Jeudi 22 octobre 2009
HOLD-UP ELECTORAL!

Les Verts sont favorables à un big bang des collectivités territoriales. Nous voulons des territoires plus démocratiques, plus efficaces et plus représentatifs. Hélas, la réforme proposée ce matin par Nicolas Sarkozy constitue une régression vis-à-vis de ces critères.


Tout d’abord, la création de conseillers territoriaux élus pour 80 % d’entre eux au scrutin uninominal à un tour n’est rien de moins qu’une manipulation démocratique extrêmement grave qui vise à bi-polariser plus encore la vie politique française. Les 20 % élus à la proportionnelle sont un pis-aller qui masque la régression démocratique que constitue cet OVNI électoral. Ce scrutin opaque est taillé sur mesure pour favoriser l’UMP, qui réunit plus de voix au premier tour, sans pour autant être majoritaire au second.

Pire encore, cette élection devrait se dérouler en 2014, l’année des élections municipales... et sénatoriales. L’élection des conseillers territoriaux aura-t-elle lieu avant ou après le renouvellement du Sénat ?


Ce mode de scrutin est le pire qui soit. Non seulement il ne favorise pas l’élection d’élus issus d’une majorité politique réelle, mais en plus il ne permet pas non plus que les voix minoritaires puissent se faire entendre au sein des assemblée locales.



Ensuite, la suppression de la compétence générale des régions est un énorme gâchis. Ces collectivités sont à même de penser les politiques publiques adaptées aux besoins spécifiques des territoires. Les priver de leur capacité d’intervention est une atteinte au principe de subsidiarité. Il s’agit d’un choix à rebours du processus historique de décentralisation engagé en France voilà deux décennies et de l’exact inverse de ce qui se pratique en Europe ou dans le monde.


Enfin, le « mille-feuille » administratif français n’est en rien simplifié. On lui rajoute une couche avec les métropoles sans supprimer les départements. On peut craindre que le déséquilibre entre les territoires ne fera que s’accroître.

Les Verts ont présenté leurs proposition de de façon constructive au comité Balladur consacré à la réforme des collectivités. Hélas, le projet présenté aujourd’hui n’est rien de moins qu’une tentative de hold- up électoral et un projet de recentralisation focalisé avant tout sur les métropoles, aux antipodes du projet écologiste de développement harmonieux des territoires.


Djamila Sonzogni, Jean-Louis Roumégas porte-paroles nationaux des Verts

Communiqué de presse des Verts du 20 octobre 2009



Par Burgunder
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Mardi 20 octobre 2009

RENDEZ-VOUS
DE L'ENVIRONNEMENT

Soirée organisée par l'AMAPP du Gâtinais

JEUDI 22 OCTOBRE

20h à l'Acceuil de l'Arboretum des Barres-ONF
salle multimédia
Nogent-sur-Vernisson (Loiret)

L'IRRIGATION DU MAÏS

après la projection du documentaire:
"Pour quelques grains d'or"

un film de 52min de David Briffaud et Fabien Mazzocco
sur les problèmes de l'eau autour du Marais Poitevin

des agriculteurs locaux participeront au débat et feront part de leurs réflexions sur ce sujet difficile.
Cette soirée est gratuite et ouverte à tous.
N'hésitez pas à en parler autour de vous, amis, collègues, élus...

http://estloiretenvironnement.wordpress.com:

Par Burgunder
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Vendredi 16 octobre 2009

TAXE CARBONE:
L'ECOLOGIE SERA SOCIALE
OU NE SERA PAS.
 
Il n'est pas de jour où je ne sois pas interpellé à propos de la " taxe carbone" (contribution climat énergie). Il se trouve que ceux qui le font sont des gens souvent socialement modestes. Ils ne sont pas insensibles aux problématiques écologiques, mais ils ont le sentiment de devoir à avoir à payer un "truc" supplémentaire sans véritable compensation et compte tenue de leurs petits revenus ne voient pas comment améliorer leur habitat. Les écolos se doivent d'être très attentifs à ne pas enclencher au nom de l'urgence climatique une mécanique infernale discriminatoire envers les moins nantis


Le dérèglement climatique est une réalité qui chaque jour un peu plus s’impose à la planète et à ses habitants, chacun peut le vérifier quotidiennement dans l’actualité. Nous devons modifier nos comportements de vie, et sur ce sujet les participants du Grenelle de l’environnement étaient unanimes sur cette évidence.

 

Il y a urgence, et chacun doit se sentir concerné par l’enjeu, mais la précipitation n’est pas bonne conseillère. Si l’on doit modifier nos comportements sur quasiment tous les domaines, la fiscalité elle aussi doit évoluer. C’est bien d’une révision complète de l’actuelle fiscalité dont il est question et qui devra être de plus en plus écologique.

 

Si la fiscalité doit « s’écologiser », elle ne doit pas s’additionner à l’actuelle, mais s’y substituer, et ce dans un objectif de justice fiscale. Si une contribution climat-énergie, ou taxe carbone, est incontournable, encore faut-il qu’elle soit d’une réelle efficacité écologique, et qu’elle soit juste d’un point de vue équitable et social. A l’évidence, le « machin » proposé par le chef de l’Etat est « symbolique », mais alourdit les charges des plus modestes et des classes moyennes… et pourrait "plomber" toute réforme fiscale écolo par une impopularité garantie.

 

Si changer de comportement est nécessaire, encore faut-il individuellement en avoir les moyens. « L’écotaxe » aujourdhui proposée du côté des ménages les plus fragiles (et ils sont nombreux) va provoquer davantage de perdants que de gagnants. Du coté des écologistes, pas vouloir l'admettre et le reconnaître et ainsi  nier cette réalité serait à la fois une erreur majeure d'un point de vu social, mais aussi pédagogique  . De plus, rien ne nous prouve, qu'avec le temps, alors qu’elle sera régulièrement augmentée, que  cette taxe soit réellement affectée en totalité à l’engagement climatique, et ne remplissent pas les caisses d’un Etat aux abois (1409 milliards d’euros d’endettement public en 2009, un record!).

 

Au sujet de cette taxe carbone, on parle beaucoup transports, mais ne perdons pas de vue le coût du chauffage de nombreux ménages. Peut-on sincèrement croire que les retraités, les ruraux, les banlieusards, les allocataires des minima sociaux, pourront avoir accès aux éco-subventions (25 à 35% du montant des travaux de rénovation) et aux éco-prêts à taux zéro, pour améliorer l’efficacité thermique de leur habitat, alors qu’ils sont déjà durement touchés dans leur pouvoir d’achat et qu'il ne disposent pas et ne disposerons jamais de leur propre part pour investir? 

 

Le comble, c’est qu’au jour d’aujourd’hui, les permis de construire et les prêts bancaires pour les particuliers ne tiennent absolument pas compte des évolutions écologiques nécessaires pour les nouvelles constructions. Tous ces gens ne pouvant modifier leur habitat seront condamnés à payer de plus en plus d’éco-taxes.

 

Sans doute faut-il des actes et rapidement, mais une mesure isolée, même si elle semble symbolique, n’a pas de sens si elle reste isolée. C’est tout un ensemble de paramètres, de dispositifs réglementaires et fiscaux qu’il nous faut modifier, mais de façon juste, sociale et équitable. Ne perdons pas de vue que les principes du Développement Durable sont adossés sur l’économique, le social et l’environnemental, et sur la gouvernance du croisement  de ces trois domaines.

 


Texte publié dans l'Eclaireur du Gâtinais du 17 septembre 2009.

Par Burgunder
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Jeudi 8 octobre 2009
Actualité oblige, voici les deux rendez-vous que les associations anti-boues d'Achères vous proposent cet automne ! Nous comptons sur votre présence.Que ceux qui peuvent dupliquer et distribuer l'affichette jointe n'hésitent pas !
 
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"Invitation" !
 
Monsieur Serge Lepeltier, président du Bassin Loire-Bretagne,  ancien ministre de l'Ecologie et maire de Bourges organise le festival du film écologique à Bourges du 8 au 11 octobre.
Comme les 2 courriers concernant les boues d'Achères que nous lui avons envoyés sont restés sans réponse, nous lui porterons un nouveau courrier :
 
le jeudi 8 octobre
pour l'inauguration de son festival à 18 h
 
Venez nous rejoindre à partir de 17 h 45devant le Palais d'Auron, Bvd d'Auron côté public et passerelle sur l'Auron côté VIP, avec pancartes.
 
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Tous à Blancafort
Soutien aux Maires assignés au Tribunal Administratif
le samedi 17 octobre à 10H
Salle des fêtes
 
Diaporama et présence d'un spécialiste de l'eau afin de démontrer que l'arrêté préfectoral d'autorisation d'épandage des boues d'Achères est inapplicable.
 
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Pour les associations :
 - Les Amis de la Borne
 - Ensemble, Association laïque et solidaire de Mérié
 - Nature 18
 - RESPA, Rassemblement Protection Environnement St Palais  et Alentour
 - ASMRCN, Association pour la Sauvegarde du Milieu Rural en Cher Nord, qui vient de nous rejoindre.
Par Burgunder
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Mercredi 7 octobre 2009

DELINQUANCE:
DU COLUCHE DANS LE TEXTE

Le Contrat Opérationnel de Prévention et de Sécurité (COPS) pour l'Agglomation était mis au vote lors du Conseil municipal du 30 septembre dernier. Si l'Eclaireur du Gâtinais relate les échanges entre la minorité et la majorité sur ce sujet sensible, il faut remarquer tout de même l'absence des chiffres et des pourcentages que contenait ce document, dommage. En effet ne pas les indiquer vide les arguments du débat. C'est pourquoi je vous livre mon intervention afin que chacun apprécie la différence...

 

Sur ce Contrat Opérationnel de Prévention et de Sécurité (COPS) permettez-moi quelques remarques après  lecture. Que l’on soit clair. A aucun moment je ne conteste l’existence de la délinquance sur laquelle la Puissance publique doit répondre et surtout intervenir en amont et faire en sorte que celle-ci ne puisse se développer.

 

Sur la synthèse du bilan du COPS et sur l’évolution de la délinquance nous sommes dans une présentation et une écriture lisses, politiquement correct, diplomatique en quelque sorte. Par exemple il est dit : " Au cours des dernières années, la délinquance a reculé de façon générale même si la situation peut être contrastée entre les communes. En zone Police : baisse de la délinquance générale de 0,34%," pour moi nous sommes dans la stabilité. Sur la délinquance de proximité: "baisse de 8,66% ", et la phrase qui suit précise : En revanche, le nombre de véhicules incendiés a fortement augmenté, passant de 8 en 2004 à 78 en 2008 ".Quand une voiture brûle ce n’est pas de la délinquance de proximité? alors c'est-quoi? une délinquance hors-sol si je comprends bien. De vous à moi, c’est du Coluche dans le texte et dans les chiffres puisque en pourcentage nous sommes presque à 976% d’augmentation.


Extrait de l'article de l'Eclaireur du Gâtinais du 8/10/09. Sans les chiffres et les pourcentages de la délinquance le lecteur peut penser qu'on s'oppose pour s'opposer alors que ce sont eux (les chiffres) qui nourrissent notre propos...  

Sur l’évolution des moyens de l’Etat pour la sécurité, concernant la Police Nationale, c’est beau dans les pourcentages, mais nous sommes toujours en dessous de la moyenne nationale. De plus, lorsqu’il est écrit que la Police Nationale bénéficie par ailleurs de façon régulière de renforts de forces mobiles, cela signifie que les effectifs locaux, faute d’effectif, ne peuvent faire face aux événements. Cela signifie encore qu’il y a des problèmes d'importance qu’on ne retrouve pas dans les chiffres...

 

A propos de la Gendarmerie, en 2009 nous sommes en effectif identique à celui de 2004. Et pour faire bien dans les chiffres, on rajoute les gendarmes de la brigade de Bellegarde (8) alors qu'au final nos gendarmes de Montargis (16) vont abandonner prochainement  la zone Police pour être dispatcher entre Ferrières, Château-Renard et... Bellegarde... comprend qui voudra.

 

Sur l’évolution des Polices municipales sur laquelle il est dit que la ville centre (Montargis) possède 50% des effectifs de Police municipale du territoire de l’agglo. A propos de ces effectifs de police et de gendarmerie, je constate un transfert des compétences et des charges. D’un point de vue national lorsque de façon drastique on réduit les effectifs de fonctionnaires, les collectivités se trouvent obligées de palier l’insuffisance de l’Etat et ce sont les impôts locaux qui financent des polices auxiliaires. Au nord de notre Agglomération je remarque que des communes en zone Gendarmerie souhaitent la création d’une police intercommunale entre elles. Il me semble que nous avions défendus en 2001 et avec Albert Minoun en 2008 lors des élections municipales, une idée proche y compris au sein de l’agglo.

 

Sur la prévention spécialisée c’est à pleurer. Là encore, comment attendre une efficacité sans moyens humains ?

 

Dans le champ de la prévention situationnelle du Plan d’action 2009-2012 permettez-moi de refuser l’extension du dispositif de vidéo protection, et je vous répète une nouvelle fois pourquoi: 

 

1 - la vidéo au mieux déplace les problèmes.

 

2 - la vidéo n’évite pas les délits, voire les agressions. Je vous concède qu’elles peuvent parfois permettre l’identification des délinquants mais après le passage à l'acte, si bien qu’elle n’empêche en rien qu’il y ait des victimes. Je reste convaincu que la technologie ne remplace en rien une présence humaine et les Anglais que ce point révisent leurs options vidéos.

 

3 - je ne parle pas du coût de ces technologies financé par la collectivité. 

 

A propos de la dissuation , je tiens à préciser qu' une Brigade anti-criminalité (BAC) n’est pas dans la dissuasion mais dans l’intervention.

 

Au delà de ces critiques,je me félicite du caractère partenarial de ce COPS. Néanmoins je relève une fois de plus  l’absence d’une représentation diversifiée de la population. J’ai bien vu « association » quelque part sans plus de précision(?) La présence associée et organisée  de la population aurait incontestablement pour tout le monde un caractère pédagogique au-delà du caractère totalement institutionnel et pour le coup décalé de la réalité de la vie des gens. Je voterai cet avis en vous demandant  de retirer de mon vote tout ce qui touche au réseau de la vidéo protection.




+775%
de voitures incendiées
 
de 2004 à 2008

Jean-Pierre Door a expliqué les chiffres de ces incendies comme si ils n'étaient pas des actes de délinquance en attendant cela permet de ne pas les comptabiliser... c'est magique !

Par Burgunder
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Informations pratiques

http://www.copenhague-2009.com/

Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.



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OGM :

 

 

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il vous suffit d'en faire la demande par mail : jean-luc.burgunder@libertysurf.fr

 

 

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Culture

 

 

A propos de…

 

Persepolis

 

La période estivale et les congés qui (en principe) l’accompagnent, permettenttent de sortir la tête du guidon et de s’engager dans des sentiers peu empruntés en temps ordinaire, vie quotidienne oblige.

 

Cet été j’ai fait une rencontre qui m’a procuré un plaisir immense et que j’ai envie de partager avec vous. Quel est ce coup de foudre ?

 

C’est une bande dessinée dont le format et l’épaisseur font penser plus à un gros bouquin qu’à une BD traditionnelle. En noir et blanc, d’un grand esthétisme, un trait dépouillé et une simplicité de dessin qui renforcent l’expression des sentiments et des situations, Persepolis se lit comme un roman et ne se lâche pas de la première à la dernière page.

 

Cette autobiographie de l’auteur j’aurais pu la découvrir il y a bien longtemps puisque le 1er tome est sorti en 2000 et le 4ème en 2004. En fait, c’est le volume des quatre réunis qui est sorti cette année 2007 en un seul ouvrage. Que du plaisir, merci à « l’Association » qui est le nom de l’éditeur.

 

Sacrée femme que Marjane Satrapi, née en 1969 à Téhéran, en Iran, dans une famille moderne et progressiste. Néanmoins à l’âge de six ans, soit trois ans avant la révolution qui allait bouleverser sa vie, sa famille et son pays, elle est sûre d’être un jour la dernière de la longue liste des prophètes. Cette révolution qui en 1979 regroupait l’ensemble des forces politiques d’Iran et qui chassa le Shah, devait déboucher sur une république pluraliste et démocratique. Un an tard, en 1980, elle était devenue une république islamiste…

 

Comment une petite fille vit ces événements au quotidien avec sa famille plongée dans la profonde métamorphose de la société iranienne ? Quel regard a-t-on sur les adultes dans de tels moments ? Comment construit-on sa pensée et son identité ? Comment grandit-on dans cette guerre Iran-Irak de huit ans, avec ses pertes humaines considérables et ses bouleversements permanents qui en rajoutent au contexte intérieur ? A remarquer au passage que ce conflit a bien profité à l’industrie de guerre occidentale, française comprise. Comment devenir adulte dans ce climat ? Inconscience, impertinence, révolte, abattement, inquiétude, peur, larmes, solitude, chaleur, sourires et rires sont au rendez-vous.

 

Aujourd’hui, dessinatrice, Marjane témoigne de cette période et de ces événements avec beaucoup de simplicité, d’authenticité, de spontanéité, de sensibilité et d’humour. Pas de grand discours, mais le témoignage d’un vécu dans un contexte politique et de vie compliqué. Parfois un rien de la vie quotidienne peut prendre une dimension considérable allant, même enfant, jusqu’à des actes de résistance passive. Il y a dans ce récit un caractère universel à la communauté humaine. C’est beau et très fort.

 

Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris. Dès la parution en 2000 du premier tome de Persepolis elle fut remarquée et connut un succès immédiat, commercial et critique qui depuis ne s’est jamais démenti. En 2003, elle publia « Broderie » qui fut nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival de la bande dessiné d’Angoulême, en 2004 elle publia « Poulet aux prunes », qui lui, remporta le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005. De 2005 à 2007 avec Vincent Paronnaud, elle réalise en noir et blanc l’adaptation de Persepolis en un long-métrage d’animation. Membre de la sélection officielle il est projeté au Festival de Cannes en 2007 et reçoit le 1er prix du jury. Le film est sorti en salle en juin dernier.

 

Depuis la lecture de la BD, j’ai vu le film. Il résume l’histoire des quatre tomes parus. Le noir et blanc, respecte tout à fait le dessin et l’ambiance qu’il dégage. Le type d’animation choisi s’adapte parfaitement à l’histoire déjà dessinée. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne se sont pas loupés. C’est frais, simple et bien rythmé, c’est du bel ouvrage que je vous invite à visiter. Que du bonheur.

 

Tatouages

Curiosité

 

Apparition

 

C’était en début juillet lors d’une rencontre entre la Généralitat de CATALUNIA et la Région Centre. Je me trouvais à Barcelone, ville éminemment animée et créatrice s’il en est. Le temps était beau et vers 20h30 alors que notre délégation (4 personnes) déambulait sur la Rambla, longue avenue très animée et bavarde de Barcelone. Soudain au brouhaha ambiant s’imposa à nos oreilles comme une rumeur au sein de la foule en mouvement. C’est alors que là, à nos yeux incrédules, devant nous surgit, la cause de la rumeur. Un petit homme au corps nu et tatoué de belle manière jusqu’à créer l’illusion, côté fesses, qu’il portait un slip. En réalité chaussures et casquette étaient les seuls attributs vestimentaires de notre homme. Ainsi « vêtu », il passa à notre hauteur dans une bonne humeur générale. Exhibition, pari, originalité, animation soutenue par l’office de tourisme, œuvre d’art, pub pour le tatouage, provocation, humour, spectacle vivant ? Nous avons tout imaginé, autant de questions restées sans réponses. Le plus surprenant c’est que notre homme avait été repéré par trois d’entre nous deux heures auparavant en d’autres lieux que la Rambla et dans la même tenue, mais dans une foule plus compacte ce qui l’exposait moins. On peut donc penser que la tolérance et la bonne humeur font partie de l’art de vivre de cette ville où entre autres les plus grands architectes modernistes (Antoine Gaudi, Josep Puig i Cadalfach, Lluis Domènech i Montaner) construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence d’audace et de créativité.

 

 

Election du Président

 

 

 

François Bonneau au-dessus de la mêlée.

 

Je me félicite de l’élection de François Bonneau au poste de Président du Conseil Régional de la Région Centre. Incontestablement, que ce Président soit du Loiret et particulièrement de l’est du département va être un plus pour le Montargois, le Giennois et le Gâtinais. Un plus ne veut pas dire que le Conseil Régional aurait jusqu’à aujourd’hui quelque peu oublié nos territoires, ce qui est loin d’être le cas. Désormais la présence physique du Président de la Région va permettre de rendre très visible ce que le Conseil Régional investi déjà chez nous et qui pour le moins n’est pas toujours reconnu à sa juste proportion, voir pas identifié du tout. Désormais les citoyens pourront mieux apprécier l’utilisation locale de leurs impôts et comprendre qui fait quoi et qui paie quoi, ici en proximité. Voilà en quoi je me réjouis de l’élection de François Bonneau.

 

Mon regret dans l’élection du nouveau Président a été la posture du candidat UMP, Franck Supplisson, qui pour le moins dans ses déclarations n’a pas élevé le débat à la hauteur de la fonction de Président de Région qu’il briguait. En réduisant le débat régional à celui d’un jeu d’appareil politique, il ne hiérarchise pas les sujets, d’autant plus que l’UMP en tant que parti politique n’échappe pas au jeu des chaises musicales lorsque ses élus sont confrontés au respect du non cumul de certains mandats. Il y a ainsi des abandons de postes en cours de mandature par des élus de tous les partis. Pour remédier à ce genre de situation, je pense que cela relève d’une réforme institutionnelle sur le statut des élus.

 

Je regrette que Monsieur Supplisson ait cité beaucoup de chiffres dans la presse, mais pas ceux des transferts de charges non compensés de l’Etat aux Régions, qui sont les conséquences des lois de décentralisation de 2004 ! Etonnement encore sur son programme : « développement durable, économie et innovation ». Ne sait-il pas que le développement durable comporte nécessairement trois volets : économie, social, environnement et s’accompagne d’une gouvernance participative !

 

Je souhaite bon courage à François Bonneau dans ses nouvelles fonctions. En tant que Vice-Président et Vert, je souhaite poursuivre et améliorer les engagements que nous avons collectivement pris devant les électeurs en 2004, et dans le respect de nos différences. Dans ce contexte, il a toute ma loyauté, dans les fonctions que nous avons à exercer pour améliorer la vie quotidienne de la population de la Région Centre.

Indigènes

 

 

A propos du Film « Indigènes »

 

A ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Ce matin encore, j’entendais à la radio qu’Indigènes était une révélation pour les français qui parait-il ignoraient cet aspect de notre histoire. Les plus jeunes peut-être ? Mais tous les autres et nos anciens seraient-ils amnésiques ?

Pour ma part, je n’ai pas d’histoire familiale avec l’Afrique sinon celle de la France. Je n’ai pas connu de militaires professionnels dans la famille. Je n’ai pas appris à l’école l’histoire de la seconde guerre mondiale, pourtant depuis très jeune j’ai toujours connu l’existence et l’histoire de troupes venues d’Afrique (spahis, tirailleurs algériens et sénégalais, tabors, etc…). Jeune, je connaissais le rôle déterminant des tabors en Italie en 1914, dans la chute de Monte Cassino après des mois de bataille acharnée menée par les alliés ; je savais le rôle de ce troupes dans le débarquement de Provence et plus tard leur engagement dans la bataille acharnée des Vosges et la libération de Colmar et de Mulhouse entre autres, dont bon nombre de rues portent le nom de ces régiments « indigènes » qui étaient à l’époque, l’armée française.

 

Je n’ai pas la mémoire du comment je l’ai su, mais je l’ai toujours su, ce qui signifie que cela se savait… De la même façon, je connaissais aussi leur rôle durant la « Grande » Guerre. Qui peut alors m’expliquer comment on en parlait dans les années 50 et qui ? Et comment se serait évaporée cette mémoire ? Je n’ose imaginer que la seule décolonisation serait l’explication. Je n’imagine pas non plus que la nation « reconnaissante » prise d’un souci d’économie aurait choisi l’oubli pour ne pas devoir s’acquitter du règlement des retraites aux soldats survivants de l’armée française africaine de l’époque, au même titre que les combattants d’origine métropolitaine ? Je n’y crois pas, ce serait mesquin et d’un rapport si mince que l’explication est ailleurs. Mais alors où ?

 

Merci à « Indigènes » de réveiller les mémoires et de redonner du corps à l’histoire faite d’hommes, de courage et de dignité. Promis je vais voir le film…

Ch'tis

 

Arcomincher : recommencer
Babache ou Boubourse : idiot
Babelle : langue
Biclou : vélo
Carabistoule: bêtise
Cayelle : chaise
Chicon : l'endive
Ch'ti : un gars du Nord et du Pas-de-Calais,
Clinche : poignée de porte
Dracher : pleuvoir
Ducasse : fête du village, foire aux manèges
Foufeter : habiller
Giffe : figure
Hein ? Comment , je n'ai pas bien entendu ?
Maronne : pantalon, culotte
Mouquer : moucher
Nigdoule : couillon
Petit pain : pain au chocolat
Raclette ou Racleau : balai de nettoyage
Saque ed' dins : depêche toi, vas au plus vite
Targnole : giffle
Tchiot, Tchiote: petit, petite
Tizaut : toi (l'autre)
Wassingue : serpillière

 
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