LA LONGUE MARCHE DES
FEMMES
Le travail de Pierre-Yves Ginet porte sur les résistances de femmes dans le monde actuel. Ses premiers reportages sur le combat des nonnes tibétaines, de
1998 à 2001 ont poussé le photojournaliste à élargir son champ de travail. Entre 2001 et 2006, il s'est rendu dans 17 pays pour photographier ces femmes qui, à leur niveau, écrivent l'Histoire de
notre temps , et luttent pour offrir un monde meilleur aux générations futures.
L'exposition aborde
des questions clées, telles que le respect des minorités ethniques, les luttes contre les lois injustes ou les gouvernements totalitaires, les combats pour gagner une pleine citoyenneté, la
survie face aux grandes épidémies et aux conflits, ou encore la reconstruction difficile des après guerre.
Bien des femmes dans le monde restent encore à l'écart de la vie économique, politique et sociale de leur pays. Aussi, certaines s'attaquent-elles avec courage aux maux de la société. Qu'elles
agissent seules ou via une organisation, les similitudes entre leur façon de procéder sont nombreuses : non-violence, abnégation (certains combats durent depuis plusieurs décennies), une
détermination sans faille et un grand sens du dialogue.
Alors qu'en ce début du 21ème siècle le principe d'égalité hommes femmes ne concerne qu'une infime partie de la population mondiale, ces portraits de femmes, anonymes ou emblématiques, nous
rappellent que nombre d'entre elles, seules ou aux côtés des hommes, oeuvrent pour la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de tous.
Cette opération comporte trois volets :
la création, en partenariat avec Pierre-Yves Ginet, photoreporter de l'association Femmes Ici et Ailleurs, d'une exposition muséale que vous pourrez venir découvrir à Orléans,
Blois puis Tours ; celle ci sera annoncée dans différents sites urbains sou la forme de portraits qui en seront extraits. La même exposition est actuellement présentée à l'Hôtel de Région de la
région Pays de la Loire jusqu'au 6 mai
6 exposition thématiques : "respect", "les Caravanière des Droits des Femmes" et "féministes afghanes" qui circulent déjà dans les lycées régionaux
; "grandes résistantes contemporaines", "Angola : femmes face au sida", "Darfour : le sacrifice des femmes" circuleront dans toute la région Centre pendant 6 mois à compter du mois de février
2009.
Une nouvelle exposition, créée en lien avec des travaux d'élèves sur le thème "Femmes en résistance en région centre" verra le jour en septembre 2009.
Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité
Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises
humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité
internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du
protocole de Kyoto.
Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction
des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le
nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.
Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter
l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.
La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique,
l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que
celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.
Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura
des conséquences catastrophiques et irrémédiables…
Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :
1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces
objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.
2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes,
etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.
3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.
Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à
réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide
financière et technologique aux pays en développement.





Derniers Commentaires