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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 17:17

REUNION A LA DEROBEE
ENTRE AMIS AU MINISTERE...

C'est quoi le débat sur "l'identité nationale" concrêtement  dans le pays France ? Des préfets et sous-préfets qui invitent, c'est-à-dire  l'appareil relais du Gouvernement. Je reviens sur "l'expérimentation" montargoise du 25 novembre dernier qui illustre si besoin est, les méthodes de gouvernance de l'UMP. Dans ce débat, il y a la forme et le fond. En l'occurrence, en me retrouvant acteur, bien malgré moi, de ce scénario de série B, je peux vous dire que la forme augure mal de la suite. Je suis déjà intervenu  sur ce blog en novembre dernier, mais rapidement. J'y reviens aujourd'hui en plusieurs actes, afin que chacun apprécie des méthodes que l'on pensait d'une autre époque et révolues.

Mercredi 25 novembre 2009, France Inter déroule son programme du 7/10. Comme d'habitude ma préparation matinale suit le cadencement des rubriques de l'émission. L'écoute est machinale, avec ces instants d'attention plus aigus en fonction des propos tenus.  8 heures du matin, surprise aux infos j'entends "Montargis", mon oreille se dresse et ce d'autant plus que celui qui cause dans le poste n'est autre que le député maire Jean-Pierre Door. Il parle d'un débat sur l'identité nationale qui aurait lieu le soir même au Ministère de l'immigration, de l'Intégration, de l'identité Nationale et du Développement Solidaire en présence d'Eric Besson. Il explique visiblement, pas très à l'aise de le dire publiquement, que la délégation montargoise serait composée de responsables du monde associatif, de la société civile et autres...Bien-sûr il y aurait des élus de Montargis et de son Agglomération, tout en reconnaissant que les invitations étaient "quelque peu" "orientées". L'intervenant suivant n'était autre que le  Docteur Albert Mimoun (PS), conseiller municipal de Montargis (nous avons fait liste commune aux municipales de 2008), à la question "en tant que membre de l'opposition municipale, êtes-vous invité? réponse négative: pas d'invitation, donc pas plus que moi, Cà sent le coup fourré...
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Une fois dehors, à la lecture la République du Centre - le seul quotidien du Loiret -  je découvre la page 2 consacrée à l'évènement sous un titre imposant: "Débat sur l'identité nationale: délégation "discrète" du Loiret". Question discrétion, c'est raté, on fait mieux.

D"autant plus raté que la presse visiblement ne sait qu'une chose, c'est que ce soir-là aura lieu à Paris, au Ministère d'Eric Besson, le premier débat sur l'identité nationale, "la générale" en quelque sorte. Au delà je cite: "Opération qui s'est montée dans un grand flou artistique"
. L'article poursuit sur la  notion "de cafouillage",par exemple sur la composition de la délégation. Ainsi, "officieusement" il est laché que les parlementaires du Loiret (5 députés/5 de la majorité Sarkoziste et 2 sénateurs sur 3) seraient du voyage? Aucun ne confirme, et le sénateur PS (Jean-Pierre Sueur, ancien maire d'Orléans) n'a pas été approché et encore moins invité (de toute façon il ne participerait pas au cas où! "curieux" écrit le journal. Sur le débat prévu à Orléans le 17 décembre pas plus d'éléments d'information sur les invités que ce soir  et ce d'autant plus que du coté de la préfecture, Bernard Fragneau, Préfet de la Région Centre " n'a pas été capable d'en dire plus" . Décidément que de précaution autour de l'identité nationale et son débat.

 

Finalement, c'est la veille, que le cabinet du ministre après de multiples sollicitations de la presse annonce  "un peu en catimini"que la délégation désignée viendra tout droit de Montargis et plus largement du gâtinais. Elle serait composée d'environ soixante-dix élus, dont certains adjoints à la mairie de Montargis, ainsi que des membres du secteur associatif (pas n'importe lesquels on le découvrira le soir- même. Jean-Pierre Door, député-maire (UMP) et Eric Doligé, sénateur et président du Conseil Général du Loiret (UMP) seraient pour la circonstance aux côtés du ministre Besson. "Aucun commentaire ne filtrera quant à l'extrême discrétion de ce débat". Débat durant lequel les participants auront à répondre à la question: "Pour vous, qu'est-ce qu' être français?", ce n'est pas anodin tout de même.

Comment en sommes-nous arrivés à Montargis à ce mic-mac gluant et nauséabond sur un sujet
 aussi grave et sensible. Tout simplement parce que le maire adjoint (successeur désigné du député-maire actuel), Franck Supplisson n'est autre que le directeur adjoint du cabinet d'Eric Besson, (vous savez le ministre en charge des rafles), voilà pourquoi nous  sommes privilégiés pour ce débat.

L' annonce de cette sélection d'élus par la radio et confirmée par la presse écrite m'a fait l'effet d'une gifle. Quand je parle de sélection, je n'abuse pas, puisque je n'ai pas été invité, et que dans le cas présent, sélection, égale pour moi discrimination. Mon sang de citoyen français n'a fait qu'un tour: Qu'est-ce que ce gouvernement qui décide de débattre sur "l'identité nationale" et qui dés le premier débat désigne en confidentialité ses interlocuteurs ? Je crains le pire pour les conclusions de cette démarche et des conséquences légales ou réglementaires qui pourraient s'en suivre. Jusqu'où  allons-nous aller dans le mépris de tout ce qui n'est pas UMP ou courtisans? pour ma part la coupe est pleine et ce 25 novembre 2009, je fais savoir publiquement que je rendrai ma carte d'identité nationale le lendemain à la mairie de Montargis.

En fin d'après-midi, la rédaction de 20 Minutes m'appelle et relaie l'information sur son site internet. (fin du premier acte). 
 
 

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Publié par Burgunder - dans Politique
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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