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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 06:40

TAXE CARBONE:
L'ECOLOGIE SERA SOCIALE
OU NE SERA PAS.
 
Il n'est pas de jour où je ne sois pas interpellé à propos de la " taxe carbone" (contribution climat énergie). Il se trouve que ceux qui le font sont des gens souvent socialement modestes. Ils ne sont pas insensibles aux problématiques écologiques, mais ils ont le sentiment de devoir à avoir à payer un "truc" supplémentaire sans véritable compensation et compte tenue de leurs petits revenus ne voient pas comment améliorer leur habitat. Les écolos se doivent d'être très attentifs à ne pas enclencher au nom de l'urgence climatique une mécanique infernale discriminatoire envers les moins nantis


Le dérèglement climatique est une réalité qui chaque jour un peu plus s’impose à la planète et à ses habitants, chacun peut le vérifier quotidiennement dans l’actualité. Nous devons modifier nos comportements de vie, et sur ce sujet les participants du Grenelle de l’environnement étaient unanimes sur cette évidence.

 

Il y a urgence, et chacun doit se sentir concerné par l’enjeu, mais la précipitation n’est pas bonne conseillère. Si l’on doit modifier nos comportements sur quasiment tous les domaines, la fiscalité elle aussi doit évoluer. C’est bien d’une révision complète de l’actuelle fiscalité dont il est question et qui devra être de plus en plus écologique.

 

Si la fiscalité doit « s’écologiser », elle ne doit pas s’additionner à l’actuelle, mais s’y substituer, et ce dans un objectif de justice fiscale. Si une contribution climat-énergie, ou taxe carbone, est incontournable, encore faut-il qu’elle soit d’une réelle efficacité écologique, et qu’elle soit juste d’un point de vue équitable et social. A l’évidence, le « machin » proposé par le chef de l’Etat est « symbolique », mais alourdit les charges des plus modestes et des classes moyennes… et pourrait "plomber" toute réforme fiscale écolo par une impopularité garantie.

 

Si changer de comportement est nécessaire, encore faut-il individuellement en avoir les moyens. « L’écotaxe » aujourdhui proposée du côté des ménages les plus fragiles (et ils sont nombreux) va provoquer davantage de perdants que de gagnants. Du coté des écologistes, pas vouloir l'admettre et le reconnaître et ainsi  nier cette réalité serait à la fois une erreur majeure d'un point de vu social, mais aussi pédagogique  . De plus, rien ne nous prouve, qu'avec le temps, alors qu’elle sera régulièrement augmentée, que  cette taxe soit réellement affectée en totalité à l’engagement climatique, et ne remplissent pas les caisses d’un Etat aux abois (1409 milliards d’euros d’endettement public en 2009, un record!).

 

Au sujet de cette taxe carbone, on parle beaucoup transports, mais ne perdons pas de vue le coût du chauffage de nombreux ménages. Peut-on sincèrement croire que les retraités, les ruraux, les banlieusards, les allocataires des minima sociaux, pourront avoir accès aux éco-subventions (25 à 35% du montant des travaux de rénovation) et aux éco-prêts à taux zéro, pour améliorer l’efficacité thermique de leur habitat, alors qu’ils sont déjà durement touchés dans leur pouvoir d’achat et qu'il ne disposent pas et ne disposerons jamais de leur propre part pour investir? 

 

Le comble, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, les permis de construire et les prêts bancaires pour les particuliers ne tiennent absolument pas compte des évolutions écologiques nécessaires pour les nouvelles constructions. Tous ces gens ne pouvant modifier leur habitat seront condamnés à payer de plus en plus d’éco-taxes.

 

Sans doute faut-il des actes et rapidement, mais une mesure isolée, même si elle semble symbolique, n’a pas de sens si elle reste isolée. C’est tout un ensemble de paramètres, de dispositifs réglementaires et fiscaux qu’il nous faut modifier, mais de façon juste, sociale et équitable. Ne perdons pas de vue que les principes du Développement Durable sont adossés sur l’économique, le social et l’environnemental, et sur la gouvernance du croisement  de ces trois domaines.

 


Texte publié dans l'Eclaireur du Gâtinais du 17 septembre 2009.

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Publié par Burgunder - dans Ecologie
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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