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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 15:22

DE LA PAROLE A L'ACTE...
Ce n'est pas parce que j'étais exclu du débat avec Eric Besson que j'ai rendu ma carte d'identité, mais simplement pour avoir été exclu de l'invitation ainsi qu'une partie des autres conseillers municipaux. En ces temps de débat sur "l'identité nationale" c'est un acte de fracture du pacte républicain qui ne dit pas son nom. 

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L'Eclaireur du Gâtinais du 3/12/09

26 novembre: 8 heures du matin, France-Inter, les jours se suivent et se ressemblent (presque), à nouveau Montargis à la Une (lire sur ce blog, identité nationale-acte 1-). J'apprends en direct comme tous les auditeurs qu'Albert Mimoun (PS) finalement s'est rendu à Paris à la petite "sauterie" organisée au Ministère de Monsieur Besson. "Sauterie" à laquelle avait été invité la presse nationale qui relaya largement l'évènement qui se voulait "discret". Il se trouve que sur place, c'est  Albert qui vola la vedette à l'équipe majoritaire UMP du Conseil municipal et organisatrice de la petite soirée en déclarant: "Né en Tunisie, d'une mère italienne et d'un père espagnol, marié à une suédoise il y a 30 ans et juif de confesssion, je n'ai pas de problème d'identité. Pour moi, l'identité nationale se résume à la devise de la République: liberté, égalité, fraternité...J'y ajoute laïcité. Ce grand débat n'est qu'un moyen de stigmatiser la population d'origine maghrébine". Cette déclaration a été reprise par toutes les agences de presse.

A 9 heures, Albert et moi échangeons au téléphone. Il m'explique comment il s'est retrouvé  chez le ministre la veille au soir. Ses propos tenus sur France Bleu Orléans le mardi soir repris la veille sur France-Inter comme quoi "il n'était pas invité" ont résonné très fort au cabinet d'Eric Besson. Franck Supplisson directeur adjoint, mais également adjoint du député maire de Montargis, sitôt appelle Albert, son collègue de l'opposition, et l'invite à venir le soir, et va, jusqu'à lui proposer de lui envoyer une voiture du ministère. Albert refuse la voiture, mais bien flairant un piège, il décide de s'y rendre. Une fois sur place, il a vérifié que les invités (entre 70 et 80) étaient bien de la même sensibilité. N'empêche que sa présence a permis à la presse de remarquer l'absence de pluralité dans l'assistance de ce tout premier débat. Le ministre Besson était ravit de sa présence la faisant lourdement remarquer à plusieurs reprises et allant jusqu'à lui proposer le rejoindre à la tribune (entre Jean-Pierre Door député et Eric Doligé sénateur, président du Conseil Général du Loiret, tous deux UMP). Albert déclina la proposition et resta dans l'assistance.

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11 heures, mairie de Montargis, j'arrive comme prévu pour rendre ma carte d'identité nationale au député maire pour protester contre ces invitations sélectives et  discriminatoires des élus de Montargis. Pour moi de telles pratiques, certes sur la forme, mais ce n'est pas neutre, en disent long sur la dégradation du pacte républicain qui régit notre vie collective . FR3, La République du Centre, l'Eclaireur du Gâtinais et Radio Chalette sont présents. J'apprends que si la presse nationale était invitée à Paris, nos rédactions locales ne l'étaient pas, pas mal non plus. Bien évidement aucun élu n'est présent pour me recevoir. Pas grave, nous montons tous au cabinet du maire et c'est donc à Stéphane Poisson, son directeur, que je remet ma pièce d'identité ainsi qu'une lettre de protestation. A cet instant les journalistes demandent au directeur de cabinet ses impressions sur cet évènement. Il n'a pas de commentaire à faire n'étant pas élu et se retranche derrière sa réserve "d'administratif". Donc acte, je respecte, n'empêche qu'un directeur de cabinet n'est pas un administratif, mais un politique. Et en l'occurrence ce politique était bien présent la veille au soir auprès de son député maire au débat chez le ministre. 

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La République du Centre jeudi 26 novembre 2009

Une fois rendu ma carte nationale d'identité , c'est donc en citoyen du monde que je suis rentré chez moi. Néanmoins pour le vivre, ce n'est pas un acte anodin et.ce n'est jamais de gaieté de coeur que l'on abandonne une part de soi. L'histoire ne s'arrête pas là, suite dans l'acte 3.   

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Publié par Burgunder - dans Politique
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  • : le blog de Jean-Luc BURGUNDER
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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Edward Hopper

L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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