Mercredi 24 octobre 2007

Communiqué à la presse locale, paru dans l’Eclaireur du
Gâtinais dans les pages loisirs


Prix Nobel de la Paix :
reconnaissance et enjeux de l’écologie


Merci au jury Nobel qui, en attribuant le Nobel de la Paix 2007 à Al Gore et au Groupe des experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), fait des problèmes environnementaux un enjeu mondial majeur. Merci d’avoir dans ce même prix associé le scientifique, le politique et
le militant car c’est bien de cette synthèse qu’il y a 40 ans déjà est née l’écologie politique.

D’abord, le Club de Rome qui à partir du 8 avril 1968, à Rome, autour d’universitaires, chercheurs, économistes et industriels de cinquante trois pays ont réfléchi aux problèmes planétaires globaux afin de proposer des solutions aux dirigeants politiques nationaux. Leurs travaux annonçaient déjà le concept du Développement Durable. A suivi la Déclaration de Menton signée par des centaines de scientifiques qui alertaient les politiques et la société civile sur la crise écologique dans toutes ses dimensions. Ensuite en 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement de Stockholm qui instaura la création des ministères de l’environnement. Ministères croupions, sans pouvoir ni moyens pour des politiques ambitieuses à la hauteur des vrais enjeux. Cernés par les lobbies de toutes sortes, ils se contentent de gérer le moins mal possible le curatif à défaut d’être pertinents sur le préventif.

En l’absence de réponses concrètes des politiques, des citoyens sensibilisés à ces problématiques ont décidé de s’engager en politique autour de René Dumont (agronome mondialement reconnu) lors des présidentielles de 1974. L’écologie politique était née en France. « L’écologie ne doit pas être politique » disent certains, sauf que toutes les décisions économiques, sociales et environnementales sont indissociables tant elles sont imbriquées, et que les choix dans tous les domaines sont éminemment politiques. Les politiques et les médias n’ont retenu des écologistes et des Verts que le caractère catastrophiste de leur discours, rien de leurs propositions. Or la lucidité n’est pas catastrophiste si elle s’appuie sur la réalité et que l’utopie du changement de mode de vie n’empêche nullement la lucidité par le caractère concret des propositions. Durant trois décennies nous n’avons eu de cesse d’en faire ; sur l’économie, l’agriculture, le social, l’habitat (le bioclimatique n’est pas d’aujourd’hui), les transports, l’énergie, la santé, les relations internationales et sur tous les sujets de notre vie quotidienne individuelle et collective.

On nous a pris pour des crétins, de gentils rêveurs, des nostalgiques de la bougie et des cavernes, par ceux-là même qui croyaient avec candeur que la planète pouvait éventuellement accepter n’importe quoi en terme d’exploitation de ses ressources naturelles (air, eau, sol), or nous vivons dans un monde limité et clos. Finalement les utopistes ne sont pas ceux qu’on croit.

C’est Cousteau le premier (et non Chirac) qui a déclaré dans les années 70 « qu’il y avait le feu à la baraque », Al Gore avec son film et son livre « Une vérité qui dérange » poursuit le travail du premier avec le succès populaire que l’on sait. Il faut dire qu’entre temps les symptômes des désordres écologiques annoncés il y a 30 ans, sont désormais visibles à qui veut voir. Les membres du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat, eux, font la comptabilité de l’incurie des gouvernants et du profit à court terme.

Aujourd’hui tout le monde est écologiste au point qu’il n’y aurait plus besoin d’eux pour faire face à la crise et construire le monde de demain. Bienvenue aux nouveaux écolos, mais permettez-nous de penser que les Verts plus que jamais ont une utilité citoyenne sachant que dans leurs propositions concrètes de construction de politiques publiques, ils sont les seuls à ne pas vous avoir menti durant trente ans et que les autres, avec leurs discours écolos de circonstance ont gravement hypothéqué l’avenir de la planète et de votre descendance.

Petit exercice pour savoir qui est sincère : « Dis-moi quelle économie tu soutiens et je te dirai quel écologiste tu es ».


Jean-Luc BURGUNDER
Conseiller municipal Vert de Montargis
Vice-Président du Conseil régional

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Jeudi 11 octobre 2007
(introduction)

Sarkosy
n’est pas Hitler

Ainsi soit-il, le 6 mai dernier Sarkosy a été élu Président de la République avec 53% des suffrages. Il n’y a pas à contester, la démocratie s’est exprimée dans les urnes. A priori, tout est bien en République française. Son élection ne m’a pas surpris tant le match était truqué par le rapport des forces et des moyens engagés depuis longtemps. Cinq années en « vedette » au gouvernement ça aide énormément. Cependant en devenant une réalité, un cap était bel et bien franchi. Alors que défilaient à la télévision les images du Fouquet’s et de la Concorde, le soir du second tour le sentiment de malaise que Sarkosy provoque chez moi depuis 2002 s’est affirmé comme la rupture annoncée.

Depuis cinq ans que j’écoute et observe Sarkosy et tout particulièrement durant l’année écoulée, je suis convaincu et je l’ai déjà écrit sur ce blog, qu’en tant que chef de l’Etat cet homme est dangereux pour la France et les Français. Il est dangereux par les valeurs qu’il défend, par sa façon d’être, par sa parole bavarde, par cette manière de jouer en permanence sur le registre de l’émotion et de l’empathie et par sa gouvernance autocratique. Pourtant jusqu’à aujourd’hui, il semble correspondre à l’attente d’une majorité de Français. Pour certains qui se sont fait piéger de bonne foi, je les excuse dans leur grande majorité, tellement ils sont le jouet d’une propagande relayée par des médias qui très majoritairement appartiennent au réseau des amis proches de Sarkosy…et qui formatent et conditionnent la pensée collective depuis plusieurs années.

Depuis le 6 mai dernier qu’est-ce qui a changé pour moi ? Un sentiment que je n’avais jamais connu et que je n’imaginais même pas. Ce sentiment s’est imposé à moi à savoir qu’une part de moi-même et de ma conscience se sont mis instinctivement en exil. En exil intérieur bien sûr. Au début, j’ai pensé que cela passerait avec le temps. Mais pas du tout, bien au contraire. Alors j’ai essayé de comprendre. Je pense aujourd’hui que cette part de moi qui symboliquement s’est exilée est une manière de me placer dans une posture d’alerte permanente afin d’éviter chaque jour de tomber dans la banalisation favorisée par le quotidien. Il en va des limites intimes de ma liberté de penser. Il y a péril en la demeure, aussi cet exil me tient éveillé plus que jamais contre le Meilleur des Mondes qui loi après loi s’installe bel et bien.

Le 6 mai, s’est imposée à moi l’image du vilain tour qu’une élection peut faire à son pays et à son peuple. J’ai pensé à l’Allemagne qui dans les années 30 par les urnes l’a douloureusement appris à ses dépends, ainsi que d’autres pays d’Europe et du monde. Au-delà de cet événement avéré, la question est de savoir et de comprendre : comment une société évoluée et de grande culture (comme l’était l’Allemagne de l’époque) peut un jour sans qu’il n’y paraisse basculer dans un néant barbare ?

Burgunder, tu exagères, Sarkosy n’est pas Hitler. Sans doute, mais ce type de dérive n’est pas inné et réservé à l’Allemagne, si bien qu’aucun pays (en Europe ou ailleurs) n’est à l’abri de ce type « d’aventure ». Sans aucun doute selon les époques, les hommes et le contexte qui favorise l’émergence de l’autoritarisme font que celui-ci n’est jamais le même dans sa forme, sa doctrine, son image. Ses boucs émissaires « coupables » et victimes désignés ne sont pas nécessairement les mêmes, même si c’est toujours « l’étranger » qui est instrumentalisé, si bien, que seuls les ressorts qui fondent un autoritarisme issu des urnes sont identiques mais ne sautent pas aux yeux de tout un chacun au quotidien. Ce ressort, c’est la rencontre fusionnelle ou de circonstance entre un peuple en perte de repères, inquiet de son avenir et qui vit durement des écarts toujours grandissants de niveaux de vie et de reconnaissance entre catégories sociales, et un chef fort d’une idéologie autoritaire réduite à sa pure vérité.

Durant les 20 ans de la désindustrialisation massive touchant particulièrement le monde ouvrier, Le Pen a travaillé les esprits à la droitisation extrême de la société française. Aujourd’hui Sarkosy poursuit massivement l’ouvrage. Il s’acharne à déconstruire la pensée de référence qui jusqu’à son élection fondait la vie collective des Français, afin de mieux imposer sa doctrine du marché comme seule possible. Du passé faisons table rase. On connaît la suite. Sarkosy distille la banalisation de l’inacceptable au quotidien. Ainsi à propos du regroupement familial des immigrés, sans qu’il n’y paraisse, en introduisant par la loi des critères biologiques (ADN) pour des utilisations politiques, idéologiques et étatiques, il banalise un effondrement des valeurs morales, culturelles et intellectuelles de notre société qui contrairement à ce que dit le premier ministre Fillon est bien loin d’être un « détail ». Il provoque une régression de l’éthique d’une majorité de politiques et de citoyens, qui de fait même si la comparaison peut paraître choquante, renvoie à l’Etat français de Pétain des années 40. C’est ainsi, dans la banalisation d’un suffrage universel démocratique que Sarkosy installe un régime despotique (il ne fait confiance à personne pour régler les problèmes) et entraîne la Vème République dans une dégénérescence totalitaire qui n’affiche pas la couleur. Ainsi jour après jour, loi après loi sont évacués l’intérêt général et la solidarité sociale et collective autour desquels s’organisaient et s’articulaient la République et la démocratie de la société française, et qui faisaient repère à chaque citoyen.

Pour ce faire, à la manière des régimes autoritaires, Sarkosy isole les élites du corps social. Leur choix est le suivant : soit ils le rallient et ainsi rassurent des catégories de populations mais tout en cautionnant et confortant le système sans véritablement peser sur lui, soit ils conservent leur indépendance de pensée et le libre arbitre de leurs compétences et dans ce cas, pour avoir le dernier mot, Sarkosy leur oppose les résultats du suffrage universel. « Ils ont tous tort » dit-il et les innombrables courtisans d’approuver et d’applaudir, sans imaginer une seconde, qu’un jour, catégorie par catégorie, ils seront rattrapés par les dures retombées de son délire et de son système.

Ce qui a aussi changé pour moi, depuis le 6 mai dernier, c’est ma posture politique. Je dis bien posture et non positionnement. Si je reste fondamentalement écologiste (on ne se refait pas), l’enseignement que je tire des événements de l’heure, font que je suis persuadé que plus que jamais je dois hiérarchiser mes objectifs politiques et ce d’autant plus que l’écologie politique française dont je suis culturellement issu a toujours pris en compte que l’écofascisme n’était en aucun cas à exclure. Si la planète brûle, la démocratie française flambe, si bien que tout ce qui n’est pas sarkosyste se doit de faire l’inventaire, non pas seulement des idées, mais du comment les exprimer et les rendre concrètes auprès du plus grand nombre de citoyens. Compte tenu des temps qui courent, je dois là où je suis (chez les Verts) apporter ma modeste contribution à l’émergence d’une expression renouvelée de valeurs collectives qui intègreraient à la fois des valeurs universelles et d’autres qui répondraient aux problématiques d’aujourd’hui voir autant faire ce peu de demain. En cela, aucun parti de gauche ou d’extrême gauche n’est aujourd’hui en mesure d’effectuer seul ce chantier. Non pas celui de réaliser une unité souvent réductrice, mais d’organiser, sur le fond et le contenu, le rassemblement des diversités dans un respect des différences et dans un esprit de complémentarité. On a toujours à apprendre des autres. C’est le sens même de la vie. C’est tout le contraire d’un conservatisme figé dans ses certitudes. Voilà pourquoi, le Vert que je suis, privilégie en priorité toute stratégie qui peut s’opposer à Sarkozy et les siens, tout en exprimant les valeurs écologistes. Si chacun bouge un peu là où il est, je pense qu’une pensée construite peut émerger et créer les conditions d’un renouvellement des idées et de l’action à gauche. En attendant, nous n’échapperons pas à l’état des lieux. C’est pourquoi plus que jamais, il nous est nécessaire de prendre la mesure des événements du moment.

Durant ces mois, j’ai évité les grandes lectures consacrées à Sarkosy. Je me suis contenté de suivre l’actualité et les déclarations sur différents sujets des candidats et du Président. J’ai pris des tonnes de notes, je les ai mis en ordre et tenter de réfléchir pour mieux comprendre la droitisation et la dérive autoritaire de la société française.

Par une succession de textes, sous la rubrique « Un Président peut en cacher un autre », je vais sur ce Blog vous livrer mon travail d’observation que j’ai fait en terres sarkosystes. J’ai la faiblesse de penser qu’il est utile de savoir où l’on pose les pieds, avant d’aller plus loin. Bien connaître le terrain permet de mieux manœuvrer et d’atteindre ses objectifs avec efficacité.
Et si le pire n’est jamais sûr, il vaut mieux être en éveil et conserver une lucidité bien à soi, inch’Allah…

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Dimanche 7 octobre 2007
Les médecins s’invitent au Grenelle

Le jeudi 27 septembre dernier, alors que j’intervenais aux entretiens de Millançay (Loir-et-Cher), de passage, le professeur Dominique Belpomme, cancérologue de renom, est intervenu quelques minutes pour présenter au public les 7 propositions du corps médical en matière environnementale. A remarquer que c’est la première fois dans l’histoire de la médecine française, que les diverses composantes du corps médical (voir les signataires) se rassemblent sur une plate forme commune en matière de santé environnementale. Cette plate forme s’inscrit dans le Grenelle de l’environnement, auquel tenez-vous bien le corps médical et la problématique santé n’étaient pas conviés ! Etonnant, non ?


Le professeur Belpomme a réaffirmé une fois de plus qu’en tant que cancérologue, il s’est aperçu que le cancer était une maladie que notre société fabriquait de toute pièce et qu’il était en grande partie induit par la pollution de notre environnement.
Plate-forme nationale du corps médical pour le Grenelle de l’environnement


Les sept propositions du corps médical
en matière de santé-environnementale

La bonne santé est une préoccupation prioritaire de nos concitoyens. L’ensemble des 7 propositions suivantes élaboré par le corps médical de notre pays s’intègre dans le Plan d’action européen 2004-2010 en faveur de l’environnement et de la santé, lancé par la Commission européenne en 2004 [COM(2004) 416 final], au décours de l’initiative SCALE [COM(2003) 338 final] et discuté en juin dernier à Vienne dans le cadre d’une réunion intergouvernementale. Plusieurs experts de l’Appel de Paris ont contribué à l’élaboration de cette initiative et ont participé à la quatrième conférence ministérielle sur l’environnement et la santé organisée par l’OMS à Budapest en juin 2004. L’impératif de respecter la stratégie fixée par l’Europe lors de la détermination des mesures françaises en matière de politique sanitaire et environnementale est d’autant plus essentielle à considérer que la France prendra la présidence de l’Union Européenne à partir de juin 2008, et qu’il serait bienvenue qu’elle puisse présenter une politique ambitieuse en matière de santé, d’environnement et de recherche, dans le cadre de la législation européenne déjà existante. Comme l’ont indiqué les experts de l’Appel de Paris et d’autres participants à la conférence
de Budapest, l’enfance est la priorité des priorités en matière de politique de santé environnementale, en raison de sa vulnérabilité. Quatre types de pathologies liées à l’environnement et concernant en particulier l’enfant, sont considérées être prioritaires par l’Union Européenne : l’asthme, les allergies, les endocrinopathies et les cancers. Le corps médical se doit donc d’être ici en première ligne, en particulier les médecins, puisque en vertu de leur mission de santé publique (code de santé publique), ils doivent concourir à la prévention, au dépistage, au diagnostic et au traitement de ces pathologies.


1ère proposition :
Actualiser, compléter et activer concrètement le Plan National Santé-Environnement (PNSE) qui, de
l’avis des experts ayant participé à son élaboration, n’a pas rempli son rôle dans un grand nombre de domaines, en particulier dans les suivants : réduction des émissions de particules diesel, réduction du nombre de logements insalubres, protection des zones de captage d’eau, lutte contre la pollution atmosphérique. Ce plan est en outre insuffisant en matière de lutte contre l’altération de la chaîne alimentaire. L’Etat a affirmé son bon vouloir sans réaliser ce qu’il s’était engagé à faire. De même, dans de nombreux cas, les collectivités territoriales semblent ne pas avoir rempli leur mission.


2ème proposition :
Instituer un moratoire concernant la construction de nouveaux incinérateurs d'ordures ménagères
(I.O.M.) et la délivrance des autorisations de coïncinération, en vertu du principe de précaution inscrit dans la Charte de l'Environnement (art. 1 et 5), incorporée depuis mars 2005 au préambule de notre Constitution.
Les expertises scientifiques actuelles révèlent que de très nombreuses substances toxiques de type CMR (cancérigènes, mutagènes, reprotoxiques) s’échappent des I.O.M. et que l’incinération émet des gaz à effet de serre. Favoriser la prépondérance des solutions alternatives au traitement des déchets ménagers, ayant un impact minimum sur la santé publique, en réduisant les déchets à la source, en favorisant le tri sélectif et le recyclage, le compostage et la méthanisation des fermentescibles, et le stockage ultime sécurisé est donc essentiel. Le parc français d'I.O.M. est toujours le plus important d'Europe. Notre pays accuse un retard technologique considérable dans ce domaine. L’éventail des solutions alternatives, créatrices de nouveaux emplois, existe déjà sous la forme d’unités de gestion et de traitement des déchets en France (3 unités) et surtout dans d'autres Etats-membres de l’Union européenne, notamment l’Espagne, les Pays-Bas et l’Autriche. Il correspond à l’orientation des mesures actuellement proposées par la Commission
européenne, l’incinération ne devant rester qu’une solution de dernier recours.

3ème proposition :
Plusieurs produits phytosanitaires, biocides, additifs et substances contenues dans les cosmétiques se sont révélés être très toxiques après leur mise sur le marché. Certains de ces produits ayant des propriétés CMR sont à l’origine de cancers, de malformations congénitales et de stérilités. Certains sont en outre neurotoxiques et/ou allergisants. D’où la nécessité, dans l’esprit du Règlement européen REACH, de renforcer les procédures d’autorisation de mise sur le marché (AMM) des produits phytosanitaires (pesticides), biocides, additifs alimentaires et cosmétiques, afin de les rendre aussi strictes du point de vue toxicologique et sanitaire que l’AMM utilisée pour les médicaments. Soulignons qu’un tel renforcement des procédures de mise sur le marché des pesticides aurait certainement évité la survenue des désastres agricoles et sanitaires actuels aux Antilles liés à l’utilisation du chlordécone et du paraquat.

4ème proposition :
Aux propriétés CMR de nombreux produits phytosanitaires, s’ajoute le fait que plusieurs études
internationales ont montré que les nitrates en excès dans l’eau de boisson sont cancérigènes. D’où la nécessité de réduire significativement et de façon programmée l’utilisation quantitative et qualitative des nitrates et pesticides en interdisant toute pulvérisation par avion et en développant les alternatives agricoles mises en oeuvre dans plusieurs Etats de l’Union, pour se trouver rapidement en adéquation avec les objectifs promus par l’Union Européenne. Pour cela, il convient d’actualiser la législation française et en particulier de transposer et d’appliquer concrètement les Directives européennes concernant les facteurs environnementaux (eau, air, sols) ayant un impact sur la santé publique.

5ème proposition :
Certains phtalates, dont en particulier le Di-2-Ethylhexyl-Phtalate (DEHP) (le plus toxique) se sont révélés être des substances CMR. D’où la nécessité d’étendre l’interdiction d’utilisation des phtalates, aux dispositifs médicaux, comme c’est le cas aujourd’hui pour les jouets et articles d’enfants (décret du 16.01.2007). Eco-concevoir l’hôpital de demain en privilégiant une ergonomie du bâtiment respectueuse des malades et du bien être des personnes qui y travaillent, l’utilisation de matériaux moins toxiques, une gestion responsable des énergies et une capacité modulaire pour répondre à l’évolution des besoins.
Recenser et prioriser les actions de prévention mises en oeuvre par les établissements hospitaliers, les évaluer puis élargir le périmètre d’application des MIGAC pour les financer de façon équitable.

6ème proposition :
Redéployer le Plan cancer en l’articulant avec le PNSE, en réorientant les recherches dans le
domaine de la toxicogénomique (polymorphisme génétique) en relation avec l’environnement, et en
développant la toxicologie, l’épidémiologie et la prévention environnementale. Une telle réorientationdu Plan cancer avait été actée par le précédent Président de la République, Jacques Chirac, à la demande de nombreux médecins et chercheurs cancérologues.
A cet effet, il est demandé la généralisation des registres des cancers généraux (morbidité) dans tous les départements et territoires français, et l’actualisation de l’ensemble des registres existants. La création rapide de tels registres permettant de quantifier le nombre et le type de cancers des départements et territoires français est en effet indispensable pour effectuer une recherche épidémiologique de qualité.
Par ailleurs, selon l’enquête récente de l’Institut Necker (Paris V), notre pays se classe au 14ème rang mondial en matière de recherche biomédicale, en particulier cancérologique. Une réforme de l’actuel Plan cancer s’avère donc indispensable.

7ème proposition :
Les médecins et l’ensemble de la filière de soins sont en première ligne dans l’information, la prévention, le dépistage, le diagnostic précoce et le traitement des pathologies environnementales. D’où l’absolue nécessité de développer la médecine préventive, en particulier la prévention environnementale, et de renforcer la formation initiale de toutes les filières médicales et paramédicales et la formation continue dans ce domaine. Développer la médecine préventive consiste concrètement à inciter lesmédecins à consacrer une partie de leur temps à la prévention sous une forme dont les modalités devront être négociées dans le cadre du jeu conventionnel et éventuellement avec d’autres partenaires.
Renforcer la formation des étudiants nécessite d’étendre au niveau national l’expérience pilote de
l’Université de Strasbourg consistant à enseigner la médecine environnementale. Renforcer la formation continue des médecins dans le domaine de la médecine préventive est d’autant plus nécessaire qu’ils sont les intermédiaires indispensables à l’éducation du grand public. Ainsi convient-il de développer des campagnes de sensibilisation des médecins à la prévention environnementale et de promouvoir pour les médecins des outils d'aide à la prévention (grille synthétique de recueil des risques, guide à l'orientation...).
3 septembre 2007

Participants :
Comité de soutien de l’Appel de Paris, Comité Développement Durable en Santé (C2DS), Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM), Coordination Nationale Médicale Santé Environnement (CNMSE), Enseignants des Universités de Strasbourg, Paris etMontpellier, Fédération des Médecins de France (FMF).

A propos de Dominique Belpomme : il est praticien hospitalier, professeur des universités spécialité d’oncologie médicale, cancérologue à l’hôpital européen Georges Pompidou, il est docteur en médecine, diplômé d’études approfondies en biologie cellulaire de la faculté des sciences de Paris, et détenteur des certificats d’études spéciales en cancérologie expérimentale et clinique de la faculté de médecine de Paris. Dominique Belpomme est président de l’association française pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse (ARTAC), et directeur du centre d’évaluation de la recherche sur le cancer (CERC), et l’un des acteurs majeurs du « Plan Cancer » lancé par le précédent président da la République.
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Samedi 21 juillet 2007
Autopsie d’un postillon :
C’est qui la salope ?


Le 28 juin dernier, en visite à Lyon, Patrick Devedjian, co-secrétaire national de l’UMP, devant une caméra, postillonne sur Madame Anne-Marie Comparini, députée (Modem) sortante, battue aux dernières élections législatives par l’UMP, en la traitant de « salope ». Au-delà du mot, que nous révèle cette formule, d’où vient-elle ? Et à qui s’adresse-t-elle ?


Aux élections régionales de 1998, six régions ont été prises en otage par une alliance droite républicaine et Front national. En Rhône-Alpes, la droite et la gauche obtiennent le même nombre de sièges, 60 chacune, mais la Gauche plurielle devance de 13428 voix l’alliance RPR-UDF. Les élus FN disposent de 35 sièges.

L’élection du Président se fait sur 3 tours. Au 3ème tour, en cas d’égalité, la droite est certaine de conserver la présidence de la région puisque le doyen d’âge (UDF) est dans ses rangs. S’accrochant à son siège de président sortant, Charles Millon, ancien ministre de Balladur et de Juppé, UDF et catholique fervent, décide secrètement de s’allier au FN. Le 20 mars 1998, il est élu président au second tour grâce aux voix frontistes et au seul chasseur. Trois conseillers régionaux de droite refusent de voter Millon ; Thierry Cornillet et Fabienne Lévy (UDF) et Marie-Thérèse Geffroy (RPR). C’est un tollé général et des manifestations partout en Rhône-Alpes.

Ce second tour qui voit « magiquement » les 35 voix du FN de Bruno Gollnisch se reporter sur Charles Millon sonne le glas de l’unité à droite. De suite, Millon nie tout accord avec le FN. A l’inverse, Bruno Gollnisch s’empresse de dénoncer publiquement le mensonge de Millon et le met au défi d’un nouveau vote. Défi qu’il ne relève pas et place un extrême droite en charge des …affaires culturelles du Conseil régional.

Quelques conseillers régionaux (dont Anne-Marie Comparini), bien qu’ayant voté Charles Millon mais surpris par sa manœuvre avec le FN au second tour pour son élection à la présidence, se désolidarisent de lui et rejoignent les trois qui ne l’ont pas soutenu dès le premier tour. François Bayrou appelle Millon à démissionner, ce qu’il ne fera pas. Le 8 avril suivant il est exclu de l’UDF et le 17 avril Millon fonde un mouvement politique : la Droite. En novembre 1998 Charles Millon réuni son mouvement et déclare : que la droite, la vraie , n’était pas au pouvoir depuis…1945 ! (il aurait du dire 1944). Pour le moins Millon est décomplexé puisqu’il inscrit son mouvement dans la filiation de l’Etat et du gouvernement de Vichy du maréchal Pétain. C’est très clair.

Le 9 décembre 1998, le Conseil Constitutionnel donne raison au Conseiller régional Vert, Etienne Tête, qui avait déposé un recours en mars contre les conditions d’élection du Président de Région. L’élection de Charles Millon est invalidée. En janvier 1999 (les 7,8,9), de nouvelles élections pour la présidence de région sont organisées. Pour les anti-Milloniste il devient urgent de soutenir un nouvel exécutif républicain. Malgré le risque de perdre à nouveau la présidence de région au profit de l’alliance droite-extrême droite, les socialistes imaginent de maintenir leur candidat sur les trois tours alors que la Gauche plurielle ne dispose que de 60 sièges sur 157 ! En accord avec François Bayrou, Madame Anne-Marie Comparini (UDF) annonce qu’elle maintiendra sa candidature à la présidence aux trois tours. Elle dispose de 15 voix possibles. Le RPR parisien dirigé alors par Philippe Seguin, le 6 janvier, à la veille du 1er tour, appelle dans un communiqué les élus « gaullistes » à se « conformer aux orientations arrêtées par le chef de file UDF ». le 7 janvier au premier tour la Gauche plurielle obtient 60 voix, Millon 38, Mme Comparini (UDF) 19, l’extrême droite est divisée entre 22 pour le MNR et 13 pour le FN, à remarquer aussi 2 votes blancs. Mais, entre le premier tour et le second tour qui a lieu le Vendredi 8, le RPR parisien change d’avis sur une intervention… du numéro deux du RPR, un certain Nicolas Sarkosy. Un fax précise que le RPR lâche l’UDF et Anne-Marie Comparini au profit du candidat Milloniste qui désormais remplace Million lui-même désormais minoritaire. Marie-Thérèse Geffroy, seule élue RPR qui depuis 1998 refuse toujours de mêler sa voix à celles du FN et des Millonistes est menacée plusieurs fois en séance lors de son intervention, de recevoir des claques, par un certain Amaury Nardone. Le ton est donné.

Dans la nuit qui précède le troisième et dernier tour, Anne-Marie Comparini reçoit le soutien de la Gauche plurielle qui a décidé de faire bloc contre Millon et les lepénistes. Madame Anne-Marie Comparini est élue au troisième tour avec 75 voix contre 56 pour le candidat commun de Charles Million, de Philippe Séguin et Nicolas Sarkosy du RPR et de Bruno Gollnisch du FN.

Sitôt élue, Madame Comparini a été copieusement traitée de « salope » (déjà) par ceux qu’elle venait de battre. Décidemment pour certains, c’est une culture.

En juin 1999, un certain Jean-François Touzé, l’un des cadres de « la Droite », est exclu pour avoir appelé pour les élections européennes : « les électeurs nationaux et indépendants, ainsi que tous ceux qui ont suivi depuis un an Charles Million dans sa démarche de …rupture à voter massivement et sans état d’âme en faveur de la liste conduite par …Jean-Marie Le Pen ». (…) Intéressant.

En octobre 1999, la Droite se transforme en parti politique sous le nom de Droite Libérale Chrétienne (DLC). Aux élections municipales de Lyon en 2001, DLC remporte 21 sièges et passe devant les listes RPR-UDF (10 sièges) mais est battue par la liste de la Gauche plurielle de Gérard Colomb (42 élus).

Le 3 septembre 2003, Charles Millon est nommé ambassadeur auprès de l’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Le 25 septembre suivant au Conseil régional de Rhône-Alpes, le groupe « Milloniste » fusionne avec le groupe UMP. Belle démonstration d’une évidente contamination par la lepénisation des esprits d’une partie importante de la Droite républicaine.

Il n’y a donc rien de surprenant à ce qu’entre responsables élus UMP à Lyon, M.Devedjian, reprenne grossièrement à son compte l’insulte des « Millonistes » (dont le RPR et le FN) vis-à-vis d’Anne-Marie Comparini en la traitant de « salope ». N’est-ce pas elle qui refusa l’alliance avec le FN et qui succéda, comme nous l’avons vu, à M.Millon ?
Le contentieux est lourd entre l’UMP et Mme Comparini, députée du Rhône, UDF sortante, en 2007, qui est restée fidèle à François Bayrou et qui a rejoint le Modem. Une fidélité assumée et conforme à son engagement depuis 1998 contre la droite lepénisée. Une fidélité qui lui coûta en juin dernier son siège de députée, au profit de l’UMP Michel Havard. Ce « salope » lâché par Patrick Devedjian le 28 juin dernier, est lourd de signification si on se réfère aux péripéties autour de cette élection régionale de 1998. Beaucoup penseront que c’est de l’histoire « ancienne » et anecdotique. Pas vraiment si l’on rapproche les propos de Charles Million lors de la création de la Droite et ceux tenus en 2007 (Le Monde 10/04/07) lors de la campagne présidentielle par le même Devedjian : « La droite est sortie honteuse de la guerre. Depuis la Libération, la gauche exerce un magistère moral sur l’histoire, distribuant les bons et les mauvais points : à gauche le parti des fusillés, à droite les collaborateurs. Même Chirac n’a jamais dit qu’il était de droite, et Jospin n’a pas hésité à dire de la droite qu’elle était héritière d’un courant anti-dreyfusard, antisémite et raciste… il (c’est de Sarkosy dont il parle) a sorti nos valeurs de la réclusion, il redonne sa dignité à la droite, le droitisation de la société permet aujourd’hui ce réajustement idéologique qui anticipe la victoire politique… ». Tout est dit par l’un des successeurs de Sarkosy à la tête de l’UMP. Il est clair que le ressort idéologique de l’action politique de l’actuel Président et de sa majorité est là. Tout le reste n’est que manipulation et faire semblant. De plus Devedjian et les siens d’une certaine façon réécrivent l’histoire. Que je sache le Général de Gaulle n’était pas à gauche, pourtant en partant à Londres il a, avec d’autres décidé de ne pas capituler et de poursuivre la lutte contre le nazisme envahisseur. C’est le cas du nationaliste conservateur Henri Frenay qui sur le terrain, en France, fonde les premiers réseaux de résistance active. Il sera le co-fondateur de réseau Combat. La guerre et le gouvernement de Vichy faisant, il se positionnera progressiste en 1945. C’est encore Pierre Henri Teitgen l’autre co-fondateur de Combat qui lui n’est pas à gauche et ainsi de suite. Avec ces hommes, cette droite n’a pas de quoi sortir honteuse de la guerre. Ainsi, ceux qui à droite ont besoin de se décomplexer de la collaboration et du régime de Vichy sont ceux qui justement s’inscrivent tout à fait historiquement et culturellement dans la filiation anti-dreyfusard, de Maurras, de Drumont et de Barrès, mais certainement pas gaulliste. Ils sont bien au-delà.

Ce « salope » de Patrick Devedjian est révélateur à plus d’un titre. D’abord parce qu’il renvoie à l’alliance de la « droite républicaine »  avec le FN de Bruno Gollnisch contre Madame Comparini. Bruno Gollnisch, professeur de l’Université Jean Moulin Lyon III qui en 2004 sera suspendu de ses cours pour avoir soutenu des thèses négationnistes. Ensuite, sur le complexe de la droite depuis la fin de la guerre (!) N’est-ce pas un pour ce dirigeant de l’UMP la trace bien vivace de ce qu’il a appelé « son erreur de jeunesse » à savoir son engagement en 1964 à « Occident » au côté de Pierre Sidos ?  Chacun a le droit d’évoluer mais dans le cas présent, par des déclarations ou des faits précis, j’ai l’intime perception que les convictions de Devedjian sont toujours sur les fondements d’une droite radicale et extrême. Pour en oublier De Gaulle il faut le faire. Ils sont réellement bien au-delà.

Pour mémoire, Pierre Sidos était le fils de François Sidos qui fut membre des Jeunesses Patriotes fondées par Pierre Taittinger, député bonapartiste, (les champagnes) et qui avant-guerre fut considéré comme une des composantes du fascisme français. Sous l’occupation, il devint un haut responsable de la Milice. Il sera fusillé en 1946. Pierre et ses frères fondent « Jeune Nation » qui sera interdit en 1958. En 1964, il fonde « Occident » puis en 1968 (tiens !) l’Œuvre Française à l’emblème de la croix celtique. Pierre Sidos a apporté son soutien au FN en 1996. Outre Patrick Devedjian, citons en autres parmi les personnalités issues d’ »Occident » : Hervé Novelli actuel secrétaire d’état chargé des entreprise et du commerce extérieur, Alain Madelin, Gérard Longuet, (anciens ministres), Jacques Bompard, Claude Goasguen, Pierre Philippe Pasqua et quelques autres. A remarquer que leur carrière politique pour beaucoup d’entre eux sont tout à fait mêlées.

« Salope » un mot choc, pas chic, mais de trop à qui regarde de plus près, à suivre sans aucun doute.


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Mercredi 13 juin 2007
Si la photo est bonne, voici un tableau des résultats Verts dans la Région Centre, où j’ai précisé avec leurs scores les circonscriptions où des « écolos » concurrents étaient présents.

Ensuite, quelque soient leurs résultats, merci et bravo à tous(tes) les candidats(tes) pour avoir affronté le suffrage universel dans un contexte ultra difficile. C’est courageux.

Enfin, gare aux commentaires et généralités à chaud. Dans notre Région il y a de fortes disparités d’un département à l’autre, et même parfois d’une circonscription à l’autre (politiques, historiques, sociologiques, nature des bassins d’emplois ou d’habitat : urbains, rural ou péri-urbain, etc…). De la même façon sur la région Centre des départements sont plus « centristes » ou « radicaux » que d’autres.
Par exemple, parlons de la 4ème circonscription du Loiret que je connais bien. C’est la seule qui ne soit pas rattachée à Orléans ou son agglomération. Le 10 juin, le candidat UMP sortant de la 4ème est passé au 1er tour en pleine vague bleue, mais en 1981, en pleine vague rose, le candidat RPR était passé au 1er tour. Bis repetita… Il y a ainsi des marqueurs locaux que l’on ne peut généraliser.

Une voix est une voix, et ceux qui ont participé déjà à des élections de proximités, telles des municipales, savent cela. Dans le cas présent, ce qui saute aux yeux, ce sont les 9391 voix (ce qui est déjà une belle petite manif) qui se sont portées sur d’autres candidats que les Verts. A méditer.

Je dispose bien sûr des chiffres des suffrages exprimés en faveur des Verts par département. Mais je crois plutôt sage de les conserver pour l’instant, dans la mesure où les configurations des circonscriptions en terme d’inscrits, peuvent être très très disparates d’une circonscription à l’autre, ou même entre départements. Je pense préférable d’éviter les comparaisons de chiffres qui ne recouvrent pas la même réalité.

Dernier point, je pense qu’il faut bien placer ces élections (présidentielles et législatives) dans une perspective électorale pas ordinaire du tout et qui mérite une introspection fine plutôt que des réactions rapides.

Région Centre.
Résultats des Verts et autres « écolos ».

23 circonscriptions
23 candidats(es) Verts(es)

Total des suffrages exprimés en faveur des verts : 31985

Moyenne régionale : 2,94%
Moyenne nationale : 2,75%

A remarquer qu’un seul département, l’Eure-et-Loire, n’a pas été confronté à des candidatures concurrentes « écolos ».

Ce qui donne sur les 23 circonscriptions :

- 4 circonscriptions sans concurrence
- 10 circonscriptions avec 1 concurrent
- 8 circonscriptions avec 2 concurrents
- 1 circonscription avec 3 concurrents

Résultats autres « écolos »

Le Trèfle, les nouveaux écologistes : 9 candidats(es)
4951 voix soit 1,11% sur les 9 circonscriptions.
La France en action : 16 candidats(es)
2879 voix soit 0,77% sur 16 circonscriptions.
MEI : 2 candidats(es)
580 voix soit 0,66% sur 2 circonscriptions.
SEGA : 1 candidat(e)
732 voix soit  1,40% sur 1 circonscription
Divers « écolos » : 1 candidat(e)
249 voix soit 0,47% sur 1 circonscription.

Total divers « écolos » : 9391 voix
Législatives 2007. Région Centre. Résultats des Verts et autres « écolos ».

Cher

1ère         Roger LEDOUX :            1411 voix        3,19%         0,64% La France en action
2ème         Bérangère ESNAULT   878 voix          2,17%         0,66% La France en action
3ème         Joël CROTTE                 1092 voix        2,08%         0,47% Divers « écolo »+ 1,40% SEGA

Eure-et-Loir

1ère         Claude ESPINEAU           1885 voix       3,73%         sans concurrence « éco »
2ème        Françoise DUTHU            1277 voix       3,24%        sans concurrence « éco »
3ème         Karim LAANAYA             1125 voix        2,70%        sans concurrence « éco »
4ème         Danièle AUROI                1298 voix       3,10%         ans concurrence « éco »

Indre

1ère    Patricia DANGUY  31 voix   2,20% 0,95% Le Trèfle + 0,48% MEI + 0,39% La France en action
2ème  Jocelyne GIRAUD   1109 voix 2,80%      0,19% Le Trèfle + 0,64% La France en action
3ème   Françoise GALAND  753 voix    2,09%    0,61% La France en action

Indre-et-Loire

1ère         Abderrahmane MARZOUKI      1150 voix   3,61%     1,14% La France en action
2ème         Jean-Claude BRAGOULET    2038 voix   3,58%    0,80% La France en action
3ème         Caroline DEFORGE            1590 voix        2,73%     0,96% La France en action
4ème         Marie-Claire ROBIN            1278 voix        2,40%     1,01% Le Trèfle + 1% La France en action
5ème         Roukya ATTEYE                1231 voix         2,53%       0,96% Le Trèfle + 0,83% La France en action

Loir-et-Cher

1ère    Catherine FOURMOND     2619 voix         4,84%        1,68% Le Trèfle
2ème  Philippe GAUTHIER           1084 voix         2,17%         0,84% MEI + 0,48% La France en action
3ème   Florent GROSPART           1746 voix        3,91%         1,20% La France en action

Loiret

1ère     Jean-Philippe GRAND      2117 voix    4,20%   0,93% La France en action
2ème    Moïsette CROSNIER        1210 voix    2,48%   0,95% Le Trèfle + 0,57% La France en action
3ème    Dominique RONCERAY 1853 voix    3,46%    0,99% Le Trèfle + 0,83% La France en action
4ème    Frank THIEBLEMONT     1294 voix    2,32%    1,11% Le Trèfle
5ème    Marie-Thérèse NOEL      1216 voix    2,24%    1,18% Le Trèfle + 0,68% La France en action
                                                                                        JLB

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Copenhague-2009 ?

Copenhague, un rendez-vous crucial pour le climat et l’humanité

Le changement climatique a déjà des conséquences dramatiques. Les premières victimes sont et seront à l’avenir les populations déjà les plus vulnérables et les pays les plus pauvres : crises humanitaires, exodes, atteintes aux droits de l’homme risquent de se multiplier dans un futur proche. C’est pourquoi une coalition inédite d’organisations françaises de solidarité internationales, de défense de l’environnement et des droits de l’homme lance un appel au président français, en vu du Sommet de Copenhague.
En décembre, le Danemark va accueillir le prochain sommet international des Nations Unies sur le climat. La communauté internationale doit y élaborer un accord global qui prendra la suite du protocole de Kyoto.

Copenhague : l’après-Kyoto
Ratifié par 175 pays (à l’exception notable des États-Unis), ce premier traité international de lutte contre les changements climatiques est entré en vigueur en 2005. Il prévoit une réduction des quantités de gaz à effet de serre émises par les pays industrialisés d’au moins 5,2 % d’ici à 2012, par rapport aux niveaux de 1990. Le traité de Kyoto arrive à expiration fin 2012. Le nouvel accord international devrait couvrir la période 2013-2017.

Le compte à rebours est lancé !
Si un accord ambitieux et fort est signé à Copenhague puis ratifié par tous les États, nous serons dans les délais pour contenir l’augmentation des températures en deçà de 2°C et éviter l’emballement climatique… Sinon, il deviendra quasiment impossible de maîtriser les impacts irréversibles d’un grave bouleversement du climat.

La France et le sommet de Copenhague
La France ne s’exprimera pas en son nom propre au sommet de Copenhague mais au sein de l’Union Européenne. Parmi les pays industrialisés, responsables historiques du changement climatique, l’Union Européenne est l’un des acteurs clés pour aboutir à un accord suffisamment ambitieux et éviter le chaos climatique. Et la France doit peser de tout son poids au sein de l’UE pour que celle-ci tire le futur accord climatique vers le haut.

Quel accord international à Copenhague ?
L’accord de Copenhague ne sera un succès que s’il donne au monde les moyens de contenir l’augmentation moyenne des températures sous la barre de 2°C. Au-delà, le dérèglement du climat aura des conséquences catastrophiques et irrémédiables…

Un tel scénario ne sera possible que si, à Copenhague, les gouvernements concluent un accord fondé sur trois engagements majeurs :

1/ Les pays industrialisés adoptent des objectifs contraignants de réduction de leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 (par rapport aux niveaux de 1990). Ces objectifs devront être réalisés en grande partie sur leurs territoires nationaux.

2/ Les pays industrialisés débloquent 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 pour aider les pays en développement à :   
- construire un modèle énergétique durable et sobre en carbone   
- s’adapter aux impacts des changements climatiques, mieux gérer les risques liés aux catastrophes naturelles, répondre aux crises humanitaires qui seront de plus en plus récurrentes, etc.
- lutter contre la déforestation et la dégradation des forêts, responsables de 20 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

3/ Les pays en développement s’engagent à leur tour à limiter la croissance de leurs propres émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020.

Les nations industrialisées disposent des plus importantes ressources financières et technologiques. Elles doivent donc réduire massivement leurs émissions, mais aussi aider les pays du Sud à réduire les leurs et à s'adapter aux impacts. Dans le cadre des négociations de Copenhague, les nations industrialisées doivent faire le premier pas, et s’engager à fournir une aide financière et technologique aux pays en développement.



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OGM :

 

 

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Culture

 

 

A propos de…

 

Persepolis

 

La période estivale et les congés qui (en principe) l’accompagnent, permettenttent de sortir la tête du guidon et de s’engager dans des sentiers peu empruntés en temps ordinaire, vie quotidienne oblige.

 

Cet été j’ai fait une rencontre qui m’a procuré un plaisir immense et que j’ai envie de partager avec vous. Quel est ce coup de foudre ?

 

C’est une bande dessinée dont le format et l’épaisseur font penser plus à un gros bouquin qu’à une BD traditionnelle. En noir et blanc, d’un grand esthétisme, un trait dépouillé et une simplicité de dessin qui renforcent l’expression des sentiments et des situations, Persepolis se lit comme un roman et ne se lâche pas de la première à la dernière page.

 

Cette autobiographie de l’auteur j’aurais pu la découvrir il y a bien longtemps puisque le 1er tome est sorti en 2000 et le 4ème en 2004. En fait, c’est le volume des quatre réunis qui est sorti cette année 2007 en un seul ouvrage. Que du plaisir, merci à « l’Association » qui est le nom de l’éditeur.

 

Sacrée femme que Marjane Satrapi, née en 1969 à Téhéran, en Iran, dans une famille moderne et progressiste. Néanmoins à l’âge de six ans, soit trois ans avant la révolution qui allait bouleverser sa vie, sa famille et son pays, elle est sûre d’être un jour la dernière de la longue liste des prophètes. Cette révolution qui en 1979 regroupait l’ensemble des forces politiques d’Iran et qui chassa le Shah, devait déboucher sur une république pluraliste et démocratique. Un an tard, en 1980, elle était devenue une république islamiste…

 

Comment une petite fille vit ces événements au quotidien avec sa famille plongée dans la profonde métamorphose de la société iranienne ? Quel regard a-t-on sur les adultes dans de tels moments ? Comment construit-on sa pensée et son identité ? Comment grandit-on dans cette guerre Iran-Irak de huit ans, avec ses pertes humaines considérables et ses bouleversements permanents qui en rajoutent au contexte intérieur ? A remarquer au passage que ce conflit a bien profité à l’industrie de guerre occidentale, française comprise. Comment devenir adulte dans ce climat ? Inconscience, impertinence, révolte, abattement, inquiétude, peur, larmes, solitude, chaleur, sourires et rires sont au rendez-vous.

 

Aujourd’hui, dessinatrice, Marjane témoigne de cette période et de ces événements avec beaucoup de simplicité, d’authenticité, de spontanéité, de sensibilité et d’humour. Pas de grand discours, mais le témoignage d’un vécu dans un contexte politique et de vie compliqué. Parfois un rien de la vie quotidienne peut prendre une dimension considérable allant, même enfant, jusqu’à des actes de résistance passive. Il y a dans ce récit un caractère universel à la communauté humaine. C’est beau et très fort.

 

Marjane Satrapi vit aujourd’hui à Paris. Dès la parution en 2000 du premier tome de Persepolis elle fut remarquée et connut un succès immédiat, commercial et critique qui depuis ne s’est jamais démenti. En 2003, elle publia « Broderie » qui fut nommé dans la catégorie du meilleur album au Festival de la bande dessiné d’Angoulême, en 2004 elle publia « Poulet aux prunes », qui lui, remporta le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005. De 2005 à 2007 avec Vincent Paronnaud, elle réalise en noir et blanc l’adaptation de Persepolis en un long-métrage d’animation. Membre de la sélection officielle il est projeté au Festival de Cannes en 2007 et reçoit le 1er prix du jury. Le film est sorti en salle en juin dernier.

 

Depuis la lecture de la BD, j’ai vu le film. Il résume l’histoire des quatre tomes parus. Le noir et blanc, respecte tout à fait le dessin et l’ambiance qu’il dégage. Le type d’animation choisi s’adapte parfaitement à l’histoire déjà dessinée. Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ne se sont pas loupés. C’est frais, simple et bien rythmé, c’est du bel ouvrage que je vous invite à visiter. Que du bonheur.

 

Tatouages

Curiosité

 

Apparition

 

C’était en début juillet lors d’une rencontre entre la Généralitat de CATALUNIA et la Région Centre. Je me trouvais à Barcelone, ville éminemment animée et créatrice s’il en est. Le temps était beau et vers 20h30 alors que notre délégation (4 personnes) déambulait sur la Rambla, longue avenue très animée et bavarde de Barcelone. Soudain au brouhaha ambiant s’imposa à nos oreilles comme une rumeur au sein de la foule en mouvement. C’est alors que là, à nos yeux incrédules, devant nous surgit, la cause de la rumeur. Un petit homme au corps nu et tatoué de belle manière jusqu’à créer l’illusion, côté fesses, qu’il portait un slip. En réalité chaussures et casquette étaient les seuls attributs vestimentaires de notre homme. Ainsi « vêtu », il passa à notre hauteur dans une bonne humeur générale. Exhibition, pari, originalité, animation soutenue par l’office de tourisme, œuvre d’art, pub pour le tatouage, provocation, humour, spectacle vivant ? Nous avons tout imaginé, autant de questions restées sans réponses. Le plus surprenant c’est que notre homme avait été repéré par trois d’entre nous deux heures auparavant en d’autres lieux que la Rambla et dans la même tenue, mais dans une foule plus compacte ce qui l’exposait moins. On peut donc penser que la tolérance et la bonne humeur font partie de l’art de vivre de cette ville où entre autres les plus grands architectes modernistes (Antoine Gaudi, Josep Puig i Cadalfach, Lluis Domènech i Montaner) construisaient côte à côte et rivalisaient en permanence d’audace et de créativité.

 

 

Election du Président

 

 

 

François Bonneau au-dessus de la mêlée.

 

Je me félicite de l’élection de François Bonneau au poste de Président du Conseil Régional de la Région Centre. Incontestablement, que ce Président soit du Loiret et particulièrement de l’est du département va être un plus pour le Montargois, le Giennois et le Gâtinais. Un plus ne veut pas dire que le Conseil Régional aurait jusqu’à aujourd’hui quelque peu oublié nos territoires, ce qui est loin d’être le cas. Désormais la présence physique du Président de la Région va permettre de rendre très visible ce que le Conseil Régional investi déjà chez nous et qui pour le moins n’est pas toujours reconnu à sa juste proportion, voir pas identifié du tout. Désormais les citoyens pourront mieux apprécier l’utilisation locale de leurs impôts et comprendre qui fait quoi et qui paie quoi, ici en proximité. Voilà en quoi je me réjouis de l’élection de François Bonneau.

 

Mon regret dans l’élection du nouveau Président a été la posture du candidat UMP, Franck Supplisson, qui pour le moins dans ses déclarations n’a pas élevé le débat à la hauteur de la fonction de Président de Région qu’il briguait. En réduisant le débat régional à celui d’un jeu d’appareil politique, il ne hiérarchise pas les sujets, d’autant plus que l’UMP en tant que parti politique n’échappe pas au jeu des chaises musicales lorsque ses élus sont confrontés au respect du non cumul de certains mandats. Il y a ainsi des abandons de postes en cours de mandature par des élus de tous les partis. Pour remédier à ce genre de situation, je pense que cela relève d’une réforme institutionnelle sur le statut des élus.

 

Je regrette que Monsieur Supplisson ait cité beaucoup de chiffres dans la presse, mais pas ceux des transferts de charges non compensés de l’Etat aux Régions, qui sont les conséquences des lois de décentralisation de 2004 ! Etonnement encore sur son programme : « développement durable, économie et innovation ». Ne sait-il pas que le développement durable comporte nécessairement trois volets : économie, social, environnement et s’accompagne d’une gouvernance participative !

 

Je souhaite bon courage à François Bonneau dans ses nouvelles fonctions. En tant que Vice-Président et Vert, je souhaite poursuivre et améliorer les engagements que nous avons collectivement pris devant les électeurs en 2004, et dans le respect de nos différences. Dans ce contexte, il a toute ma loyauté, dans les fonctions que nous avons à exercer pour améliorer la vie quotidienne de la population de la Région Centre.

Indigènes

 

 

A propos du Film « Indigènes »

 

A ce jour, je n’ai toujours pas vu le film. Ce matin encore, j’entendais à la radio qu’Indigènes était une révélation pour les français qui parait-il ignoraient cet aspect de notre histoire. Les plus jeunes peut-être ? Mais tous les autres et nos anciens seraient-ils amnésiques ?

Pour ma part, je n’ai pas d’histoire familiale avec l’Afrique sinon celle de la France. Je n’ai pas connu de militaires professionnels dans la famille. Je n’ai pas appris à l’école l’histoire de la seconde guerre mondiale, pourtant depuis très jeune j’ai toujours connu l’existence et l’histoire de troupes venues d’Afrique (spahis, tirailleurs algériens et sénégalais, tabors, etc…). Jeune, je connaissais le rôle déterminant des tabors en Italie en 1914, dans la chute de Monte Cassino après des mois de bataille acharnée menée par les alliés ; je savais le rôle de ce troupes dans le débarquement de Provence et plus tard leur engagement dans la bataille acharnée des Vosges et la libération de Colmar et de Mulhouse entre autres, dont bon nombre de rues portent le nom de ces régiments « indigènes » qui étaient à l’époque, l’armée française.

 

Je n’ai pas la mémoire du comment je l’ai su, mais je l’ai toujours su, ce qui signifie que cela se savait… De la même façon, je connaissais aussi leur rôle durant la « Grande » Guerre. Qui peut alors m’expliquer comment on en parlait dans les années 50 et qui ? Et comment se serait évaporée cette mémoire ? Je n’ose imaginer que la seule décolonisation serait l’explication. Je n’imagine pas non plus que la nation « reconnaissante » prise d’un souci d’économie aurait choisi l’oubli pour ne pas devoir s’acquitter du règlement des retraites aux soldats survivants de l’armée française africaine de l’époque, au même titre que les combattants d’origine métropolitaine ? Je n’y crois pas, ce serait mesquin et d’un rapport si mince que l’explication est ailleurs. Mais alors où ?

 

Merci à « Indigènes » de réveiller les mémoires et de redonner du corps à l’histoire faite d’hommes, de courage et de dignité. Promis je vais voir le film…

Ch'tis

 

Arcomincher : recommencer
Babache ou Boubourse : idiot
Babelle : langue
Biclou : vélo
Carabistoule: bêtise
Cayelle : chaise
Chicon : l'endive
Ch'ti : un gars du Nord et du Pas-de-Calais,
Clinche : poignée de porte
Dracher : pleuvoir
Ducasse : fête du village, foire aux manèges
Foufeter : habiller
Giffe : figure
Hein ? Comment , je n'ai pas bien entendu ?
Maronne : pantalon, culotte
Mouquer : moucher
Nigdoule : couillon
Petit pain : pain au chocolat
Raclette ou Racleau : balai de nettoyage
Saque ed' dins : depêche toi, vas au plus vite
Targnole : giffle
Tchiot, Tchiote: petit, petite
Tizaut : toi (l'autre)
Wassingue : serpillière

 
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