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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 22:39
Démarche participative

DES CITOYENS ÉCLAIRES

La participation des citoyens à la vie publique ne se réduit pas au droit de vote ni à la demande de subvention. La participation n’est possible que s’ils ont accès à la sensibilisation, à l’information et à la consultation d’où la nécessité de définir des modes de fonctionnement réellement transparents. La lutte contre l’opacité des centres et des moments de décisions n’est pas une affaire de budget, mais relève d’une volonté politique des élus d’animer véritablement la vie démocratique locale et territoriale en associant les habitants au plus près des décisions. N’oublions pas que les catégories sociales ne perçoivent pas de manière égale l’action publique et ne participent donc pas de la même façon au débat local avec la même intensité.

Les citoyens non organisés s’intègrent difficilement dans un processus de concertation et de participation. Il faut dire que la complexité et la multiplicité des dispositifs existants sont rédhibitoires et découragent les bonnes volontés. La multiplication d’instances de concertation aux procédures parfois complexes où l’on retrouve toujours les mêmes requiert un langage d’initié, et un discours compassé limite la participation des habitants.

De plus la progression incessante des contractualisations comme mode de gestion des partenariats et des politiques locales oblige les collectivités à plus de transversalité et de dynamique de projet avec des moyens mais aussi la difficulté de gestion et le risque de réunionite sans fin. Autant de handicaps pour une concertation et une participation effective, large, ouverte et innovante avec une population à qui l’on ne peut demander d’assimiler tous les rouages de ce qui est souvent des usines à gaz.

Une attention toute particulière doit être portée au vocabulaire utilisé dans les instances de participation. Il s’agit de parler clair en sortant des jargons utilisés par les services de l’Etat et des collectivités afin de mettre à égalité d’écoute et d’expression la totalité des participants, population comprise.

Cette usine en cohérence de la concertation doit-être à la charge d’un adjoint municipal et d’un vice-président de l’agglomération (actions transversales).

La participation des habitants ne va pas de soi et reste à inventer, à financer, à installer. Elle ne se résume ni aux enquêtes d’utilité publique, ni aux sondages, ni aux maigres comités de suivi lorsqu’il y en a, ni encore à des pétitions rebaptisées « participation » pour la circonstance. Elle doit être le fil conducteur de toute gestion et de toute orientation : en amont, par la définition des priorités et la transparence des informations ; pendant le projet, pour la vigilance au quotidien, les éléments nouveaux, et les modifications induites ; en aval pour le fonctionnement, la fidélité au concept, l’évaluation contradictoire, le transfert de savoir faire.

Tout ce cortège de travail et d’échange d’idées, de débats et de mise en place, loin de minorer le rôle de l’élu, le nourrit, le renforce, lui donne une véritable légitimité d’animateur, de médiateur, d’arbitre et de porte-parole.

Dans ce domaine cette nouvelle gouvernance peut s’articuler entres autre sur un I comme accès à l’information ; un A comme analyse pluraliste ; un D comme débat public contradictoire ; un E comme exposé clair des choix ; un C comme contrôle régulier et un A comme adaptation des décisions.

L’accès à l’information, l’analyse pluraliste, le débat contradictoire, l’exposé clair des choix, le contrôle régulier, l'évaluation, l’adaptation aux décisions sont les étapes de la construction d'une démarche participative.

Le dynamisme d’un territoire n’est pas qu’une affaire d’économie ou d’aménagement. Il passe incontestablement par ses ressources humaines qui devraient se nourrir de la qualité de l’animation du territoire qui peut ainsi par une participation vivante et active élever par le haut sa population. Le meilleur atout pour un territoire c’est de libérer les énergies qui s’y trouvent

(Texte extrait d'une intervention au Conseil municipal de Montargis par J.L. BURGUNDER 2011).

Illustrations : les pages des programmes municipaux de 2001 et 2008

Démarche participative

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Publié par BURGUNDER Jean-Luc - dans Politique
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  • : Au-delà de mes opinions écologistes et de mon engagement depuis 1970, je suis libre de ma pensée et un citoyen comme les autres. J'ai mes certitudes, mes doutes, mes questionnements, mes coups de cœur, mes espoirs, mes colères et une curiosité toujours en éveil. De plus, sur ce blog, je ne me limite pas à la politique institutionnelle mais élargi ce périmètre à toutes les dimensions de la vie. La politique n’est-elle pas la vie de la citée ?
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L'expo est terminée, les oeuvres restent....numérisation0781

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PUSSY RIOT, RESTONS MOBILISES JUSQU'A LEUR LIBERATION

 

Nadejda Tolokonnikova (22 ans), Ekaterina Samoutsevitch (29 ans), et Maria Alekhina (24 ans), quasiment inconnues jusqu'alors, ont été condamnées le 17 août 2012 à deux ans de détention en camp pour «hooliganisme» et «incitation à la haine religieuse» pour avoir chanté en février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une «prière punk» d'une minute trente dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de «chasser Poutine». Cinq des dix chanteuses du Groupe Pussy Riot ont pris part à l'action, trois ont été arrêtées, les deux autres sont en fuite... Elles ont fait appel du jugement. Les artistes français sont restés d'une discrétion étonnante.

 

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Nadejda Tolokonnikova

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VIème République, 1980 une idée part, 2012 une idée...

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C'est au "Club de la Presse" d'Europe 1, le 30 novembre 1980, que Brice Lalonde, candidat aux présidentielles de 1981 de l'ensemble des écologistes, demande un changement de Constitution et le passage à une VIème République. Depuis 32 ans les écologistes n'ont eu de cesse de réclamer cette nouvelle Constitution. Aujourd'hui, après nous avoir raillés durant trois décennies, il y a tous ceux qui défilent en appellant de leurs souhaits l'avènement de cette fameuse VIème, comme quoi au bout de tout ce temps la victoire des idées nous revient. Ci-dessus la couverture d'ECOLOGIE n°333 de janvier 1980 (journal que j'animais). Pour en savoir plus sur ce blog, allez à mars 2007, bonne lecture.

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Prendre l'air...

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L'info d'hier et d'aujourd'hui

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En 1970, l’information militante écologiste ne passe pas, c’est le blocage dans les médias nationaux et plus encore régionaux. Outre le mépris de cette « grande presse », la communication et la liaison entre la multitude des groupes écologistes sont inexistantes à l’exception des écrits et des notes de Pierre Fournier dans Charlie Hebdo et des bonnes adresses dans le mensuel Actuel.

 

Le « Tout passe » est la formule clé qui fait toute l’originalité de l’APRE. L’équipe technique de Montargis se contente alors de rassembler les informations envoyées par les groupes ou individus, de les classer, les présenter, les envoyer aux abonnés et à l’ensemble de la presse. « Tout Passe », même parfois les réflexions les plus saugrenues, mais l’APRE est un lieu d’expression ouvert à tous, sans exclusive idéologique, culturelle ou spirituelle, sans qu’aucune sélection ne soit opérée. Avec les moyens de l’époque, nous étions déjà dans la démarche et l’esprit des réseaux sociaux d’aujourd’hui, la technologie en moins.

 

Le projet n’est pas journalistique. Le rôle assigné à cette Agence de Presse est de collecter toute information touchant à l’écologie, aussi bien celles militantes que celles du domaine scientifique. Les sources proviennent de tout groupe ou mouvement, de toute association ou personne, intéressés par une diffusion et une circulation plus large de l’information écologique. Il s’agit alors de transmettre toutes les informations réunies, seule liaison hebdomadaire au service des militants et pour sensibiliser les grands médias à l’écologie dont ils ne parlent jamais. Il faut dire que tous les grands journaux et autres médias (radios, télés) sont destinataires d’un ou plusieurs exemplaires gratuits pour des journalistes ciblés Ces services de presse gratuits sont considérés comme un acte militant. De même, toutes les informations insérées dans le bulletin sont gratuites, et seul le montant des abonnements permet au bulletin de l’APRE d’être publié et expédié chaque semaine.

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Le numéro d'avril 1979 d'ECOLOGIE annonce à sa " une" l'accident nucléaire de Three Mile Island, et également Europe Ecologie qui annonce sa candidature aux élections européennes du mois de juin. Les Ecologistes ont obtenu 7,4% aux élections cantonales.

 

Le numéro de mai 1986, c'est la catastrophe de Tchernobyl en URSS. Aujourd'hui c'est Fukushima au Japon. L'actualité d'hier ne cesse de rattraper celle d'aujourd'hui. C'est pourquoi , alors que de 1973 à 1992, durant 20 ans, j'ai créé et animé des structures d'éditions, de production et de diffusion de la presse écologiste (Agence Presse Ecologie et Ecologie), 462 numéros parus, 30 dossiers et livres thématiques dont le premier ouvrage généraliste sur l'énergie solaire en France (1976), j'ai décidé de réouvrir cette presse et vous en faire partager les bons morceaux, non pas par nostalgie, mais simplement pour comparer et faire ressurgir ce qui fut un investissement financier important, un réseaux de compétences, de talents, d'intelligence collective et de solidarité. C'est incroyable ce que pour l'écologie, l'actualité d'aujourd'hui colle à celle d'hier. C'est pourquoi lorsque l'information le justifiera,  je vous livrerai des illustrations ou des articles parus durant ces 20 ans de l'APRE et d'ECOLOGIE. Vous serez surpris.

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