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13 novembre 2008 4 13 /11 /novembre /2008 21:46

Objection de conscience

Au commencement, la question était : « politiser l’écologie ou écologiser la politique ? ». De suite j’ai opté pour la première formule estimant que l’écologisation de la politique passait par l’existence d’un mouvement écologiste politique autonome. Durant une décennie l’écologie politique s’est nourrie d’une importante diversité de pratiques de terrain qui toutes partageaient l’idée qu’elles participaient à un projet commun. L’écologie politique était alors enracinée dans un militantisme concret, extrêmement actif et inventif sur l’ensemble des sujets de société. L’écologie politique était alors porteuse d’une utopie réaliste. Même si la vie n’était pas facile nous étions fiers autour de quelques valeurs dont le respect de la différence, d’avoir créé cette écologie politique là.

Et, ce furent les Verts. Mouvement qui parmi nous leva beaucoup d’espoir. A l’origine, le parti n’était qu’un outil afin de porter publiquement les propositions d’une écologie politique enfin rassemblée. L’espoir était grand de gagner une majorité culturelle à nos idées et dans les urnes. Mais les structures sont structurantes et imposent si l’on n’y prend garde leur logique de fonctionnement. Une forme d’organisation n’est pas neutre et peut dénaturer totalement les objectifs de départ. Insidieusement, les règles de fonctionnement modifient les comportements, si bien qu’aujourd’hui ce n’est plus la structure des Verts qui fonctionne, mais un « système » qui la domine, et dysfonctionne. Nous sommes dans la multiplication des cellules, si bien que, si un bouleversement des comportements n’intervient pas rapidement, sincèrement je crains que les Verts ne laissent échapper tout l’acquis d’une belle aventure. Par son « système » clanique, le parti est bouffé de l’intérieur par des pratiques qui n’ont plus rien à voir avec ses principes fondateurs. Il y a quelque chose de vain et de dérisoire si l’action débutée n’est pas amplifiée quotidiennement, sinon on est condamné à réapprendre sans cesse à ses dépends. On fait du sur place et finalement on régresse.

La politique reste toujours à réinventer, voilà pourquoi je pense que les Verts doivent redonner concrètement du sens à leur engagement en brisant ce conformisme morbide.

J’ai donc décidé, par optimisme sur un autre devenir possible de notre organisation, de ne pas pérenniser ce « système » qui nous détruit. En conséquence, dans une posture d’objection de conscience active, je ne participerais pas à la signature et au vote d’aucune motion lors des Assemblées Générales des Verts du Dimanche 16 novembre.

A l’instant où nous devons renouveler les instances régionales de notre parti, la vraie question que je me pose et qui devrait se poser à bien des Verts dans la Région Centre, est : à quoi sert le CAR (Conseil d’Administration Régional) ?

La question n’est pas nouvelle. Elle est récurrente. J’y ai siégé durant des années et en fut même le président un mandat. Plus que jamais la question s’impose. Son rôle est-il de gérer de l’intendance (il y en a forcément) ou de faire véritablement de la politique d’une façon citoyenne ? Depuis des années, quand je lis les ordres du jour du CAR je suis consterné et cela m’interpelle. L’absence même de hiérarchisation des sujets abordés en dit long sur la confusion dans laquelle nous évoluons. Confusion, qui ne nous permet pas de développer structurellement et politiquement les Verts en tant que parti. J’en veux pour preuve que déjà pour un grand nombre d’adhérents des Verts Centre, le CAR n’existe pas. Que savent-ils de son activité et de ses décisions puisque l’information n’arrive pas jusqu’à eux ? De la même façon, lors d’assemblées générales de renouvellement, l’absence de tout rapport politique et d’activité faitpreuve au sein d’un parti d’une grande légèreté, d’une absence de rigueur et d’une démocratie toute relative. De leur côté, les listes de discussion découragent plus qu’elles ne mobilisent si bien que l’on reste entre soi. Les nouveaux adhérents à quelques exceptions près ne font que passer. Ils fuient silencieusement et plus ou moins rapidement avec la désagréable impression de s’être trompés d’adresse. C’est contre productif pour le développement des Verts. Pour s’en convaincre il suffit d’observer la courbe des adhésions…

Pourtant à première vue tout n’est pas négatif. Les dernières élections municipales nous ont permis de gagner selon les départements un nombre significatif de nouveaux élus, et, fait rarissime (ils sont 18 Conseillers généraux Verts en France), de gagner une élection cantonale dans le Loiret. Mais, dans cette progression d’élus, le CAR n’y est pour rien. La réalité c’est que ce sont les groupes locaux, voire les départements et les élus (gare au syndrome PSU) qui de façon inégale occupent le terrain et font exister les Verts.

Retour au CAR. Déjà son nom me pose problème. Conseil d’Administration, pour le moins c’est connoté. Cela pourrait être « Collège Exécutif Régional » (CER), avec un porte parole en guise de président. Nous sommes là sur la forme, mais parlons du fond, à savoir son rôle. Pour moi, cette instance régionale devrait avoir pour fonction d’organiser politiquement l’expression du mouvement, non seulement en direction des citoyens mais également avec l’ensemble des corps intermédiaires de la société (qu’ils plaisent ou non) afin de nourrir nos fondamentaux des réalités du moment, d’apprécier la raison des blocages rencontrés et de mettre nos idées à l’épreuve des autres. De la même façon ce CER devrait s’entretenir et échanger régulièrement avec les instances des partis démocratiques et celles de toutes les institutions du territoire régional. Ces contacts et ces échanges seraient publics et en toute transparence. C’est à ce prix que chaque citoyen aura à un moment ou à un autre le sentiment et la certitude que sa situation, personnelle, professionnelle et sociale intéresse les Verts et que ceux-ci la prennent en compte concrètement dans leurs propositions. Cette posture citoyenne et politique en direction des autres donnerait de l’épaisseur et de la crédibilité aux Verts Centre. Pour exister et être entendu, il faut d’abord être à l’écoute et ouvert aux autres. Pour moi il est clair qu’on ne rallie pas à sa cause sur des monologues pétris d’auto certitudes et d’un entre soi réducteur.

A propos de confusion, je pense encore à l’expertise technique. Le militant ou l’élu Vert n’ont pas vocation à devenir des super experts en tout. Sans doute, les uns et les autres doivent s’imprégner du sujet et en être curieux pour en comprendre la logique, la complexité, le langage, histoire de bien en mesurer les enjeux. Le rôle des militants et des élus, est, pour les premiers d’organiser et mettre en place de façon citoyenne des postures politiques concernant les répliques locales des enjeux de société qui sont nos défis ; les seconds (les élus) ont pour mission de participer à bâtir des politiques publiques dans l’institution en intégrant le plus possible des mesures écologistes concrètes et applicables dans les collectivités dans lesquelles ils sont présents. Ne perdons pas de vue qu’ils sont rarement, pour ne pas dire jamais, majoritaires… Le CAR, en tant que tel, n’a donc pas vocation à s’instituer en permanence en administration et services techniques et à réinventer l’expertise. C’est un organe politique.
Son rôle devrait l’amener à saisir l’expertise qui existe (syndicale, associative, professionnelle ou autre) afin d’éclairer sa compréhension et de clarifier les choix politiques à faire (aide à la décision). Ainsi en s’improvisant expert comme il le fait couramment, le CAR se donne l’illusion d’exister politiquement alors qu’à l’évidence il mélange les domaines et les champs de compétence. Cette absence de discernement et de méthode ne lui permet pas d’avoir une vision politique stratégique.

Pourquoi ces dysfonctionnements ? Même si régionalement le CAR ne fut jamais un organe politique fort, depuis plusieurs années il est l’otage de manœuvres et d’intrigues qui n’épargnent personne… L’idée d’un certain pouvoir, à gagner ou à conserver est bien relative voire illusoire, mais est au cœur des « enjeux ». Par des votes de circonstances et des arguties statutaires certains se trouvent placés en responsabilité alors qu’ils n’ont jamais acquis une légitimité personnelle par un réel engagement militant ou une activité d’élu. Dans ce cas de figure, il devient difficile pour le CAR de ne pas être dans la confusion.

Le pire du CAR, c’est son climat et les retombées qu’il génère sur son activité. La confiance n’y règne pas, et son fonctionnement n’est pas sincère. Mensonges, non-dits, a priori, jugements arbitraires, rumeurs et chantages sont de règle. Ce harcèlement moral et psychologique créé un climat délétère qui plombe l’intérêt général bien compris des Verts Centre au « profit » de quelques égos calculateurs et manipulateurs. Si la politique est entre autre un rapport de force, il est clair que celui-ci est d’abord utilisé entre Verts et non pas en priorité en direction de l’environnement politique (concurrents et adversaires). En Région Centre, les mauvais coups sont d’abord destinés aux Verts. Ainsi, l’ensemble des animateurs, cadres et élus du mouvement - quelque soit leur posture - sont prisonniers de ces pratiques couvertes par l’omerta. Pour certains, se taire c’est histoire de ne pas rajouter de la difficulté à la difficulté à des Verts déjà réputés pour leurs querelles internes (comme si les autres n’en avaient pas) et ne pas décourager les nouveaux adhérents et ceux déjà adhérents qui sont à la limite du supportable.

Seulement, l’autocensure (consciente ou inconsciente) ou le silence complice font que ce ne sont pas des querelles qui dominent (elles en sont le symptôme), mais un « système ». « Système » qui s’est substitué et se confond à l’instance régionale. « Système » qui s’est imposé par la violence des mots, par le dénigrement de personnes pouvant parfois aller jusqu’à les attaquer dans leur intégrité personnelle et publique. Comment dans ces conditions, le CAR peut-il ainsi assumer sa vocation de créer les conditions de gagner culturellement et politiquement l’adhésion de la population autour des Verts ? On ne gagne pas en détruisant les conditions pour rassembler les siens.

Au sein d’un parti qui dit faire de la politique « autrement », c’est digne de pratiques d’un autre siècle. Cette façon d’être ne fait pas partie des valeurs fondatrices de l’écologie politique, basées entre autre, sur le respect des individus dans leur différence.

Quel gâchis, et que d’énergie perdue à cette autodestruction rampante. Quelle déchéance morale et politique face aux enjeux de société et planétaires qui sont les nôtres. Il y a tellement plus et mieux à faire.

Ainsi le 16 novembre prochain nous sommes convoqués pour renouveler le CAR. Longtemps, j’ai cru qu’il fallait s’assurer d’une majorité stable et respectueuse des minorités pour mieux penser et gérer les Verts Centre. C’était sans compter avec une immaturité d’ordre social qui ne respecte rien, ni les individus, ni les règles collectives et pas plus celles implicites de vie en société. Cette absence de limites du collectif me rappelle assez d’anciennes expériences vécues « d’autogestion ». C’est qu’avant de gérer collectivement, il faut être déjà en capacité de s’assumer soi-même. Aujourd’hui, même avec la présence de deux listes, chacune pleine de bonnes intentions, je n’ai vu nulle part un début d’analyse qui ferait une introspection collective nous permettant d’aller plus avant dans le comportement. Pour moi, d’une manière ou d’une autre il nous faut briser ce cercle vicieux. Aujourd’hui, je pense que l’évolution de notre instance régionale ne passe plus par un vote. Un jour peut-être, mais au présent l’enjeu est ailleurs. Pour moi, participer à ce scrutin, c’est pérenniser et donner une légitimité à un « système » qui dysfonctionne grave humainement, moralement, intellectuellement, politiquement, qui travestit nos engagements originels et n’apporte rien aux adhérents Verts. Je n’ai plus confiance en lui et je considère que ce n’est plus à moi de faire la preuve de ma loyauté, mais au « système » de faire la sienne. C’est pourquoi je ne souhaite pas prolonger une fuite en avant qui n’a pas de sens, sans pour autant quitter les Verts.

En ne soutenant aucune des motions en présence, en n’assistant pas à l’Assemblée Générale et en ne participant pas au vote, j’ai décidé de prendre ma distance d’avec ce « système » qui dévore les siens, au lieu d’engager toute son énergie dans la construction collective d’un outil au service de TOUS(TES) ceux(celles) qui dans la société défendent les idées vertes et écologistes. Après un long temps de réflexion, dans le calme et la sérénité, j’ai décidé d’adopter une posture d’objection de conscience active et résolue au sein des Verts. Je dis bien objection de conscience active et résolue, ce qui n’est pas symbolique. C’est une posture politique claire qui ne surgit pas de nulle part. A quoi auraient bien pu servir l’expérience acquise dans mon engagement militant de longue date, mes responsabilités successives au sein de l’écologie politique et des Verts et mes mandats électifs si ce n’est pour refuser en conscience ce « système » que certains dénonceraient avec beaucoup de véhémence si il n’était pas Vert. Accepter et laisser faire, c’est subir cette déchéance comme une fatalité. Mais où est la dignité ? Je ne suis pas résigné aux manipulations multiples et pour moi, la démocratie commence par le respect de soi-même. Alors, il faut bien prendre le risque de formuler tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Il est grand temps d’arrêter de jouer à ce jeu de cons et de trottiner indéfiniment tels des hamsters dans la roue. Là, je suis dans ma responsabilité de citoyen, de militant et d’élu, de ne plus donner une légitimité par mes votes à ce « système » qui s’est substitué en catimini et se confond avec l’instance régionale.

Collectivement nous avons tellement mieux à faire. Rendre publiques les difficultés internes que nous rencontrons au sein de notre parti, c’est mettre des mots sur notre réalité difficile, que la population perçoit confusément. C’est sortir de la cage en se donnant des marges de liberté d’être. C’est sortir de ce huis-clos malsain où prolifèrent des états de dépendance manipulatoires et nauséabonds.

Avec quelques autres qui partagent ma posture d’objection de conscience, en levant l’omerta, même si le propos est difficile à entendre, nous sommes dans une démarche de clarté. Quoiqu’on en pense, l’activité politique ne doit laisser personne indifférent, parce que de toute façon la politique s’occupe de vous. Chaque citoyen est concerné par ce qui se passe dans les partis tant la démocratie est fragile.

Pour des militants politiques, c’est une épreuve de vérité que d’exprimer les difficultés qu’ils rencontrent. C’est salutaire pour que l’action politique soit sincère. Il s’agit de parler vrai afin de trouver au sein de notre organisation les chemins de l’émancipation : celle des adhérents actuels ou de ceux à venir.

Il serait grand temps pour les Verts Centre de devenir adultes, en trouvant les chemins de l’ouverture, de l’écoute, de la tolérance, du courage, de la loyauté et de l’honnêteté intellectuelle. Ne serait-ce pas le rôle de notre instance régionale (CAR) qui dans un esprit de complémentarité devrait améliorer les performances individuelles et collectives dans le respect des individus et de leur différence ? Un jour peut-être, en attendant les actes ne sont pas à la hauteur des intentions affichées, d’où mon objection de conscience active.

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Publié par Burgunder - dans Politique
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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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