler l’ensemble de ces lieux, les participant-e-s sont invité-e-s à rejoindre l’un des 18 points de rassemblement, à partir desquels la chaîne se déploiera en plusieurs boucles.

Lors d’une chaîne humaine, les participants font la jonction d’un point géographique à un autre en se donnant la main. Il s’agit d’un événement non violent, auquel vous pouvez tout-te-s participer, quels que soient votre âge et vos capacités physiques ainsi que la raison pour laquelle vous voulez la sortie du nucléaire.

Le rendez-vous à chaque point de rassemblement a lieu à 13h30. Des animations et prises de paroles seront prévues avant le déploiement de la chaîne à 14h30. Pour connaître l’ensemble des lieux de pouvoir à encercler, des points de rassemblement, et savoir ce qui y est prévu, consultez le trajet de la chaine.

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Les distances entre chaque point de rassemblement ne dépasseront pas 5 km, donc les plus courageux pourront marcher 2 km pour rejoindre l’autre bout de la chaîne. Les moins mobiles ne pourront  marcher que quelques mètres et participer en restant sur place.

En choisissant votre point de rassemblement au préalable et en vous incrivant, vous facilitez la répartition des participant-e-s tout au long du trajet. Vous pourrez aussi recevoir les informations de dernière minute.

Après la chaîne, de 17h30 à 20h, nous vous donnons rendez-vous Place de la Bastille pour un concert de clôture. Ce moment convivial et collectif permettra de se rassembler et de marquer à la fois la commémoration de la catastrophe de Fukushima et notre désir joyeux d’une société sans nucléaire !

Coordination de la chaine humaine: Pour E.mail, voir à droite du blog dans la rubrique Liens.  

Tel: 06 61 19 27 50 

Les personnes du Gâtinais désireuses de participer à un voyage collectif peuvent nous contacter

au 02 38 93 45 03 ou 02 38 93 54 79 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 09:28

40 ANS APRES SA DISPARITION

 numérisation0789C'est le 15 février 1973 que Pierre Fournier, dessinateur et chroniqueur à Hara-Kiri et Charlie-Hebdo depuis 1969, fondateur en fin 1972 de la Gueule Ouverte "le journal qui annonce la fin du monde" , disparait à l'âge de 35 ans. Pour moi qui lui doit beaucoup, il était  impossible qu'en ce 40ème anniversaire je ne marque pas la date de sa disparition. L'annonce de sa mort brutale a couru le long des lignes téléphoniques (face book et email n'existaient pas) dès le vendredi 16. C'est Jean Pignero, fondateur de l'APRI (Association de protection contre les rayonnements ionisants), l'un des grands précurseurs de l'Ecologie en France, qui m'a confirmé la nouvelle. Il se trouve que nous étions lui et moi et d'autres, réunis chez Pierre à Annecy le 11 février pour faire le point sur la poursuite de la Gueule Ouverte qui en était à son 4ème numéro, soit quatre jours avant sa disparition. Le choc de son décès a été rudement ressenti.. De part son investissement à Charlie-Hebdo  tiré à 150000 exemplaires,  tribune importante, ce creuset fut le lieu de convergence de tous les écologistes français. Ce type inclassable et déjà partisan de la décroissance avait tout compris, rêvé du meilleur, pressenti le pire avec une sincérité, une éloquence et un courage qui laissent aujourd'hui songeur. Je crois important que tous les écologistes prennent connaissance de son travail et du rôle qui fut le sien durant 4 ans.

Aujourd'hui, je n'ai pas l'intention de revenir sur son histoire. Je me propose de le faire par épisodes dans le temps. Par contre, chacun peut se procurer un ouvrage que tous devraient avoir dans leur bibliothèque : FOURNIER, PRECURSEUR DE L'ECOLOGIE, par Patrick Gominet et Danielle Fournier (son épouse), livre paru fin 2011 Aux Editions Buchet Chastel , collection Les Cahiers dessinés dirigée par Frédérick Pajak. Je vousnumérisation0788 soumets des extraits de l'avant-propos écrit par le directeur de la collection.

"D'abord, Pierre Fournier est un dessinateur, viscéralement. Depuis l'enfance jusqu'à ses derniers jours. Il est aussi écrivain - ni romancier ni poète- , mais chroniqueur, "journaliste", polémiste, théoricien";(...) "Devenu dessinateur professionnel dans Hara-Kiri et Charlie-Hebdo, Fournier surgit là où on ne l'attend pas. Il surprend, choque, déconcerte. De quoi s'agit-il ? Faut-il rire ou s'attrister ? Faut-il regarder ou lire ses dessins ? Certaines pages sont remplies, voire saturées d'écriture : dialogues de comptoir, ruminations, réflexions."(...) "Très vite, le dessin ne lui suffit plus pour se faire entendre, il se met à écrire, écrire toujours plus" (...) "Ecrivain, il use d'un langage parlé qu'il ne parle pas lui-même, s'il parle doucement, il écrit toujours plus fort. Il hurle." (...) "En fait, il polémique, insulte, raisonne, argumente et théorise tout à la fois. Il n'écrit pas pour écrire : il a un "message" à délivrer, un "message écologiste et révolutionnaire". C'est une idée neuve, à l'époque irréaliste." (...) "Fournier est-il réactionnaire ? Révolutionnaire ?" (...) "Ce qu'il exprime, dans l'urgence hebdomaire, c'est son angoisse face à la démesure du progrès industriel dont il évalue les dangers, l'arrogance, l'irresponsabilité suicidaire. Il voit, il prévoit des désastres "écologiques" (...) "Son parti à lui : une écologie qui n'existe pas ou presque. Elle est à créer, selon lui elle nécessite une révolution mais une révolution profonde : une réinvention de la civilisation".

Son inffluence est considérable de par le tirage de Charlie-Hebdo. "Il a tout pour devenir le numérisation0787gourou de l'écologie, sauf qu'il n'a pas l'ambition de l'homme public et n'a aucune envie de jouer les tribuns. Profondemment honnête envers lui-même et envers les autres, il est réfractaire à toute gloire personnelle, à toute posture." (...) "Il s'est éloigné de Paris par "choix politique" : retourner à la campagne pour accorder sa vie avec ses idées". (...) "S'il avait pressenti des désastres, il avait aussi pressenti que le mouvement écologiste risquerait de se perdre dans la politique politicienne, dans des rivalités intestines, qui pourrait devenir un parti ordinaire, démagogique, versatile. Découvrir ou redécouvrir Fournier n'a donc rien d'inutile".

Personnellement je pense que sans l'existence et l'engagement journalistique de Pierre Fournier et de la mobilisation qu'il a provoquée, en 1974 René Dumont n'aurait jamais été sollicité par les écologistes pour les représenter lors de l'élection présidentielle. René qui ne s'est jamais revendiqué comme fondateur de l'écologie politique est un maillon entre Pierre Fournier et la suite.

(à suivre) 

Autoportrait de Pierre Fournier non daté

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Ecologie
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 09:01

TANT QU'ON N'A QUE

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A  OFFIR EN PARTAGE...

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Coup de coeur
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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 21:58

UN JOYEUX DETOURNEMENT DE MANIF

2012-11-09-Le-baiser-lesbien-Marseille-copie-1.jpg                         Photo:Gérard Julien - AFP

Ce qui m’a le plus amusé en ces temps de débats concernant le « Mariage pour Tous » fut incontestablement la provoc de Julia et Auriane, deux jeunes filles toutes deux hétérosexuelles. A Marseille le 23 octobre dernier, passant par hasard dans une manifestation anti-mariage, les slogans entendus ont provoqué chez elles une réaction pure et simple de solidarité envers les couples homosexuels. Prenant tous les manifestants de court, elles ont échangé un langoureux baiser durant une quinzaine de secondes devant des manifestants totalement scotchés.

Le photographe de l’AFP Gérard Julien a immortalisé la scène et la photo a fait le tour du web en quelques heures. Longtemps elle a continué de faire le buzz! Elle a été notamment retweetée près de 2500 fois et partagée sur Facebook à de nombreuses reprises. Ce fut un joyeux détournement de la manif. Julia en rigole toujours "Sur la photo, on voit toutes ces femmes en train d’ouvrir la bouche comme si on venait de faire un truc horrible! Pendant qu’on s’embrassait, elles étaient en train de crier: «Vous êtes dégueulasses! Vous êtes pas belles!»". Moi, je trouve que si, ce baiser est trop beau… C’était la meilleure réponse aux slogans agressifs et discriminatoires des anti-mariage homo. « On a voulu surtout les faire chier ! "

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LE VOTE SOLENNEL DE L'ASSEMBLEE NATIONALE

Les députés ont voté le mardi 12 février 2013 le projet de loi ouvrant le mariage aux couples homosexuels. Le texte a été approuvé par 329 voix pour, 229 contre et 10 abstentions. Sept députés n'ont pas pris part au vote et deux sièges sont actuellement vacants. Comme attendu, les députés d'Outre-mer, bien que très majoritairement à gauche, se sont retrouvé très divisés sur la question.

 

À l'UMP, comme ils l'avaient annoncé, Benoist Apparu et Franck Riester ont voté pour, tandis que, comme prévu, Nathalie Kosciusko-Morizet, Pierre Lellouche, Bruno Le Maire se sont abstenus, aux côtés de Nicole Ameline et Édouard Philippe.

Cinq UDI ont voté : Jean-Louis Borloo, Philippe Gomes, Yves Jégo, Sonia Lagarde et Jean-Christophe Lagarde. Les 25 autres centristes ont voté contre.

Quatre députés membres du groupe socialiste ou apparentés ont voté contre : Bernadette Laclais, Jérôme Lambert, Patrick Lebreton et Gabrielle Louis-Carabin. Cinq se sont abstenus : Ibrahim Aboubacar, Marie-François Bechtel, Jean-Luc Laurent, Jean-Philipe Mallé et Dominique Potier.

Neuf députés du Front de gauche sur dix ont approuvé le projet de loi, à l'exception de Patrice Carvalho. Mais aucun des élus d'Outre-mer qui cohabitent avec eux au sein du groupe de la Gauche démocrate et républicaine n'a soutenu le texte. De même, tous les radicaux de gauche ont voté pour le texte, mais deux élus d'Outre-mer membres du même groupe, le RRDP, ont voté contre.

Le seul groupe à avoir unanimement voté le texte est celui des écologistes,

les sept non-inscrits ont voté contre, dont Marion Maréchal-Le Pen et Gilbert Collard (FN), Nicolas Dupont-Aignan, Jacques Bompard et le MoDem Jean Lassalle.

Sur les 26 députés d'Outre-mer, 11 ont voté contre (notamment 3 Martiniquais du GDR, 2 Guadeloupéens PS et RRDP, 3 Polynésiens de l'UDI), 10 pour (dont 4 Réunionnais et 1 Mahorais du PS, 2 UDI de Nouvelle-Calédonie) et 1 s'est abstenu (1 Mahorais du PS). Quatre n'ont pas pris part au vote (2 de Guadeloupe dont la suppléante PS du ministre Victorin Lurel, 1 Guyanais et 1 Réunionnais, tous deux GDR).

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 09:04

L'ANNEE DU SERPENT

danse-dragons.jpgMontargis a une relation particulière avec la Chine. N'est-ce-pas après Paris la ville française la plus connue par les Chinois ? En 1920, la mère de René Dumont,  née Suzanne Brusque fut l'une des premières femmes agrégées en France nommée directrice du Collège du Chinchon. Le soir elle donne des cours de français aux jeunes chinois  parmi lesquels on retrouve Deng Xiaoping, Nie Rongzhen et Wang Ruofei, qui travaillent alors dans l'usine de caoutchouc Hutchinson à Châlette-sur-Loing à coté de Montargis. Depuis cette époque, Montargis est restée très chinoise. Hier, j'ai croisé en ville le cortège du nouvel an Chinois. Exceptionnellement je n'avais pas mon appareil photos sur moi, dommage le dragon était de la fête...

 

Si le serpent a mauvaise réputation en Occident, dans les pays asiatiques au contraire, il est réputé et souvent vénéré pour sa sagesse, sa sagacité et sa volonté. Sixième animal dans le zodiaque chinois, le serpent est le signe zodiacal de toutes les personnes nées en 1917, 1929, 1941, 1953, 1965, 1977, 1989, 2001 et, enfin, 2013-le Nouvel An chinois commençant ce 10 février. Les natifs de l’année du Serpent seraient des êtres patients, déterminés et philosophes. Ce sont de grands travailleurs à l’intelligence aiguë. Dans l’astrologie chinoise, le serpent est d’ailleurs associé traditionnellement à la sagesse, à la culture, à la créativité et aux arts. Le Serpent s'entend bien avec le Boeuf, le Dragon et la Chèvre. Il est en conflit avec le Tigre et le Cochon.                         

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                                                         Document: RTL.fr

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 10:28

CE N'EST PAS UN DEBAT FORMEL, MAIS DE FOND... 

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Le 20 décembre 2012 lors du Conseil municipal de Montargis, les orientations budgétaires ont été présentées par le maire. S'en est suiviun débat entre majorité et opposition. Voici ma contribution. Il s'agit pour moi de tester la volonté de réactivité de la majorité municipale pour répondre à la grande difficulté dans laquelle se trouve aujourd'hui la majeure partie des Montargois (tous les indicateurs sont au rouge). La réponse de Jean-Pierre Door n'étant pas  à la hauteur de l'urgence des besoins immédiats des gens, je lui ai adressé une lettre ouverte dans la presse locale afin que nul n'ignore les propositions d'EELV-Gâtinais. Ce n'est pas un débat formel, mais de fond sur lequel nous allons devoir revenir régulièrement afin de faire savoir, entendre et comprendre nos propositions.  

 

Dans la présentation générale du contexte sur l’environnement économique national qui doit nous servir de base à discussion (et pour le coup nous passons du national au local), je relève en particulier que le potentiel financier par habitant de la commune s’élève à 1129 € contre 1274 € pour la strate, et le revenu par habitant à 10 908 € contre 13 627 €. De vous à moi, ces chiffres ne sont pas bons, mais malheureusementils illustrent la réalité d’une vie quotidienne très difficile, voire précaire, d’une majeure partie des habitants de notre ville. C’est qu'à ces chiffres s’en ajoutent d’autres, qu'aucun ici en élu responsable ne peut ni ignorer ni récuser. Je parle de notre bassin d’emploi sinistré qui cumule une hausse record du chômage depuis 2007 (+35%) et un taux de chômage élevé (13,3%, au deuxième rang derrière celui de Tergnier (Aisne) (Le Monde du 16 octobre dernier). Le départ des jeunes, à l’image de cette jeune fille qui, dans l’impossibilité de trouver ici un emploi dans ses compétences, décide de quitter non seulement notre ville, mais aussi la France en direction du Québec et s’insère de suite dans l’emploi (voir le 20h du journal de France 2 de la mi-novembre), est désastreux. 

 

Le décor est important mais ne suffit pas

 

Avant d’aller plus avant, je tiens à préciser ceci : je n’ai aucun goût à dévaloriser notre ville. Bien au contraire, je dis même que globalement elle est belle, mais je dis aussi que les apparences sont trompeuses et que seul le décor ne suffit pas pour vivre. Je peux me féliciter de la quatrième fleur des villes et villages fleuris, n’empêche qu’elle ne change rien aux problèmes matériels existentiels de nos concitoyens et particulièrement pour de nombreuses femmes seules souvent en charge d’enfants. Poser un diagnostic, c’est faire preuve de lucidité, que lucidité n’égale pas pessimisme et encore moins absence de volonté. Le diagnostic permet un état des lieux et d’ordonnancer les remèdes afin de sortir les populations et notre ville de ces difficultés qui durent et s’aggravent. Attention le déni n’est pas de bon conseil sur le long terme.     

 

Les orientations budgétaires sont en principe les lignes forces de vos priorités politiques du prochain budget398193 426673624067284 1196420198 n communal. Que cela soit sur le fonctionnent ou l’investissement, je ne vous cache pas ma déception. Nous ne sommes pas sur le budget mais quand même, vous restez imperturbable au contexte dans lequel nous sommes plongés depuis 2008. J’entends votre réponse : « Je poursuis mon programme… ».Reste qu’il serait judicieux de l’infléchir pour répondre à de réels et vrais problèmes que rencontre notre population.

 

Répondre

aux attentes immédiates

 

Au nom d’EELV et par conviction personnelle, nous avons toujours défendu que la première richesse d’un territoire, d’une ville, est celle de la mise en mouvement de tous les talents de sa population. Ils sont nombreux et très divers, encore faut-il que des initiatives soient prises et dans une commune, c’est la mairie qui doit mener les choses. Trop de personnes ne trouvent pas de réponses pour l’accès à l’emploi, ni à Pôle Emploi, ni à la Maison de l’Emploi, ni même pour les jeunes à la Mission Locale. Non pas que ces structures ne fassent pas au mieux pour apporter des réponses, mais il arrive fréquemment que les besoins posés ne sont pas de leur compétence, laissant les personnes dans des difficultés sans nom et surtout dans la solitude. Ainsi beaucoup de gens passent au travers des mailles des filets institutionnels et restent en rade sans le sou, sans solutions et sans pistes à suivre, alors qu’ils attendent des politiques des réponses immédiates à leurs tourments. Aucun politique ne répond à cette demande pressante. En 65393 532510716777161 1128032171 nconséquence, les gens ne se déplacent plus pour voter, l’abstention est de plus en plus forte à Montargis, attention aux deux candidats d’octobre dernier de ne pas trop se féliciter avec des 60,93% des voix ou 39,07%, alors que le pourcentage est la forme la plus élaborée du mensonge. La réalité est : que ce sont respectivement 1569 et 1006 voix sur 8910 inscrits qui se sont exprimés en octobre 2012 lors de la cantonnale partielle..

 

Mettre le paquet

sur une démarche innovante

 

Monsieur le Maire, il nous faut innover et aucune loi n’interdit de le faire. C’est une affaire collective, la précarité et les difficultés des habitants ne sont la propriété d’aucun groupe politique en particulier. C’est une affaire de solidarité citoyenne qui devrait dépasser les clivages. Remettre sa population en condition de mouvement, l’accompagner et la suivre dans son évolution, c’est aussi embellir sa ville, ce qui ne signifie pas supprimer l’environnement agréable, mais comme je l’ai dit plus haut, ce dernier sans les gens n’a aucun intérêt. C’est pourquoi il y a urgence à mettre le paquet dans une démarche innovante en direction de la population que je considère non pas comme de l’assistanat, mais comme un investissement pour la ville et ses habitants.

 

Sans doute en ces périodes de vaches maigres, il serait opportun de réduire nos dépenses d’investissement (vidéo surveillance..) afin de gagner des marges de financement pour répondre aux urgences de nos concitoyens. Trop de talents, trop de projets sont en jachère alors que notre ville souffre de manque d’activités. Il faut faire confiance aux Montargois.

 

Il existe des exemples de telles démarches en France et à l’étranger, bien évidemment le débat de ce soir n’est pas fait pour entrer dans des détails techniques et organisationnels d’une telle démarche. L’important serait que dans le budget, la volonté politique de notre commune soit significative pour redonner confiance à ceux qui n’en ont plus.

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                                                            Eclaireur du Gâtinais du 10/01/2013

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:20

LIBERTE POUR NADIR 

5de3409591fe4bb981248197b701ddd2.jpgLe journaliste Nadir Dendoune est né à Saint-Denis (93). Possèdant une triple nationalité, Francaise, Algérienne et Australienne, arrêté à Bagdad le 23 janvier dernier, il y est incarcéré depuis cette date. Il a été interpellé dans l’exercice de son métier, parti en Irak en reportage pour le Monde Diplomatique et le Courrier de l’Atlas. Nadir est en possession d’un visa presse, et les motifs de son arrestation reposent, de sources judiciaires, sur la prise de photos  du QG des services de renseignement irakiens, de barrages de la police et de l'armée et qu'il s'apprêtait à prendre des clichés d'un système de filtration de l'eau à Bagdad dans le quartier de Dora. Le Quai d’Orsay est intervenu auprès des autorités irakiennes et l'affaire est également suivie par l'Australie. Nadir doit être libéré au plus vite, et rejoindre ses proches.

Nadir Dendoune a comparu pour la première fois le mardi 5 février devant un juge d'instruction durant une trentaine de minutes à huis clos, en présence notamment du Consul de France et de son avocat, Nama al-Roubaiye. Le juge l'a maintenu en détention jusqu'à la fin de l'enquête, sans être en mesure de dire combien de temps le processus pourrait prendre fin. L'audition s'est déroulée dans la transparence. Il a pu s'exprimer et se défendre comme il l'entendait. "Nous avons demandé sa remise en liberté", a expliqué à l'AFP son avocat. Nadir Dendoune s'était rendu à Bagdad pour y réaliser des reportages en vue du dixième anniversaire de l'invasion de l'Irak, le 20 mars 2003, au cours de laquelle il avait été bouclier humain pour protester contre les frappes alliées. Sollicité par l'AFP à l'issue de la comparution, le président du Syndicat des journalistes irakiens Mouayyed Al-Lami, qui suit le dossier de près, a dit penser que Nadir Dendoune avait "commis une erreur, mais qu'il devrait être pardonné". Nadir est un journaliste à la fois militant, mobilisé pour les droits des immigrés en France et pour les Palestiniens. Il a publié une tribune dans laquelle il reprochait à Canal + d’avoir censuré le T-shirt "Palestine" qu’il portait lors de son passage dans une émission de la chaîne. C'est aussi un casse-cou à l'exemple de son ascension réussie de l'Everest devenant ainsi le premier Algérien à atteindre le toit du monde. En 2001 il part en solo, sur les routes pour un tour du monde à vélo, parrainé par la Croix-Rouge australienne, pour « faire plus du bruit contre le sida » 

La famille de Nadir Dendoune et le Comité de Soutien demandent à être reçus dans les plus brefs délais par le Ministère des Affaires Etrangères. La mobilisation doit s’amplifier jusqu’à sa libération, n'hésitez pas à signer la pétition.

http://www.avaaz.org/fr/petition/Liberez_Nadir_DENDOUNE_journaliste_francais_incarcéré_en_Irak/

 

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                         AFP/AFP/Archives

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Présentation

  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  •   le blog de Jean-Luc BURGUNDER
  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

Catégories

Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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