Lundi 18 mai 2009

APRES TOURS, ORLEANS ...

 

Bien qu’absent de la Région Centre durant ce week-end, déplacement prévu de très longue date, j’invite toutes celles et tous ceux qui le peuvent à se rendre au Meeting d’Europe Ecologie, le Vendredi 22 mai à Orléans, à 20h30 au Centre de Conférences.

 

Comme vous pouvez le voir, sur l’affiche ci-jointe, quatre des grandes têtes de liste régionales seront présentes : Daniel Cohn-Bendit, Sandrine Belier, Yannick Jadot et bien évidemement la tête de liste de la grande région Centre Massif Central, Jean-Paul Besset. Sans oublier les autres candidats de notre grande Région comme : Ghislaine Jeannot-Pages, Estelle Touzin, Roukya Atteyé, Karim Laanaya et Germain Lefebvre.

 

Pour toutes celles et ceux qui lisent ce Blog et qui le peuvent, rendez-vous à Orléans afin d’affirmer la nécessité d’un engagement écologiste massif à l’occasion de ces élections européennes. J’invite également toutes celles et tous ceux qui ne seraient pas tout à fait ou pas du tout convaincus, à venir également débattre sur le Contrat Ecologiste pour l’Europe. Il ne suffit pas d’être entre convaincus pour que le débat existe. Créer une dynamique c’est aussi pouvoir échanger avec d'autres dans leur dfférence. 


 

Par Burgunder
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Vendredi 15 mai 2009

Nouveau rassemblement contre l'épandage des boues d'Achères

 

ARGENT SUR SAULDRE le samedi 16 MAI à 10H

 

Marche vers l'Oizenotte, la Sauldre et le parc du château

 

Apporter gilet fluo et pique nique

 

Voir Parcours joint


Par Burgunder
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Vendredi 8 mai 2009

EGALITE DES CHANCES...

Le Collectif « Sauvons les riches », dans le cadre de la campagne Europe-Ecologie, vise à
instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l’ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés, sur le modèle qu’avait instauré Franklin Roosevelt en 1942, qui a fait chuter les inégalités aux Etats-Unis durant 40 ans. Dans ce but, les jeunes contestataires, armés de baguettes de pain et de paquets de spaghettis, interpellent à leur manière nos amis les riches, accrocs à un mode de vie destructeur, non-généralisable, et finalement tellement triste. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce Collectif, je vous présente l'une de  ses actions récentes.

Ces militants pratiquent de nouvelles formes d'action. Ce sont les fondateurs de "Jeudi noir", qui dénoncent le mal-logement des jeunes, et de "Générations Précaires", qui dénoncent la condition des stagiaires dans l'emploi. Leur dernier né, « Sauvons les Riches », est une nouvelle machine d’interpellation médiatique. « On en avait marre de fournir des mal-logés, des stagiaires, marre du regard misérabiliste sur les précaires. On a voulu changer les projecteurs de direction et montrer qu’une vie ne se réduit pas au porte monnaie », rapporte Manuel Domergue. Avant le fils Sarko, ils avaient jeté leur dévolu sur un autre grand malade : le publicitaire Jacques Séguéla. Cette figure emblématique des années frics des années 80 s’est très bien adaptée au style bling bling et néobeauf du Président. n'est-il pas l’auteur de cette phrase mythique (13 février 09, France 2) : « A 50 ans, si on n’a pas une Rolex, on a raté sa vie ». Et ce, au moment où une crise économique - due en grande partie à une répartition inégalitaire des richesses, poussant les pauvres à s’endetter et les riches à en vouloir toujours plus -, privent d’emploi des milliers de personnes c'est de très bon goût...

Mercredi, c’est le jour des enfants. Alors notre jeune collectif, le 22 avril dernier déguisé en Jeunes Populaires du 92, est venu perturber une cérémonie secrète initialement interdite à la presse : ce midi, le Rotary Club organisait en effet en grandes pompes au luxueux Pavillon Dauphine une « conférence de Jean Sarkozy ». En réalité, il s’agissait ni plus ni moins que de l’adoubement officiel par le gratin mondain du fils du « candidat des riches », appelé à devenir le candidat des riches lui-même. Une quarantaine de sauveurs de riches ont tenté, au son du générique de Dallas, de ramener « le dauphin de la place Dauphine » dans le droit chemin.


Si le président du groupe UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine a fait plutôt bonne figure, en revanche il a été incapable de se prononcer sur une question pourtant simple : « Faut-il limiter les revenus les plus indécents ? ». « Vous savez, a-t-il déclaré, dans mon département, il y a des riches et des pauvres. et il ne faut pas les opposer les uns aux autres ». Facile à dire quand on ripaille au Rotary, Jean… Mais pourquoi de telles inégalités ? « Il faut savoir, a répondu le conférencier, que si certains sont riches, c’est parce qu’ils ont beaucoup travaillé ». Faut-il comprendre que les pauvres le sont parce qu’ils n’ont pas assez travaillé ? Explication exquise dans la bouche d’un de ces héritiers qui, pour reprendre la phrase de Beaumarchais, « se sont contentés de naître ».



Décidément, ce jeune homme à la dérive avait besoin de solides amarres à la réalité. Au menu du « kit de survie pour retour sur terre », nous lui avons donc offert le livre "Sois stage et tais-toi", qui présente des témoignages de stagiaires de son âge exploités par leurs employeurs. Ainsi qu’un ouvrage consacré aux nouveaux militants, pour lui montrer que la vraie politique s’exerce loin du Rotary-Club. Jean Sarkozy nous a promis qu’il était disponible pour débattre au calme avec nous, mais sans répondre à nos multiples demandes de rendez-vous précis. Un courriel vient de lui être adressé pour préciser cette belle promesse. Suspens…


Hélas, triste témoignage de l’état de délitement de nos élites, nos slogans « Au Rotary / J’ai vraiment pas d’amis », « Taxez les Rotariens / Aidez les roturiers »et autre « Première, deuxième, troisième maison de campagne / La propriété, c’est le bagne »n’ont pas séduit outre-mesure les sommités du Rotary, qui ont repris en cœur durant de longues minutes « Cassez-vous / Bandes de cons ». Pas de doute possible, on était bien en Sarkozie…


Et que dire de ce triste sire, assis à côté du dauphin, qui nous a distribué des miettes de pain à notre arrivée ? Le collectif  "Sauvons les riches" se désole d’avoir laissé le Rotary Club offrir une image si détestablement caricatural de lui-même. Nous qui nous étions si bien habillés pour faire bonne figure, avons été choqués de rencontrer des gens si vulgaires.

Bilan des opérations : notre pétition a recueilli zéro signature et le journaliste de France Inter a renversé un verre de vin rouge sur la table.

www.sauvonslesriches.lu

contact@sauvonslesriches.fr


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Par Burgunder
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Dimanche 3 mai 2009

CONTRAT ECOLOGISTE POUR L'EUROPE

Nous sommes au carrefour des crises. L’urgence est écologique, économique, sociale, énergétique, financière, alimentaire, sanitaire. Le système de la mondialisation est à bout de souffle dans tous les domaines. La recherche du profit immédiat à l’avantage de multinationales qui surexploitent les ressources naturelles et humaines au détriment de chaque individu dans son quotidien, créé un élément fort de violence et d’insécurité généralisée, et sur tous les continents. 

Des solutions existent. Mais elles ne viendront ni des hommes, qui ont soutenu et soutiennent encore et toujours ce type de société. Leur manque d’imagination politique est flagrant, tant ils placent leurs espoirs dans les mêmes recettes, libérales et productivistes, aux mêmes effets dévastateurs sur le milieu naturel et le vécu des gens. Les réponses sociales et économiques liées à l’emploi et au pouvoir d’achat, passent obligatoirement par une mutation progressive, négociée et écologique, incontournable, de nos manières de produire, de consommer, de vivre et de travailler ensemble.

La conversion écologique de notre économie créerait des millions d’emplois qualifiés et non délocalisables. L’issue de crise de société est locale, européenne et écologique, dans une mondialisation éthique et équitable. Nous défendons une orientation politique qui privilégie l’intérêt et le bien commun, contre le repli sur soi, la diversité et la tolérance contre l’exclusion et les discriminations, la protection et la justice sociale contre les inégalités et la concurrence sauvage.

Rien de tout cela n’est possible si l’écologie, dans toutes ses dimensions, ne devient pas la priorité politique. Si la crise écologique menace l’espèce humaine, rien ne sera plus possible dans les domaines sociaux, économiques, etc…Voilà en quoi nous sommes tous concernés par cet enjeu jusque là sous-estimé.

Si vous n’êtes pas convaincus de l’Europe, alors que l’essentiel de votre vie quotidienne se décide à son niveau, ne laissez pas faire et venez débattre sur une démocratie et une citoyenneté européenne, de droits garantis, de principes de prévention et de précaution appliqués.

Même si vous n’êtes pas convaincu que l’écologie soit prioritaire, ou du Rassemblement des écologistes entre des sensibilités aussi diverses, allant de José Bové à Nicolas Hulot, à de nombreuses associations écologiques, à des ex-responsables de Greenpeace, aux Verts, à Eva Joly, et Daniel Cohn Bendit, venez vous en exprimer. Il est important d’en débattre et ainsi d’enrichir le débat citoyen, le mardi 5 mai à partir de 19h30 (apéritif offert à tous) et à 20h30 pour échanger avec Jean-Paul BESSET, Maison des Associations, 16 et 18 rue Carnot à Montargis. Faites-le savoir autour de vous.
(texte paru dans l'Eclaireur du Gâtinais du 30 avril 2009)
 

 

Jean-Paul BESSET, tête de liste Massif Central-Centre, est originaire du Puy-de-Dôme, 63 ans, journaliste (ancien rédacteur en chef au Monde).

Auteur de nombreux ouvrages, il a été le coordinateur du Pacte écologique de Nicolas HULOT, avant de devenir porte parole de sa Fondation. A ce titre, il a activement participé au Grenelle de l’Environnement et est devenu ensuite un des initiateurs essentiels du Rassemblement Europe Ecologie : http://www.europeecologie.fr/. Voir aussi http://burgunder.over-blog.com/

 

Par Burgunder
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Vendredi 1 mai 2009

SECURITE:
LA SPIRALE INFERNALE...



La ministre française de l'intérieur Michèle Alliot-Marie, souhaite interdire dans les manifestations le port des cagoules, derrières lesquelles peuvent se dissimuler les casseurs.
"
Ceux qui manifestent pour leurs idées jamais ne dissimulent leur visage", a-t-elle déclaré à des journalistes à la sortie du conseil des ministres.

La violence faite aux sociétés, aux personnes  est multiforme. Elle l'a toujours été, et tout particulièrement dans les périodes de crises. Or, nous sommes dans une période de crises (avec un s parce qu'elles sont nombreuses). Sans doute la violence n'a jamais rien réglé sur le fond, mais la répression non plus parce qu'elle s'inscrit dans le cercle vicieux de cette violence. Au lieu de "pondre" tous les matins de nouvelles lois sécuritaires, nos gouvernants seraient bien inspirés de méditer -sans doute n'en prennent-ils pas le temps- sur l'idéologie qui est la  leur et qui inspire leur gouvernance et leur façon d'être vis-à-vis de catégories entières de populations. C'est que, contrairement à ce qu'ils ont l'air de penser, la violence n'a pas besoin d'être masquée pour exister. Il lui suffit parfois d'avoir une couverture légale pour s'exercer dans sa plénitude. L'histoire pas si lointaine (et toujours présente dans le monde) nous a démontré qu'il n'était nullement besoin d'être masqué pour commettre l'indicible.


"Quand on vient manifester on ne vient pas le visage masqué" car, quand les manifestants sont cagoulés, "c'est pour cacher leur intention de casser" ( Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP)

Après un nombre impressionnant de lois sur la sécurité depuis 2002, sur la multiplication de fichiers de toute nature, sur des mises en réseau de caméras, sur la traçabilité de chacun et chacune par les multimédias et la téléphonie mobile, sur la chasse à l'étranger et le traitement dégradant réservé aux sans-papiers, sur la détresse physique et morale des prisonniers condamnés à se suicider dans nos prisons, nous voici désormais sur une future loi sur les bandes organisées. Où commencent-t-elles, où se terminent-t-elles ces bandes qui semblaient poser moins de problème de conscience à certains courants politiques. Notre histoire nationale en est pleine: la Cagoule, le SAC et d'autres...). Aujourd'hui, nous arrivons sur une nouvelle loi qui interdirait le port de cagoules lors de circonstances précises (manifestations...). La spirale est infernale et surtout semble sans fin... A quand une loi sur la largeur des cache-nez, la longueur des bonnets, la largeur des chapeaux ou peut être le port des gants, etc... Qu'en sera-t-il pour ceux qui porteront un masque pour se protéger des miasmes de la grippe H1N1.


"Nous prévoyons de considérer le port de la cagoule ou la dissimulation des traits du visage comme une circonstance particulièrement aggravante" a indiqué le ministre de la justice grec, Nikosdendias du gouvernement Karamanlis.

Ne faudrait-il pas raison garder et sortir de la spirale de cette violence institutionnelle qui entretient, conforte et encourage celle qui s'y oppose? Une démocratie mature et sûre d'elle-même devrait pouvoir répondre de façon adaptée aux enjeux véritables et dont les désordres repérés ne sont que les symptômes de ses propres dysfonctionnements. Car enfin, ce n'est pas pour une poignée d'individus masqués que l'on décrète le couvre-feu, à moins que cette poignée soit le prétexte de renforcer un autoritarisme d'état rempant qui ne dit pas son nom. De toutes les manières, on n'écrase pas une mouche avec une bombe atomique. Il serait bon de créer les conditions d'une tranquilité publique, à ne pas confondre avec une politique sécuritaire.



Le député UMP Didier Julia a déposé aujourd'hui une proposition de loi visant à interdire, comme en Allemagne, "le port de cagoules et de tout autre moyen de masquer le visage lors de manifestations ou atroupements, sous peine d'amende et d'emprisonnement.

Nos amis Zorro, Batman, Spiderman et notre concombre masqué de Mandryka ont bien du souci à se faire ainsi que la bande de Robin des bois et autres Greenpeace... Décidément tous les jours un peu plus nous entrons dans l'univers du film "Soleil vert" de Richard Fleischer ou en littérature de "1984" de George Orwell ou encore du "Meilleur des monde" d'Aldous Huxley. En ces temps d'élections européennes,  ne laissons pas faire, mobilisons nous pour ensemble démocratiquement repousser ces dysfonctionnements qui gangrènent non pas seulement la France, mais l'Europe dans sa totalité.



Par Burgunder
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Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.



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OGM :

 

 

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Culture

 

 

A propos de…

 

Persepolis

 

La période estivale et les congés qui (en principe) l’accompagnent, permettenttent de sortir la tête du guidon et de s’engager dans des sentiers peu empruntés en temps ordinaire, vie quotidienne oblige.

 

Cet été j’ai fait une rencontre qui m’a procuré un plaisir immense et que j’ai envie de partager avec vous. Quel est ce coup de foudre ?

 

C’est une bande dessinée dont le format et l’épaisseur font penser plus à un gros bouquin qu’à une BD traditionnelle. En noir et blanc, d’un grand esthétisme, un trait dépouillé et une simplicité de dessin qui renforcent l’expression des sentiments et des situations, Persepolis se lit comme un roman et ne se lâche pas de la première à la dernière page.

 

Cette autobiographie de l’auteur j’aurais pu la découvrir il y a bien longtemps puisque le 1er tome est sorti en 2000 et le 4ème en 2004. En fait, c’est le volume des quatre réunis qui est sorti cette année 2007 en un seul ouvrage. Que du plaisir, merci à « l’Association » qui est le nom de l’éditeur.

 

Sacrée femme que Marjane Satrapi, née en 1969 à Téhéran, en Iran, dans une famille moderne et progressiste. Néanmoins à l’âge de six ans, soit trois ans avant la révolution qui allait bouleverser sa vie, sa famille et son pays, elle est sûre d’être un jour la dernière de la longue liste des prophètes. Cette révolution qui en 1979 regroupait l’ensemble des forces politiques d’Iran et qui chassa le Shah, devait déboucher sur une république pluraliste et démocratique. Un an tard, en 1980, elle était devenue une république islamiste…

 

Comment une petite fille vit ces événements au quotidien avec sa famille plongée dans la profonde métamorphose de la société iranienne ? Quel regard a-t-on sur les adultes dans de tels moments ? Comment construit-on sa pensée et son identité ? Comment grandit-on dans cette guerre Iran-Irak de huit ans, avec ses pertes humaines considérables et ses bouleversements permanents qui en rajoutent au contexte intérieur ? A remarquer au passage que ce conflit a bien profité à l’industrie de guerre occidentale, française comprise. Comment devenir adulte dans ce climat ? Inconscience, impertinence, révolte, abattement, inquiétude, peur, larmes, solitude, chaleur, sourires et rires sont au rendez-vous.

 

Aujourd’hui, dessinatrice, Marjane témoigne de cette période et de ces événements avec beaucoup de simplicité, d’authenticité, de spontanéité, de sensibilité et d’humour. Pas de grand discours, mais le témoignage d’un vécu dans un contexte politique et de vie compliqué. Parfois un rien de la vie quotidienne peut prendre une dimension considérable allant, même enfant, jusqu’à des actes de résistance passive. Il y a dans ce récit un caractère universel à la communauté humaine. C’est beau et très fort.

 

Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris. Dès la parution en 2000 du premier tome de Persepolis elle fut remarquée et connut un succès immédiat, commercial et critique qui depuis ne s’est jamais démenti. En 2003, elle publia « Broderie » qui fut nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival de la bande dessiné d’Angoulême, en 2004 elle publia « Poulet aux prunes », qui lui, remporta le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005. De 2005 à 2007 avec Vincent Paronnaud, elle réalise en noir et blanc l’adaptation de Persepolis en un long-métrage d’animation. Membre de la sélection officielle il est projeté au Festival de Cannes en 2007 et reçoit le 1er prix du jury. Le film est sorti en salle en juin dernier.

 

Depuis la lecture de la BD, j’ai vu le film. Il résume l’histoire des quatre tomes parus. Le noir et blanc, respecte tout à fait le dessin et l’ambiance qu’il dégage. Le type d’animation choisi s’adapte parfaitement à l’histoire déjà dessinée. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne se sont pas loupés. C’est frais, simple et bien rythmé, c’est du bel ouvrage que je vous invite à visiter. Que du bonheur.

 

Tatouages

Curiosité

 

Apparition

 

C’était en début juillet lors d’une rencontre entre la Généralitat de CATALUNIA et la Région Centre. Je me trouvais à Barcelone, ville éminemment animée et créatrice s’il en est. Le temps était beau et vers 20h30 alors que notre délégation (4 personnes) déambulait sur la Rambla, longue avenue très animée et bavarde de Barcelone. Soudain au brouhaha ambiant s’imposa à nos oreilles comme une rumeur au sein de la foule en mouvement. C’est alors que là, à nos yeux incrédules, devant nous surgit, la cause de la rumeur. Un petit homme au corps nu et tatoué de belle manière jusqu’à créer l’illusion, côté fesses, qu’il portait un slip. En réalité chaussures et casquette étaient les seuls attributs vestimentaires de notre homme. Ainsi « vêtu », il passa à notre hauteur dans une bonne humeur générale. Exhibition, pari, originalité, animation soutenue par l’office de tourisme, œuvre d’art, pub pour le tatouage, provocation, humour, spectacle vivant ? Nous avons tout imaginé, autant de questions restées sans réponses. Le plus surprenant c’est que notre homme avait été repéré par trois d’entre nous deux heures auparavant en d’autres lieux que la Rambla et dans la même tenue, mais dans une foule plus compacte ce qui l’exposait moins. On peut donc penser que la tolérance et la bonne humeur font partie de l’art de vivre de cette ville où entre autres les plus grands architectes modernistes (Antoine Gaudi, Josep Puig i Cadalfach, Lluis Domènech i Montaner) construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence d’audace et de créativité.

 

 

Election du Président

 

 

 

François Bonneau au-dessus de la mêlée.

 

Je me félicite de l’élection de François Bonneau au poste de Président du Conseil Régional de la Région Centre. Incontestablement, que ce Président soit du Loiret et particulièrement de l’est du département va être un plus pour le Montargois, le Giennois et le Gâtinais. Un plus ne veut pas dire que le Conseil Régional aurait jusqu’à aujourd’hui quelque peu oublié nos territoires, ce qui est loin d’être le cas. Désormais la présence physique du Président de la Région va permettre de rendre très visible ce que le Conseil Régional investi déjà chez nous et qui pour le moins n’est pas toujours reconnu à sa juste proportion, voir pas identifié du tout. Désormais les citoyens pourront mieux apprécier l’utilisation locale de leurs impôts et comprendre qui fait quoi et qui paie quoi, ici en proximité. Voilà en quoi je me réjouis de l’élection de François Bonneau.

 

Mon regret dans l’élection du nouveau Président a été la posture du candidat UMP, Franck Supplisson, qui pour le moins dans ses déclarations n’a pas élevé le débat à la hauteur de la fonction de Président de Région qu’il briguait. En réduisant le débat régional à celui d’un jeu d’appareil politique, il ne hiérarchise pas les sujets, d’autant plus que l’UMP en tant que parti politique n’échappe pas au jeu des chaises musicales lorsque ses élus sont confrontés au respect du non cumul de certains mandats. Il y a ainsi des abandons de postes en cours de mandature par des élus de tous les partis. Pour remédier à ce genre de situation, je pense que cela relève d’une réforme institutionnelle sur le statut des élus.

 

Je regrette que Monsieur Supplisson ait cité beaucoup de chiffres dans la presse, mais pas ceux des transferts de charges non compensés de l’Etat aux Régions, qui sont les conséquences des lois de décentralisation de 2004 ! Etonnement encore sur son programme : « développement durable, économie et innovation ». Ne sait-il pas que le développement durable comporte nécessairement trois volets : économie, social, environnement et s’accompagne d’une gouvernance participative !

 

Je souhaite bon courage à François Bonneau dans ses nouvelles fonctions. En tant que Vice-Président et Vert, je souhaite poursuivre et améliorer les engagements que nous avons collectivement pris devant les électeurs en 2004, et dans le respect de nos différences. Dans ce contexte, il a toute ma loyauté, dans les fonctions que nous avons à exercer pour améliorer la vie quotidienne de la population de la Région Centre.

Indigènes

 

 

A propos du Film « Indigènes »

 

A ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Ce matin encore, j’entendais à la radio qu’Indigènes était une révélation pour les français qui parait-il ignoraient cet aspect de notre histoire. Les plus jeunes peut-être ? Mais tous les autres et nos anciens seraient-ils amnésiques ?

Pour ma part, je n’ai pas d’histoire familiale avec l’Afrique sinon celle de la France. Je n’ai pas connu de militaires professionnels dans la famille. Je n’ai pas appris à l’école l’histoire de la seconde guerre mondiale, pourtant depuis très jeune j’ai toujours connu l’existence et l’histoire de troupes venues d’Afrique (spahis, tirailleurs algériens et sénégalais, tabors, etc…). Jeune, je connaissais le rôle déterminant des tabors en Italie en 1914, dans la chute de Monte Cassino après des mois de bataille acharnée menée par les alliés ; je savais le rôle de ce troupes dans le débarquement de Provence et plus tard leur engagement dans la bataille acharnée des Vosges et la libération de Colmar et de Mulhouse entre autres, dont bon nombre de rues portent le nom de ces régiments « indigènes » qui étaient à l’époque, l’armée française.

 

Je n’ai pas la mémoire du comment je l’ai su, mais je l’ai toujours su, ce qui signifie que cela se savait… De la même façon, je connaissais aussi leur rôle durant la « Grande » Guerre. Qui peut alors m’expliquer comment on en parlait dans les années 50 et qui ? Et comment se serait évaporée cette mémoire ? Je n’ose imaginer que la seule décolonisation serait l’explication. Je n’imagine pas non plus que la nation « reconnaissante » prise d’un souci d’économie aurait choisi l’oubli pour ne pas devoir s’acquitter du règlement des retraites aux soldats survivants de l’armée française africaine de l’époque, au même titre que les combattants d’origine métropolitaine ? Je n’y crois pas, ce serait mesquin et d’un rapport si mince que l’explication est ailleurs. Mais alors où ?

 

Merci à « Indigènes » de réveiller les mémoires et de redonner du corps à l’histoire faite d’hommes, de courage et de dignité. Promis je vais voir le film…

Ch'tis

 

Arcomincher : recommencer
Babache ou Boubourse : idiot
Babelle : langue
Biclou : vélo
Carabistoule: bêtise
Cayelle : chaise
Chicon : l'endive
Ch'ti : un gars du Nord et du Pas-de-Calais,
Clinche : poignée de porte
Dracher : pleuvoir
Ducasse : fête du village, foire aux manèges
Foufeter : habiller
Giffe : figure
Hein ? Comment , je n'ai pas bien entendu ?
Maronne : pantalon, culotte
Mouquer : moucher
Nigdoule : couillon
Petit pain : pain au chocolat
Raclette ou Racleau : balai de nettoyage
Saque ed' dins : depêche toi, vas au plus vite
Targnole : giffle
Tchiot, Tchiote: petit, petite
Tizaut : toi (l'autre)
Wassingue : serpillière

 
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