Lundi 13 avril 2009





LA LONGUE MARCHE DES FEMMES

Le travail de Pierre-Yves Ginet porte sur les résistances de femmes dans le monde actuel. Ses premiers reportages sur le combat des nonnes tibétaines, de 1998 à 2001 ont poussé le photojournaliste à élargir son champ de travail. Entre 2001 et 2006, il s'est rendu dans 17 pays pour photographier ces femmes qui, à leur niveau, écrivent l'Histoire de notre temps , et luttent pour offrir un monde meilleur aux générations futures.

L'exposition aborde des questions clées, telles que le respect des minorités ethniques, les luttes contre les lois injustes ou les gouvernements totalitaires, les combats pour gagner une pleine citoyenneté, la survie face aux grandes épidémies et aux conflits, ou encore la reconstruction difficile des après guerre.

Bien des femmes dans le monde restent encore à l'écart de la vie économique, politique et sociale de leur pays. Aussi, certaines s'attaquent-elles avec courage aux maux de la société. Qu'elles agissent seules ou via une organisation, les similitudes entre leur façon de procéder sont nombreuses : non-violence, abnégation (certains combats durent depuis plusieurs décennies), une détermination sans faille et un grand sens du dialogue.

Alors qu'en ce début du 21ème siècle le principe d'égalité hommes femmes ne concerne qu'une infime partie de la population mondiale, ces portraits de femmes, anonymes ou emblématiques, nous rappellent que nombre d'entre elles, seules ou aux côtés des hommes, oeuvrent pour la reconnaissance et le respect des droits fondamentaux de tous.



Cette opération comporte trois volets :

la création, en partenariat avec Pierre-Yves Ginet, photoreporter de l'association Femmes Ici et Ailleurs, d'une exposition muséale que vous pourrez venir découvrir à Orléans, Blois puis Tours ; celle ci sera annoncée dans différents sites urbains sou la forme de portraits qui en seront extraits. La même exposition est actuellement présentée à l'Hôtel de Région de la région Pays de la Loire jusqu'au 6 mai


6 exposition thématiques : "respect", "les Caravanière des Droits des Femmes" et "féministes afghanes" qui circulent déjà dans les lycées régionaux ; "grandes résistantes contemporaines", "Angola : femmes face au sida", "Darfour : le sacrifice des femmes" circuleront dans toute la région Centre pendant 6 mois à compter du mois de février 2009.

Une nouvelle exposition, créée en lien avec des travaux d'élèves sur le thème "Femmes en résistance en région centre" verra le jour en septembre 2009.

Par Burgunder
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Dimanche 12 avril 2009

UN SILENCE TRES PARLANT ...
L'an passé, par écrit, j'étais intervenu auprès du préfet de l'époque pour soutenir la famille Dzidzikasvili de Montargis (voir
ce blog, mai 2008), celui-ci s'était donné la peine de répondre. Aujourd'hui, le nouveau préfet de la Région centre et du département du Loiret ne répond pas à mes mails et courriers. Ce silence assourdissant du représentant de l'Etat en dit long sur le mépris que ce préfet exprime vis à vis de ceux qui sont directement concernés, ainsi que ceux, population et élus, qui choqués par une politique migratoire, en conscience sont contraints de pratiquer activement "le délit de solidarité". Pourtant, n'y aurait-il pas matière à dialoguer sur des sujets aussi sensibles que ces problèmes humains? 



Monsieur le Préfet,

 

Sans réponse de mon mail et de mon courrier du 18 février 2009, ainsi de mon mail du 9 mars 2009 je m’inquiète de savoir si vous avez été bien destinataire ces trois envois.

 

Je me permettais dans ces différents messages d’attirer votre attention sur la situation particulièrement difficile de la famille Dzidzigouri, habitant à Nesploy dans le Loiret, et de nationalité géorgienne.

 

Vous n’êtes pas sans avoir été informé du soutien massif de la population locale et des élus que cette famille reçoit. Dimanche 22 mars, à la mairie de Nesploy, un parrainage républicain a été réalisé par une dizaine d’élus de toutes sensibilités politiques et de fonctions diverses (adjoints au maire, maires, conseillers généraux et régionaux).

 

Sans rentrer dans les méandres judiciaires, de grâce que l’application d’une logique purement administrative et comptable d’expulsion ne brise pas des familles. Compte tenu de la situation particulièrement délicate et bien fragile de la Géorgie, leur expulsion dans leur pays d’origine revient à mettre cette famille dans une situation extrêmement dangereuse pour sa cohésion et pour la vie de ses membres, sachant que déjà plusieurs membres de la famille ont subi des sévices et que deux d’entre eux ont disparu.

 

Monsieur le Préfet, de part vos fonctions vous avez la capacité personnelle d’introduire de l’humanité dans cette froide mécanique. De plus, il y a un caractère extrêmement étonnant de maintenir en situation de précarité une famille durant neuf ans sur notre territoire en situation d’inquiétude permanente et avec interdiction formelle d’avoir des emplois, alors que cela serait possible. Je vous rappelle que sur les trois enfants, deux sont nés sur le territoire français et que pour les deux ainés leur scolarité se réalise tout à fait normalement. 

 

Dans mes précédents courriers, je vous posais deux questions dont je me faisais le relais. L’Etat français dispose-t-il d’un suivi sur les conditions des retours dans les pays d’origine des personnes qu’il expulse, a-t-on des statistiques sur ce qu’ils sont devenus, et en cas de mort de ces personnes expulsées, qui serait responsable devant le Tribunal Pénal International ?

 

En vous remerciant par avance d’une part d’un geste humanitaire, équitable, juste et mérité vis-à-vis de cette famille déjà intégrée parmi nous et d’autre part de vos réponses aux questions que beaucoup de gens se posent et me posent. Restant disponible pour tout échange, recevez Monsieur le Préfet l’expression de mes salutations distinguées.

 

Par Burgunder
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Lundi 6 avril 2009

 

 
NOUS SOMMES TOUS
SANS PAPIERS!

Comme convenu le dimanche 22 mars dernier, des citoyens et des élus se sont retrouvés à 15h à la mairie de Nesploy (Loiret). Il s'agissait de parrainer la famille DZIDZIGOURI (voir sur ce blog : parrainages républicains, lettre au Préfet du 18 02 09 et Identité sans frontières du 23 02 09). C'est fait, les  proches de la famille georgienne ont parfaitement réussi la mobilisation.
 
La salle de la mairie était pleine, 150, 200 personnes, plus peut être...Nous étions tous là bien serrés pour dire collectivement combien nous souhaitons conserver auprès de nous les sept membres de cette famille. On n'attend pas 9 ans pour renvoyer dans un pays en but à des conflits intérieurs des personnes (enfants compris, dont deux sont nés en France). Ces gens ne sont pas des marchandises, mais des êtres humains et à ce titre nous leur devons respect, soutien et solidarité et ce d'autant plus qu'un retour chez eux reviendrait à les condamner à de multiples tourments dont l'acte ultime, la mise à mort, n'est pas exclu. Tous les présents refusent viscéralement l'application littérale de lois qui portent ainsi atteinte à la condition de vie des personnes. On n'a qu'une vie et au nom de quoi peut-on disposer de celle d'êtres humains quels qu'ils soient ?Derrière les quotas d'expulsion, c'est bien de cela dont il s'agit.

 

Le Préfet,  c'est-à-dire l'Etat ne répond pas à mes questions sur le suivi du retour des personnes expulsées, et sur la responsabilité pénale en cas de mort devant le Tribunal Pénal International. "Normal", ne sommes nous pas en présence d'une règlementation qui est dans une logique comptable dénuée de toute humanité?

 

Thérèse Martin qui avec yves son mari hébergent la famille Dzidzigouri

C'est justement d'humanité et de chaleur dont il fut question entre les personnes présentes durant cet après midi du 22 mars. Beaucoup d'émotion, des larmes aussi, c'est difficile d'être heureux, alors qu'à chaque instant on peut se retrouver rafflé, séparé, jeté dans un avion et l'inconnu au bout du voyage... Que les yeux de Katuna sont cernés, sans doute l'incertitude et l'inquiètude de l'instant à venir. Comment se poser l'esprit et posséder la légèreté de l'être dans une telle situation ?

 

Comment un pays comme le nôtre, avec l'histoire qu'il a connue, comment peut-il flirter avec des politiques déjà vues ? N'aurions nous rien appris sur nous-mêmes ? Alors de grâce, arrêtons cette hypocrisie nationale de laisser faire comme si la chasse aux sans papiers était propre sur elle. Thérèse et Yves Martin, agriculteurs retraités, septuagénaires tous les deux hébergent les DZIDZIGOURI. Tous deux disent : "avant cette histoire, nous n'imaginions pas la réalité des sans papiers, et ne mesurions pas la vie qui est la leur". C'est pourquoi il ne faut pas banaliser de telles situations en se retranchant derrière les lois. C'est toujours au nom de la loi du moment, que l'indiscible se banalise et prend presque figure humaine. L'administration française s'est déjà fait prendre à ce piège. Ne serait-il pas temps sur ces sujets d'immigration de légiférer et d'adopter des textes respectueux d'abord des individus et de trouver de trouver des formules adaptées qui permettent une liberté de circulation au gré des situations individuelles ?

 


Nous étions une douzaine d'élus de toutes sensibilités politique (dont deux Verts ,Thierry Soler, conseiller général du Loiret et moi-même) et de toute nature : des maires, des adjoints, des conseillers généraux, un conseiller régional et le sénateur Jean Pierre Sueur. C'est donc au coude à coude que nous avons parrainer ou marrainer les sept membres de notre famille georgienne : Lizy, née en France en 2006 et parrainée par Anne Beignet, maire de Faye-aux-loges ; son frère Irakli, né en France en 2001 par Jacques Beauvallet, Maire de Chambon- la- Forêt, le frère ainé Zakro par Albert Février, maire de Ladon. Leur grand père du même prénom, Zakro, est parrainer par Franck Demaumont, conseiller général maire de Chalette-sur-loing et marrainé par son adjointe Christine Lander du Collectif Immigré du montargois ; de son côté, la grand-mère, Nelly a deux parrains le maire de Bouzy-la-forêt, Francois Daubin et Thierry Soler, conseiller général du Loiret (canton de Chécy). Jean Pierre Sueur a parrainé Nikoloz leur fils, qui est le père de la petite famille, et moi-même conseiller régional et conseiller municipal de Montargis, j'ai parrainé Katuna, la mère des trois enfants.

l'Eclaireur du Gâtinais, jeudi 26 mars 2009

 Une fois passés ces moments émouvants et forts de solidarité face à l'injustice de leur situation, c'est dans un brouhaha plein de chaleur que tout le monde s'est retrouvé autour d'un verre et des gâteaux nombreux apportés pour la circonstance. Chacun a pu s'entretenir ou échanger avec les réseaux du Comité de soutien comme l'Association catholique Partage, réseau Education sans Frontières, les responsables de parents d'élèves des écoles des enfants ou encore le club de foot Bellegarde-Ladon etc... ainsi qu'avec les membres de la famille. C'est alors que d'autres georgiens m'ont été présentés. Certains ayant obtenu leur régularisation, d'autres sans papiers et en grande précarité. Il est clair qu'on ne peut laisser ces personnes abandonnées à leur sort alors que dans leur pays l'insécurité est totale pour eux. "Vous savez me dit l'un d'entre eux, on ne quitte pas son pays sans raisons. C'est le coeur bien gros qu'on abandonne son chez soi, c'est dur à vivre!" Toujours est il que ce 22 mars n'est pas une fin en soi, mais l'organisation et la mobilisations encore plus fortes autour de ces gens qui vivent parmi nous depuis 9 ans et qu'il faut protèger et garder parmi nous. A suivre...


Les deux garçons  sont déjà partis chez des copains pour fêter un anniversaire...

Par Burgunder
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Vendredi 3 avril 2009
 
La préfète a signé mais nous restons debout!
Rassemblement
à BOURGES
Samedi 04 avril
14h30
Place Cujas
Pour la semaine du développement durable
 
 Soyons  nombreux !

Les APPEL: Les Amis de La Borne. Le RESPA., Ensemble et   Nature 18.
 
pour plus d'information: http://www.gilblog.fr/ (cliquer sur "non aux boues")
pour tout contact: respa@aliceadsl.fr
 
A diffuser largement!
Par Burgunder
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Dimanche 29 mars 2009






IMPOTS LOCAUX
LA DOUBLE
 DETENTE...


Tous les ans, chaque commune vote ses taux d'imposition. Moment important s'il en est puisqu'il détermine ce que les habitants auront à payer comme impôts locaux.Seulement, il faut savoir que ce vote n'intervient qu'après celui des députés qui fixent les coéfficients de revalorisation des valeurs locatives dans le cadre de la loi de finances, si bien que pour un député-maire, cette double détente de vote n'est pas tout à fait sincère, le moins que l'on puisse dire.

J’avais averti Monsieur Jean-Pierre DOOR que la séance du Conseil municipal  du 26 Mars qu’il nous proposait tombait les mêmes jours que l’Assemblée plénière du Conseil régional, d’où je ne pouvais pas m’extraire.

 Ne pouvant donc pas être présent au Conseil municipal, j’ai néanmoins écrit en tant qu’élu Vert   une contribution concernant le vote des taux d’imposition, et j’ai demandé au Docteur Mimoun (PS) de lire cette contribution lors du Conseil.



Monsieur le Député Maire, chers(es) collègues,

 

Sur les taux d’imposition 2009 qui nous sont proposés, pour que les habitants de Montargis comprennent exactement de quoi il retourne, j’aimerais faire un certain nombre de précisions.

 

Il faut savoir que la valeur locative cadastrale, qui sert de base aux impôts directs locaux, est calculée d’une manière forfaitaire à partir des conditions du marché locatif de 1970 pour les propriétés bâties et de celui de 1961 pour les propriétés non bâties.

 

Afin de tenir compte de l’érosion monétaire et de l’évolution des loyers, des articles du Code général des impôts prévoient :

 

-          chaque année une revalorisation,

 

-          tous les 3 ans, une actualisation,

 

-          tous les 6 ans, une révision générale.

 

Il se trouve qu’aucune révision générale effective des valeurs locatives n’a été effectuée depuis 1970 (signe de l’extrême difficulté de l’exercice, la précédente révision remontait à 1943), et leur dernière actualisation remonte à 1980. Seules, les valeurs locatives sont revalorisées depuis 1981, chaque année en Loi de Finances, c'est-à-dire votée à l’Assemblée Nationale par les députés(es), si bien que les critères utilisés à cette fin peuvent toutefois varier d’un exercice à l’autre.

 

C’est dans la nuit du 18 novembre 2008 que les députés, dont vous Monsieur le Maire, ont fixé les coefficients de revalorisation des valeurs locatives pour l’année 2009. Vous avez donc voté :

 

-          1,015 pour les propriétés non bâties, soit au niveau correspondant à l’inflation prévisionnelle retenue par le présent Projet de loi de finances, à savoir 1,5%,

 

-          1,025 pour les propriétés bâties, y compris les immeubles industriels (évalués dans les conditions du droit commun), soit un niveau correspondant à l’inflation prévisionnelle majorée de 1%, ce qui fait une augmentation de 2,5%

 

En regardant les chiffres du Ministères des Finances, à propos de la fiscalité de la ville de Montargis, j’observe qu’en 2000 le produit par habitant sur le bâti foncier était de 191 €, et la taxe d’habitation de 147 €. J’observe également qu’en 2007 le produit par habitant sur bâti foncier est passé à 298 € (sachant que la moyenne des villes équivalentes est de 223 €), et la taxe d’habitation est passée à 224 € (sachant que la moyenne des villes équivalentes est de 167 €). En conséquence, arrêtons de faire croire aux habitants de Montargis que leurs impôts locaux connaitraient une baisse régulière, puisqu’en réalité entre 2000 et 2007 l’augmentation du foncier bâti est de +56,02% et l’augmentation de la taxe d’habitation est de +52,38%.

 

En conséquence, Monsieur le Député Maire, vous comprendrez aisément que je ne peux en aucun cas voter ces taux d’imposition, et que je vote contre.

 

Jean-Luc BURGUNDER

Conseiller municipal

Vice-Président du Conseil régional

Par Burgunder
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Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.



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OGM :

 

 

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il vous suffit d'en faire la demande par mail : jean-luc.burgunder@libertysurf.fr

 

 

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Culture

 

 

A propos de…

 

Persepolis

 

La période estivale et les congés qui (en principe) l’accompagnent, permettenttent de sortir la tête du guidon et de s’engager dans des sentiers peu empruntés en temps ordinaire, vie quotidienne oblige.

 

Cet été j’ai fait une rencontre qui m’a procuré un plaisir immense et que j’ai envie de partager avec vous. Quel est ce coup de foudre ?

 

C’est une bande dessinée dont le format et l’épaisseur font penser plus à un gros bouquin qu’à une BD traditionnelle. En noir et blanc, d’un grand esthétisme, un trait dépouillé et une simplicité de dessin qui renforcent l’expression des sentiments et des situations, Persepolis se lit comme un roman et ne se lâche pas de la première à la dernière page.

 

Cette autobiographie de l’auteur j’aurais pu la découvrir il y a bien longtemps puisque le 1er tome est sorti en 2000 et le 4ème en 2004. En fait, c’est le volume des quatre réunis qui est sorti cette année 2007 en un seul ouvrage. Que du plaisir, merci à « l’Association » qui est le nom de l’éditeur.

 

Sacrée femme que Marjane Satrapi, née en 1969 à Téhéran, en Iran, dans une famille moderne et progressiste. Néanmoins à l’âge de six ans, soit trois ans avant la révolution qui allait bouleverser sa vie, sa famille et son pays, elle est sûre d’être un jour la dernière de la longue liste des prophètes. Cette révolution qui en 1979 regroupait l’ensemble des forces politiques d’Iran et qui chassa le Shah, devait déboucher sur une république pluraliste et démocratique. Un an tard, en 1980, elle était devenue une république islamiste…

 

Comment une petite fille vit ces événements au quotidien avec sa famille plongée dans la profonde métamorphose de la société iranienne ? Quel regard a-t-on sur les adultes dans de tels moments ? Comment construit-on sa pensée et son identité ? Comment grandit-on dans cette guerre Iran-Irak de huit ans, avec ses pertes humaines considérables et ses bouleversements permanents qui en rajoutent au contexte intérieur ? A remarquer au passage que ce conflit a bien profité à l’industrie de guerre occidentale, française comprise. Comment devenir adulte dans ce climat ? Inconscience, impertinence, révolte, abattement, inquiétude, peur, larmes, solitude, chaleur, sourires et rires sont au rendez-vous.

 

Aujourd’hui, dessinatrice, Marjane témoigne de cette période et de ces événements avec beaucoup de simplicité, d’authenticité, de spontanéité, de sensibilité et d’humour. Pas de grand discours, mais le témoignage d’un vécu dans un contexte politique et de vie compliqué. Parfois un rien de la vie quotidienne peut prendre une dimension considérable allant, même enfant, jusqu’à des actes de résistance passive. Il y a dans ce récit un caractère universel à la communauté humaine. C’est beau et très fort.

 

Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris. Dès la parution en 2000 du premier tome de Persepolis elle fut remarquée et connut un succès immédiat, commercial et critique qui depuis ne s’est jamais démenti. En 2003, elle publia « Broderie » qui fut nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival de la bande dessiné d’Angoulême, en 2004 elle publia « Poulet aux prunes », qui lui, remporta le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005. De 2005 à 2007 avec Vincent Paronnaud, elle réalise en noir et blanc l’adaptation de Persepolis en un long-métrage d’animation. Membre de la sélection officielle il est projeté au Festival de Cannes en 2007 et reçoit le 1er prix du jury. Le film est sorti en salle en juin dernier.

 

Depuis la lecture de la BD, j’ai vu le film. Il résume l’histoire des quatre tomes parus. Le noir et blanc, respecte tout à fait le dessin et l’ambiance qu’il dégage. Le type d’animation choisi s’adapte parfaitement à l’histoire déjà dessinée. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne se sont pas loupés. C’est frais, simple et bien rythmé, c’est du bel ouvrage que je vous invite à visiter. Que du bonheur.

 

Tatouages

Curiosité

 

Apparition

 

C’était en début juillet lors d’une rencontre entre la Généralitat de CATALUNIA et la Région Centre. Je me trouvais à Barcelone, ville éminemment animée et créatrice s’il en est. Le temps était beau et vers 20h30 alors que notre délégation (4 personnes) déambulait sur la Rambla, longue avenue très animée et bavarde de Barcelone. Soudain au brouhaha ambiant s’imposa à nos oreilles comme une rumeur au sein de la foule en mouvement. C’est alors que là, à nos yeux incrédules, devant nous surgit, la cause de la rumeur. Un petit homme au corps nu et tatoué de belle manière jusqu’à créer l’illusion, côté fesses, qu’il portait un slip. En réalité chaussures et casquette étaient les seuls attributs vestimentaires de notre homme. Ainsi « vêtu », il passa à notre hauteur dans une bonne humeur générale. Exhibition, pari, originalité, animation soutenue par l’office de tourisme, œuvre d’art, pub pour le tatouage, provocation, humour, spectacle vivant ? Nous avons tout imaginé, autant de questions restées sans réponses. Le plus surprenant c’est que notre homme avait été repéré par trois d’entre nous deux heures auparavant en d’autres lieux que la Rambla et dans la même tenue, mais dans une foule plus compacte ce qui l’exposait moins. On peut donc penser que la tolérance et la bonne humeur font partie de l’art de vivre de cette ville où entre autres les plus grands architectes modernistes (Antoine Gaudi, Josep Puig i Cadalfach, Lluis Domènech i Montaner) construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence d’audace et de créativité.

 

 

Election du Président

 

 

 

François Bonneau au-dessus de la mêlée.

 

Je me félicite de l’élection de François Bonneau au poste de Président du Conseil Régional de la Région Centre. Incontestablement, que ce Président soit du Loiret et particulièrement de l’est du département va être un plus pour le Montargois, le Giennois et le Gâtinais. Un plus ne veut pas dire que le Conseil Régional aurait jusqu’à aujourd’hui quelque peu oublié nos territoires, ce qui est loin d’être le cas. Désormais la présence physique du Président de la Région va permettre de rendre très visible ce que le Conseil Régional investi déjà chez nous et qui pour le moins n’est pas toujours reconnu à sa juste proportion, voir pas identifié du tout. Désormais les citoyens pourront mieux apprécier l’utilisation locale de leurs impôts et comprendre qui fait quoi et qui paie quoi, ici en proximité. Voilà en quoi je me réjouis de l’élection de François Bonneau.

 

Mon regret dans l’élection du nouveau Président a été la posture du candidat UMP, Franck Supplisson, qui pour le moins dans ses déclarations n’a pas élevé le débat à la hauteur de la fonction de Président de Région qu’il briguait. En réduisant le débat régional à celui d’un jeu d’appareil politique, il ne hiérarchise pas les sujets, d’autant plus que l’UMP en tant que parti politique n’échappe pas au jeu des chaises musicales lorsque ses élus sont confrontés au respect du non cumul de certains mandats. Il y a ainsi des abandons de postes en cours de mandature par des élus de tous les partis. Pour remédier à ce genre de situation, je pense que cela relève d’une réforme institutionnelle sur le statut des élus.

 

Je regrette que Monsieur Supplisson ait cité beaucoup de chiffres dans la presse, mais pas ceux des transferts de charges non compensés de l’Etat aux Régions, qui sont les conséquences des lois de décentralisation de 2004 ! Etonnement encore sur son programme : « développement durable, économie et innovation ». Ne sait-il pas que le développement durable comporte nécessairement trois volets : économie, social, environnement et s’accompagne d’une gouvernance participative !

 

Je souhaite bon courage à François Bonneau dans ses nouvelles fonctions. En tant que Vice-Président et Vert, je souhaite poursuivre et améliorer les engagements que nous avons collectivement pris devant les électeurs en 2004, et dans le respect de nos différences. Dans ce contexte, il a toute ma loyauté, dans les fonctions que nous avons à exercer pour améliorer la vie quotidienne de la population de la Région Centre.

Indigènes

 

 

A propos du Film « Indigènes »

 

A ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Ce matin encore, j’entendais à la radio qu’Indigènes était une révélation pour les français qui parait-il ignoraient cet aspect de notre histoire. Les plus jeunes peut-être ? Mais tous les autres et nos anciens seraient-ils amnésiques ?

Pour ma part, je n’ai pas d’histoire familiale avec l’Afrique sinon celle de la France. Je n’ai pas connu de militaires professionnels dans la famille. Je n’ai pas appris à l’école l’histoire de la seconde guerre mondiale, pourtant depuis très jeune j’ai toujours connu l’existence et l’histoire de troupes venues d’Afrique (spahis, tirailleurs algériens et sénégalais, tabors, etc…). Jeune, je connaissais le rôle déterminant des tabors en Italie en 1914, dans la chute de Monte Cassino après des mois de bataille acharnée menée par les alliés ; je savais le rôle de ce troupes dans le débarquement de Provence et plus tard leur engagement dans la bataille acharnée des Vosges et la libération de Colmar et de Mulhouse entre autres, dont bon nombre de rues portent le nom de ces régiments « indigènes » qui étaient à l’époque, l’armée française.

 

Je n’ai pas la mémoire du comment je l’ai su, mais je l’ai toujours su, ce qui signifie que cela se savait… De la même façon, je connaissais aussi leur rôle durant la « Grande » Guerre. Qui peut alors m’expliquer comment on en parlait dans les années 50 et qui ? Et comment se serait évaporée cette mémoire ? Je n’ose imaginer que la seule décolonisation serait l’explication. Je n’imagine pas non plus que la nation « reconnaissante » prise d’un souci d’économie aurait choisi l’oubli pour ne pas devoir s’acquitter du règlement des retraites aux soldats survivants de l’armée française africaine de l’époque, au même titre que les combattants d’origine métropolitaine ? Je n’y crois pas, ce serait mesquin et d’un rapport si mince que l’explication est ailleurs. Mais alors où ?

 

Merci à « Indigènes » de réveiller les mémoires et de redonner du corps à l’histoire faite d’hommes, de courage et de dignité. Promis je vais voir le film…

Ch'tis

 

Arcomincher : recommencer
Babache ou Boubourse : idiot
Babelle : langue
Biclou : vélo
Carabistoule: bêtise
Cayelle : chaise
Chicon : l'endive
Ch'ti : un gars du Nord et du Pas-de-Calais,
Clinche : poignée de porte
Dracher : pleuvoir
Ducasse : fête du village, foire aux manèges
Foufeter : habiller
Giffe : figure
Hein ? Comment , je n'ai pas bien entendu ?
Maronne : pantalon, culotte
Mouquer : moucher
Nigdoule : couillon
Petit pain : pain au chocolat
Raclette ou Racleau : balai de nettoyage
Saque ed' dins : depêche toi, vas au plus vite
Targnole : giffle
Tchiot, Tchiote: petit, petite
Tizaut : toi (l'autre)
Wassingue : serpillière

 
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