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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 19:37

 

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En 1986, à Bra, Serralunga d’Alba et Barolo, (Italie), soixante deux personnes se regroupent et fondent Arcigola, le précurseur de Slow Food.

 

A Paris en 1989, le mouvement international Slow Food se crée et le manifeste fondateur est signé par des délégués de quinze pays. Il s’agit de contrer les fast food et la « fast life », pour enrayer la disparition des traditions gastronomiques locales et le manque d’intérêt des gens pour leur nourriture, ses origines, ses saveurs et les conséquences de leurs choix alimentaires sur le reste du monde

 

Slow Food est une association éco-gastronomique à but non lucratif, financée par ses membres. Aujourd’hui, plus de cent mille membres de par le monde se sont regroupés afin de promouvoir une nouvelle logique de production alimentaire, de développer des programmes alimentaires et d’agir en faveur de la biodiversité.

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Pasta Terra à Montargis (Gâtinais-Loiret)-ph JLB

 

Dirigé par un Comité exécutif international, il est élu tous les cinq ans lors du Congrès international Slow Food. Le Conseil est composé de délégués de pays comptant au moins cinq cents membres. Certains pays ont des organismes nationaux dirigés par des Comités exécutifs des pays concernés. Ces branches nationales coordonnent les évènements et les projets Slow Food grâce à une connaissance approfondie des besoins de leurs membres et de leur pays. Certaines associations nationales ont créé des structures pour organiser des évènements commerciaux et des entreprises dont les profits servent à financer les activités de l’association (la Maison d’Edition de Slow Food Italie).

 

Assiette, terroir et planète

 

La philosophie de ce mouvement considère que le droit fondamental au plaisir concerne chaque individu et que, par conséquent, il en est de même pour la responsabilité de la protection des héritages alimentaires, traditionnels et culturels qui rendent ce plaisir possible. Ce mouvement fondé autour du concept d’éco-gastronomie est celui de la reconnaissance des liens qui unissent  l’assiette, le terroir et la planète.

 

Slow Food se donne pour mission de travailler à défendre la biodiversité dans l’offre alimentaire, de diffuser une éducation au goût et mettre en relation des producteurs de nourriture de qualité et des coproducteurs (consommateurs) au moyen d’évènements et d’initiatives.

 

Slow Food estime que le plaisir procuré par des boissons et des aliments de bonne qualité doit aller de paire avec des efforts pour sauver les innombrables variétés traditionnelles de céréales, légumes, fruits, et les races animales, ainsi que les produits alimentaires en train de disparaître à cause d’une alimentation dominée par les industries agroalimentaires.

 

Les membres de Slow Food estiment que le fait d’être informés sur le mode de production de ce qu’ils mangent et le soutien qu’ils apportent à ceux qui produisent font d’eux des partenaires actifs du processus de production. De même, les producteurs doivent recevoir une juste compensation pour leur travail et leur savoir-faire.

 

En 2003, la Fondation Slow Food est créée. Ses objectifs sont de soutenir les projets du mouvement visant à défendre la biodiversité agricole et les traditions gastronomiques en accordant une attention particulière aux pays en voie de développement (Terra Madre). Au moyen de projets comme l’Arche du Goût et des Sentinelles mises en œuvre par la Fondation, Slow Food souhaite protéger le patrimoine gastronomique des nations.

 

Slow Food est l’un des fondateurs de l’Université des Sciences Gastronomiques (UNISG) qui inclutslow-food b dans ses parcours des disciplines relatives à la culture, à la science et à l’histoire de la gastronomie. Cette Université est pour Slow Food un moyen de réunir d’une part, l’innovation et la recherche des secteurs universitaires et scientifiques, et d’autre part les savoirs traditionnels des fermiers et des producteurs alimentaires. Son objectif est de contribuer à la naissance d’une nouvelle génération de producteurs alimentaires partout dans le monde.

 

L’Arche du Goût…

 

L’Arche du Goûtrecherche, décrit, signale et catalogue des saveurs presque oubliées du monde entier, des produits en danger d’extinction mais encore vivants et aux potentialités productives et commerciales réelles. Les critères de sélection des produits de l’Arche sont : l’excellence gastronomique, le lien avec le territoire, le caractère artisanal, la dimension soutenable des exploitations et le danger d’extinction, autant de critères qui répondent à l’engagement régional.

 

…et les Sentinelles

 

Les Sentinelles sont des projets menés par Slow Food en liaison avec des producteurs (et éventuellement des transformateurs), dans le but d’aider à la relance d’un produit alimentaire, et dans l’esprit de soutenir la petite production agricole et artisanale et l’activité économique, ciblées sur de petits territoires.

 

Pour valoriser un produit, il faut réunir les quelques producteurs qui restent et les rendre visibles, les aider à communiquer l’excellence gastronomique de leurs productions et arriver à des prix plus rémunérateurs. Il faut parfois des créations  ou des restaurations de structures : construire un abattoir, restaurer un four ou les murs en pierres sèches d’un vignoble. Parfois, un seul projet ne suffit pas, il en faut autant qu’il y a de produits, chacun étant étudié en fonction des besoins d’une filière précise. Les Sentinelles sont donc des projets ciblés sur le territoire. Ils peuvent ne concerner qu’un seul fromager ou bien rassembler des milliers de paysans. Ainsi Slow Food a encouragé et permis la création d’associations et de coopératives.

 

Arche du Goût en Région Centre

Cinq productions menacées ou en risque de disparition de la Région Centre sont inscrites à l’Arche du Goût de Slow Food : l’Oie de Touraine, la Poule Noire du Berry, l’Agneau Berrichon de l’Indre, l’Agneau Solognot, et la Sucrine du Berry.

 

 

Tours : Euro Gusto, Salon international

 

Organisé tous les deux ans à Tours, au cœur du Val de Loire, inscrit par l’UNESCO au Patrimoine mondial, ce nouvel événement international de Slow Food permet à tout à chacun de découvrir en famille, ou entre amis, des productions de qualité venant des quatre coins de l’Europe, de la France et de la Région Centre, d’appréhender les enjeux culturels, économiques et environnementaux qui s’y rattachent et de s’informer sur les pratiques de consommation responsables. A l’heure où de plus en plus de décisions intéressant l’avenir de l’alimentation se prennent au plan Européen, Euro Gusto est aussi un formidable moment d’échange et de partage d’expériences pour celles et ceux qui interviennent dans les domaines de l’alimentation, de l’agriculture, de l’environnement et de la santé (professionnels du secteur public et du secteur privé, responsables et bénévoles associatifs, élus) ou pour qui s’y intéresse.

 

Euro Gusto présente des productions et des savoir-faire remarquables du patrimoine alimentaire européen, mais s’attache aussi à informer un large public sur les « bonnes pratiques alimentaires » et les choix « responsables », à sensibiliser les professionnels et les décideurs, et à favoriser l’émergence d’un réseau d’acteurs porteurs de projets innovants pour préparer l’avenir de l’alimentation en Europe. La première édition d’Euro Gusto a eu lieu en novembre 2009 et a réuni plus de 16 000 participants sur trois jours. La prochaine édition aura lieu les 18,19, et 20 novembre 2011. 

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Société
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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